M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Souches 1.2 - 10/29
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Cette vidéo fait référence à un article plus détaillé sur la taille douce de la vigne.
10/29 - M. BOURDARIAS - Taille Douce de la Vigne - Souches 1.2
Aujourd'hui, une formation par le maître des tailles d'arbres, Marceau BOURDARIAS ! De la théorie à la pratique, vous découvrirez tous les secrets de ses techniques sur la taille douce des vignes ! ;)
Le site web de Marceau BOURDARIAS : https://marceaubourdarias.fr/
En collaboration avec 5 Sens et le Château de la Clotte-Cazalis.
- Taille douce de la vigne
- Introduction - 1/29
- Contextualisation - 2/29
- Ecologie Végétale - 3/29
- La Vigne... Une Liane - 4/29
- Fonctionnement de la Plante - 5/29
- Mélanisation/Compartimentation - 6/29
- Mise en Réserve dans le Bois - 7/29
- Une Plante ne cicatrise pas - 8/29
- Conclusion - 9/29
- Souches 1.2 - 10/29
- Souches 2.2 - 11/29
- Cycle Microbiologique - 12/29
- Impact des Choix de Taille - 13/29
- Organisation des Rangs - 14/29
- Épamprage - 15/29
- Bonnes Plaies de Taille - 16/29
- Taille Douce du Guyot - 17/29
- Travail/Investissement/Rendement - 18/29
- Adapter la Charge - 19/29
- Diagramme d'une Année - 20/29
- La Taille Guyot Poussard - 21/29
- Cordons et Gobelets - 22/29
- Démonstration de Taille - 23/29
- Stratégie de Projection - 24/29
- Orientation à la Plantation - 25/29
- Taille d'un Cep Problématique - 26/29
- Encrage d'un Cep - 27/29
- Bénéfice d'une Equipe Formée - 28/29
- Bilan - 29/29
Introduction
Dans cette vidéo, Marceau Bourdarias présente une démonstration de taille douce de la vigne, centrée sur les souches 1 et 2. L’intervention s’inscrit dans une approche pratique de la taille, avec l’objectif de montrer comment observer la souche, comprendre sa construction et intervenir de manière cohérente pour respecter son fonctionnement.
L’idée générale est de ne pas tailler de manière mécanique, mais de tenir compte de l’histoire de la souche, de la circulation de la sève et de l’implantation des bois. La démonstration insiste sur la nécessité d’anticiper les conséquences des coupes et de construire progressivement une architecture durable.
Observation de la souche
La première étape consiste à bien regarder la souche avant toute intervention. Marceau Bourdarias rappelle qu’il faut identifier :
- le tronc ;
- les bras ou les prolongements de la charpente ;
- les bois de l’année ;
- les anciens points de taille ;
- les zones de renouvellement possibles.
Cette phase d’observation permet de repérer les déséquilibres, les allongements excessifs, les empilements de plaies et les départs intéressants pour reconstruire une forme plus saine.
Dans cette logique, la souche n’est pas abordée seulement comme un support de production immédiate, mais comme un organisme vivant dont il faut préserver la continuité.
Principes de la taille douce
La taille douce repose sur plusieurs principes rappelés au cours de la démonstration :
- limiter les grosses coupes ;
- éviter de multiplier les plaies sur le même axe ;
- conserver une continuité du flux de sève ;
- favoriser des prolongements logiques ;
- préparer le renouvellement sans brutaliser la souche.
Le geste de taille doit donc chercher à accompagner la plante plutôt qu’à la contraindre. Lorsqu’une coupe est nécessaire, elle doit être pensée en fonction de la position du bourgeon conservé, de l’orientation du bois et de l’avenir de la charpente.
Il est également rappelé que la qualité de la taille ne se mesure pas uniquement au résultat immédiat de l’année, mais à la manière dont la souche pourra continuer à produire dans le temps sans se dégrader.
Travail sur les souches 1 et 2
La démonstration sur les souches 1 et 2 permet d’illustrer concrètement cette manière de faire. Marceau Bourdarias montre comment sélectionner les bois à conserver et ceux à supprimer en fonction de leur emplacement.
L’enjeu est de garder des bois bien placés, capables d’assurer à la fois :
- la production ;
- la continuité de la charpente ;
- le renouvellement futur.
À l’inverse, les bois mal orientés, redondants, trop éloignés ou issus de zones déjà trop chargées en cicatrices sont écartés. Cette sélection n’est pas faite au hasard : elle vise à simplifier l’organisation de la souche et à éviter une construction anarchique.
Gestion des prolongements
Un point important de l’intervention concerne les prolongements. La taille douce cherche à faire avancer la souche progressivement, à partir de bois bien insérés, plutôt que de provoquer des ruptures dans la structure.
Cela signifie qu’il faut :
- choisir des prolongements naturels ;
- éviter les retours trop sévères dans du vieux bois ;
- ne pas créer de discontinuités inutiles ;
- conserver une lecture claire de l’architecture de la souche.
Quand un bois de remplacement est présent à un bon endroit, il peut servir à reprendre la main sur la construction. Cette logique permet d’éviter l’éloignement progressif des zones fructifères et de maintenir une souche compacte et fonctionnelle.
Importance du positionnement des coupes
La vidéo insiste sur le fait qu’une coupe n’est jamais neutre. Son emplacement influence la réaction de la vigne, la formation du bois futur et les zones de dessèchement.
Dans l’approche présentée, il faut donc éviter :
- les coupes trop proches des bourgeons conservés ;
- les coupes qui condamnent un axe entier ;
- les accumulations de plaies sur une même ligne ;
- les suppressions qui obligent la vigne à repartir de manière désordonnée.
Le positionnement des coupes doit laisser une logique de circulation et ménager l’avenir de la souche. Il s’agit d’une taille de construction autant que de production.
Construction dans le temps
Marceau Bourdarias rappelle que la taille d’une année doit être pensée en lien avec les années suivantes. Une souche bien taillée est une souche dont on peut déjà imaginer l’évolution.
Cette vision dans le temps conduit à :
- conserver des options de renouvellement ;
- éviter les impasses structurelles ;
- préparer des remplacements progressifs ;
- maintenir une organisation lisible.
La taille douce ne cherche donc pas à corriger brutalement tous les défauts en une seule fois. Elle procède souvent par étapes, en accompagnant la souche vers une forme plus équilibrée.
Lecture des erreurs fréquentes
À travers l’exemple des souches observées, la vidéo permet aussi de comprendre certaines erreurs fréquentes :
- conserver trop de bois ;
- empiler les tailles sur les mêmes points ;
- allonger inutilement les bras ;
- supprimer sans prévoir de relais ;
- raisonner uniquement en fonction de la récolte immédiate.
Ces erreurs finissent par compliquer la structure, fragiliser la circulation de la sève et réduire la longévité de la vigne. L’intérêt de la démonstration est de montrer comment retrouver une logique de construction à partir d’une souche réelle.
Méthode de décision
La méthode proposée par Marceau Bourdarias peut être résumée en plusieurs étapes :
- observer la souche dans son ensemble ;
- repérer la structure existante ;
- identifier les bois utiles pour la production et le renouvellement ;
- supprimer les éléments mal placés ou redondants ;
- positionner les coupes de manière à préserver la continuité ;
- préparer la forme de la souche pour l’année suivante.
Cette méthode demande de ralentir le geste de taille et de justifier chaque choix. La taille n’est pas un enchaînement automatique de coupes, mais une lecture de la plante.
Conclusion
Cette séquence consacrée aux souches 1 et 2 montre que la taille douce de la vigne repose d’abord sur l’observation, la cohérence et l’anticipation. Marceau Bourdarias insiste sur le fait qu’il faut construire des souches durables, en respectant la logique de croissance de la plante et en limitant les traumatismes inutiles.
La vidéo apporte ainsi un cadre pratique pour mieux comprendre comment choisir les bois, placer les coupes et organiser la souche dans le temps. Elle rappelle qu’une bonne taille ne cherche pas seulement à produire, mais aussi à préserver la longévité et le bon fonctionnement de la vigne.