M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Travail/Investissement/Rendement - 18/29
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Cette vidéo fait référence à un article plus détaillé sur la taille douce de la vigne.
18/29 - M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Travail/Investissement/Rendement
Aujourd'hui, une formation par le maître des tailles d'arbres, Marceau BOURDARIAS ! De la théorie à la pratique, vous découvrirez tous les secrets de ses techniques sur la taille douce des vignes ! ;)
Le site web de Marceau BOURDARIAS : https://marceaubourdarias.fr/
En collaboration avec 5 Sens et le Château de la Clotte-Cazalis.
- Taille douce de la vigne
- Introduction - 1/29
- Contextualisation - 2/29
- Ecologie Végétale - 3/29
- La Vigne... Une Liane - 4/29
- Fonctionnement de la Plante - 5/29
- Mélanisation/Compartimentation - 6/29
- Mise en Réserve dans le Bois - 7/29
- Une Plante ne cicatrise pas - 8/29
- Conclusion - 9/29
- Souches 1.2 - 10/29
- Souches 2.2 - 11/29
- Cycle Microbiologique - 12/29
- Impact des Choix de Taille - 13/29
- Organisation des Rangs - 14/29
- Épamprage - 15/29
- Bonnes Plaies de Taille - 16/29
- Taille Douce du Guyot - 17/29
- Travail/Investissement/Rendement - 18/29
- Adapter la Charge - 19/29
- Diagramme d'une Année - 20/29
- La Taille Guyot Poussard - 21/29
- Cordons et Gobelets - 22/29
- Démonstration de Taille - 23/29
- Stratégie de Projection - 24/29
- Orientation à la Plantation - 25/29
- Taille d'un Cep Problématique - 26/29
- Encrage d'un Cep - 27/29
- Bénéfice d'une Equipe Formée - 28/29
- Bilan - 29/29
Présentation de l’intervention
Dans cette séquence, Marceau Bourdarias aborde la question du lien entre la taille douce de la vigne, le travail nécessaire, l’investissement qu’elle représente et le rendement. L’objectif est d’expliquer comment cette manière de tailler s’inscrit dans une logique de conduite du vignoble qui demande une vision de long terme.
Travail demandé par la taille douce
Marceau Bourdarias explique que la taille douce demande un travail particulier, parce qu’elle ne consiste pas simplement à reproduire des gestes mécaniques ou à rechercher la rapidité d’exécution. Elle implique au contraire une observation plus attentive du cep et de sa structure.
La taille douce suppose de :
- prendre en compte l’architecture du pied ;
- respecter les flux de sève ;
- limiter les grosses plaies ;
- anticiper l’évolution future du cep.
Autrement dit, le travail ne se limite pas à la saison de taille elle-même : il s’inscrit dans une réflexion sur plusieurs années. Cela signifie qu’il faut former les personnes, leur donner des repères, et accepter qu’au départ le temps passé puisse être plus important que dans une taille plus standardisée.
Une logique d’investissement
L’intervenant insiste sur le fait qu’il faut considérer cette pratique comme un investissement. Le terme ne renvoie pas seulement à une dépense immédiate en temps ou en main-d’œuvre, mais à une stratégie globale pour conserver des vignes plus saines et plus durables.
Cet investissement peut concerner :
- le temps de formation ;
- le temps passé à observer les ceps ;
- l’acquisition d’un autre savoir-faire ;
- l’acceptation de résultats qui se mesurent sur la durée.
La taille douce ne produit donc pas nécessairement un bénéfice spectaculaire immédiat visible dès la première campagne. Elle prend son sens dans la continuité, lorsque le vignoble garde une meilleure structure et que les ceps restent plus fonctionnels au fil des années.
Rendement et perception économique
La question du rendement est abordée en lien avec les attentes habituelles des viticulteurs. Marceau Bourdarias montre que la taille douce peut être perçue comme coûteuse si l’on raisonne uniquement en nombre d’heures passées ou en productivité immédiate.
Cependant, cette lecture est incomplète si l’on ne prend pas en compte :
- la longévité des ceps ;
- la réduction des dépérissements ;
- la capacité du vignoble à rester productif dans le temps ;
- les coûts indirects liés au remplacement des pieds morts ou affaiblis.
Ainsi, le rendement ne doit pas être regardé seulement à court terme. Il faut aussi intégrer la stabilité de la production et la pérennité de la vigne. Une pratique qui paraît plus exigeante aujourd’hui peut devenir économiquement cohérente si elle permet de limiter les pertes futures.
Un changement de raisonnement
L’un des messages importants de cette intervention est qu’il faut changer de manière d’évaluer le travail de taille. La taille douce ne se juge pas uniquement sur la vitesse d’exécution ou sur le coût immédiat de l’intervention. Elle se juge aussi sur ses effets à long terme sur la santé de la plante.
Cela implique de passer :
- d’une logique de court terme ;
- à une logique de conservation du capital végétal ;
- d’une recherche de rendement immédiat ;
- à une recherche d’équilibre durable entre production et longévité.
Conclusion
Marceau Bourdarias présente donc la taille douce comme une pratique qui demande davantage d’attention et qui peut représenter un investissement en travail. Mais cet investissement doit être mis en regard des bénéfices attendus sur la durée : maintien des ceps, limitation des blessures importantes, meilleure continuité des flux de sève et, à terme, préservation du potentiel de production du vignoble.
La question du rendement ne peut donc pas être isolée de celle de la durabilité. Dans cette perspective, la taille douce apparaît comme une approche qui cherche moins la performance immédiate que la pérennité de la vigne.