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Bruche de la fève

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Image bruche de la f ve.jpg

1. Description générale

2. Biologie et épidémiologie

Cycle biologique  

 

Conditions favorables au développement  

3. Dégâts Symptômes et dommages

En végétation, on observe des oeufs blanc-jaune de quelques millimètres de diamètre sur les gousses de féverole. A la récolte, les trous circulaires dans les graines sont la marque la plus voyante des attaques de bruche (voir photo ci-dessous, trous de bruches sur différents grains et gousses), mais l’insecte peut également provoquer des taches sur les graines. La présence de bruches dans les graines est peu préjudiciable pour le rendement mais diminue le taux de germination des semences (même si le germe n'est pas touché, les graines endommagées sont rendues plus sensibles aux maladies racinaires de début de cycle) et présente des risques de ré-infestation en culture.  Pour la commercialisation, une tolérance zéro est appliquée à la présence d'insectes vivants. Il existe également des seuils de grains bruchés à ne pas dépasser (1 à 3% en alimentation humaine, 10% en alimentation animale).

Nuisiblité

(à compléter) Systèmes de mesure

Les systèmes de piégeage des bruches existants sont peu efficaces. Bruch-LIS est un modèle agro-météorologique qui permet de positionner au mieux les traitements insecticides sur bruche de la fève en fonction du stade de développement de la culture, des conditions climatiques et de la persistance des produits.

4. Méthodes de gestion Solutions existantes

Schéma : Positionnement des différents leviers de gestion des bioagresseurs (Source : outil Concept du plan Ecophyto)

Rem : une lutte collective est souhaitable au sein d’un bassin de production, car les bruches peuvent se déplacer loin en volant.  

Solutions innovantes Il existe un déterminisme génétique de sensibilité aux attaques de bruches.  En 2016, des cultivars résistants ont été identifiés par l’INRA de Dijon, dont les gènes d’intérêt pourront à terme être isolés puis introgressés à des variétés de féverole présentant un intérêt agronomique.

Depuis 2011, une équipe de l’INRA de Versailles, en collaboration avec Arvalis – Institut du végétal et Terres Inovia, mène des travaux sur la mise au point d’attractifs à base de composés issus de la féverole. Ces attractifs permettent de piéger les bruches au champ sur des feuilles engluées près desquelles se trouvent de petits flacons du mélange olfactif. L’efficacité du piégeage semble avoir été validée après 2 ans d’expérimentation et les premiers dispositifs en plein champ ont été testés en 2016 en Seine-Maritime. Des essais de biocontrôle par application d’infradoses de fructose sur les plantes sont aussi menés en plein champ par l’Arad2 (atelier régional d’agronomie et de développement durable du CERFrance Normandie-Maine). Ces doses homéopathiques de sucre envoient un signal à la plante afin qu’elle mobilise ses propres moyens de défense.

5. Pour aller plus loin...

Annexes

Ce bioagresseur est évoqué dans les exemples de mise en œuvre suivants :

Pratiques diminuant la présence de ce bioagresseur

Guides et outils renseignant ce sujet


Cultures cibles de ce bioagresseur


 

Pratiques et cultures qui peuvent augmenter la présence de ce bioagresseur