M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Bonnes Plaies de Taille - 16/29
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Cette vidéo fait référence à un article plus détaillé sur la taille douce de la vigne.
16/29 - M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Bonnes Plaies de Taille
Aujourd'hui, une formation par le maître des tailles d'arbres, Marceau BOURDARIAS ! De la théorie à la pratique, vous découvrirez tous les secrets de ses techniques sur la taille douce des vignes ! ;)
Le site web de Marceau BOURDARIAS : https://marceaubourdarias.fr/
En collaboration avec 5 Sens et le Château de la Clotte-Cazalis.
- Taille douce de la vigne
- Introduction - 1/29
- Contextualisation - 2/29
- Ecologie Végétale - 3/29
- La Vigne... Une Liane - 4/29
- Fonctionnement de la Plante - 5/29
- Mélanisation/Compartimentation - 6/29
- Mise en Réserve dans le Bois - 7/29
- Une Plante ne cicatrise pas - 8/29
- Conclusion - 9/29
- Souches 1.2 - 10/29
- Souches 2.2 - 11/29
- Cycle Microbiologique - 12/29
- Impact des Choix de Taille - 13/29
- Organisation des Rangs - 14/29
- Épamprage - 15/29
- Bonnes Plaies de Taille - 16/29
- Taille Douce du Guyot - 17/29
- Travail/Investissement/Rendement - 18/29
- Adapter la Charge - 19/29
- Diagramme d'une Année - 20/29
- La Taille Guyot Poussard - 21/29
- Cordons et Gobelets - 22/29
- Démonstration de Taille - 23/29
- Stratégie de Projection - 24/29
- Orientation à la Plantation - 25/29
- Taille d'un Cep Problématique - 26/29
- Encrage d'un Cep - 27/29
- Bénéfice d'une Equipe Formée - 28/29
- Bilan - 29/29
Bonnes plaies de taille
Dans cette séquence, Marceau Bourdarias aborde la question des bonnes plaies de taille dans le cadre de la taille douce de la vigne. Il insiste sur le fait que la qualité d’une coupe ne se résume pas à son aspect propre ou net, mais qu’elle dépend surtout de sa position sur le bois et de ses conséquences sur la circulation de sève.
L’idée centrale est qu’une bonne plaie de taille est une plaie qui respecte le fonctionnement de la vigne, en limitant les perturbations internes et en évitant de compromettre les tissus vivants.
Ce qu’est une bonne plaie
Une bonne plaie de taille est présentée comme une coupe qui :
- reste petite autant que possible ;
- est réalisée à un emplacement cohérent par rapport à l’architecture du cep ;
- préserve la continuité des tissus conducteurs ;
- limite la formation de bois mort inutile ;
- n’impose pas à la plante de gérer une nécrose trop importante.
Il est expliqué que, lorsqu’on coupe, la vigne met en place des réactions internes autour de la blessure. Ces réactions sont normales, mais elles doivent rester les plus limitées possible. Plus la coupe est grosse ou mal placée, plus la zone de dessèchement ou de nécrose peut devenir importante.
Importance de l’emplacement de la coupe
Marceau Bourdarias rappelle que ce n’est pas seulement l’acte de couper qui compte, mais l’endroit où l’on coupe. Une coupe mal positionnée peut interrompre ou gêner les flux de sève et créer, dans le temps, des discontinuités dans le cep.
La bonne plaie est donc une plaie :
- placée sur un bois adapté ;
- en lien avec le prolongement naturel de la vigne ;
- qui évite de sectionner inutilement des zones stratégiques ;
- qui respecte l’organisation du cep construite au fil des années.
Cette approche s’inscrit dans la logique générale de la taille douce : accompagner la plante plutôt que la contraindre brutalement.
Limiter la taille des plaies
L’intervenant souligne qu’il faut chercher à produire des plaies de petite dimension. Plus une plaie est grande, plus la vigne devra mobiliser de ressources pour y répondre, et plus les conséquences internes peuvent être importantes.
Cela implique d’anticiper très tôt la construction du cep et de ne pas laisser s’installer des situations où il faudra supprimer plus tard de gros bois. Une mauvaise anticipation conduit souvent à devoir pratiquer des coupes importantes sur des parties âgées, ce qui est contraire aux principes de la taille douce.
La prévention est donc essentielle :
- renouveler avec méthode ;
- éviter les grossissements inutiles ;
- intervenir de manière régulière et cohérente ;
- conserver une structure simple et lisible.
Respect du flux de sève
Un point fondamental de l’exposé est le respect du flux de sève. Les plaies de taille ne sont pas neutres : elles influencent la manière dont la sève circule dans le cep. Lorsqu’une coupe est mal placée, elle peut créer des obstacles ou des perturbations qui dégradent progressivement le fonctionnement de la vigne.
La bonne plaie est ainsi celle qui :
- laisse un cheminement de sève le plus continu possible ;
- s’insère dans l’axe de développement choisi ;
- évite les ruptures répétées ;
- protège les parties pérennes du cep.
Cette notion est au cœur de la taille douce, qui cherche à maintenir des trajectoires de sève stables et à éviter l’accumulation de blessures mal gérées.
Conséquences d’une mauvaise plaie
À l’inverse, une mauvaise plaie de taille peut avoir plusieurs effets négatifs :
- apparition de zones de dessèchement ;
- formation de bois mort ;
- altération progressive des tissus conducteurs ;
- fragilisation de l’architecture du cep ;
- vieillissement prématuré de certaines parties de la vigne.
Même si la coupe paraît propre visuellement, elle peut être mauvaise si elle est trop grosse ou mal positionnée. Le message de Marceau Bourdarias est donc de dépasser une vision uniquement mécanique ou esthétique de la taille.
Une logique de construction dans le temps
La qualité des plaies de taille dépend de la manière dont le cep est conduit dans la durée. Les bonnes plaies ne sont pas le fruit du hasard : elles résultent d’une stratégie de construction où l’on anticipe les renouvellements et où l’on conserve une organisation cohérente du bois.
Autrement dit, faire de bonnes plaies suppose :
- de comprendre l’architecture de la vigne ;
- de raisonner chaque coupe en fonction des années suivantes ;
- de maintenir des prolongements logiques ;
- d’éviter les corrections brutales après plusieurs années d’erreurs.
Cette vision temporelle est essentielle : une bonne taille ne se juge pas seulement à l’instant de l’intervention, mais aussi aux conséquences qu’elle aura sur l’avenir du cep.
Idée essentielle à retenir
La séquence montre que la bonne plaie de taille est une plaie :
- petite ;
- bien placée ;
- respectueuse du flux de sève ;
- cohérente avec l’architecture du cep ;
- pensée dans le temps.
À travers cette approche, Marceau Bourdarias rappelle que la taille douce vise à préserver durablement la vigne en réduisant l’impact des blessures et en maintenant un fonctionnement végétatif harmonieux.