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Pratiquer la lutte biologique en verger - pulvérisation de micro-organismes

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LA PUGERE

1. Présentation



Caractérisation de la technique

Description de la technique :

Informations initialement issues du Guide pour la conception de sytèmes de production fruitière économes en produits phytopharmaceutiques (2014) / Fiche technique n°12 - Pour en savoir plus voir lien

Le principe : La technique consite à pulvériser des micro-organismes (virus, bactéries, champignons) ou des macro-organismes de très petites dimensions (nématodes) pour protéger les cultures contre les ravageurs et les maladies. Elle peut être un levier principal ou complémentaire selon le bioagresseur ciblé.

NB : cette page concerne seulement la pulvérisation de micro ou macro-organismes et non la pulvérisation de toxines produites par ceux-ci.

Précision sur la technique :

- Appliquer les pulvérisations aux moments opportuns en fonction du cycle biologique du ravageur. - Pour que la technique soit efficace, il est important de considérer que les micro-organismes et les nématodes utilisés sont des organismes vivant seulement sous certaines conditions de température, d’humidité et de rayonnement. - L’utilisation d’organismes vivants nécessite d’aménager la lutte phytosanitaire (certains produits chimiques sont à éviter, se renseigner avant utilisation) et d’utiliser du matériel de pulvérisation propre (sans résidus de produits phytopharmaceutiques) avec des conditions adaptées (pression maximale notamment). - Cette technique facilité l'organisation du travail grâce à l'absence ou faible délai de réentrée et de délai avant récolte. - Importance de réaliser des piégeages et observations pour positionner les traitements avec des produits microbiologiques. - Pour les nématodes : Conditions d’application parfois difficiles à avoir (température supérieure à 8 -12 °C selon les souches). La présence d’eau libre est indispensable pendant et après le traitement pour assurer une bonne efficacité (pluie ou irrigation par aspersion sur frondaison ou par microjets). Une seule application sur les larves hivernantes du ravageur dès la fin de la descente larvaire (cf. bulletins de santé du végétal).



Période de mise en œuvre

Sur culture implantée



Echelle spatiale de mise en œuvre

Parcelle



Application de la technique à...

Positif

Toutes les cultures :

Facilement généralisable



Réglementation

fiche CEPP (action n°4 : Lutter contre les chenilles foreuses de fruits en vergers au moyen du virus de la granulose



2. Services rendus par la technique



3. Effets sur la durabilité du système de culture



Critères "environnementaux"

Positif

Effet sur la qualité de l'air :

En augmentation

émission phytosanitaires : DIMINUTION



Positif

Effet sur la qualité de l'eau :

En augmentation

pesticides : DIMINUTION



Neutre

Autre :

Pas d'effet (neutre)

Commentaires

L'utilisation de micro-organismes a peu d’impact sur l’environnement (eau, air, sol)

Les nématodes ou le Bacillus thuringiensis sont peu sélectifs







Critères "agronomiques"

Positif

Qualité de la production :

En augmentation

En augmentation

Pas de résidus sur fruits





Biodiversité fonctionnelle :

Variable

Variable

L’impact sur les auxiliaires dépend de la sélectivité de l’organisme utilisé (ex. le virus de la granulose est très sélectif, alors que les nématodes sont peu sélectifs).







Critères "économiques"



Neutre

Charges opérationnelles :

Variable

Variable

Coûts indicatifs, référence : « Coût 2014 des approvisionnements en arboriculture », Chambre d’agriculture 84

– Nématodes : 110-220 €/ha – Bt : 30-50 €/ha – Virus de la granulose : 40-50 €/ha – Aureobasidium pullulans : environ 70 € à 1,5 kg/ha – Bacillus subtilis : environ 60 €/ha







Critères "sociaux"



Neutre

Temps de travail :

Pas d'effet (neutre)





Neutre

Période de pointe :

Variable

Variable

En saison, la fréquence des applications peut être plus élevée qu’avec un produit phytopharmaceutique de synthèse car les micro-organismes sont plus sensibles aux fortes températures et aux UV





Neutre

Temps d'observation :

Pas d'effet (neutre)

Temps de travail : Pas d'effet

45 minutes / ha comme un traitement phytosanitaire







4. Organismes favorisés ou défavorisés



Bioagresseurs favorisés



Bioagresseurs défavorisés



Auxiliaires favorisés



Auxiliaires défavorisés



Accidents climatiques et physiologiques favorisés



Accidents climatiques et physiologiques défavorisés



5. Pour en savoir plus

  • Cytochemical investigation of the antagonistic interaction between a Microsphaeropsis sp. (isolate P130A) and Venturia inaequalis
    -Benyagoub M., Benhamou N., Carisse O. Biochem. Cell Biol., 88, 605-613., Article de revue avec comité, 1998 Pour consulter l'article voir lien
  • Les trois domaines du Bacillus thuringiensis.
    -Férez J.-M., Duchon-Doris J., Decoin M. Phytoma, 613, 10-13., 2009
  • Résistance : La coévolution du carpocapse et du virus de la granulose
    -Lopez-Ferber, M.,Siegwart, M., Libourel, G. L'Arboriculture fruitière, 2015
  • Techniques de lutte alternatives en verger prévenant l’apparition de Penicillium expansum en conservation.
    -Guérin A., IFPC, 2011 Pour accéder à la synthèse bibliographique voir lien

6. Mots clés



Méthode de contrôle des bioagresseurs :

Lutte biologique

Mode d'action :

Rattrapage Action sur le stock initial

Type de stratégie vis-à-vis de l'utilisation de pesticides :

Substitution

Annexes

Cette technique est évoquée les exemples de mise en œuvre suivants :


Voir les les cultures suivantes :