Philippe LEMEY - Semis direct de colza zéro insecticide/fongicide en 2019
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Sommaire :
1. 00:00:18 Introduction
2. 00:05:47 Evolutions des pratiques
3. 00:11:24 Se lancer en ACS
4. 00:16:25 La rotation (1)
5. 00:17:39 Itinéraire technique du colza
6. 00:30:32 La rotation (2)
7. 00:36:16 Les semences
8. 00:39:37 Gestion paille et ravageurs
9. 00:48:02 Les couverts végétaux
10. 00:51:48 Gestion globale de la fertilisation
11. 01:01:07 Désherbage des cultures
12. 01:01:07 Itinéraires des cultures de printemps
13. 01:16:17 Charges de mécanisation
14. 01:20:28 L’agronomie dans le système
15. 01:30:30 Analyses de sol
16. 01:33:23 Comptage de vers de terre
17. 01:34:43 Dans un champs de blé
18. 01:46:51 Dans un champs d’orge de printemps
19. 01:50:24 Dans un champs de pois de printemps
20. 01:56:19 Dans un champs de colza
21. 02:01:47 Dans un champs de féverole
22. 02:03:28 Dans un champs d’orge d’hiver
Après près de 15 ans de semis direct sous couvert, Philippe Lemey nous fait visiter sa ferme ! Il nous décrit ses itinéraires techniques ainsi que les évolutions qui ont caractérisé son système au fur et à mesure des années.
Présentation de l’essai
Dans cette vidéo, Philippe Lemey présente un semis direct de colza conduit en 2019 avec un objectif clairement annoncé : parvenir à une culture de colza sans insecticide et sans fongicide.
L’intervention s’inscrit dans une démarche de réduction maximale des intrants phytosanitaires, en s’appuyant avant tout sur l’implantation, la dynamique du sol, le choix du précédent cultural et la capacité de la plante à bien démarrer.
Contexte de la conduite du colza
Philippe Lemey explique que la stratégie repose sur un colza semé en semis direct, dans une logique agronomique globale. L’idée n’est pas seulement de supprimer des produits, mais de créer les conditions qui permettent à la culture de mieux supporter les pressions extérieures.
La réussite d’un colza sans insecticide ni fongicide dépend en particulier :
- de la qualité de l’implantation ;
- de la vitesse de levée et de démarrage ;
- de l’état structural et biologique du sol ;
- de la disponibilité en éléments nutritifs ;
- de la capacité du colza à produire rapidement de la biomasse.
L’approche présentée cherche donc à sécuriser la culture dès les premiers stades, afin qu’elle soit moins vulnérable aux attaques d’insectes d’automne et aux maladies.
Le choix du semis direct
Le semis direct est au cœur du système présenté. Philippe Lemey montre que ce mode d’implantation s’intègre dans une logique de préservation du sol et de simplification du travail.
Le semis direct permet notamment :
- de limiter la perturbation du sol ;
- de conserver les résidus en surface ;
- de préserver davantage l’humidité ;
- de favoriser une activité biologique plus continue ;
- d’inscrire le colza dans un système plus stable dans le temps.
Dans cette logique, l’objectif n’est pas seulement de semer sans travail du sol, mais de s’appuyer sur un sol vivant et fonctionnel. Le semis direct demande donc une bonne maîtrise du système dans son ensemble.
Un objectif de robustesse de la culture
La vidéo met en avant une idée centrale : pour se passer d’insecticide et de fongicide, il faut un colza robuste. Cette robustesse ne se résume pas à l’aspect visuel de la culture ; elle se construit à travers l’ensemble des pratiques agronomiques.
Philippe Lemey insiste sur le fait qu’un colza qui démarre vite, s’enracine bien et couvre rapidement le sol sera plus à même de tolérer les agressions. Le raisonnement repose donc davantage sur la prévention et sur la vigueur de la culture que sur une logique de correction par traitement.
Implantation et démarrage de la culture
L’implantation est présentée comme une phase décisive. En semis direct, la régularité de la levée et la capacité du colza à explorer rapidement le sol jouent un rôle majeur.
Un bon démarrage permet :
- une meilleure concurrence vis-à-vis des adventices ;
- une croissance plus soutenue à l’automne ;
- une plante plus développée avant l’hiver ;
- une meilleure tolérance aux attaques potentielles ;
- une moindre dépendance aux interventions phytosanitaires.
Le message de la vidéo est que la réussite se joue très tôt. Si le colza part bien, une grande partie de la stratégie de réduction des traitements est déjà engagée positivement.
Absence d’insecticide et de fongicide
Philippe Lemey présente ici un colza conduit sans insecticide et sans fongicide en 2019. Ce point constitue l’élément marquant de la vidéo.
Cette absence de traitement ne signifie pas l’absence de surveillance. Au contraire, elle suppose une observation attentive de la culture et une compréhension fine des équilibres agronomiques. La démarche consiste à rendre l’intervention chimique inutile ou non prioritaire, grâce à la solidité du système de production.
L’exemple présenté illustre donc une recherche d’autonomie technique, basée sur :
- l’anticipation ;
- l’observation ;
- la cohérence du système ;
- la valorisation du fonctionnement naturel du sol et de la plante.
La place du sol dans la réussite du colza
Le sol occupe une place centrale dans l’approche décrite. En semis direct, son état physique, chimique et biologique conditionne fortement la réussite de la culture.
Philippe Lemey met en avant l’idée qu’un sol bien structuré et biologiquement actif permet :
- un enracinement plus profond et plus rapide ;
- une meilleure alimentation hydrique ;
- une nutrition plus régulière ;
- une meilleure résilience de la culture ;
- un environnement plus favorable à une implantation réussie.
Dans ce type de conduite, le sol n’est pas seulement un support de culture ; il devient un levier technique majeur pour réduire les intrants.
Une démarche agronomique globale
Au-delà du seul colza, la vidéo s’inscrit dans une réflexion plus large sur les systèmes de culture. Philippe Lemey montre qu’on ne peut pas raisonner un colza zéro insecticide/fongicide uniquement à l’échelle d’un passage ou d’une décision ponctuelle.
La réussite dépend d’un ensemble cohérent de facteurs :
- la rotation ;
- les précédents culturaux ;
- l’état du sol ;
- les conditions de semis ;
- la nutrition de la culture ;
- la capacité d’observation et d’adaptation.
Le message général est que la réduction très poussée des produits phytosanitaires passe par une exigence agronomique renforcée.
Enseignements mis en avant
L’exemple présenté par Philippe Lemey en 2019 montre qu’il est possible de viser un colza sans insecticide ni fongicide, à condition de réunir plusieurs conditions favorables.
Les principaux enseignements de la vidéo sont les suivants :
- la réussite repose d’abord sur l’agronomie ;
- le semis direct est utilisé comme un levier de fonctionnement du sol ;
- la vigueur de départ du colza est essentielle ;
- la prévention prime sur la correction ;
- la cohérence du système est déterminante.
Conclusion
Dans cette intervention, Philippe Lemey présente un cas de semis direct de colza conduit sans insecticide et sans fongicide en 2019. La vidéo met l’accent sur la qualité de l’implantation, la vigueur du colza, le rôle du sol et la cohérence globale du système de culture.
L’approche défendue repose sur une logique de robustesse agronomique : plutôt que de compenser les fragilités par des traitements, il s’agit de construire une culture capable de mieux résister dès le départ.