Filet anti limaces en cuivre Springday

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L’utilisation d’une barrière à limaces efficace : le confort de cultures autonomes face aux limaces

mur
Utiliser des barrières infranchissables, une sérieuse alternative à l'utilisation des granulés phosphate ferrique et métaldéhyde


Dans la lutte contre les limaces, l’utilisation de barrières efficaces et durables constitue probablement la stratégie la plus intelligente.

En clôturant durablement des zones de cultures sensibles, et après extraction des gastéropodes des lieux aux premiers jours, les populations de limaces y diminuent drastiquement et durablement.

Une planche de culture, ainsi clôturée, ne subira plus de dégât. Ceci, sur du long terme.

La veille continue des cultures sensibles, et l’utilisation répétée de granulés au phosphate de fer ou métaldéhyde, ne sont alors plus nécessaire. La culture clôturée est donc durablement autonome dans sa résistance à une surpopulation saisonnière de gastéropodes.


Note, pour les maraîchers en permaculture essentiellement : En outre, ne pas « traiter » superficiellement un problème de limaces par la suppression de celles-ci, est un paramètre essentiel -après quelques années, et selon plusieurs spécialistes de la question (dont Hervé Coves)- à l’arrivée d’un « équilibre systémique », qui se caractérise par l’importante diminution moyenne du nombre de limaces présent à proximité directe des cultures, de manière durable. L’utilisation de barrières à limaces permet de ne pas en venir à leur suppression, et rend ainsi possible l’arrivée d’un éventuel « équilibre », promis entre autres par Hervé Coves, dans lequel les dégâts des gastéropodes pourraient être contenus par de simples méthodes de distraction (compostage de surface, massif ou bandes sacrificiels, …)


Quelles sont les barrières à limaces véritablement infranchissables ?

La question du choix d’une barrière à limaces, suffisamment efficace et durable, se pose donc.

De très nombreuses « barrières à limaces » sont relayées sur internet, les réseaux sociaux, et partagés de bouche à oreille. La plupart n’ont jamais véritablement été testées.

Selon cet article, parmis les nombreuses « barrière à limaces » (coquilles d’œufs broyées, cendre, sable fin, ronces tressées, marc de café, poils/cheveux/laine, coquillages broyés, sciure de bois, feuilles de chêne émiettées, herbes aromatiques, bogues de châtaignes, fougères aigles…) , il semblerait que seules les douves d’eau, et le cuivre de taille > 5 cm utilisé verticalement, constituent de vraies barrières à limaces, infranchissables par tout temps, et sur la durée.


Utilisation des douves d’eau comme barrière à limace infranchissable :

eau anti limaces
Une quantité suffisante d'eau constitue une barrière infranchissable pour les gastéropodes.


Avant d’étayer la solution mise sur le marché, abordons cette solution tout aussi intéressante, et gratuite pour qui sait trouver les matériaux nécessaires : les douves d’eau.

Il s’agit de tranchées remplies d’eau, autour des planches de cultures sensibles. Les limaces ne pouvant pas traverser l’eau, ces douves constituent une protection très sûre, et surtout très économique.


Une bonne idée consiste à créer ces tranchées en enterrant des gouttières dans le sol, bouchées à leurs extrémités. Si possible, faites-en sorte que l’eau de vos planches de culture puisse ruisseler vers les gouttières, afin qu’elles puissent se remplir d’elles même lors de chaque pluie.

Utilisation du cuivre comme barrière à limaces infranchissable

cuivre
Le cuivre est couramment cité comme barrière à limace : les gastéropodes évitent en effet le contact avec ce matériau

Les utilisations passées du cuivre en tant que barrière à limaces

Une limace ne peut pas traverser une section de cuivre verticale de taille supérieure à 5-7 cm.

Pourquoi cette observation, définie expérimentalement ?


Il se trouve, qu’aurait lieu une réaction d’ordre physico-chimique entre le mucus d’une limace et du cuivre.


Certains dispositifs commercialisés évoquent « un courant électrique de type électro-statique ». Mais elle serait plutôt de type « acido-basique ».


Dans tous les cas, un faible courant électrique semble généré lorsqu’une limace entre en contact avec du cuivre, ce qui semble très désagréable pour elle (mouvements de reptation, production abondante de mucus, rebroussement de chemin).


Une section de cuivre > 5 cm est nécessaire pour faire rebrousser chemin à un gastéropode. À noter que, d’après certaines observations, les petites limaces grises seraient les gastéropodes les moins sensibles (mais l’efficacité reste belle et bien présente), alors que les escargots y seraient les plus sensibles.


Cette efficacité remarquée du cuivre contre les limaces, est exploitée depuis longtemps, dans l’industrie de l’anti-limaces : bandes de cuivre adhésives, anneaux de cuivre, fils de cuivre, et filet en cuivre « stop limaces ».


Ces dispositifs ne permettent malheureusement pas la création de barrière anti limaces véritablement efficaces pour des cultures de pleine terre : le dispositif le plus intéressant à ce sujet, le filet « stop limaces », est de trop petite taille (2 cm) est n’est donc pas efficace pour stopper toutes les limaces, en plus de ne pas être utilisable en conditions réelles (impossibilité de suivre les irrégularités d’un sol classique) : pour plus d'infos sur les retours d'experiences du filet "stop limaces", je vous conseille de vous pencher sur des agrégats de commentaires produit sur marketplaces, comme retours d'expériences à ce sujet.

Note : pour un comparatif plus détaillé des avantages et inconvénients de ces différentes solutions utilisant le cuivre (incluant des tests vidéo), voir cet article.


Le filet anti limaces, en réponse aux défauts constatés des dispositifs existants

clôture anti limaces cuivre
Le filet à limaces de Springday en illustration : une barrière infranchissable pour les limaces et le potager


Après analyse des défauts des différents dispositifs présentés précédemment, un travail a été mené sur une barrière en cuivre véritablement efficace : une clôture en maille de cuivre pur de 10 cm de hauteur.

Plusieurs tests réussis on montré l'efficacité de ce dispositif en conditions réelles, et les premiers retours utilisateurs semblent très bons

Informations complémentaires :

En pratique : mise en place du filet à limaces

cuivre anti limace
Le filet à limaces permet de clôturer l'intégralité d'une planche de culture sensible : les limaces doivent ensuite être extraites de l'intérieur du "parc" ainsi créé (collecte, pièges à bière, ...)


Le lot « filet à limaces » se compose d’un rouleau de maille de cuivre, de 2 piquets bambou imputrescibles par mètre de filet (60 piquets pour un filet de 30 mètres), et d’un collier de serrage par piquet (60 colliers de serrage pour un filet de 30 mètres).

La mise en place du filet se fait comme suit :

  • Dérouler entièrement le filet autour de la zone à protéger, à plat sur le sol.
  • Noter l’emplacement des piquets pour un soutien régulier du filet.
  • Planter les piquets, un à un, dans la terre, en traversant la partie basse du filet.
  • Relever le filet, piquet par piquet, pour le fixer dans sa partie haute aux piquets, grâce aux colliers de serrage : serrer fermement les colliers pour qu'ils ne glissent pas sur les piquets.
  • Pour une bonne étanchéisation du bas du filet au sol (pour ne pas que les limaces puissent passer « par-dessous ») : Enterrer partiellement la partie basse du filet dans la terre, ou poser sur le bas du filet des petites pierres pour le plaquer au sol. Une alternative aux pierres, pour un filet de grande taille, est l’utilisation de pics à béton en acier (à poser à l’horizontale pour plaquer le bas du filet au sol) peut être une bonne idée pour gagner du temps.
  • Une fois l'installation effectuée, mettre des pièges à limaces attractifs à l’intérieur de l’enceinte créée par le filet. Il est possible d'utiliser des pièges à bières (qui rassembleront et tueront les limaces), ou une solution plus respectueuse des limaces comme des planches posées au sol sous lesquelles on peut mettre des épluchures (il faudra fréquemment extraire hors de « l’enclos » les limaces ainsi rassemblées). Tant que les pièges continuent d’y attirer des limaces, c’est que des limaces sont encore présentes dans la zone clôturée. Une fois que les pièges n’attirent plus de limaces, cela veut dire qu’il n’y a plus de gastéropode dans la zone clôturée. Et, étant donné qu’ils ne peuvent pas y entrer, il n’y en aura plus.


Note : pour des planches de cultures paillées, il est préférable de dépailler ponctuellement la zone : pour une meilleure installation du filet (une meilleure étanchéisation au sol), et pour une meilleure extraction des limaces (et se rassembleront plus vite au sein des pièges). Une fois le filet installé, et l'extraction des limaces faite, le paillage peut être remis en place.


Les limaces ne peuvent-elles pas entrer dans la zone clôturée en passant sous terre ?

Les limaces creusent de petites galeries pour se réfugier dans la terre, et ainsi se protéger des conditions environnementales peu favorables à leur survie (sécheresse de l’été, froid de l’hiver).

Mais il s’agit bien d’un abri qu’elles se créent.

Ainsi les limaces ne creuseront pas de galeries pour passer sous le filet, dans un but d’atteindre leur nourriture.

Si des limaces apparaissent tardivement dans la zone clôturée, il s’agit soit d’œufs restés dans la terre qui ont éclos, soit d’une limace restée dans la terre plus longtemps que les autres. Dans le premier cas, une fois les œufs tous éclos, et les limaces toutes extraites, il n’y aura plus d’œufs de pondus. Pour des grandes parcelles, il est recommandé de laisser des pièges à bière (ou des pièges inoffensifs accompagnés d’une veille et cueillette) dans la parcelle durant la première saison, par prévention, et pour que toutes les limaces de la zone puissent bien être extraites.


Evaluation du risque de présence du cuivre à proximité des cultures

Certains professionnels utilisent de la bouillie bordelaise. Certains se méfient de ses effets potentiellement néfastes, à long terme, sur la vie du sol.

Les maraîchers se méfiant du cuivre, pourraient craindre, que la présence d’un filet en cuivre à proximité des cultures puisse avoir les mêmes effets néfastes potentiels que la bouillie bordelaise.


Ce n’est en fait pas du tout comparable : la bouillie bordelaise est composée de sulfate de cuivre (II), qui est un composé ionique et donc soluble avec l’eau (il entre donc facilement dans la terre avec les pluies).

Le filet en cuivre (Cu), n’en est en aucun cas comparable.

Ce qui est vrai, est le fait que le cuivre, lorsqu’il s’oxyde, se couvre de vert-de-gris (carbonate de cuivre (II)).

Mettre du vert-de-gris directement dans le sol est en soi néfaste à sa vie.


Or, il se trouve que le carbonate de cuivre (II) n’est pas soluble avec l’eau (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carbonate_de_cuivre(II) ). Cette insolubilité, fait que l’eau au contact du vert-de-gris, ne se charge pas de ses molécules.

On remarquera d’ailleurs, que nos réseaux de tuyauterie d’eau potable, certaines casseroles de cuisine, et même certains stérilets de contraception, sont composés de cuivre. Et, en théorie, le vert-de-gris est aussi néfaste pour l’homme qu’il est censé l’être pour la vie du sol.


Evaluation d'une potentielle diminution d'efficacité du cuivre oxydé

Il n'a pas encore été observé de diminution de l’efficacité d’un filet à limaces dû à son oxydation : le filet utilisé dans un potager fonctionne toujours après deux saisons d’utilisation, et un an et demi d’exposition extérieure en continue.

Mais, théoriquement, il est possible que l’efficacité du filet puisse diminuer lorsque l’oxydation devient trop importante.

Dans ce cas, il faudra simplement le laver à l’eau vinaigrée pour le débarrasser de son vert-de-gris.



Pour en savoir plus sur cette solution, cliquez ici



Filet à limaces 30 mètres


Annexes


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