L'arbre dans l'élevage, un projet en routine, Sylvain Poussier

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Sur le GAEC familial de Sylvain Poussier, en Normandie, l’arbre fait pleinement partie du système d’élevage laitier. Avec 734 ha, 90 vaches normandes et 13,5 km de haies, la ferme s’appuie depuis longtemps sur le bocage, le pâturage tournant et des parcelles de petite taille. En agriculture de conservation puis en semis direct sous couverture végétale depuis 2019, l’exploitation cherche l’autonomie, la fertilité des sols et une meilleure gestion de l’eau. Après un fort épisode orageux en 2018, le passage au strip-till et le renforcement des couverts ont conforté cette stratégie. Les haies sont gérées comme une vraie production : bois énergie pour les chaufferies, plaquettes pour le paillage, biomasse pour nourrir les sols et biodiversité. Sylvain Poussier montre ainsi comment l’arbre, bien intégré et bien conduit, devient un levier concret de résilience face au changement climatique.

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Résumé
Sur le GAEC familial de Sylvain Poussier, en Normandie, l’arbre fait pleinement partie du système d’élevage laitier. Avec 734 ha, 90 vaches normandes et 13,5 km de haies, la ferme s’appuie depuis longtemps sur le bocage, le pâturage tournant et des parcelles de petite taille. En agriculture de conservation puis en semis direct sous couverture végétale depuis 2019, l’exploitation cherche l’autonomie, la fertilité des sols et une meilleure gestion de l’eau. Après un fort épisode orageux en 2018, le passage au strip-till et le renforcement des couverts ont conforté cette stratégie. Les haies sont gérées comme une vraie production : bois énergie pour les chaufferies, plaquettes pour le paillage, biomasse pour nourrir les sols et biodiversité. Sylvain Poussier montre ainsi comment l’arbre, bien intégré et bien conduit, devient un levier concret de résilience face au changement climatique.

Cette vidéo a été réalisé dans le cadre du Carrefour des Éleveurs 2023 organisé par La Vache Heureuse : https://www.lvh-france.com/



Présentation de la ferme

Sylvain Poussier est installé en GAEC avec son frère et leurs épouses, soit quatre associés, sur une ferme d’élevage en Normandie. L’exploitation est orientée vers la production laitière avec des vaches normandes.

L’historique de l’installation est le suivant :

  • Sylvain Poussier s’est installé à la fin des années 1980 ;
  • son frère s’est installé au début des années 1990, en 1994.

L’exploitation compte :

  • 734 hectares ;
  • 90 vaches laitières, plus les élèves ;
  • 13,5 km de haies.

Sylvain précise que, lors des remembrements de la fin des années 1980 et du début des années 1990, ils n’ont pas tout arraché : ils ont au contraire replanté environ 1,5 km de haies.

Sur le plan des pratiques culturales, la ferme a longtemps été en techniques culturales simplifiées, avant de passer en agriculture de conservation plus poussée à partir de 2019. Le semis direct ou le strip-till sont mobilisés selon les cultures, notamment pour le maïs.

Une logique d’autonomie et de cloisonnement bocager

L’objectif principal de la ferme reste l’autonomie, en particulier l’autonomie fourragère et protéique. Sylvain indique qu’ils n’y sont pas encore complètement arrivés, mais que l’amélioration de la production et de la facilité de conduite est déjà au rendez-vous.

L’organisation parcellaire a été construite dans l’esprit des conseils techniques des années 1980 :

  • des parcelles de 2 à 3 hectares pour les prairies ;
  • des parcelles de 4 à 5 hectares pour les cultures ;
  • des haies tout autour.

Le pâturage se fait en pâturage tournant sur prairies permanentes, avec des parcelles d’environ 2 hectares, entourées de haies.

Aujourd’hui, l’exploitation est proche de 100 mètres linéaires de haies par hectare. Sylvain insiste sur le fait qu’ils ont, en quelque sorte, fait l’inverse de certaines évolutions agricoles passées : ils ont renforcé la part de prairies permanentes pour revenir à un système très herbagé et très bocager.

Évolution de la matière organique des sols

Sylvain présente l’évolution de la matière organique depuis 2010, en s’appuyant sur la méthode de Pascal Boivin.

Selon ce suivi, l’exploitation est arrivée à un bon niveau, avec un rapport matière organique / argile de 19 %. Ce résultat est lié, selon lui, à plusieurs facteurs :

  • une forte proportion de prairies ;
  • des restitutions végétales importantes ;
  • un fonctionnement global du système orienté vers la production de biomasse.

L’idée centrale est qu’il faut produire de la matière pour nourrir le sol, aussi bien par les racines que par les parties aériennes restituées.

Le bilan humique positif

Un intervenant complète la présentation en explicitant le « bilan humique ». Il s’agit de la balance entre :

  • la matière organique qui se minéralise ;
  • la matière organique qui s’humifie et vient enrichir durablement le stock d’humus.

Dans le cas présenté :

  • 18 tonnes de matière sèche retournent sur la parcelle ;
  • 14,6 tonnes par hectare sont minéralisées rapidement ;
  • 4,27 tonnes vont vers l’humus ;
  • 1,3 tonne est ensuite minéralisée secondairement à partir de cet humus.

Au final, le bilan humique est positif de 2,97 tonnes par hectare et par an. Cela signifie que le système continue à améliorer la fertilité globale du sol en stockant de la matière organique.

Le passage au strip-till après un épisode d’orage

Un événement marquant a fait évoluer les pratiques de la ferme : un orage en 2018 avec 45 mm en 45 minutes. À ce moment-là, en techniques simplifiées, l’eau a provoqué de gros écoulements, « une rivière ».

Cet épisode a poussé l’exploitation à faire évoluer son système et à passer au strip-till pour le maïs à partir de 2019.

Sylvain explique que ce changement n’est pas venu seul : il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la couverture permanente du sol, la gestion de l’eau et l’intensification végétale.

Le rôle des haies dans le système d’élevage

Pour Sylvain Poussier, la haie ou l’arbre se gère « comme une culture ». Il faut lui laisser de la place :

  • au moins 1 mètre de zone de vie ;
  • avec les clôtures placées à 1,50 m de l’axe de la haie, aussi bien en prairie qu’en culture.

Les objectifs des plantations menées il y a une trentaine d’années étaient les suivants :

  • environ deux tiers d’essences à croissance rapide, adaptées au milieu ;
  • le reste en bourrage.

L’idée était que la haie produise vite, ferme rapidement l’espace, et génère rapidement de la biomasse. Sylvain fait le parallèle avec les couverts végétaux : plus on produit de matière, plus on nourrit le sol et la faune aérienne.

Une haie qui pousse vite limite aussi l’installation des ronces et des fougères.

Une production régulière de bois

Le système de gestion des haies a été pensé dans une logique de production régulière. L’objectif fixé historiquement était :

  • une coupe tous les 10 ans ;
  • environ 15 tonnes produites pour 100 mètres de haie.

C’est une moyenne que Sylvain considère atteinte sur les 13,5 km de haies de l’exploitation.

La ferme utilise ce bois de plusieurs façons :

  • chauffage ;
  • paillage.

L’exploitation se chauffe au bois et récolte environ 700 mètres de haies tous les hivers. Environ deux tiers de la production vont au chauffage, le reste au paillage.

Sylvain indique également qu’ils ont mécanisé la chaufferie dès 2001 et disposent aujourd’hui de trois chaufferies.

Gestion des haies et recépage

Sylvain insiste longuement sur la manière d’entretenir une haie dans le temps.

Le principe n’est pas de figer la haie, mais de la faire durer et évoluer en permanence, en l’adaptant au milieu et au climat du moment. Pour cela, ils pratiquent le recépage.

Le recépage consiste à recouper régulièrement la haie près du sol pour relancer une forte dynamique de rejets. Sylvain insiste sur plusieurs points :

  • il faut faire de bonnes coupes ;
  • il faut couper bas ;
  • une coupe mal faite ou trop haute compromet la vigueur des rejets et la qualité de la reprise racinaire.

Il souligne que la qualité de coupe est essentielle selon les essences. Certaines espèces supportent des coupes approximatives, comme :

En revanche, d’autres demandent de vraies bonnes coupes :

Le recépage a aussi pour effet de renouveler les racines. Sylvain note qu’il a observé que des haies souffrant de la sécheresse il y a une dizaine d’années y résistent beaucoup mieux aujourd’hui, notamment grâce :

  • à la matière organique accumulée au pied ;
  • à un réseau racinaire dense ;
  • à l’adaptation progressive des repousses.

Pour les haies récentes, il faut recéper plus fréquemment, tous les 10 ans environ, voire moins. Pour les haies plus anciennes, on peut espacer à 12 ou 15 ans.

Sélection d’arbres d’avenir

Au bout de 30 ans, certaines haies commencent à contenir des arbres bien adaptés au milieu. Sylvain explique qu’ils ne cherchent pas à avoir des arbres plantés tous les 10 mètres de façon rigide. Les arbres d’avenir sont plutôt sélectionnés progressivement parmi ceux qui se sont bien implantés naturellement dans la haie.

Lors des recépages, ils en conservent quelques-uns, puis réévaluent dix ans plus tard. Cette sélection reste évolutive.

Pour Sylvain, cette manière de faire permet :

  • de conserver des sujets adaptés ;
  • de laisser entrer la lumière tous les 10 ans ;
  • de donner leur chance à de nouveaux plants mieux adaptés au contexte du moment.

Un plan de gestion validé

Sylvain explique avoir participé au développement d’un cadre de gestion des haies, en lien notamment avec le label haie. L’exploitation dispose aujourd’hui d’un plan de gestion.

Ce plan formalise ce qui se faisait déjà de génération en génération sur la ferme. Il ne s’agit donc pas d’une révolution, mais plutôt d’une validation technique d’un savoir-faire ancien.

Le plan de gestion permet notamment :

  • de qualifier les haies ;
  • d’indiquer les priorités d’exploitation ;
  • de suivre les essences et leur état ;
  • de programmer les interventions.

Sylvain est aussi impliqué dans une coopérative bois énergie, qui fait le lien entre la ressource bocagère et les chaufferies collectives ou particulières.

Mécanisation de la récolte du bois

La récolte et l’entretien des haies se sont mécanisés progressivement. Sylvain, très impliqué dans le réseau Cuma, explique qu’ils disposent de matériels adaptés :

  • déchiqueteuses ;
  • coupeurs-abatteurs ;
  • matériel de reprise.

La coupe peut être réalisée :

  • soit à la pelleteuse équipée ;
  • soit manuellement quand c’est plus simple.

Ils coupent souvent mécaniquement puis reprennent à la tronçonneuse pour obtenir une coupe nette. Cette reprise est indispensable, car une coupe éclatée ouvre la porte aux maladies et compromet la qualité du recépage.

Sylvain, qui est président de la Cuma départementale de l’Orne, dit participer depuis une vingtaine d’années à l’évolution de cette mécanisation, aussi bien pour la récolte du bois que pour l’alimentation des chaufferies.

Coûts, temps de travail et valorisation économique

En réponse à une question, Sylvain indique que l’entretien et la récolte représentent environ trois semaines de travail, selon le niveau de mécanisation.

Avec la pelleteuse, le chantier peut aller très vite, de l’ordre de 100 mètres par heure.

Sur le plan économique :

  • la production moyenne est d’environ 15 tonnes pour 100 mètres ;
  • le coût d’abattage, déchiquetage et transport est de l’ordre de 40 à 45 euros par tonne.

La marge dépend ensuite de la destination :

  • autoconsommation en chauffage, où la valeur est bien captée sur la ferme ;
  • vente éventuelle vers des chaufferies.

Régénération naturelle des haies

La question de la régénération naturelle des haies est abordée. Sylvain indique que cela peut fonctionner, mais sous certaines conditions :

  • un milieu suffisamment riche ;
  • des arbres ou haies à proximité ;
  • des oiseaux pour disséminer ;
  • pas de traitements sur la bordure ;
  • pas de pression animale trop forte.

Dans leur contexte, certaines haies se régénèrent naturellement, à condition de protéger la bande par un fil ou une clôture.

Sylvain mentionne aussi une pratique mise en œuvre après les remembrements : la récupération de souches moyennes pour les replanter. Ils ont ainsi réalisé environ 300 mètres de haies de souches en 1989-1990, puis recommencé vingt ans plus tard. Selon lui, cela fonctionne très bien, en particulier avec le châtaignier, mais aussi avec d’autres essences.

Intensification végétale observée par satellite

La présentation s’appuie aussi sur une comparaison entre l’exploitation de Sylvain et une zone agricole voisine, à partir d’images Sentinel-2 et d’un indice de végétation de type NDVI.

L’idée est de comparer :

  • une ferme bocagère avec couverture permanente des sols, haies et pâturage ;
  • un parcellaire voisin avec moins d’intensification végétale et moins de haies.

Selon les intervenants, la courbe de végétation est plus stable chez Sylvain, alors que la végétation diminue davantage dans le système voisin, notamment lors des années climatiques difficiles comme 2022.

Cette approche est présentée comme une piste importante pour objectiver les effets positifs :

  • du bocage ;
  • de la couverture permanente ;
  • de la gestion de l’eau ;
  • du recyclage de l’humidité par la végétation.

L’idée avancée est que les agriculteurs, en intensifiant la végétation et en maintenant des surfaces vivantes, contribuent activement à la régulation de l’eau et du climat local.

Couverture permanente des sols et système maïs

À partir de 2019, après l’épisode d’orage, la ferme passe à un système de maïs en strip-till sous couvert.

Au départ, l’idée était de faire :

  • du maïs ;
  • avec des intercultures associées ;
  • et de l’ensilage de méteils pour renforcer l’autonomie protéique.

Mais avec les années plus sèches, Sylvain constate une pénalisation des rendements en maïs. L’exploitation a donc fait évoluer son système vers une place plus importante donnée aux légumineuses, en particulier :

Cela permet :

  • de mieux résister ;
  • de faire une coupure vis-à-vis des ray-grass ;
  • de sécuriser une partie du système fourrager.

Les couverts avant maïs

Aujourd’hui, avant maïs, l’exploitation travaille avec un couvert principalement composé de :

La féverole est semée à l’automne, puis roulée au printemps avant le passage du strip-till et du semoir maïs.

Sylvain explique qu’ils ont testé plusieurs modalités :

  • roulage 8 à 10 jours avant le semis ;
  • semis directement dans une végétation encore haute, autour de 1,10 mètre.

Le roulage anticipé semble mieux fonctionner, notamment parce que certaines espèces comme la vesce commune peuvent sinon provoquer du bourrage si elles sont encore trop vertes et trop avancées.

Il observe aussi que l’humidité reste beaucoup mieux conservée sous un couvert roulé.

Les doses évoquées sont de l’ordre de :

  • 250 kg de féverole, avec une volonté d’augmenter ;
  • 15 kg d’avoine pour combler les trous et obtenir une meilleure couverture de fin d’année.

Sylvain envisage aussi de travailler l’enrobage des semences de féverole afin de limiter les pertes et améliorer la régularité de levée.

Un long historique de sols couverts

Sylvain précise que la couverture des sols n’est pas récente sur la ferme. Dès les années 1985-1986, ils faisaient déjà des dérobées de seigle.

Ensuite, à partir des années 2000, ils sont passés à des couverts d’avoine gélive, notamment après blé. Ces couverts étaient propres et se couchaient seuls, mais il y avait parfois des difficultés, notamment des effets allélopathiques de l’avoine sur le maïs, avec des pertes de rendement.

Le passage à la féverole répond donc aussi à cette recherche de couverts plus compatibles avec le système maïs.

Fertilisation du maïs dans le système strip-till

Dans le maïs conduit en strip-till, la fertilisation localisée comprend notamment :

  • 40 kg de soufre élémentaire ;
  • du CMV à l’hectare ;
  • de l’azote liquide localisé au rang, autour de 45 unités.

Ensuite, un complément est apporté plus tard, autour de 10 feuilles, de l’ordre de 50 unités. Sylvain explique cette stratégie par le fait que le maïs a relativement moins besoin au départ qu’ensuite.

Le fumier est également un pilier du système. Il est épandu en décembre sur les couverts semés, y compris sur les légumineuses comme la luzerne. Sylvain précise qu’ils épandent tout le fumier disponible, sans trop de stock en fin d’hiver.

Il s’agit d’un fumier parfois mélangé à des plaquettes, issues de la litière.

Luzerne, trèfle et implantation des blés

L’exploitation implante également des blés dans des couverts de légumineuses, notamment de luzerne ou de trèfle.

Sylvain indique que la gestion de la luzerne dans ce type de système est plus complexe, en particulier pour la réguler. Malgré cela, ils ont déjà obtenu de bons résultats. Il cite notamment une récolte à 83 quintaux lors d’un essai qui avait suscité des doutes au départ, y compris chez un technicien.

Pour lui, cette anecdote montre qu’il faut croire à ces systèmes et leur laisser leur chance.

Les arbres dans l’élevage : chauffage, paillage et alimentation

Au-delà du chauffage, les arbres sont aussi évoqués comme ressource pour :

  • le paillage ;
  • éventuellement l’alimentation animale.

Des intervenants rappellent que certaines essences, comme le saule ou le châtaignier, peuvent avoir un intérêt direct en élevage :

  • branchages distribués en période sèche ;
  • châtaignes pour les génisses ;
  • fonctions d’ombrage, de parasol et de protection.

L’importance de laisser de l’espace aux haies est rappelée, notamment en élevage, avec des clôtures suffisamment éloignées pour permettre une bonne forme des arbres et éviter une dégradation excessive par les animaux.

Les plaquettes en paillage

Un intervenant précise que les plaquettes de bois utilisées en paillage donnent de très bons résultats, notamment en mélange avec la paille, dans des proportions proches de moitié-moitié.

Les effets observés sont :

  • un paillage plus sain ;
  • un meilleur confort des vaches ;
  • un assainissement de l’air ;
  • peu de problèmes sanitaires, y compris sur les jeunes animaux.

En revanche, il met en garde contre l’utilisation de refus de déchetteries ou de matières mal triées, à cause des risques de présence de plastique ou de ferraille, particulièrement problématiques si ces matériaux se retrouvent dans les prairies ou les zones pâturées.

Ce que montre l’exemple de Sylvain Poussier

L’exemple présenté par Sylvain Poussier montre un système cohérent où l’arbre fait pleinement partie du fonctionnement de l’élevage. Les haies ne sont pas seulement un décor ou une contrainte : elles sont intégrées comme un élément productif à part entière.

Elles apportent :

  • de la biomasse ;
  • du bois énergie ;
  • du paillage ;
  • de la biodiversité ;
  • de la protection pour les animaux ;
  • une meilleure gestion de l’eau ;
  • un soutien à la fertilité des sols.

Ce travail s’inscrit dans une logique plus large d’intensification végétale :

  • prairies permanentes ;
  • pâturage tournant ;
  • couverts végétaux ;
  • légumineuses ;
  • maïs en strip-till ;
  • restitution maximale de biomasse au sol.

L’ensemble contribue à renforcer la résilience de la ferme face aux excès d’eau comme aux sécheresses, tout en maintenant une production agricole active.