Rencontres MSV 2014 Restitutions Debutants

De Triple Performance
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Lors des Rencontres MSV 2014, cet atelier de restitution consacré aux débutants a synthétisé les principales questions qui freinent le démarrage en maraîchage sur sol vivant. Parmi les thèmes les plus discutés : la gestion de l’enherbement, l’implantation des cultures dans les couverts ou paillages, le choix et la destruction des couverts végétaux, ainsi que les stratégies pour démarrer sur prairie ou sur sol dégradé. Les échanges ont aussi porté sur la gestion du sol, notamment en contexte argileux, hydromorphe ou sableux, avec une attention particulière à la couverture permanente, à l’activité biologique et aux mycorhizes. D’autres sujets ont été abordés, comme les ravageurs, l’agroforesterie ou les cultures sur buttes. Certaines questions, notamment sur l’économie, la mécanisation, la fertilisation ou l’irrigation, sont restées ouvertes et devront être approfondies par la suite via les outils collaboratifs du réseau.

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Résumé
Lors des Rencontres MSV 2014, cet atelier de restitution consacré aux débutants a synthétisé les principales questions qui freinent le démarrage en maraîchage sur sol vivant. Parmi les thèmes les plus discutés : la gestion de l’enherbement, l’implantation des cultures dans les couverts ou paillages, le choix et la destruction des couverts végétaux, ainsi que les stratégies pour démarrer sur prairie ou sur sol dégradé. Les échanges ont aussi porté sur la gestion du sol, notamment en contexte argileux, hydromorphe ou sableux, avec une attention particulière à la couverture permanente, à l’activité biologique et aux mycorhizes. D’autres sujets ont été abordés, comme les ravageurs, l’agroforesterie ou les cultures sur buttes. Certaines questions, notamment sur l’économie, la mécanisation, la fertilisation ou l’irrigation, sont restées ouvertes et devront être approfondies par la suite via les outils collaboratifs du réseau.


Contexte de l’atelier

Cet atelier portait sur les problèmes qui bloquent le démarrage, en particulier pour :

  • les personnes qui débutent en agriculture ;
  • les personnes déjà maraîchères qui souhaitent changer de pratiques.

Il est rappelé qu’au moment des inscriptions, de nombreuses questions ont été envoyées par internet. L’intervenant remercie les participants pour leur réactivité, en soulignant que cela a fourni beaucoup de matière en amont de la journée.

Au total, 16 thématiques avaient émergé à partir de ces contributions.

Thèmes peu ou pas traités

Parmi les thèmes proposés au départ, certains ont finalement moins retenu l’attention des participants que d’autres.

Ont notamment été cités :

  • la concurrence aux nutriments entre cultures, couverts végétaux et végétation spontanée ;
  • les itinéraires techniques et les rotations ;
  • la fertilisation, qui a été très peu abordée ;
  • la gestion des passe-pieds ;
  • l’irrigation, qui n’a pas été traitée ;
  • le choix des espèces et des variétés cultivées ;
  • la mécanisation ;
  • l’économie.

L’intervenant note que l’irrigation a sans doute moins mobilisé les participants en Normandie qu’elle ne l’aurait fait dans un autre contexte, par exemple dans la Drôme.

Concernant l’économie, il est précisé que c’est pourtant un sujet important dans les questionnements autour du maraîchage sur sol vivant, mais qu’il n’a pas pu être réellement travaillé dans le cadre de cette journée.

Il est également indiqué que les questions mises en évidence seront disponibles sur internet, et que le travail pourra se poursuivre via les outils collectifs en cours de mise en place, notamment le groupe Google et le wiki.

Gestion de l’enherbement

La gestion de l’enherbement apparaît comme un thème très récurrent dans les questions préparatoires et dans les choix d’ateliers.

Quels couverts végétaux pour quelles adventices ?

Les associations suivantes ont été mentionnées :

Gestion des adventices

Parmi les leviers évoqués :

  • éviter le travail du sol ;
  • pratiquer l’occultation ;
  • utiliser la technique des faux-semis ;
  • apporter du carbone pour provoquer une phase de faim d’azote.

Le désherbage est-il systématiquement nécessaire ?

La réponse apportée est : non, pas systématiquement.

Le besoin de désherber dépend :

  • des cultures à cycle court ;
  • du stade d’avancement de la culture ;
  • du stade de développement des adventices.

Il est indiqué qu’une intervention devient nécessaire si les adventices sont en floraison avancée ou en production de graines.

Techniques de désherbage citées

Si un désherbage est nécessaire, plusieurs techniques sont évoquées :

  • le désherbage manuel ;
  • les griffes ;
  • le broyage en été ;
  • les couverts végétaux ;
  • la tonte ;
  • l’occultation ;
  • la rotation des cultures maraîchères.

Quelles plantes faut-il enlever ?

Les plantes citées comme problématiques sont :

  • le rumex ;
  • le panais sauvage ;
  • le chiendent ;
  • les chardons ;
  • la potentille ;
  • la menthe ;
  • la prêle ;
  • le liseron ;
  • les orties ;
  • le mouron ;
  • les chénopodes.

À la question de savoir s’il faut arracher les racines, la réponse donnée est : oui, pour les vivaces.

Implantation des cultures et semis

Cette thématique revenait elle aussi très régulièrement dans les contributions.

La grande question formulée était : comment implanter une culture dans un couvert ou dans un paillage ?

Il est rappelé que les interventions du matin avaient déjà apporté un certain nombre d’éléments sur ce sujet.

Cas des plants et des graines

Il est mentionné qu’il n’y a pas de difficulté particulière pour les plants.

Pour les graines, plusieurs cas sont évoqués :

  • semis à la volée facile dans un couvert redressé ;
  • semis de précision en ligne avec un semoir ;
  • utilisation de disques ouvreurs et de chasse-débris ;
  • semis en ligne après couverture du couvert en mulch.

Implantation dans un mulch

Pour semer dans un mulch, plusieurs pratiques sont citées :

  • ouverture du mulch à la main ;
  • ouverture à la débroussailleuse ;
  • pré-germination conseillée pour les graines lentes à germer, comme la carotte ;
  • mélange de graines avec du marc de café ou du compost mûr ;
  • répartition du mélange sur la ligne ouverte dans le mulch.

Questions restées ouvertes

Certaines questions n’ont pas trouvé de réponse dans l’atelier, notamment :

  • existe-t-il des semoirs manuels et/ou à traction animale, et quels modèles ?
  • faut-il plomber après le semis ?
  • quelle importance a le contact de la graine avec le sol ?
  • quelle profondeur de semis adopter selon les situations ?

Il est précisé que ces points pourront être complétés ultérieurement dans les documents.

Couverts végétaux et engrais verts

Ce thème a donné lieu à de nombreuses questions, mais l’atelier s’est concentré sur les deux plus demandées.

Implantation et destruction des engrais verts

La question portait sur : lesquels, comment, et avec quoi ?

Modes de destruction évoqués

Plusieurs modes de destruction des couverts ont été discutés :

  • le roulage au stade floraison ;
  • le simple fauchage ;
  • le broyage ;
  • le gel, pour les couverts végétaux d’été ;
  • le roulage avec destruction à l’aide d’un rouleau Faca ;
  • le roulage simple suivi d’occultation.

Concernant le fauchage, les inconvénients potentiels ont été davantage soulignés que les avantages :

  • répartition hétérogène de la masse végétale ;
  • végétation qui reste vigoureuse si elle n’est pas broyée.

Le roulage avec occultation peut nécessiter un délai avant la mise en culture suivante. La possibilité d’une double occultation pour faire un faux-semis a également été évoquée.

Densité de semis

Il a été rappelé qu’il faut une forte densité de couvert pour étouffer les adventices au moment de la destruction.

Modes d’implantation

Le semis à la volée a été mentionné, sans approfondir les autres modalités.

Quels engrais verts choisir ?

Le choix du couvert dépend d’abord de l’objectif poursuivi :

  • simple couverture du sol ;
  • apport fertilisant ;
  • effet sur les adventices ;
  • autres fonctions spécifiques.

Le recours à des mélanges d’espèces a été évoqué, avec l’idée qu’il peut être intéressant d’associer plusieurs espèces.

Le seigle a été cité, notamment pour son efficacité contre le chiendent.

Les périodes d’implantation ont été abordées, mais le temps manquait pour les traiter de manière approfondie.

Comment démarrer en maraîchage sur sol vivant ?

Cette thématique a été particulièrement demandée, au point que l’atelier a été scindé en deux groupes.

Premier groupe : démarrage progressif

Le premier groupe a raisonné en distinguant :

  • le plein champ ;
  • les tunnels.

Une phase d’observation est jugée indispensable, avec :

  • une analyse de sol ;
  • un profil de sol.

Cette observation doit permettre de déterminer si l’on se trouve sur :

  • un sol abîmé ;
  • un sol non abîmé, déjà vivant, de type prairie.

Cas d’un sol abîmé

Une analyse de sol permet d’identifier d’éventuels manques.

Ensuite se pose la question de la manière de récupérer ce sol :

Le groupe insiste sur l’importance de la pression financière :

  • certaines personnes doivent produire très vite ;
  • d’autres peuvent se permettre de prendre plus de temps.

Si du temps est disponible, une prairie temporaire peut être envisagée.

Sinon, une stratégie parcelle par parcelle est proposée :

  • une partie des surfaces est conduite de manière plus classique ;
  • une autre partie est engagée dans une démarche de sol vivant.

Cas d’un sol vivant de type prairie

Plusieurs options sont évoquées :

  • un engrais vert, implanté à l’automne ou en hiver ;
  • l’occultation.

L’occultation peut se faire :

  • par un apport important de compost, sur environ 7 cm d’épaisseur, soit l’équivalent de 47 tonnes par hectare ;
  • par bâche.

Avec ou sans mécanisation

Le groupe distingue aussi les personnes :

  • qui démarrent sans matériel ;
  • qui disposent déjà d’un matériel agricole.

Pour ceux qui travaillent sans travail du sol et sans mécanisation importante, les bâches sont citées.

Pour ceux qui disposent de matériel, plusieurs outils sont évoqués :

Deuxième groupe : retours d’expériences et essais progressifs

Le deuxième groupe a exploré la question à partir de cas concrets, notamment en démarrage sur prairie.

À partir d’une prairie

Plusieurs options expérimentées sont mentionnées :

  • cover-crop puis passage d’un outil de type herse, puis paillage avec BRF, paille ou tonte ;
  • cover-crop puis apport de fumier, laisser passer l’hiver, puis plantation directe ;
  • utilisation d’Isorel, matériau en bois compact récupérable en grande surface, sans colle, se décomposant lentement et permettant l’occultation ;
  • fumier directement, puis carton recouvert de paille.

Une approche plus « permaculturelle » avec des cochons est aussi évoquée, mais avec une réserve : cela tasse plutôt le sol que cela ne l’améliore.

Importance du calendrier

Le groupe souligne la notion de timing pour choisir son couvert et plus largement pour organiser les apports et l’implantation.

Couverture permanente

Une autre expérience mentionne la couverture permanente :

  • en association ;
  • ou en interculture ;
  • avec apport de biomasse.

L’objectif est de limiter les risques d’échec à la levée.

Réduire progressivement le travail du sol

Une idée avancée est de réduire petit à petit le travail du sol, jusqu’à un simple « gratouillage ».

L’idée générale est de très peu travailler le sol au départ et de faire évoluer progressivement le système.

L’usage d’un semoir de semis direct est également mentionné.

Commencer petit et observer

Parmi les recommandations formulées :

  • essayer d’abord sur de petites surfaces pour se rassurer ;
  • essayer sous serre, où l’environnement est plus contrôlable, notamment pour l’eau au démarrage ;
  • planter motte dans le mulch ;
  • travailler avec l’arrosage au goutte-à-goutte ;
  • observer ce qui marche chez soi.

Gestion du sol

La gestion du sol a été abordée sous plusieurs angles :

  • compaction ;
  • hydromorphie ;
  • amendements ;
  • activité biologique.

Les participants ont eu le sentiment de retrouver ici beaucoup d’éléments déjà présentés au cours de la journée.

Sols argileux hydromorphes et sols sableux

Le groupe s’est particulièrement interrogé sur :

La question centrale formulée est : comment remettre un sol en vie ?

Leviers proposés

Les solutions avancées sont :

  • couvrir le sol ;
  • mettre en place des techniques de paillage ;
  • utiliser des paillages grossiers dans le cas des sols hydromorphes ;
  • planter des arbres, afin de contribuer d’une certaine manière au drainage ;
  • implanter des cultures de couverture à racines pivotantes pour décompacter les sols lourds.

Pour les sols sableux, l’objectif de couverture permanente est également rappelé.

Mycorhizes

Le groupe a aussi évoqué les mycorhizes, peu abordées par ailleurs dans la journée.

Les mycorhizes sont présentées comme une symbiose entre :

Cette symbiose permet aux plantes de récupérer davantage de nutriments.

Pour les favoriser, il faudrait éviter :

  • les engrais phosphatés ;
  • les produits phytosanitaires ;
  • le travail du sol.

Il est remarqué que les pratiques du maraîchage sur sol vivant vont déjà plutôt dans ce sens.

Si l’on estime que les mycorhizes manquent, il est également mentionné qu’il est possible d’en apporter sous forme d’inoculants.

Ravageurs

Le thème des ravageurs a été traité de manière partielle, avec l’idée que les réponses de l’atelier « confirmés » pourraient compléter celles des débutants.

Les ravageurs particulièrement discutés sont :

Un autre ravageur a été mentionné dans la discussion, mais sans solution claire.

Limaces

Beaucoup de choses ont été évoquées, mais peu de solutions jugées vraiment satisfaisantes ont émergé.

Parmi les pistes citées :

  • favoriser les auxiliaires ;
  • raisonner l’emplacement des cultures selon les zones à limaces ;
  • installer dans les zones les plus touchées des cultures qu’elles apprécient moins, comme la pomme de terre ;
  • utiliser certains « petits trucs de jardin », tout en reconnaissant qu’ils sont difficilement transposables à grande échelle ;
  • la cendre a été évoquée, mais avec la même limite de faisabilité à grande surface ;
  • un champignon capable de détruire les œufs de limaces a été mentionné, mais cela reste une question ouverte.

Rongeurs

Pour les rongeurs, les pistes avancées sont :

  • favoriser les prédateurs, sauvages et domestiques ;
  • en particulier les chats ;
  • installer des poteaux ou piquets pour les prédateurs volants, comme les buses ou les chouettes ;
  • pratiquer le piégeage.

Il est bien précisé que ces solutions restent légères et qu’aucune solution radicale n’a été identifiée.

Agroforesterie

L’agroforesterie n’avait pas suscité beaucoup de questions sur internet, mais elle a fortement mobilisé les participants pendant la rencontre.

L’atelier semble avoir bénéficié de la présence d’un intervenant compétent sur le sujet, ce qui a sans doute nourri la richesse des échanges.

Distance de culture par rapport aux arbres fruitiers

Une première question portait sur la distance à respecter pour cultiver à proximité d’arbres fruitiers, avec les enjeux suivants :

  • concurrence racinaire ;
  • concurrence pour la lumière.

Les réponses insistent sur la nécessité de définir son système en fonction des objectifs :

  • productifs ;
  • expérimentaux ;
  • écologiques.

Il est également conseillé de :

  • respecter le pied du fruitier ;
  • nourrir les racines de surface ;
  • gérer la santé et la qualité des fruitiers.

Orientation des plantations

Plusieurs éléments sont mentionnés :

  • suivre les courbes de niveau ;
  • prendre en compte le vent dominant ;
  • chercher une bonne productivité ;
  • faire rentrer la lumière ;
  • contribuer à un écosystème équilibré favorisant la lutte contre les ravageurs ;
  • utiliser les plantations comme pièges à lumière ;
  • rechercher un effet microclimat.

L’orientation nord-sud est citée.

La plantation en ligne est évoquée comme favorable aux déplacements, tandis que les plantations en courbe peuvent créer des difficultés d’exploitation, même si elles apportent des effets de microclimat.

Semis direct de fruitiers

Le sujet du semis direct des fruitiers a aussi été abordé.

Des idées ont été citées, notamment :

  • passage dans un système digestif ;
  • arbres plus forts, mais plus grands ;
  • difficulté de récolte des fruits ;
  • possibilité de faire manger les fruits à des poules pendant 24 heures pour récupérer ensuite les graines.

Il est aussi suggéré que rester sur des francs bien adaptés au terrain peut favoriser :

  • une meilleure qualité biologique ;
  • une récolte éventuelle de bois.

Développement des fruitiers les premières années

Pour les premières années d’installation des fruitiers, les points mentionnés sont :

  • éviter la concurrence ;
  • assurer une bonne irrigation ;
  • contrôler les rongeurs ;
  • prévoir une fertilisation, avec interrogation sur ses modalités.

Il est conseillé :

  • d’étudier la biologie de l’arbre dans son environnement ;
  • de reconstruire une litière de forêt avec un tas de mulch ;
  • d’attendre un an ;
  • de ne pas mettre de fumier dans le trou de plantation ;
  • de choisir le bon arbre ;
  • de « choyer » l’arbre par biomimétisme ;
  • de planter sur butte, notamment pour favoriser la santé de l’arbre, le réchauffement du sol et la porosité, en particulier sur sol lourd ;
  • de maintenir l’humidité, jugée indispensable à la reprise.

La qualité du fruit est présentée comme impliquant l’irrigation.

Biodiversité et auxiliaires

Il est proposé de favoriser les auxiliaires en installant :

  • une douzaine d’espèces pour créer des conditions de vie optimales ;
  • voire déjà 4 à 5 espèces pour obtenir de premiers bons résultats.

Il est recommandé de :

  • prioriser les espèces sauvages ;
  • faire attention aux espèces pouvant amener des maladies ;
  • retrouver des variétés anciennes ;
  • utiliser des arbres légumineux ;
  • favoriser l’établissement de symbioses entre fruitiers et micro-organismes du sol ;
  • protéger certains pieds par l’ail ;
  • planter des bulbes au pied des arbres.

Une référence au CTIFL sur la biodiversité en arboriculture fruitière est citée.

Bases techniques et ressources pour lancer son projet

Enfin, la question des bases techniques pour lancer un projet a été abordée.

Sont mentionnés :

  • le projet SMART ;
  • la recherche de références pour privilégier les projets agroforestiers ;
  • les rencontres régionales, une fois par an ;
  • l’inscription des projets sur le wiki ;
  • la mise en place d’un système d’aide pour donner aux porteurs de projets un accès aux savoirs, aux experts et aux conseils ;
  • des fermes pilotes, évoquées dans un cadre européen ;
  • un colloque de juin 2014 faisant un tour d’horizon des projets européens.

Buttes

Le dernier thème abordé concerne les buttes.

L’intervenant fait le lien avec la courbe de minéralisation de la [[matière organique]] et de libération des nitrates, en rappelant les risques :

  • de faim d’azote en début de saison ;
  • de libération importante en milieu d’été ;
  • d’un pic automnal de nitrates.

Il est indiqué que la majorité des nitrates sont libérés à l’automne.

Matières organiques et piège à azote

Sont citées comme matériaux :

L’idée de cultures pièges à azote est rappelée pour éviter les pertes.

Intérêts de la butte

Parmi les avantages mentionnés :

  • le drainage ;
  • le réchauffement du sol ;
  • l’intérêt de mettre du bois dans la butte.

Le bois est présenté comme un concentré d’énergie carbonée, à condition d’être en situation aérobie ; sinon, on fait de l’ensilage, avec un pH acide.

Questions autour de la faim d’azote

Il est indiqué qu’il peut ne pas y avoir de faim d’azote, mais plutôt un problème de temps.

La question se pose de savoir que choisir sur butte entre :

Il est rappelé qu’une faim d’azote peut durer environ trois mois.

Le carbone laissé à la surface du sol est aussi évoqué.

Enfin, une condition de disponibilité en matière carbonée est mentionnée, avec la référence à 30 tonnes de matières carbonées par hectare, même si le propos reste ici incomplet dans la transcription.

Conclusion

La restitution se termine sur l’idée que, malgré le caractère parfois rapide ou partiel des réponses, une grande quantité de pistes ont été dégagées pendant les ateliers.

L’intervenant souligne implicitement que plusieurs thèmes restent à approfondir, et que les productions de la journée ont vocation à être mises en ligne pour prolonger le travail collectif.