M.BOURDARIAS - Taille Naturelle des Arbres Fruitiers - La Zeuzère - 27/27

De Triple Performance
Aller à :navigation, rechercher

Dans cet extrait, Marceau Bourdarias échange autour d’un problème observé sur de jeunes arbres fruitiers : la zeuzère, une chenille de papillon xylophage qui creuse des galeries dans le bois. Les symptômes évoqués sont un arrêt de croissance, des branches fragilisées, des trous de sortie et parfois la casse brutale d’un arbre affaibli. Il précise que l’attaque ne touche pas seulement les pommiers et que certaines variétés semblent plus sensibles que d’autres. Côté prévention, peu de solutions curatives existent une fois la larve installée, mais un badigeon à l’argile, le piégeage par phéromones et surtout le soutien aux prédateurs naturels peuvent aider. Marceau insiste en particulier sur le rôle des chauves-souris, excellentes auxiliaires contre ce papillon, et sur l’importance d’aménager des corridors arborés reliant bâtiments, haies et rivière pour favoriser leur présence.

auto_awesome
Résumé
Dans cet extrait, Marceau Bourdarias échange autour d’un problème observé sur de jeunes arbres fruitiers : la zeuzère, une chenille de papillon xylophage qui creuse des galeries dans le bois. Les symptômes évoqués sont un arrêt de croissance, des branches fragilisées, des trous de sortie et parfois la casse brutale d’un arbre affaibli. Il précise que l’attaque ne touche pas seulement les pommiers et que certaines variétés semblent plus sensibles que d’autres. Côté prévention, peu de solutions curatives existent une fois la larve installée, mais un badigeon à l’argile, le piégeage par phéromones et surtout le soutien aux prédateurs naturels peuvent aider. Marceau insiste en particulier sur le rôle des chauves-souris, excellentes auxiliaires contre ce papillon, et sur l’importance d’aménager des corridors arborés reliant bâtiments, haies et rivière pour favoriser leur présence.

27/27 - M.BOURDARIAS - Taille Naturelle des Arbres Fruitiers - La Zeuzère


Aujourd'hui, une formation par le maître des tailles d'arbres, Marceau BOURDARIAS ! De la théorie à la pratique, vous découvrirez tous les secrets de ses techniques !


Formation réalisée avec Caroline HEBERT/Gaïa 32 : http://www.gaia32.com/


Le site web de Marceau BOURDARIAS : https://marceaubourdarias.fr/



Dégâts de zeuzère sur les arbres fruitiers

Dans cette séquence, Marceau Bourdarias répond d’abord à une remarque sur la forme de l’arbre et sur la difficulté à favoriser un axe central. Il est observé que l’arbre est déjà parti en latéral, et qu’il n’est plus vraiment possible de réorienter fortement sa structure. On pourrait éventuellement essayer de remettre une branche plus verticale, mais cela ne changerait pas le constat principal : la production de branches à bois se fait surtout au sommet, tandis que les parties latérales semblent déjà en arrêt de croissance.

La discussion dérive ensuite vers une autre cause possible d’affaiblissement des arbres : la zeuzère. Marceau Bourdarias explique qu’il a déjà observé ce problème sur des arbres jeunes, certains étant même tombés à cause de cette attaque. Il s’agit d’une chenille qui fore le bois.

Observation des symptômes

Un rameau ou une branche est examiné de plus près. En le coupant, le groupe cherche à voir si la galerie est encore active. On remarque des trous dans le bois, ainsi qu’une cicatrice de sortie. Cela montre que la chenille est entrée dans le bois, y a circulé, puis en est ressortie.

Marceau Bourdarias précise que c’est bien une chenille qui rentre dans le bois, mange l’intérieur, puis ressort. La galerie peut sembler fine de l’extérieur, mais l’insecte devient ensuite beaucoup plus gros. Il souligne que ce qui est trouvé dans le bois peut déjà être impressionnant : certaines chenilles observées sont décrites comme pouvant devenir « grosses comme le pouce ». Celles qu’ils ont sorties étaient déjà longues, et il en a vu de très grosses.

Mode d’action de la zeuzère

La zeuzère est présentée comme un papillon. Le papillon pond, puis la jeune chenille, toute petite au départ, pénètre dans le bois. Ensuite, elle mange, grossit, progresse dans les tissus internes, et continue ses galeries. C’est ce mode de vie interne qui rend la lutte difficile, car une fois la chenille dans le bois, il n’y a plus grand-chose à faire directement.

Le problème n’affecte pas uniquement les pommiers. D’autres fruitiers peuvent être concernés. Il est aussi suggéré qu’il peut exister des différences entre variétés, ou entre arbres, certains semblant plus sensibles que d’autres.

Conséquences sur l’arbre

Dans la plupart des cas, l’arbre ne meurt pas immédiatement. La chenille mange le bois intérieur, puis ressort, et l’arbre continue souvent à vivre. En revanche, il devient beaucoup plus fragile. Un coup de vent peut suffire à casser brutalement une branche ou une partie de l’arbre, et c’est alors qu’on découvre un gros trou interne.

Même sans casse immédiate, cela provoque un affaiblissement général de la physiologie de l’arbre. Marceau Bourdarias donne l’exemple d’un arbre chez eux pour lequel cela a commencé par un arrêt de croissance. L’arbre a cessé de pousser normalement, puis a pris une coloration anormale, devenant rougeâtre. Ce changement de couleur est envisagé comme un indicateur possible d’un problème de ce type, même si ce n’est pas forcément le seul facteur en jeu.

Facteurs favorisant les attaques

Marceau Bourdarias évoque aussi des facteurs pédoclimatiques. Certains endroits semblent plus favorables que d’autres à ce type de problème, comme à d’autres déséquilibres. Il laisse entendre que des conditions locales de sol et de climat peuvent favoriser la présence ou l’expression des attaques.

Il rappelle également que ce n’est généralement pas une invasion massive sur un seul arbre : on ne voit pas habituellement un arbre avec dix attaques en même temps. Le plus souvent, il s’agit de quelques individus, une ou deux chenilles, mais cela suffit déjà à fragiliser sérieusement le sujet touché.

Moyens de limitation envisagés

Comme la larve vit à l’intérieur du bois, les moyens d’action sont limités. Marceau Bourdarias mentionne toutefois plusieurs pistes :

  • un badigeon à l’argile, pour gêner le papillon au moment de la ponte ;
  • le piégeage, probablement avec des phéromones, afin de capturer les papillons.

Ces solutions sont évoquées comme des moyens de limitation possibles, mais la difficulté reste importante une fois que la chenille est installée dans l’arbre.

Rôle des chauves-souris

Marceau Bourdarias insiste ensuite sur le rôle des prédateurs naturels, en particulier les chauves-souris. Selon lui, « le bon outil, c’est la chauve-souris ». L’idée est de favoriser leur présence sur le site pour qu’elles consomment davantage de papillons.

Il explique que les chauves-souris ont besoin de continuités paysagères pour se déplacer. Une zone ouverte trop large peut constituer un obstacle. Il donne un ordre de grandeur : environ 25 mètres sans repère peuvent suffire à les freiner. En revanche, si l’on crée un corridor avec des arbres ou des éléments végétaux espacés de manière favorable, elles peuvent se déplacer plus facilement.

Dans le cas décrit, il suffirait de rendre la liaison plus claire entre les bâtiments et la parcelle arborée, avec un alignement ou une continuité d’arbres. Si un corridor direct est créé, les chauves-souris viendront plus facilement, car elles auront des repères pour leurs déplacements.

Importance des corridors écologiques

L’aménagement du paysage est donc présenté comme essentiel. Marceau Bourdarias suggère de prolonger les plantations jusqu’à la rivière, afin de connecter le verger ou la zone plantée avec un ensemble écologique plus vaste. Cela permettrait de profiter de la biodiversité présente tout au long de ce corridor.

Il insiste sur le fait qu’il faut relier les arbres aux bâtiments, car les bâtiments sont des zones fortes pour la biodiversité, notamment pour les chauves-souris. Ils offrent des gîtes, et les chauves-souris utilisent plusieurs abris différents.

Comportement des chauves-souris

Marceau Bourdarias précise que les chauves-souris ne restent pas toujours dans le même gîte. Elles peuvent changer d’abri presque tous les soirs. Les petits, eux, restent dans certains gîtes, mais les adultes circulent entre plusieurs lieux : peupliers, cabanes, bâtiments, etc.

Il rappelle aussi leur efficacité alimentaire : en une nuit, elles peuvent consommer l’équivalent de la moitié de leur poids en insectes. Même si cela ne représente pas un poids énorme en valeur absolue, cela correspond à une grande quantité d’insectes capturés. Il conclut sur cette image concrète : elles volent en quelque sorte « la bouche ouverte », en capturant continuellement des insectes au passage.

Idée générale de la séquence

Cette partie de la vidéo montre que certains arrêts de croissance ou certaines fragilités de l’arbre ne relèvent pas uniquement de la taille ou de la conduite de la charpente. Des ravageurs internes comme la zeuzère peuvent fortement perturber le développement de l’arbre, sans que cela soit visible immédiatement.

La réponse proposée reste cohérente avec l’approche générale de Marceau Bourdarias : observer finement les symptômes, comprendre le fonctionnement biologique du ravageur, limiter les facteurs de fragilité, et surtout renforcer les régulations naturelles en travaillant le paysage, les corridors écologiques et l’accueil de la biodiversité utile.