Protection intégrée des cultures en grandes cultures

De Triple Performance

Future Beer (48129492632).jpg Prévenir les maladies et ravageurs, raisonner l'utilisation des pesticides, éviter les résitances,...

Protection intégrée des cultures en grandes culturesPrévenir les maladies et ravageurs, raisonner l'utilisation des pesticides, éviter les résitances,...Future Beer (48129492632).jpg

 



La protection intégrée des cultures (PIC) a pour objectif de réduire l’utilisation des pesticides afin de minimiser l’impact environnemental et le coût de la lutte tout en maximisant les résultats économiques de l’agriculteur.


Elle consiste en « la prise en considération attentive de toutes les méthodes de protection des plantes disponibles et, par conséquent, l’intégration des mesures appropriées qui découragent le développement des populations d’organismes nuisibles et maintiennent le recours aux produits phytopharmaceutiques et à d’autres types d’interventions à des niveaux justifiés d'un point de vue économique et environnemental, et réduisent ou limitent au maximum les risques pour la santé humaine et l’environnement » (paragraphe 6 de l’article 3 de la directive 2009/128/CE).



Principes

  • Prévenir l’apparition des maladies et des ravageurs.
  • Surveiller l’apparition des organismes nuisibles.
  • Utiliser des valeurs seuils comme règle de décision.
  • Privilégier l’utilisation de méthodes de lutte non chimiques.
  • Choisir des pesticides sélectifs et minimiser les effets indésirables sur la santé et l’environnement.
  • Raisonner l’utilisation de pesticides pour réduire leur emploi.
  • Mettre en place une stratégie pour éviter l’apparition de résistances.
  • Suivre et évaluer les stratégies mises en place afin d’évaluer "le succès".


Les 3 clés et les 7 leviers de la PIC. Source : Arvalis


Leviers de gestion des maladies

  • Choix variétal : Choisir des variétés peu sensibles aux maladies posant problème sur une parcelle.
  • Semis tardif : Semer tardivement limite les risques sanitaires.
  • Fertilisation : La modération des objectifs de rendement pour le pilotage de la fertilisation limite les risques.
  • Labour : Le labour entre la récolte d'un maïs et le semis d'un blé limite les risques de fusariose par exemple.
  • Mélange d’espèces : Le mélange réduit le développement des maladies et augmente la concurrence sur les adventices.
  • Utiliser des biostimulants : Il s’agit de préparations dont l’action est d’améliorer les performances globales des plantes : exploitation des ressources, croissance, productivité, résistance aux stress, etc. Les mécanismes mis en jeu sont multiples et complexes (solubilisation de minéraux dans le sol, production de facteurs de croissance, etc.).
  • Fongicides : En situation de risque faible grâce aux leviers préventifs, le nombre de traitements et les doses peuvent être réduits.

Combiner entre eux plusieurs de ces leviers, permet de favoriser l’état sanitaire de la culture.

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Leviers de gestion des ravageurs

  • Choix variétal : Choisir des variétés tolérantes aux ravageurs posant problème dans la parcelle.
  • Semis tardif : Semer tardivement limite les risques de ravageurs.
  • Mélange variétal : Cette mesure est insuffisante pour éviter les traitements en cas d’année à forte pression.
  • Exporter les pailles : L’exportation des pailles du précédent permet de limiter la pression des limaces sur les cultures sensibles comme le colza.
  • Faux-semis : Les travaux du sol superficiels perturbent le cycle des limaces, détruisent les œufs.
  • Trichogrammes : La lutte biologique contre la pyrale du maïs est très efficace.
  • Plantes pièges : Associer à la culture de vente une autre culture qui est plus appétante pour les ravageurs posant problème dans la parcelle.
  • Insecticides : Uniquement si forte infestation.

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Leviers de gestion des adventices

  • Rotation : Diversification des périodes de semis pour diminuer la fréquence des générations.
  • Couverts intermédiaires : Une couverture du sol évitera le développement des adventices.
  • Labour : Une seule fois entre deux cultures d’hiver pour enfouir les graines, contribue à éviter les problèmes de graminées hivernales, à stock peu persistant.
  • Semis tardif : Le semis tardif des céréales permet d’esquiver les levées de vulpin mais ne permet pas d’esquiver les gaillets, dont la levée est plus tardive, hivernale.
  • Faux-semis : Les travaux du sol superficiels stimulent les germinations et détruisent les plantules levées. Un travail du sol profond au semis annule les effets des faux-semis. Eviter le semis en combiné !
  • Densité : La forte densité augmente la concurrence sur les adventices.
  • Désherbage mécanique : Herse étrille dans les céréales, herse étrille ou houe rotative puis binage dans le colza et le maïs. La herse-étrille de prélevée, quand on peut l’appliquer, peut s’avérer très efficace.
  • Herbicides : Traitements tardifs sur observations, mais le traitement est parfois peu efficace sur plantes développées.


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Sources




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