Vigne, moutons et couverts végétaux dans le Gers, Jean-François Agut
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Cette intervention a eu lieu dans le cadre du colloque d'hommage à Lucien Séguy et Hubert Charpentier.
Pour retrouver la vidéo du colloque dans son entièreté : https://www.youtube.com/watch?v=aXs59o8AoZc
Présentation de la démarche
Cette intervention de Jean-François Agut s’inscrit dans le cadre de la diffusion de savoirs autour de la transition agroécologique. Le sujet porte sur la vigne, les couverts végétaux et l’intégration des moutons dans le Gers.
Jean-François Agut explique qu’il a été profondément marqué par les analyses de Lucien, dont l’approche remettait en cause des pratiques viticoles usuelles, anciennes, transmises et enseignées. Cette remise en question a conduit à observer ce qui se passait chez un viticulteur et à tester concrètement d’autres façons de faire.
L’idée centrale transmise par Lucien était de couvrir le sol et de remplacer des contraintes du système par des bénéfices agronomiques. Son approche consistait à lire le sol à travers les plantes présentes, puis à se demander :
- ce qui pose problème dans le système ;
- si l’on peut utiliser ce qui gêne au lieu de le combattre ;
- s’il faut retravailler la manière d’intervenir ;
- ou s’il faut semer d’autres espèces.
Ces réflexions ont conduit à une série d’expérimentations en vigne.
Mise en place du semis direct en vigne
L’une des premières difficultés a été le matériel. Jean-François Agut explique qu’il a fallu disposer d’un semoir de semis direct, outil qui n’était pas utilisé en vigne à l’époque. Un prototype a été développé dans le cadre d’une collaboration avec François Coutant.
Ce prototype a permis de réaliser les premiers essais avec Lucien. L’idée était de pouvoir semer directement dans un couvert, sans travail du sol, afin d’implanter de nouvelles espèces dans l’inter-rang.
Premiers essais de couverts végétaux
Les premiers essais d’implantation ont été menés dans une logique proche des techniques culturales simplifiées. Une notion nouvelle pour Jean-François Agut a été celle de fertiliser les couverts végétaux.
Il rappelle que, dans de nombreuses situations, les premiers pas en couvert végétal en vigne consistent souvent à installer une seule espèce, parfois un rang sur deux seulement, avec des résultats agronomiques limités.
Lucien défendait au contraire :
- la diversité biologique ;
- la complémentarité fonctionnelle entre espèces ;
- l’association de graminées, crucifères et légumineuses.
Cette vision obligeait à revoir les pratiques et les itinéraires culturaux. Selon Jean-François Agut, cela a eu un impact direct sur la biodiversité, en créant des couverts, des gîtes et des zones refuges. Cela imposait aussi de faire attention à la destruction des couverts, au roulage et au stade d’intervention, afin de préserver cette biodiversité.
Réflexion sur le sous-rang
Le travail a ensuite porté sur la gestion du sous-rang. Lucien considérait qu’il ne suffisait pas de travailler un rang sur deux : il fallait envisager tous les rangs, et surtout repenser la gestion sous le rang.
Jean-François Agut décrit cela comme un choc culturel, car dans les systèmes viticoles habituels, le sous-rang doit être considéré comme propre, désherbé, entretenu systématiquement.
L’approche proposée était totalement différente : remplacer les fonctions assurées habituellement par les outils ou les herbicides par des plantes capables de :
- couvrir le sol ;
- protéger le sol ;
- limiter les adventices concurrentes ;
- s’inscrire dans un cycle compatible avec celui de la vigne.
L’objectif était de choisir des plantes à cycle hivernal, se développant de septembre à mai, puis séchant pour former un couvert protecteur jusqu’à la reprise du cycle suivant, sans concurrencer la vigne pendant sa phase active.
Le rôle de Medicago arabica
En observant la parcelle, Lucien a immédiatement identifié une espèce présente naturellement : Medicago arabica, appelée dans l’intervention luzerne d’Arabie. Il a dit à Jean-François Agut que cette plante était « sa copine », c’est-à-dire une plante utile au système.
Cette espèce s’est révélée capable d’assurer plusieurs fonctions :
- couvrir le sol sous le rang ;
- former un tapis protecteur ;
- limiter la levée d’autres espèces concurrentes ;
- se développer sur un cycle favorable à la vigne.
Jean-François Agut explique qu’il ne pouvait pas observer cette dynamique auparavant, car son itinéraire cultural incluait du désherbage chimique. En arrêtant le glyphosate sur certaines modalités non semées, il a pu voir comment Medicago arabica s’installait naturellement.
Il constate que :
- là où il intervenait encore, la plante était pénalisée ;
- là où il ne touchait plus, elle colonisait progressivement tout le rang.
Cette observation l’a profondément marqué.
Effets observés sous le rang
Quelques mois plus tard, la plante avait séché et formé une couverture quasi opaque. Selon Jean-François Agut, elle a exactement produit l’effet annoncé par Lucien :
- protection du sol contre la lumière ;
- limitation des levées d’adventices ;
- protection contre le soleil ;
- fonctionnement autonome sans intervention.
Il explique qu’en comparaison avec un système désherbé chimiquement sous le rang depuis de nombreuses années, les différences de structure du sol étaient très nettes. Les sols désherbés présentaient souvent :
- une forte saturation en chimie ;
- une porosité dégradée ;
- une structure catastrophique.
Au contraire, sous ce mulch naturel, en quelques mois seulement, il a observé une structure grumeleuse du sol. Il précise que ce fonctionnement s’est maintenu depuis les années 2016-2017 jusqu’à aujourd’hui, sans intervention chimique, avec répétition du même cycle.
Généralisation et limites
La généralisation de ce fonctionnement n’est pas simple, car les situations sont très hétérogènes. Dans certaines zones, le système s’installe facilement ; dans d’autres, même en semant, l’implantation reste difficile.
Lucien avait alors proposé un protocole d’amélioration pour favoriser l’implantation de ces légumineuses fourragères. Il expliquait toutefois que, dans des schémas dominés par des plantes invasives comme le chiendent ou l’agrostis, il fallait d’abord rapporter d’autres fonctions, notamment avec :
- des seigles ;
- des radis ;
- d’autres espèces capables de restructurer et préparer le milieu.
Ce n’est qu’ensuite que l’arrivée des légumineuses fourragères pouvait être amorcée.
Relecture de la vulpie
Jean-François Agut aborde ensuite le cas de la vulpie, souvent considérée comme un problème majeur dans les vignes du sud-ouest, notamment dans le Gers. Il souligne que beaucoup de viticulteurs la voient comme leur premier problème.
Là encore, Lucien proposait une lecture inverse. Il disait qu’il ne fallait surtout pas chercher à sortir cette plante du système, ni à la combattre systématiquement. Selon lui :
- en retardant son cycle, on augmente sa concurrence avec la vigne ;
- la vigne, en tant que plante pérenne, va chercher l’eau en profondeur ;
- si quelques touffes de vulpie suffisent à poser problème, cela révèle surtout un mauvais fonctionnement agronomique du système, notamment dans la constitution de la réserve utile en eau.
L’idée était donc d’intervenir le moins possible sur la vulpie afin qu’elle termine son cycle le plus tôt possible. Dans cette logique, elle devient moins concurrente et remplit aussi une fonction de couverture du sol.
Jean-François Agut souligne le caractère marquant de cette remise en cause : alors que la viticulture a longtemps cherché à éliminer la vulpie avec des matières actives très toxiques, cette plante n’est finalement pas forcément gênante pour la vigne et peut même présenter un intérêt fonctionnel.
Biodiversité et plantation d’arbres
Le travail ne s’est pas limité aux couverts sous le rang. Il a aussi porté sur la biodiversité dans son ensemble, avec la plantation :
L’objectif était d’augmenter la complémentarité écologique du système.
Induire la présence de légumineuses utiles
Dans les parcelles où Medicago arabica n’était pas naturellement présente, Lucien a proposé de l’induire en semant des espèces proches. Après plusieurs réflexions, le choix s’est porté notamment sur les trèfles souterrains.
Selon Jean-François Agut, ces trèfles ont un cycle comparable à celui de la luzerne d’Arabie et ont très bien fonctionné. Il précise cependant que ce sont des plantes délicates à implanter, qui exigent de bonnes conditions de semis.
Quand l’implantation réussit, les résultats sont jugés excellents. Cette stratégie a permis de favoriser aussi l’arrivée de Medicago arabica.
Quelques semaines ou mois plus tard, le résultat observé était un sol qui donnait l’impression de marcher sur une éponge : le couvert remplissait pleinement ses fonctions, le sol n’était plus travaillé, et le système devenait beaucoup moins interventionniste. D’un point de vue économique, Jean-François Agut estime que le raisonnement global, intégrant :
- le coût des semences ;
- le coût d’implantation ;
- les bénéfices agronomiques ;
- les bénéfices économiques directs,
aboutissait à un système très performant.
Changement de regard sur la flore spontanée
Jean-François Agut explique que cette expérience a profondément changé sa manière de voir. Au lieu de chercher des mélanges commerciaux ou de multiplier les essais standards, il a appris à observer la nature :
- comprendre pourquoi une plante est là ;
- ce qu’elle indique ;
- ce qu’elle apporte comme information ;
- et comment l’encourager.
Il dit avoir lui-même contribué auparavant à multiplier des plantes indésirables faute de compréhension du système. Le changement de perspective a consisté à passer d’une logique de lutte à une logique d’observation et d’accompagnement.
Intégration des moutons
Lucien trouvait également intéressant d’utiliser les animaux dans le système, en particulier les moutons. L’objectif était de s’en servir pour gérer certaines graminées jugées gênantes si elles n’étaient pas maîtrisées.
Jean-François Agut explique qu’aujourd’hui encore, les animaux jouent ce rôle :
- ils tondent les graminées ;
- ils ne consomment pas la luzerne d’Arabie, vraisemblablement à cause des tanins ;
- cela laisse plus d’espace aux légumineuses utiles ;
- ensuite, ces dernières prennent le dessus et contrôlent la pousse du couvert.
Dans l’exemple présenté, les graminées sont totalement pâturées, tandis que la luzerne d’Arabie poursuit son développement. Elle monte jusqu’à environ 55 à 60 cm, alors que les souches de vigne font environ 80 cm. Une fois son cycle terminé, elle forme un mulch de 7 à 10 cm qui couvre efficacement le sol.
Jean-François Agut souligne qu’après pâturage, développement puis dessiccation naturelle, le système fonctionne sans chimie, tout en permettant un retour de fertilité intéressant à mesurer.
Fertilité, nutrition et pilotage du système
Jean-François Agut insiste sur un point essentiel transmis par Lucien : il ne faut pas confondre fertilisation et fertilité.
Selon cette approche :
- la fertilité est le résultat d’une activité biologique ;
- la fertilisation est le résultat d’un apport de fertilisants.
Lucien lui expliquait qu’il fallait construire le système progressivement :
- une partie de la nutrition sert au couvert, qui réorganise les éléments ;
- une autre partie continue de servir directement à la culture ;
- la fertilité viendra ensuite, à mesure que le système biologique se mettra en place.
Jean-François Agut reconnaît que, dans ses débuts autodidactes avec les couverts, il a subi des effets dépressifs sur les rendements, car il comptait sur une restitution trop rapide des éléments. Il pensait que les éléments seraient disponibles immédiatement après le cycle du couvert, ce qui ne s’est pas vérifié.
Il a donc revu sa stratégie. Aujourd’hui, dans son contexte des Côtes de Gascogne, avec des objectifs élevés de l’ordre de 120 hectolitres par hectare, il estime que ces objectifs peuvent être tenus dans un tel système, à condition de raisonner l’ensemble :
- nutrition ;
- taille ;
- conduite globale ;
- pilotage du couvert ;
- intégration du vivant dans son ensemble.
Mesures réalisées sur la luzerne d’Arabie
Interrogé sur les mesures réalisées concernant l’impact de la luzerne d’Arabie, Jean-François Agut précise qu’il n’a pas observé d’impact sur la ressource en eau.
En revanche, les comparaisons entre modalités désherbées sous le rang et modalités couvertes ont mis en évidence des différences à travers des analyses de jus de sève. Ces analyses ont montré que ces couverts se comportaient comme des « pompes » pour certains éléments :
Sur la vigne, cela se traduisait par :
- des déficiences importantes sur ces éléments ;
- un pic d’azote plus tard dans la saison.
Ce pic d’azote pouvait être bénéfique dans certaines conditions, mais dans des contextes secs ou difficiles, il pouvait aussi engendrer des blocages ou des rapports calcium/azote compliqués.
Pour gérer cela, la stratégie de nutrition a été modifiée :
- maintien d’apports au sol plutôt organiques, avec évolution lente et organisée ;
- soutien foliaire de la vigne ;
- utilisation du soufre ;
- prise en compte d’autres éléments comme le silicium ou le bore.
Selon lui, dès lors que la plante est soutenue en foliaire, les effets dépressifs observés peuvent être lissés.
Il indique également qu’au niveau de la richesse en azote des moûts, les modalités couvertes par la luzerne d’Arabie présentaient environ 55 % d’azote en plus.
Effets sur les arômes des vins
Concernant l’impact sur les arômes, Jean-François Agut mentionne l’utilisation d’un système de mesure appelé Dyostem, destiné à caractériser les précurseurs d’arômes.
Les éléments suivis comprenaient :
- l’évolution de la taille des baies ;
- la colorimétrie ;
- la richesse en sucres ;
- l’analyse de force classique ;
- le potassium ;
- les éléments primaires ;
- la dotation azotée.
Les résultats ont montré une évolution du potentiel aromatique vers un profil plus végétal. Dans le cas des sauvignons, il explique que l’objectif est de développer les précurseurs d’arômes recherchés, avec un système très protégé sur le plan oxydatif, notamment grâce à la présence de glutathion.
Dans son système habituel, il était courant de faire des apports azotés à partir de la véraison pour favoriser cette barrière antioxydante. Avec la luzerne d’Arabie, il explique avoir moins recours à ces usages et avoir plutôt besoin de ramener les autres éléments en soutien, notamment le soufre, pour rééquilibrer le système.
Selon lui, les profils obtenus étaient meilleurs ou en tout cas davantage dans la cible recherchée sur ces modalités.
Effets sur le gel
Questionné sur le gel, Jean-François Agut explique avoir testé des zones roulées et des zones broyées, mais n’avoir pas pu mesurer clairement d’effet dans des situations de petit gel.
Les épisodes observés ont été des gels très sévères, de l’ordre de -7 à -8 °C. Dans ces conditions, il n’a pas été possible de démontrer :
- ni effet positif ;
- ni effet négatif ;
- ni différence liée à la conduite du couvert.
Il a pourtant réalisé des mesures avec des sondes de température et des stations météo, en comparant différentes positions dans la parcelle, mais sans parvenir à mettre en évidence un effet mesurable dans ces gels extrêmes.
Rendements et traitements fongicides
Sur les rendements, Jean-François Agut rappelle que les objectifs sont atteints lorsque le système est correctement piloté. Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas attendre du couvert seul toute la nutrition de la vigne.
Le couvert joue un rôle de tampon. Il permet de lisser la nutrition dans le temps et d’éviter les déséquilibres causés par des apports brutaux, notamment azotés. Il souligne qu’il n’y a rien de pire qu’une vigne poussant de façon excessive après un coup d’azote, surtout si la pluie et la chaleur suivent, car cela favorise les maladies.
La logique transmise par Lucien consistait à :
- apporter ce dont la plante a besoin ;
- de manière séquencée ;
- en organisant cette séquence grâce au système couvert-sol-plante.
Selon lui, cela permet une conduite beaucoup plus linéaire et plus maîtrisée, y compris vis-à-vis de la pression fongique.
Il ajoute que, dans l’ensemble, il observe :
- plus de vie dans le système ;
- moins de chimie ;
- plus de biodiversité ;
- plus de vers de terre et de turricules ;
- une augmentation de la matière organique ;
- une meilleure relation sol-plante ;
- moins de traitements phytosanitaires sur la vigne.
Relation sol-plante et biostimulants
Jean-François Agut explique également avoir mené, avec Lucien, des essais autour de ce qu’il appelle la « nutri-protection », c’est-à-dire l’usage de biostimulants ou de systèmes de défense naturelle.
Il observait auparavant des effets très aléatoires : parfois cela fonctionnait, parfois non. Sur les parcelles où l’historique agronomique avait permis d’améliorer la relation sol-plante, ces produits ou leviers fonctionnaient de manière systématique.
Lucien reliait cela à une meilleure compréhension des travaux sur la relation entre le sol, la plante, la photosynthèse et la protéolyse. Pour lui, lorsqu’on retrouve une bonne relation sol-plante, le moindre coup de pouce apporté à la plante devient réellement bénéfique.
Place des moutons dans la conduite du vignoble
À la question de savoir si les moutons s’attaquent aux pieds de vigne, Jean-François Agut répond que, avec la race utilisée, ils ne s’attaquent ni à l’écorce ni au bois.
En revanche, il existe une incompatibilité majeure au moment du débourrement : à cette période, les moutons doivent sortir de la parcelle et aller pâturer ailleurs.
Dans la construction des mélanges, l’idée était de combiner :
- des espèces appréciées des moutons ;
- des espèces qu’ils apprécient moins ;
- des plantes gélives ;
- des plantes capables de repousser ;
- des espèces nourrissant le sol.
Il résume cela en disant qu’il fallait construire à la fois :
- une ration pour les moutons ;
- une ration pour le sol.
Aujourd’hui, les mélanges comptent environ 16 à 17 espèces, avec l’objectif d’avoir en permanence :
- de la racine vivante ;
- de la racine morte ;
- des éléments en décomposition ;
- une complémentarité continue dans le temps.
L’idée n’est donc pas d’avoir une seule espèce qui fait son cycle puis restitue d’un coup, mais un système où il y a en permanence de la vie, de la décomposition et de l’activité racinaire.
Hommage à Lucien
En conclusion, Jean-François Agut évoque sa relation personnelle à Lucien. Il raconte qu’il a l’habitude, depuis son enfance, de planter un arbre pour les personnes qui comptent dans sa vie professionnelle ou personnelle.
Quand Lucien est entré dans sa vie, il lui a planté un arbre sur son exploitation : un cyprès, au milieu d’un alignement. Cet arbre représente pour lui une présence, un repère et une manière de penser à Lucien en permanence.
Il dit lui être extrêmement reconnaissant et le considère comme un véritable déclencheur dans son parcours. Après des milliers d’heures passées à chercher, écouter des conférences et essayer de comprendre les systèmes, la rencontre avec Lucien a constitué pour lui un tournant décisif, rapide et profond.
Il conclut en disant qu’il voulait témoigner de cette expérience, trop courte à son goût, mais déterminante dans sa manière de repenser la viticulture.