Sols nus, climat foutu, Laurent Denise
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Cette conférence à eu lieu lors du 23e festival de Non Labour et Semis Direct. Pour en savoir plus, cliquez ici : https://nlsd.fr/ledition-2023/
Introduction
Cette conférence, donnée par Laurent Denise lors du Festival du non-labour et semis direct, porte sur un constat central : « sols nus, climat foutu ». Selon lui, la seule manière de faire reculer la désertification, sur tous les continents, est de faire avancer la couverture végétale.
L’idée directrice est simple : l’opposé du désert, ce n’est pas seulement la pluie, c’est d’abord la végétation. Avant d’être un désert, le Sahara était une forêt. Pour Laurent Denise, les agriculteurs sont donc en première ligne, car ce sont eux qui entretiennent ou non cette couverture végétale.
Il explique que la photosynthèse est au cœur du fonctionnement climatique : ce n’est pas seulement la base du vivant, c’est aussi une pompe à eau climatique. Plus les plantes transpirent, plus elles évacuent de chaleur, plus elles entretiennent les pluies. À l’inverse, quand les sols sont nus ou les cultures sèches, on provoque moins d’évapotranspiration, donc moins de pluie, plus de chaleur, et au final sécheresses, canicules et incendies.
La forêt comme référence climatique
Pour Laurent Denise, la forêt constitue la référence de base. Depuis des millions d’années, elle régule naturellement l’eau, la température et la production de biomasse.
L’arbre transpire d’autant plus qu’il fait chaud. En été, quand l’énergie solaire est maximale, il fonctionne au maximum de son évapotranspiration. C’est précisément cette capacité qui permet :
- d’évacuer la chaleur ;
- d’humidifier l’atmosphère ;
- de provoquer les pluies ;
- d’alimenter le cycle de l’eau.
Il estime qu’il ne faudrait jamais descendre en dessous du niveau d’évapotranspiration d’une forêt. Cela suppose, concrètement, d’avoir des champs verts en été.
Il souligne aussi que la forêt est l’état stable vers lequel la nature tend spontanément. L’exemple de Tchernobyl est cité : après abandon des terres, la végétation est revenue, puis les arbres, montrant que la nature couvre naturellement les sols jusqu’à retrouver une forte densité végétale.
Cultures sèches et rupture estivale de végétation
L’un des principaux problèmes pointés dans la conférence est celui des « cultures sèches » : un blé récolté, puis plus rien jusqu’à l’automne.
Selon Laurent Denise, ce mode de fonctionnement place les parcelles à l’opposé du fonctionnement forestier :
- quand la forêt commence à transpirer fortement, les cultures sèches commencent à sécher ;
- en plein été, les arbres sont au maximum de leur activité, tandis que les chaumes ne transpirent plus du tout ;
- la parcelle cesse alors de participer au cycle de l’eau.
Il en conclut que ce système coupe le cycle de l’eau et participe à la baisse des pluies estivales. Pour lui, c’est une cause directe des sécheresses et des canicules.
La solution proposée est de rechercher le maximum de photosynthèse toute l’année, ce qu’il appelle le « photomax ». Il s’agit notamment de resemer immédiatement après moisson pour retrouver une évapotranspiration proche de celle d’une forêt.
Produire un maximum de biomasse
Laurent Denise insiste beaucoup sur la notion de biomasse. Pour lui, le critère essentiel est la quantité de biomasse produite au mètre carré, surtout pendant la période estivale.
Il rappelle que l’arbre est le végétal qui produit le plus de biomasse. Il estime qu’il ne faudrait jamais descendre en dessous de la production de biomasse d’une forêt.
Il compare plusieurs situations :
- un champ de blé non cultivé après la moisson : faible biomasse, mauvaise saison, peu de restitution au sol, température très élevée ;
- un champ de maïs bien vert et bien hydraté : production de biomasse proche de celle d’une forêt ;
- les cultures d’été comme le maïs, le sorgho ou le tournesol : forte production de biomasse, forte restitution au sol, températures bien plus basses.
Il souligne qu’un champ vert en été peut présenter jusqu’à 20 °C de moins qu’un champ sec. Rapporté à des millions d’hectares, l’impact climatique devient majeur.
Température des sols et rôle du végétal
La baisse de température liée à la couverture végétale est un argument central de la conférence.
D’après les mesures thermiques citées :
- un sol nu peut atteindre 47 °C ;
- une luzerne fauchée se situe entre 33 et 38 °C ;
- un couvert végétal est autour de 29 °C ;
- sous les arbres, on descend à 25 °C.
Plus il y a de végétation vivante, plus les températures baissent. Ce constat est présenté comme valable aussi bien dans les champs qu’en ville.
Laurent Denise rappelle que les villes l’ont bien compris : elles cherchent désormais à stocker de l’eau pour arroser du végétal vivant et ainsi climatiser l’espace urbain. Selon lui, le même raisonnement devrait être appliqué aux espaces agricoles.
Il critique aussi le fait que les températures météorologiques soient souvent mesurées dans les aéroports, c’est-à-dire dans des environnements artificialisés beaucoup plus proches du désert que de la forêt.
Conifères, feuillus et incendies
Laurent Denise revient sur les incendies de forêt, notamment au Canada et dans les Landes. Il rappelle qu’au Canada, 17 millions d’hectares de sapins ont brûlé, tandis qu’en France 72 000 hectares de forêt ont brûlé l’année précédente.
Son analyse est la suivante :
- tout ce qui est sec est mort, chauffe et brûle ;
- les conifères transpirent globalement deux fois moins que les feuillus ;
- ils provoquent donc deux fois moins de pluie et évacuent deux fois moins de chaleur.
Il considère que le conifère est un arbre d’altitude qui n’a rien à faire en plaine. Lorsque les forêts sont déjà sèches et qu’une remontée d’air sec du Sahara survient, l’incendie devient, selon lui, pratiquement inévitable.
Pour lui, il coûte moins cher et il est plus efficace de maintenir la vie dans les sols et la couverture végétale que d’éteindre ensuite les incendies.
Arbres, haies et profondeur racinaire
Pour Laurent Denise, planter des haies ne suffit pas si l’on se contente de buissons. Il faut de la puissance végétale, donc de vrais arbres.
Il insiste sur plusieurs points :
- l’arbre est la référence climatique ;
- sa partie visible n’est qu’une petite partie de sa puissance réelle ;
- l’essentiel se joue dans la profondeur du système racinaire ;
- cette profondeur permet l’accès à l’eau et donc la continuité de la transpiration.
Il cite plusieurs exemples :
- les peupliers et les saules, gros consommateurs d’eau, descendent très profondément ;
- la vigne peut aller chercher l’eau à plus de 100 mètres de profondeur.
Selon lui, la réserve utile d’un sol ne dépend pas seulement de l’argile ou de la matière organique, mais aussi de la profondeur accessible aux racines. Il faut donc des plantes qui descendent profondément pour remonter l’eau et alimenter le cycle.
Il ajoute que des arbres isolés dans des champs secs finissent par dépérir, car ils se retrouvent dans un environnement désertifié. Les haies ne peuvent être efficaces que dans un contexte général de forte densité végétale.
Évaporation, atmosphère et protection par l’eau
Une partie importante de la conférence porte sur le rôle de l’eau dans l’atmosphère.
Laurent Denise rappelle que la troposphère, la couche qui nous intéresse pour le climat, ne fait qu’environ 10 km d’épaisseur. C’est là que se trouvent les nuages.
Il explique que :
- l’eau atmosphérique joue un rôle d’isolant thermique ;
- lorsqu’il y a peu d’eau dans l’air, le rayonnement solaire atteint beaucoup plus fortement les surfaces ;
- en l’absence d’eau atmosphérique, les sols reçoivent environ 50 % de radiations solaires en plus.
Pour illustrer cela, il compare la protection offerte par l’eau à celle d’une piscine de refroidissement de déchets nucléaires : quelques mètres d’eau suffisent à bloquer les rayonnements. De la même manière, l’eau atmosphérique protège la Terre du rayonnement solaire.
Il décrit aussi les remontées d’air sec venant du Sahara. Lorsque ces masses d’air très sèches arrivent sur des territoires déjà asséchés, elles aggravent fortement les canicules et les incendies.
Comment la chaleur est évacuée
Laurent Denise explique que les surfaces exposées au soleil évacuent la chaleur de trois façons :
- par rayonnement infrarouge, qui contribue à l’effet de serre ;
- par contact avec l’air, soit environ 20 % ;
- par évaporation et évapotranspiration, soit environ 60 %.
L’évaporation est donc, selon lui, le principal moyen d’évacuation de la chaleur.
Quand une surface n’évapore plus, elle chauffe davantage, rayonne davantage et provoque de plus grands contrastes thermiques avec les océans. Ces contrastes amplifient les accidents climatiques.
Pour lui, la désertification est donc un facteur majeur d’aggravation des désordres climatiques.
Le cycle de l’eau : gérer un cycle, pas un volume
Laurent Denise insiste sur un principe : avec l’eau, on gère un cycle, pas un stock limité.
Il affirme que la Terre n’a pas perdu une goutte d’eau depuis sa création. Le problème n’est donc pas la quantité totale d’eau, mais le fait d’entretenir ou non le cycle.
Il utilise l’image d’une casserole :
- avec un couvercle froid et fermé, l’eau s’évapore, se condense et retombe : le cycle continue ;
- avec un couvercle ouvert, l’eau s’échappe et le système finit par brûler.
Cette image sert à illustrer le fonctionnement des continents : si l’eau reste dans les bassins versants grâce à la végétation, le cycle se maintient ; si elle est rapidement évacuée vers la mer, les terres s’assèchent.
Le bassin versant comme unité de base
Pour Laurent Denise, le bassin versant est l’unité de base pertinente pour raisonner l’eau. La rivière en est simplement le drainage.
Il rappelle que :
- toute eau évaporée ou transpirée dans le bassin versant n’est pas perdue ;
- elle continue d’alimenter le cycle local ;
- en revanche, dès qu’elle sort par la rivière vers la mer, elle est perdue pour le bassin versant.
Il affirme qu’en France, entre 50 et 70 % de l’eau repart à la mer, alors qu’une forêt n’en rejette qu’environ 30 %. Selon lui, les Romains savaient déjà qu’il ne fallait pas dépasser ce seuil de 30 %.
Il en conclut que la France ne manque pas d’eau : elle en rejette trop.
Inondations et sécheresses : deux faces du même problème
L’un des points forts de la conférence est l’idée que les inondations et les sécheresses ont la même cause : une mauvaise régulation de l’eau.
Quand l’eau part trop vite :
- le bassin versant se vide ;
- il y a inondation en aval ;
- puis sécheresse ensuite.
Il cite le cas de la Sèvre niortaise, pour lequel il a calculé que 75 % des pluies repartaient à la mer sur deux ans. Pour lui, dans ces conditions, il est logique que le territoire manque ensuite d’eau.
Il souligne aussi que les excès d’eau sont le premier risque naturel en France. Le vrai problème n’est donc pas le manque d’eau, mais la mauvaise gestion des excès, qui conduit ensuite au manque.
Réserves collinaires et stockage de l’eau
Laurent Denise défend nettement les réserves collinaires. Il les présente comme :
- la solution la plus économique ;
- la plus globale ;
- la plus cohérente avec la lutte contre les inondations et les sécheresses.
Le principe est de retenir l’eau en amont, plutôt que de la laisser partir dans la rivière. Selon lui, cela permet :
- de réduire les crues ;
- de soutenir les nappes par infiltration ;
- de reverdir les paysages ;
- de favoriser le retour des pluies ;
- de produire de la nourriture.
Il oppose cette logique aux réserves bâchées, qu’il juge environ dix fois plus chères.
Il cite également des exemples en Inde et en Chine, où des systèmes de retenues en cascade permettent de réguler l’eau de façon très efficace.
Les villes, le ruissellement et le gaspillage d’eau
Une part importante de la conférence vise la gestion de l’eau en ville.
Selon Laurent Denise :
- les villes ont trop d’eau quand il pleut ;
- elles s’en débarrassent trop vite ;
- puis elles pompent ensuite dans les nappes.
Il rappelle qu’en Nouvelle-Aquitaine, 9,3 % des surfaces sont artificialisées, soit plus de 780 000 hectares. Cela représente, avec 700 mm de pluie, environ 5 milliards de m³ d’eau qui ne s’infiltrent pas et repartent directement vers les rivières.
Il compare ce chiffre à la consommation régionale totale, qu’il estime à 1,5 milliard de m³ : pour lui, le volume d’eau ruisselé depuis les surfaces artificialisées est gigantesque.
Il souligne aussi que les villes rejettent généralement 4 à 6 fois plus d’eau que leur propre consommation, ce qui montre, selon lui, qu’elles reçoivent de l’eau, s’en débarrassent, puis vont ensuite en rechercher.
Stations d’épuration et pollution des rivières
Laurent Denise critique fortement le fonctionnement des stations d’épuration.
Il estime qu’elles sont sous-dimensionnées et qu’elles débordent à chaque pluie. Les conséquences évoquées sont nombreuses :
- pollution des rivières ;
- transfert vers la mer de mégots, hydrocarbures, métaux lourds et déchets urbains ;
- présence de microplastiques ;
- rejets de médicaments ;
- diffusion de bactéries et de virus ;
- interdictions de baignade et de ramassage de coquillages après les pluies.
Il cite le cas d’une station d’épuration de Poitiers :
- 13 millions de m³ d’eau collectés par an ;
- eau prétendument propre à 90 %, mais avec les 10 % restants les plus toxiques ;
- 1 982 tonnes de matière sèche produites par an, ensuite incinérées.
Pour lui, les villes cherchent à se débarrasser d’eau et de matière organique, alors que les champs en ont besoin. Le blocage viendrait du fait que ces rejets sont insuffisamment traités.
Recycler l’eau et la matière organique avec le vivant
Laurent Denise présente comme solution le recours au vivant pour traiter l’eau et la matière organique.
Il cite l’exemple du Québec, où les eaux et matières organiques issues des villes sont dirigées vers des cultures de biomasse, notamment :
- saules ;
- peupliers en rotation courte.
Ces arbres auraient plusieurs avantages :
- systèmes racinaires très profonds ;
- forte transpiration ;
- capacité à produire de la biomasse ;
- présence de bactéries et champignons associés capables de dépolluer chimiquement l’eau.
Le résultat serait, selon lui :
- moins de pollution des rivières ;
- plus de biomasse ;
- plus de pluie ;
- production d’énergie ou de BRF pour les sols.
Il présente cette approche comme un cycle vertueux de recyclage à 100 %, freiné en France surtout par des obstacles administratifs.
L’agrosaulerie
Laurent Denise évoque ce qu’il appelle l’« agrosaulerie » : des alignements de saules dans les parcelles.
Cette pratique permettrait :
- de fixer les sols ;
- de produire de la plaquette bois ;
- d’alimenter des chaufferies ;
- de fabriquer du BRF ;
- d’introduire une plante pérenne compatible avec la mécanisation.
Il précise que le saule se bouture facilement, coûte peu cher, repousse fortement après taille et peut aller chercher l’eau en profondeur.
Critique de la gestion publique et des normes
Une partie des échanges avec la salle porte sur la réception de ce discours par les institutions.
Laurent Denise répond qu’il a longtemps été plus facile de faire de l’agriculture le bouc émissaire, car elle représente peu dans l’électorat. Selon lui, les politiques ont préféré désigner l’irrigation comme responsable plutôt que de s’attaquer à la pollution des villes et à la mauvaise gestion de l’eau.
Il estime cependant que les choses commencent à évoluer, notamment parce que l’Europe impose désormais de ne plus polluer les rivières.
Il soutient que si les villes étaient réellement mises aux normes — retrait des rejets directs vers les rivières, bassins de rétention, phytoépuration, réutilisation — on disposerait de beaucoup plus d’eau que les besoins agricoles actuels.
Il souligne aussi que le recyclage de l’eau en France est très faible, autour de 0,8 %, alors que d’autres pays comme Israël atteignent 85 %.
Réserves bâchées, réserves collinaires et opposition aux bassines
Interrogé sur les réserves de substitution, Laurent Denise rappelle que les réserves bâchées sont beaucoup plus coûteuses que les retenues collinaires.
Selon lui, ce choix vient en partie des oppositions anciennes aux barrages agricoles, notamment après Sivens. Il estime que les conflits ont conduit à promouvoir des solutions beaucoup plus chères.
Il considère pourtant que ces bassins seront de toute façon nécessaires, car il faudra bien stocker l’eau si l’on veut cesser de la rejeter dans les rivières. Il remarque d’ailleurs que, dans certains territoires, ces ouvrages sont acceptés dès lors qu’ils sont présentés comme destinés au recyclage des eaux usées.
Irrigation et nappes phréatiques
Dans les questions, un agriculteur retraité cite des suivis piézométriques montrant que l’irrigation n’a pas épuisé localement les nappes sur plusieurs décennies.
Laurent Denise répond que le vrai problème n’est pas tant l’irrigation agricole, dès lors qu’elle alimente le cycle, que le pompage urbain suivi de rejet en rivière. C’est cela qui, selon lui, fait baisser durablement les nappes.
Il alerte sur les conséquences pour les arbres : si les nappes baissent trop, les systèmes racinaires n’y ont plus accès, les forêts dépérissent, et l’on entre alors dans un cercle vicieux.
Santé des sols et « santé unique »
Laurent Denise rattache enfin son propos à la notion de « santé unique ».
Pour lui, tout part de la santé des sols :
- un sol vivant n’est jamais sec ;
- il est riche en matière organique ;
- il soutient des plantes en bonne santé ;
- ces plantes nourrissent des animaux et des humains en bonne santé ;
- en même temps, il entretient un climat sain.
Les sols vivants ont aussi, selon lui, une fonction de filtration et de dépollution :
Il résume donc la « santé unique » par un principe de base : couverture permanente et sol jamais sec.
L’agriculteur comme éleveur de sol
Dans sa conclusion, Laurent Denise propose une image forte : l’agriculteur est un éleveur de sol.
De la même manière qu’on ne laisse pas mourir son cheptel pour économiser de l’eau, on ne devrait pas laisser mourir le sol. Irriguer, dans cette perspective, ce n’est pas simplement arroser une culture : c’est maintenir en vie un système.
Il insiste sur l’idée qu’il est plus facile de maintenir un cycle vivant que de le redémarrer une fois arrêté. Une pompe à eau climatique, quand elle est désamorcée, demande de l’eau pour repartir.
Conclusion
La conclusion de la conférence est que la nature fonctionne sur un bilan positif. Lorsqu’on la laisse faire, elle augmente sa densité végétale jusqu’à la forêt, entretient la photosynthèse et améliore ses capacités de production.
Selon Laurent Denise :
- la priorité absolue est d’avoir une couverture végétale toute l’année, et surtout des champs verts en été ;
- il faut retenir l’eau au lieu de la jeter en rivière ;
- les réserves doivent bénéficier à tous : agriculture, particuliers, villes, industriels ;
- les villes doivent cesser de pomper les nappes pour ensuite rejeter l’eau hors des bassins versants ;
- tous les cycles du vivant passent par la photosynthèse.
Son message final est que si l’on ne coupe pas la photosynthèse, on ne coupe pas les cycles. Et si les cycles restent en fonctionnement, alors la production, la fertilité, la pluie et le climat peuvent s’entretenir durablement.