Agroforesterie : Clé de voûte de la production, par Alain Canet et Marceau Bourdarias
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Rendez-vous à Elne (66) pour le festival des Rencontres de l'Agroécologie du bassin méditerranéen, organisé par Arbre et paysage 66.
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Vous retrouverez dans cette vidéo une explication des racines et des microbes dans la gestion de l'eau, par Marc-André Sélosse, intervenant lors du festival !
Le paradigme carbone, ce qui nous lie
Cette initiative « carbone fertile » apparaît comme particulièrement à propos, parce qu’il y avait un manque sur ce qui nous lie, et le carbone nous lie particulièrement. C’est, pour reprendre le mot utilisé depuis le matin même dans l’intervention, un nouveau paradigme : le paradigme carbone.
L’idée défendue est qu’on passe du paradigme azote au paradigme carbone. Quand on commence à comprendre que donner du carbone à la vie entraîne ensuite l’azote, on s’aperçoit qu’en réalité on était passé à côté du sujet en raisonnant d’abord par l’azote.
Le propos insiste donc sur un basculement de regard : nourrir les cycles vivants en carbone, c’est remettre en route l’ensemble du système de fertilité.
Le tas de pierres : image d’une agriculture minière
Une image est commentée : celle d’un tas de pierres. C’est une image où le carbone est parti. Et si le carbone est parti, la vie aussi. Il n’y a plus d’eau, plus de sol, plus de biodiversité, plus de microclimat, plus de paysages. Des personnages ont été ajoutés pour remplacer les arbres, mais l’idée reste la même : on est sur un tas de pierres.
Cette situation est décrite comme une agriculture minière, un tas de pierres en reconstruction mais dans un état d’urgence. Marceau Bourdarias souligne que, dans un tel contexte, la grande politique qui s’impose est celle de l’impact de la pierre : la pierre récupère l’énergie lumineuse, la stocke sous forme de chaleur, puis la rediffuse.
Quand on parle de réchauffement climatique, on pense souvent tout de suite au carbone et à l’atmosphère. Mais il y a aussi la manière dont la planète rayonne avec cette atmosphère, et les cailloux visibles à nu en surface sont le signe d’un système profondément dégradé. Ces minéraux ne devraient pas être exposés sur la croûte terrestre ; cette « peau » devrait être en permanence une peau vivante.
Le fait de mettre les cailloux à nu, et de s’évertuer à les maintenir à nu, produit certes un paysage d’esthétique lunaire, mais c’est surtout une situation incompatible avec le vivant. On se retrouve dans une situation impossible, qu’il faut pourtant habiter et transformer. Cela impose de passer à un autre type d’agriculture si l’on veut limiter l’impact du réchauffement climatique.
Ralentir les cycles pour retrouver la fertilité
L’intervention montre ensuite des situations où la monoculture a été enrayée. En Alsace, sur des sols couverts, certains disent que les sols couverts sont des sols prospères. On commence aussi à voir revenir des arbres fruitiers. À propos d’un vigneron, il est dit qu’il s’agit de sa parcelle « la plus tranquille ».
Cette idée de tranquillité est rapprochée du rôle de l’arbre. Paradoxalement, l’arbre a tendance à ralentir un peu les cycles. Or ce ralentissement peut être favorable à la fertilité des sols. Ralentir le cycle, c’est faire passer les flux d’abord par le carbone avant de transformer ce carbone en azote. C’est ce qu’enseigne l’arbre placé au milieu de la parcelle.
Changer ainsi la manière de voir l’agriculture est particulièrement marquant. En Alsace, malgré une pluviométrie relativement faible, on est dans d’autres types de sols et de climats que dans le sud méditerranéen. Les manques d’eau existent, mais la consommation d’eau y est aussi moindre. Cela rappelle que les réponses doivent être adaptées aux contextes.
Enherbement, eau et lenteur des processus
Dans le sud, beaucoup d’agriculteurs disent qu’ils ne peuvent pas cultiver avec de l’enherbement. La problématique de gestion de l’eau est donc immédiatement soulevée. Pourtant, il est avancé que penser l’enherbement seulement comme une concurrence est une erreur. C’est une concurrence à court terme, mais la compréhension doit se faire sur le long terme.
C’est là que la lenteur devient un point clé à digérer : il faut accepter la lenteur des processus de reconstitution et de relance des cycles de fertilité. Ces cycles sont profondément vertueux, y compris pour l’eau dans les systèmes.
Les paysages fertiles sont alors décrits comme des paysages qui cultivent à la fois le carbone et l’eau.
L’arbre dans le territoire et l’hétérogénéité des paysages
En Corse, il est rappelé l’importance de la dispersion de l’arbre dans le territoire. Cette dispersion est liée à une idée forte : ce sont les systèmes agricoles arborés qui recréent de l’hétérogénéité dans le paysage.
Or c’est cette connexion et cette hétérogénéité qui permettent de continuer à cultiver et de faire prospérer le système agricole. Ce point est présenté comme difficile, parce qu’il existe une forme d’antinomie entre l’image d’une nature préservée d’un côté, et la place de l’homme dans le système de l’autre.
La question posée est alors celle-ci : refuse-t-on la place de l’homme, en sanctuarisant certains espaces, ou bien s’inclut-on dans le système, y compris dans des zones où l’on pense qu’on ne peut pas cultiver correctement ? Là où il n’y a pas d’arbres, il n’y a rien : sans arbres, c’est un désert.
Dans certains cas, si on laissait faire, une forêt pourrait peut-être se mettre en place. Mais la question reste ouverte : y aurait-il plus de diversité ? Et surtout, y aurait-il assez de territoire nourricier pour les humains ? Ces questions sont décrites comme délicates, mais nécessaires.
Même si nous sommes nombreux, cela n’est pas forcément rédhibitoire : l’enjeu est de savoir si l’on peut aménager les systèmes pour qu’en étant nombreux, on cultive la vie.
L’arbre hydrate les milieux secs
Sur une image commentée, Alain Canet souligne ce qu’il fallait dire : l’arbre hydrate les milieux secs.
Cette formule résume une idée centrale de l’agroforesterie : l’arbre ne doit pas être vu comme un obstacle, mais comme un agent de régulation, d’hydratation des milieux, de relance des cycles, d’installation d’un microclimat et de maintien d’une vie abondante.
Le rôle indispensable de l’élevage
Le cochon est présenté comme stimulant la biodiversité et la vie du sol. Il est même décrit comme une « usine à produire des bombes bactériologiques » : il consomme sur place, puis ses déjections stimulent la fertilité des sols. L’élevage est ainsi présenté comme un outil indispensable de construction des agrosystèmes.
L’exemple du porc noir agroforestier est donné, avec l’idée qu’une telle viande, quand elle est bien produite et bien transformée, présente une qualité alimentaire remarquable, riche en minéraux. Cela conduit à rappeler que la question agricole n’est pas seulement une question de quantité produite, mais aussi de qualité.
Il est ainsi affirmé qu’une tomate cultivée dans un sol vivant contient, à poids égal, deux à trois fois plus d’éléments nutritifs qu’une tomate cultivée dans un système hors-sol. La production agricole doit donc être pensée en termes de qualité nutritive, et pas seulement en tonnes ou en volumes.
Produire beaucoup de choses à la fois
Une scène située aux portes de Rabat illustre cette idée. Là-bas, on cultive de l’agneau, de l’herbe, du liège, des glands, du miel, et bien d’autres choses encore. Sans les arbres, cette zone serait un désert.
Le commentaire insiste sur le fait que d’autres sociétés ont réalisé des systèmes diversifiés parce qu’elles n’avaient pas le choix. Ce regard sur d’autres systèmes agricoles, d’autres cultures et d’autres rapports au vivant permet de faire évoluer nos propres postures.
Cela conduit à distinguer productivisme et productivité. Ici, en termes de productivité, les systèmes arborés sont présentés comme exceptionnels. Il est rappelé qu’il y a au moins autant d’herbe sous les arbres que là où il n’y en a pas, à quoi s’ajoutent le bois, les fruits, les fleurs, les insectes, les papillons et toute la biodiversité que l’on cherche souvent à protéger par de grandes lois alors que les paysans l’ont déjà mise en œuvre dans leurs pratiques.
Penser l’élevage à partir de l’herbe
Un éleveur dit : « je ne suis pas éleveur d’animaux, je suis éleveur d’herbe ». Cette formule est jugée très importante, parce qu’elle change profondément la manière de penser l’élevage.
Une prairie correctement pâturée, où la manière dont les animaux consomment l’herbe est bien gérée, est plus productive qu’une prairie laissée sans entretien. Cela veut dire qu’on peut stimuler la production par une bonne gestion du vivant, et non par la dégradation des milieux.
L’animal ne doit donc pas être vu seulement comme un poste de dépense ou comme une source de dégradation, mais comme un agent de gradation, d’amélioration du système. Il faut cependant distinguer les formes d’élevage : produire de grandes quantités de matière organique par des animaux en batterie, nourris avec des aliments exportés, n’a évidemment pas le même sens qu’un élevage intégré au fonctionnement du milieu.
Le débat sur la viande est ainsi réorienté : la vraie question n’est pas seulement d’en manger ou non, mais de savoir d’où elle vient, comment les animaux sont nourris, et comment leur présence participe ou non au système agricole.
Les animaux mangent aussi du ligneux
Il est rappelé qu’on pense souvent, à tort, que les ruminants ne mangent que de l’herbe. En réalité, ils adorent aussi consommer des plantes ligneuses. Quand on émonde un arbre en été dans une prairie, le troupeau vient immédiatement consommer les branches disponibles.
Dans une plante ligneuse, il se passe quelque chose de fondamental du point de vue de la diversité et de la qualité alimentaire. Comme pour l’humain, la qualité de l’alimentation est centrale pour l’animal. Et si l’animal mange bien, l’humain mange bien aussi.
Élever aussi les animaux du sol
L’intervention attire l’attention sur un autre point : quand on élève des animaux, on n’élève pas seulement ceux que l’on mange ou que l’on utilise directement ; on élève aussi les animaux du sol.
La notion de biodiversité fonctionnelle est regardée avec prudence si elle conduit à ne retenir que les organismes qui semblent immédiatement utiles. Le bousier, par exemple, est élevé indirectement dès lors qu’on élève des animaux qui produisent des bouses. Élever des vaches, c’est aussi élever des bousiers.
Lorsque les bousiers reviennent dans les prairies, c’est le signe d’une biodiversité retrouvée à l’échelle du mètre carré.
L’arbre fait tout avec presque rien
Certaines images sont décrites comme très émouvantes, parce qu’elles montrent l’arbre qui fait tout avec presque rien : un peu de CO2 dans l’atmosphère, des conditions parfois invraisemblables, et pourtant une capacité à nourrir les troupeaux et à permettre aux paysans de vivre de leur métier.
Ces systèmes, notamment observés dans des zones soumises à des chocs climatiques violents, sont considérés comme extrêmement inspirants. Avec des pluies très intenses, des pertes massives de matière organique et donc de carbone et d’eau, les arbres apparaissent comme des structures de résilience.
Le commentaire hésite entre bon sens et génie paysan, et conclut que c’est probablement les deux.
La forêt domestique et les clôtures vivantes
Une autre image montre un paysan travaillant dans une « forêt domestique ». L’exemple donné est celui de la trogne, ou trogne fourragère, gérée comme clôture vivante végétale. Avec ses arbres taillés régulièrement, il produit du pâturage, du fourrage, de la litière, de la protection climatique, de la clôture et du bois de chauffage.
Un frêne taillé tous les deux ans peut ainsi remplir cinq fonctions. Le plessage est également évoqué comme une pratique extrêmement créative. Celui qui s’y met éprouve un fort sentiment de pouvoir créatif, parce qu’avec quelques coups de hache et des branches pliées, il construit des structures durables « aussi solides que des cathédrales ».
Cette alliance de l’art et de la production de biodiversité est présentée comme une voie majeure.
Donner du carbone au sol pour être autonome
Le message revient ensuite à une idée simple : donner du carbone au sol pour être autonome. La dynamique du maraîchage, de la permaculture et des sols vivants a apporté un regard très fort sur le fait que le carbone nourrit les sols.
En ajoutant de la matière organique, on s’est aperçu que cela fonctionnait. On redécouvre alors que la plante est bien génératrice de tous les systèmes vivants. Même pour les cultures annuelles, que l’on croyait obligatoirement dépendantes de la destruction préalable de toute concurrence, on s’aperçoit que ce n’est pas une obligation.
Le propos d’Hervé Coves est rappelé : « l’art d’apprivoiser le soleil, c’est de cultiver la pluie », et ainsi de produire des fruits et des légumes à forte valeur nutritive.
La couverture des sols, une litière presque forestière
Dans cette agroforesterie conçue comme clé de voûte de la fécondité, il ne faut pas oublier la couverture des sols. Il est rendu hommage aux agriculteurs qui ont réussi à poser au sol une litière ressemblant à s’y méprendre à une litière forestière.
Marcher dans ces champs, c’est ne jamais sentir de mottes dures, ni de difficulté physique du sol. On n’est pas dans des sols précaires, mais dans une boucle de fécondité. Ici, on roule les couverts et on sème derrière, sans tout remettre en l’air, sans casser la couverture de survie, et encore moins l’épiderme du sol.
Cette couverture permanente maintient une aération, une verticalité et une porosité essentielles.
Produire intensivement sans glyphosate
Il est rappelé que, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, beaucoup pensaient que les semis sous couvert et les couverts permanents n’étaient pas possibles sans glyphosate. Or on voit aujourd’hui des agriculteurs et des fabricants de machines développer, avec beaucoup d’ingéniosité, des systèmes de production intensive à sols couverts permanents sans recours aux produits phytopharmaceutiques.
Il y a encore beaucoup de progrès à faire, mais c’est présenté comme une très bonne nouvelle.
Dans cette logique, la meilleure technique de désherbage est dite être « une plante ». Les adventices comme la [[folle avoine]], le chardon ou le datura n’expriment leur présence que lorsque les conditions de levée de dormance leur permettent de jouer un rôle. Cela conduit à une vision beaucoup plus positive et systémique de la flore spontanée.
Construire un paradis cultivé
Le discours prend alors une tonalité très positive : toutes les plantes sont indépendantes les unes des autres, mais en même temps en collaboration permanente pour construire un monde paradisiaque. Le message est qu’il reste possible de se fixer cet objectif : construire un paradis.
L’appel est lancé à être ambassadeurs de cette agroécologie : architectes, agronomes, biologistes, biodynamistes, mais aussi botanistes, avec une connaissance fine de cette palette végétale incroyable qui rend tant de services.
La solution est dite être dans le végétal. Elle n’est pas dans le métal, ni dans la chimie, ni dans le satellite. Ces outils peuvent aider à la décision, mais la solution est fondamentalement végétale.
Retrouver la botanique, l’écologie et le regard sur les rôles
Il est souligné qu’il y a peu de vrais botanistes, et que c’est devenu un problème. La botanique, comme l’écologie, a été en partie sortie de l’enseignement. Pourtant, l’écologie devrait être la mère de toutes les matières.
La référence à Gérard Ducerf sert à rappeler qu’on ne fait pas de la botanique seulement en connaissant le nom des plantes, mais en comprenant leur place et leur rôle dans le système. C’est ce regard-là qu’il faut développer.
Un appel est lancé pour trouver des botanistes, mais aussi des naturalistes. Être naturaliste ne consiste pas seulement à prendre des photos d’oiseaux et à les compter : cela signifie aussi aider les agriculteurs à comprendre ce dont les oiseaux ont besoin pour exister. Pour nourrir les oiseaux, il faut élever des insectes ; pour cela, il faut être entomologiste ; et pour être entomologiste, il faut être botaniste. Encore une fois, tout est connecté.
Le carbone vivant, la symbiose et les références scientifiques
La connexion commence ici : dans ce carbone vivant, fertile, utile, en symbiose, qui permet d’aller chercher ce qui manque, de propulser les excès, de connecter, de faire circuler, de faire vivre.
Les trois grands règnes sont convoqués : l’animal, le végétal et le règne fongique, qui ne doit pas être oublié. Ils doivent être pensés ensemble, jamais seuls.
Des références sont citées pour nourrir ce regard, notamment Marc-André Selosse, ainsi que les travaux de Claude et Lydia Bourguignon, qui ont fortement contribué à faire évoluer les mentalités sur la manière de concevoir l’agroécologie.
Des projets concrets, du vignoble à la Corrèze
Des schémas et projets concrets sont évoqués. L’un d’eux concerne un viticulteur de Savoie, Mari et Florian Curt, qui a eu la chance d’embaucher un naturaliste de très haut niveau. Celui-ci a pu raconter comment le vignoble s’est transformé au fur et à mesure que les pratiques culturales changeaient, avec l’arrivée progressive de la faune dans le système.
Un autre exemple conduit en Corrèze, chez un agriculteur autodidacte qui plante 500 arbres par an. À force, cela donne un paysage où l’on voit clairement les différents âges des arbres. Cet agriculteur gagne aujourd’hui autant d’argent avec ses châtaignes qu’avec son élevage, lui-même protégé et organisé en pâturage tournant.
Le cas des châtaigniers permet de rappeler que la Corrèze a longtemps été intégralement construite ainsi : les taillis actuels correspondent souvent à d’anciennes châtaigneraies abandonnées. Les replanter et recultiver la châtaigne apparaissent comme une voie bien plus féconde que leur simple conversion en bois énergie.
Les produits de l’agroforesterie et la question de la place
Les produits de l’agroforesterie sont rapidement rappelés : bois fertilité, bois énergie, bois litière, fruits, fourrages, protection, microclimat et bien d’autres services encore.
À l’argument selon lequel les arbres prennent de la place, il est répondu qu’ils en prennent peut-être un peu, mais que cette place est très largement compensée par les services rendus. À l’argument selon lequel ils prennent du temps, il est répondu que ce temps produit ensuite des éléments extrêmement précieux.
Il est aussi rappelé qu’il y a une énergie phénoménale dans le bois, bien supérieure à ce qu’on retrouve dans d’autres matières organiques souvent mobilisées dans les systèmes agricoles.
Des indicateurs de résultats pour juger les systèmes
Enfin, il est rappelé qu’aucun système agricole, quelle que soit sa latitude, sa longitude, son échelle, sa taille ou sa forme, n’échappe à l’agronomie et à l’agroécologie.
Un indicateur de résultat particulièrement important est proposé : savoir si l’on stocke ou si l’on déstocke, si l’on construit ou si l’on dégrade. Toute la question est là : est-on dans un paysage agroforestier qui augmente les stocks de carbone, de fertilité, d’eau, de biodiversité et de vie, ou bien dans un système qui les épuise ?
L’agroforesterie est ainsi présentée comme un potentiel majeur, une clé de voûte, non seulement de la production, mais aussi de la fécondité des sols et de l’empreinte que l’on laisse dans les paysages.