M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Démonstration de Taille - 23/29
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Cette vidéo fait référence à un article plus détaillé sur la taille douce de la vigne.
23/29 - M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Démonstration de Taille
Aujourd'hui, une formation par le maître des tailles d'arbres, Marceau BOURDARIAS ! De la théorie à la pratique, vous découvrirez tous les secrets de ses techniques sur la taille douce des vignes ! ;)
Le site web de Marceau BOURDARIAS : https://marceaubourdarias.fr/
En collaboration avec 5 Sens et le Château de la Clotte-Cazalis.
- Taille douce de la vigne
- Introduction - 1/29
- Contextualisation - 2/29
- Ecologie Végétale - 3/29
- La Vigne... Une Liane - 4/29
- Fonctionnement de la Plante - 5/29
- Mélanisation/Compartimentation - 6/29
- Mise en Réserve dans le Bois - 7/29
- Une Plante ne cicatrise pas - 8/29
- Conclusion - 9/29
- Souches 1.2 - 10/29
- Souches 2.2 - 11/29
- Cycle Microbiologique - 12/29
- Impact des Choix de Taille - 13/29
- Organisation des Rangs - 14/29
- Épamprage - 15/29
- Bonnes Plaies de Taille - 16/29
- Taille Douce du Guyot - 17/29
- Travail/Investissement/Rendement - 18/29
- Adapter la Charge - 19/29
- Diagramme d'une Année - 20/29
- La Taille Guyot Poussard - 21/29
- Cordons et Gobelets - 22/29
- Démonstration de Taille - 23/29
- Stratégie de Projection - 24/29
- Orientation à la Plantation - 25/29
- Taille d'un Cep Problématique - 26/29
- Encrage d'un Cep - 27/29
- Bénéfice d'une Equipe Formée - 28/29
- Bilan - 29/29
Présentation de la démonstration
Dans cette vidéo, Marceau Bourdarias présente une démonstration de taille douce de la vigne. Il s’agit d’un exemple concret de mise en pratique, dans la continuité des principes de taille exposés précédemment. L’objectif est de montrer comment intervenir sur un cep en respectant son fonctionnement, en cherchant à limiter les blessures inutiles et à conserver une structure cohérente dans le temps.
Observation du cep avant la taille
La démonstration commence par une phase d’observation. Avant de couper, il faut lire la souche, comprendre son organisation et repérer les bois en place. Cette étape permet d’identifier ce qui a été produit les années précédentes et de voir comment la végétation s’est installée.
L’idée est de ne pas tailler de manière automatique. Il faut d’abord regarder la répartition des sarments, la position des bois, l’état général du cep et les prolongements possibles. La taille douce repose sur cette logique d’observation préalable : on cherche à accompagner le développement de la vigne plutôt qu’à imposer une forme sans tenir compte de son architecture.
Choisir les bois à conserver
Marceau Bourdarias montre qu’il faut sélectionner les bois qui serviront à la production future tout en préservant la continuité de circulation de la sève. Le choix ne se fait pas seulement en fonction de la vigueur apparente, mais aussi selon la position du bois sur le cep.
Les bois conservés sont ceux qui s’intègrent le mieux dans la structure de la souche. On privilégie des prolongements logiques, bien placés, qui évitent de multiplier les ruptures dans le trajet de la sève. Cette manière de faire permet de maintenir une forme stable et de limiter l’accumulation de plaies.
Limiter les grosses coupes
Un point important de la démonstration concerne la gestion des coupes. Il est rappelé qu’il faut éviter autant que possible les grosses plaies sur le vieux bois. Lorsqu’une coupe importante est réalisée, elle provoque une zone de dessèchement qui peut affecter durablement le fonctionnement du cep.
La taille douce cherche donc à anticiper. En travaillant régulièrement avec des bois bien placés, on évite de devoir revenir plus tard avec des suppressions brutales. Cette anticipation permet de conserver des flux de sève plus continus et de réduire les conséquences physiologiques des coupes.
Respecter le trajet de la sève
La démonstration insiste sur le respect du trajet de la sève. Ce principe est central dans la taille douce. Chaque coupe a un effet sur la circulation interne du cep. Si l’on supprime mal un bois ou si l’on coupe à un endroit inadapté, on peut interrompre ou perturber cette circulation.
Marceau Bourdarias montre qu’il faut raisonner les suppressions en fonction de l’organisation vivante de la plante. Le but est de conserver des voies de circulation actives et cohérentes, en maintenant les prolongements naturels de la souche.
Organiser la production sans déséquilibrer la souche
La taille ne consiste pas seulement à réduire le nombre de bois. Il s’agit aussi d’organiser la future production. Dans cette démonstration, on comprend que le cep doit rester équilibré, avec une charge adaptée et une structure lisible.
Le travail de taille vise donc à répartir correctement les bois de production, sans surcharger la souche ni créer de déséquilibre entre les différentes parties du cep. Une vigne bien taillée est une vigne dont la forme reste compréhensible et durable d’une année sur l’autre.
Une taille inscrite dans le temps
La démonstration met en évidence que la taille douce se pense sur plusieurs années. Chaque intervention prépare les suivantes. On ne taille pas seulement pour la récolte à venir, mais aussi pour l’avenir de la souche.
Cette approche demande de réfléchir à la manière dont le cep pourra être reconduit plus tard. En conservant des bois bien positionnés et en limitant les traumatismes, on construit progressivement une architecture plus stable. Cela permet de mieux préserver la longévité de la vigne.
Conclusion
À travers cette démonstration de taille, Marceau Bourdarias illustre les principes fondamentaux de la taille douce de la vigne : observer avant d’agir, choisir les bons prolongements, limiter les grosses plaies, respecter la circulation de la sève et inscrire la taille dans une logique de long terme.
La taille apparaît ainsi comme un travail de lecture et d’accompagnement du cep, visant non seulement la production, mais aussi la conservation d’une souche saine, fonctionnelle et durable.