Pratiquer le pâturage des couverts et des repousses

De Triple Performance
Cet article est issu de la base GECO. Cliquez ici pour accéder à la page d’origine : Logo Geco

Pratiquer le pâturage de couverts et des repousses peut avoir deux objectifs différents :

  1. Détruire les couverts et les adventices ;
  2. Et les valoriser en apportant une alimentation alternative aux troupeaux (ce qui permet de retarder l’utilisation des stocks d’hiver et qui peut améliorer la qualité nutritive de leur alimentation).

Présentation

Caractérisation de la technique

Description de la technique :

Il est préférable de choisir des espèces végétales appétantes composant le couvert, même si certains animaux (chèvres, génisses, oies, cochons) peuvent se contenter d’une alimentation de faible qualité : un compromis doit être trouvé avec d’autres critères (aptitude du couvert à s’implanter facilement, à produire de la biomasse et à capter de l’azote, développement suffisamment rapide avant l’hiver et conditions climatiques - dont la pluviométrie -, effet structurant sur le sol, coût de l’implantation). Mettre en place un couvert avec un mélange d’espèces végétales peut être une solution. Il vaut mieux attendre que le couvert ait suffisamment poussé avant de le donner en pâturage afin d’éviter le piétinement des prairies et le tassement des sols. Plus généralement, la gestion du pâturage a des conséquences sur le couvert (et sa repousse), le sol et la culture qui suit. Un système de partenariat est mis en place dans certaines régions pour les agriculteurs n’ayant pas d’élevage pour louer leurs parcelles aux éleveurs recherchant des prairies pour nourrir leurs troupeaux. (Cf. Bibliographie)


Vous pouvez retrouver ici le témoignage de Jean-Louis Châtaigne, agriculteur en Vendée. Et ici, celui de Samuel Foubert, éleveur d'ovins sans terre dans l'Eure.


Précision sur la technique :

Cette technique de destruction des couverts est la plus économique (aucune intervention), mais nécessite un parcellaire adapté et/ou la possibilité de clôturer les parcelles. Les animaux devront être déplacés régulièrement pour éviter le piétinement des parcelles.

Application de la technique à...

Période de mise en œuvre : Pendant l'interculture
Echelle spatiale de mise en œuvre : Parcelle / Exploitation

Positif Toutes les cultures : Facilement généralisable

Positif Tous les types de sols : Facilement généralisable. Attention cependant aux conditions de pâturage, les sols doivent être portants pour éviter toute dégradation par piétinement des animaux.


Positif Tous les contextes climatiques : Facilement généralisable: Continental, Océanique, Méditerranéen, Alpin, Tropical.

Effets sur la durabilité du système de culture

Critères "environnementaux"

Positif Effet sur la qualité de l'air : En augmentation.

Émission phytosanitaires : DIMINUTION

Positif Effet sur la qualité de l'eau : En augmentation

pesticides : DIMINUTION

Neutre Effet sur la consommation de ressources fossiles : Variable.

Consommation d'énergie fossile : VARIABLE : Il n'y a pas d’utilisation d'herbicides ni de ressources fossiles mais émission de GES par les ruminants.


Critères "agronomiques"

Positif Fertilité du sol : En augmentation. Engrais naturel issu des déjections des animaux utilisés dans le pâturage des couverts mais risque de tassement du sol par certains animaux lourds : il est conseillé des animaux légers comme les ovins, les caprins.

Critères "économiques"

Positif Charges opérationnelles : En diminution. Aucun intrant utilisé mais frais éventuel lié à l’entretien des troupeaux (local pour l’hiver, chiens de garde, mise en place de clôtures…) qui peut être réduit en faisant un partenariat avec des éleveurs ayant besoin de prairies pour nourrir leurs animaux (cf. Bibliographie).

Positif Charges de mécanisation : En diminution, pas de machine utilisée.

Neutre Marge : Pas d'effet (neutre). La mise en place d’un couvert (notamment les CIPAN) peut demander un investissement non négligeable mais si le couvert a bien pris et peut être valorisé en pâturage, il peut être rentabilisé en fonction des cours des fourrages.

Critères "sociaux"

Négatif Temps d'observation : En augmentation, temps nécessaire à la gestion du pâturage (clôture, acheminement des animaux, surveillance, …).

Pour en savoir plus

  • CIPAN : le couvert est mis pour les brebis - Jean-Michel Devynck La France Agricole, Article de presse, 2010 Lien vers l'article.


  • Couvert végétal : une culture à part entière - Chambre Régionale d’Agriculture de Bretagne Terra n°382, Article de presse, 2013 Lien vers l'article.


  • Des couverts pâturés et des couverts récoltés - Sophie Bourgeois REUSSIR BOVINS VIANDE, Article de presse, 2010 Lien vers l'article.



  • Développer un partenariat autour de vos intercultures - Réseau INOSYS Grand Est (IDELE et Chambres d’Agriculture) IDELE, Article de presse, 2018 Lien vers l'article.


  • Fonctionnement de la prairie pâturée : structure du couvert et biodiversité - M. Duru et al. Fourrages, Article de revue avec comité, 2001 Lien vers l'article.


  • La luzerne et les couverts végétaux pour limiter les achats d’aliments - Jean-Louis Chataigne Chambres d’Agriculture France, Interview, 2016 Lien vers le témoignage.


  • Le pâturage des couverts végétaux par les brebis - Laurence Sagot, Denis Gaut Inn’Ovin, Article de presse, 2017 Lien vers l'article


  • Mettre en place des relations entre exploitations grandes cultures et exploitations d’élevage - S. Boudet, A. Dumontier, A. Le Cadre, S. Pousse Chambre Régionale d’Agriculture de Centre-Val-de-Loire, Brochure technique, 2016 Lien vers la brochure.


  • Connaître la valeur nutritive des couverts végétaux - Alexis Ferard ARVALIS - Institut du végétal, Site Internet, 2017 Lien vers la page internet.


Annexes

Contribue à

Favorise les bioagresseurs suivants

Favorise les auxiliaires

Défavorise les bioagresseurs suivants

Partager sur :