M.BOURDARIAS - Taille Naturelle des Arbres Fruitiers - Le Bois Mort - 13/27
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13/27 - M.BOURDARIAS - Taille Naturelle des Arbres Fruitiers - Le Bois Mort
Aujourd'hui, une formation par le maître des tailles d'arbres, Marceau BOURDARIAS ! De la théorie à la pratique, vous découvrirez tous les secrets de ses techniques !
Formation réalisée avec Caroline HEBERT/Gaïa 32 : http://www.gaia32.com/
Le site web de Marceau BOURDARIAS : https://marceaubourdarias.fr/
- Introduction - 1/27
- Biodiversité liée aux Fruitiers - 2/27
- Un Système de Tuyauterie - 3/27
- Compartimentation 1 2 - 4/27
- Compartimentation 2 2 - 5/27
- La Mélanisation - 6/27
- Développement Architectural - 7/27
- Développement du Vivant - 8/27
- Architecture de l'Arbre - 9/27
- Charpente - 10/27
- Structure des Arbres - 11/27
- Réactions - 12/27
- Le Bois Mort - 13/27
- Développement et Choix - 14/27
- Bilan - 15/27
- La Charpente - 16/27
- Coupe des Branches - 17/27
- Le Système Racinaire - 18/27
- Diagramme d'une Année - 19/27
- La Taille de Formation - 20/27
- Cerisier, Pêcher et Prunier - 21/27
- Pommier - 22/27
- Taille de Restructuration - 23/27
- Taille d'un Pommier - 24/27
- Solutions Mécaniques - 25/27
- Taille d'un Pêcher - 26/27
- La Zeuzère - 27/27
Le bois mort
Dans cette séquence consacrée à la taille naturelle des arbres fruitiers, Marceau Bourdarias aborde la question du bois mort. Il explique comment l’identifier, ce qu’il révèle de l’état de l’arbre, et la manière dont il convient de le prendre en compte dans la conduite de la taille.
Le bois mort correspond aux parties de l’arbre qui ne sont plus vivantes. Il peut s’agir de petits rameaux desséchés, de branches dépérissantes ou de portions plus importantes qui ont cessé de fonctionner. Dans l’observation de l’arbre, c’est un élément simple à repérer mais qui demande malgré tout d’être interprété avec attention.
Reconnaître le bois mort
Marceau Bourdarias insiste sur le fait que le bois mort se reconnaît d’abord à son aspect. Il apparaît sec, inactif, sans vigueur apparente. Contrairement au bois vivant, il ne porte plus de développement actif et ne participe plus à la circulation de la sève.
Sur un arbre fruitier, ce bois mort peut se rencontrer :
- à l’extrémité de certains rameaux ;
- sur des branches secondaires qui ont dépéri ;
- à l’intérieur de la ramure, dans les zones insuffisamment alimentées ou affaiblies ;
- sur des parties âgées ou mal exposées.
Sa présence n’est pas un phénomène isolé : elle s’inscrit dans la vie normale de l’arbre, avec des secteurs qui vieillissent, s’épuisent ou disparaissent.
Ce que le bois mort indique sur l’arbre
Le bois mort n’est pas seulement un élément à enlever mécaniquement. Il renseigne sur le fonctionnement de l’arbre.
Sa présence peut traduire :
- un affaiblissement local ;
- une mauvaise alimentation de certaines extrémités ;
- un manque de lumière dans une partie de la couronne ;
- une concurrence entre rameaux ou entre branches ;
- le vieillissement naturel de certains organes.
Dans l’esprit de la taille naturelle, il ne s’agit donc pas seulement de « nettoyer », mais de comprendre pourquoi telle partie de l’arbre est morte et ce que cela dit de son équilibre général.
La place du bois mort dans la taille naturelle
Dans la taille naturelle, l’intervention cherche à accompagner le fonctionnement propre de l’arbre. Le bois mort constitue alors une évidence : puisqu’il ne joue plus de rôle actif, il peut être supprimé.
Cette suppression répond à plusieurs objectifs :
- clarifier la structure de l’arbre ;
- éviter de conserver des parties sans fonction ;
- améliorer la lecture des charpentières et des prolongements vivants ;
- faciliter ensuite les autres choix de taille.
Le retrait du bois mort fait donc partie des premières opérations d’observation et de mise en ordre. Il permet de mieux voir la forme réelle de l’arbre et de distinguer ce qui vit encore de ce qui a déjà disparu.
Enlever le bois mort
Marceau Bourdarias présente l’élimination du bois mort comme une intervention simple, logique et prioritaire. On retire d’abord ce qui est manifestement mort avant d’engager des décisions plus fines sur les rameaux vivants.
L’opération consiste à couper proprement les parties mortes, en revenant jusqu’au bois sain lorsque c’est nécessaire. L’idée n’est pas de mutiler l’arbre, mais de supprimer uniquement ce qui n’a plus de fonction.
Cette étape demande de rester attentif :
- à la limite entre le bois mort et le bois vivant ;
- à la qualité de la coupe ;
- au respect de la structure de la branche ou de la charpentière ;
- à la compréhension de la cause du dépérissement.
Ainsi, le retrait du bois mort n’est pas un geste brutal, mais un travail d’observation et de précision.
Une conséquence du déséquilibre ou de l’évolution naturelle
Le bois mort peut provenir de causes variées. Il peut résulter d’un processus normal de renouvellement, mais aussi d’un déséquilibre dans la répartition de la vigueur.
Certaines branches s’épuisent parce qu’elles sont dominées par d’autres, moins bien alimentées ou trop enfermées dans l’ombre. D’autres meurent à la suite d’un accident, d’une blessure ou d’un vieillissement plus avancé. Dans tous les cas, le bois mort révèle une histoire locale dans l’arbre.
Dans une lecture naturelle, il faut donc considérer ce bois mort comme un symptôme autant qu’un déchet à retirer.
Intérêt pratique pour le tailleur
Pour le praticien, commencer par le bois mort présente un intérêt immédiat. Cela simplifie l’arbre et rend plus lisible son organisation.
En retirant les éléments morts, on peut ensuite mieux apprécier :
- les axes réellement actifs ;
- les prolongements qui ont encore de la vigueur ;
- les zones de fructification vivantes ;
- les déséquilibres de structure ;
- les orientations à conserver ou à corriger.
Le bois mort est donc un point d’entrée dans la taille : il aide à voir l’arbre tel qu’il fonctionne réellement.
Conclusion
Dans cette partie, Marceau Bourdarias montre que le bois mort est à la fois un repère visuel, un indice de fonctionnement et un élément à supprimer en priorité. Sa présence fait partie de la vie de l’arbre, mais elle doit être lue avec attention dans le cadre de la taille naturelle.
L’enjeu n’est pas seulement d’enlever du bois sec. Il s’agit de comprendre ce que ce bois mort révèle sur l’équilibre, la lumière, la vigueur et l’évolution de l’arbre fruitier.