Les agriculteurs sauvent le monde, par J-F Sarreau

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Vidéo - Ver de Terre production (26 juin 2020) - Jean-François Sarreau - Durée : 30 minutes

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On vous propose aujourd'hui un témoignage de Jean-François Sarreau, agriculteur historique du semis-direct en Bretagne, président de l'IAD. Carbone, contraintes, chimie : et si les agriculteurs en semis-direct sur couvert végétal sauvaient le monde ?


SOMMAIRE :


0:30 Introduction & présentation de son parcours

5:20 Premières réflexions quand à la transition

10:20 Les premières difficultés

12:45 Des questionnements causés par le changement : l'adaptation

18:00 Réglementation & chimie

22:10 Avantages sur la vie du sol

23:50 Le semis-direct en première place pour la stockage du carbone

27:00 Les agriculteurs sauvent le monde.


Transcriptions

jean françois rault je suis agriculteur

je suis d'abord un berrichon je suis je
me suis installé en 77 sur une ferme
dans le cher avant de venir ici en
bretagne après avoir épousé cette
bretonne marie thérèse donc mon épouse
l'installation se fait dans des
conditions un peu particulières en somme
17 je suis locataire n'a gf1
investisseurs mais pour des raisons

Afficher la suite

particulières qui sont entre autres ces

sciences affaires et pour trois hectares
au delà des 3 essais me je rentrerai
dans la profession sans aucune aide puis
cette première décennie jusqu'à on va
dire 77 90 c'est la préfiguration de la
mise en place de la pac
donc la mise en place de la pac c'était
juste tout simplement à l'époque quand
on a commencé à parler de ces questions
là une perdu un alignement sur les cours
mondiaux et donc une seconde perte de
revenus assez substantielles ce qui m'a
amené à devoir repenser mon avenir
puisque je vous ai dit 3,3 au delà de
trois essais n'y a plus de possibilité
d'extension commode et facile dans un
contexte où les prix allaient baisser et
dans un contexte dans ma belle famille
en bretagne qui va être très rapidement
existentielle liées aux crises de
de l'agriculture et de la production de
mes beaux-parents qui faisait de la
patate du pintadeau d'un jour et qui du
jour au lendemain
après que l'italie est fermé ses
frontières en fait va contraindre à
faire perdre les trois quarts de la
production de l'entreprise de mes beaux
parents
ce qui fait que pendant une période de
trois ans je serai six mois dans le cher
six mois auprès de mes beaux parents
pour les accompagner avant de revenir
m'installer en bretagne développer une
réinstallation en bretagne du fait que
mon frère va s'installer va quitter ses
études d'informatique et revenir à la
terre donc je l'aiderai abbas installé
dans le cher avant de venir
définitivement bretagne j'accompagne de
mes beaux parents pendant une dizaine
d'années jusqu'à 90 et je reprendrai
leurs affaires en 90 donc au delà de
cette période des dix ans donc de 90 à
2000
on est sur des schémas de production
végétale assez conventionnel 90 2000
deuxième séquence d'une dizaine d'années
ça va être l'adaptation à la pac la
réflexion autour de la recherche de
compétitivité et donc à partir d'elles
des années 90 l'objectif va être de dire
il nous faut travailler sur les coûts de
production et les charges de structure
après avoir travaillé pendant dix ans
sur les coups de dés des charges
proportionnelles les coûts des charges
proportionnelles dont 80 90 coup ce
travail sur les coûts de charges
proportionnelles 90-2000 travail sur la
structure partie de mon travail sur la
structure va commencer à penser
organisation du travail réduction du
travail et de l'impact du travail sur
sur les mises en culture donc impact en
temps un pacte en énergie impact en
capital
l'équation en 90 pour entreprendre la
réflexion c'est à dire voilà je
travaille aujourd'hui
conventionnellement avec deux tracteurs
sont chauds pour mettre un lecteur en
une heure de temps pour mettre un
hectare de blé et deux chauffeurs donc
deux tracteurs de chauffeur un hectare
de blé une heure de temps donc
dorénavant c'est en une heure de temps
avec un tracteur de 90 chevaux et un
chauffeur je dois être capable de mettre
un hectare de briand père voilà
l'équation de départ ça ne dit rien de
la solution qui suivra derrière nous en
tout cas c'est l'équation qui nous amène
à la réflexion et à partir de là donc on
entreprend de réfléchir à l'implantation
économique des cultures par la réduction
du temps la production de l'énergie de
trouver les moyens de le faire donc la
première étape ce sera de
conventionnellement assez novateur pour
mettre le blé
le maïs qui est la pointe de travail la
plus conséquente sur la ferme je vous ai
dit une production de volailles
l'intégralité des productions végétales
sont transformés sur cette production de
volaille et la ration d'une volaille
monogastriques c'était à l'époque 70% de
maïs donc dans une oeuvre dans un
travail d'autonomie la ferme elle était
composée de 50 60 % de maïs le reste
étant du blé éventuellement un petit peu
de légumes donc le sénat va thor va être
la première étape qui va nous permettre
décrété la pointe de travail de la mise
en terre des blés derrière maïs après
récolte qui va commencer à nous faire
réfléchir au fait que l'équation est
atteignable et la deuxième étape ce sera
l'investissement dans un unique fil qui
nous permettra aussi de mettre en place
les cultures mais qui sera plus plus
souple dans l' usage que le smav à tort
et flux de terre
donc on va commencer à toucher la
moindre perturbation du sol avec des
conséquences inattendues dans un premier
temps développement de biodiversité
e
implantation quelquefois difficile dans
un contexte de deux séquences d'humidité
importante donc là le doute nous gagne
c'est les années 90 et c'est une
première mise en doute
mais mal maîtrisée dans la connaissance
en tout cas on n'avait pas la cote de la
connaissance de l'intégralité ces sujets
là 94 95
une séquence de pluviométrie importante
50 sur le à l'anglo on est sur une
pluviométrie normale de 12 150 mm 94-95
on en a 15 cents et 99 2000 on en est de
1800 et ces deux séquences l'avons nous
devons nous dès lors qu'on ne perturbe
de plus et qu'on ne cherche pas
forcément à intensifier l'usagé des
protections et on a deux événements
importants ce qui sont un l'enherbement
excessif donc d humidité des l'économie
sur les peaux délais
les dires l'économie sur les produits de
traitement et les quantités font que on
se met en situation vulnérable
les mauvaises d'implantation
développement des mauvaises herbes pas
des adventices et puis deuxième
phénomène sous jacent à l'humidité
c'est le développement des limaces dès
lors qu'on ne perturbe qu'une seule le
milieu l'écosystème prend sa place est
né et je veux dire la diversité
s'installe la meilleure la moins bonne
mais là on commence en général par la
moins bonne donc ce sont des limaces
avant que les prédateurs narry lewy les
prédateurs n'arrive ensuite mais c'est
un long travail de patience et de et de
d'approfondissement de connaissances
pour maîtriser tout ça donc ça ce sera
l'étape 90 et puis l'étape suivante
c'est au regard de ces deux périodes ces
deux événements climatiques qui nous met
en situation de doute on avait quand
même encore là on était sûr on était
assis entre deux chaises parce qu'on ne
travaillait plus évidemment pour mettre
les céréales en terre mais par contre on
est obligé de travailler
conventionnellement pour mettre le maïs
en terre et donc le cap hit la
capitalisation dans le cadre de la
rotation la capitalisation qu'on avait
mises en place sur des séquences de
quatre ans aux gros seins étaient
intégralement détruite par le travail du
sol
et les mises en place de maïs donc ça
c'était à peu près identifiée mais pas
compris et surtout sans réponse et il
faudra un voyage au brésil en 2000 pour
voir ce qu'est effectivement le semis
direct la réflexion qui s'impose autour
de la non perturbations du travail et à
partir de là on ira jusqu'au bout grâce
à mes deux amis bernard et hervé avec un
avait co investit dans les six morts ce
sera l'investissement dans un premier
temps d'une machine de semis direct pour
mettre le maïs en place et c'est là par
ce biais là qu'on va arriver à boucler
l'ensemble du système et atteindre les
objectifs les plus fondamentaux les plus
radicaux dans l'abandon du travail du
sol
cette question aussi fondamentale va
nous faire émerger d'autres trous de
connaissances une fois de plus les
chaînes trophiques à mettre en place
mais comment ne perturbe plus les
auxiliaires commencent à arriver donc on
est moins contraints par les limaces ce
qu'ils ont quand même ce qui a quand
même été un élément difficile et le fait
de pouvoir travailler dans des rotations
continue son travail au sol nous a
permis de nous émanciper un tout petit
peu des questions d'enherbement qu'on
connaissait dans des rotations mal
maîtrisée et des successions de culture
mal maîtrisé donc on reprend confiance
et à partir de là à partir de 2000 donc
pour mettre en place ce projet de
l'agriculture de conservation enfin de
semis direct parce qu'à l'époque la
sémantique elle était limitée aux semis
direct avant de parler de véritablement
d'agriculture de conservation
ça a été de dire bien que des
associations émergentes arrivait sur le
territoire je fais référence le
territoire national la pad est basé en
bretagne avant que de connaître ces deux
associations
j'étais convaincu que pour changer
d'échelle dans le développement de ces
questions là et pour pour acquérir la
connaissance qui nous était nécessaire
il nous fallait mutualiser des
expériences donc je me suis approché
tout à fait par hasard de la chambre
d'agriculture
et j'ai obtenu qu'on mette en place un
groupe dédié à ces questions là autour
de à l'époque des tcs techniques
culturales simplifiées qui devrait
qu'ils deviendront techniques de
conservation de sol mais en tout état de
cause et ça c'était suite aux évènements
de 2004 château la baigner susan mètre
cinquante d'eau les propositions qui
nous était fait autour de ces questions
là ça se résumait simplement à mettre
des talus au bord des champs pour éviter
les phénomènes d'érosion garder l'eau
évitez donc c'était quand même quelque
chose à ces primaires est assez décalé
par rapport à ce qu'on avait déjà même
si c'est empirique est mal maîtrisée en
tout cas on avait déjà des réponses
partielles à à ces questions là donc
j'étais reparlerai tous les politiques
du secteur
j'ai interpellerait la chambre
d'agriculture chacun viendra non pas en
même temps même pas pas tous en même
temps tout cas mais chacun viendra à son
rythme son tempo chacun comprendra ce
qu'il pourra mais en tout état de cause
c'est évident qu'on avait fait la
démonstration que à partir du moment où
changer les pratiques
on avait des réponses environnemental
non négligeable des réponses économiques
et ça nous a menés dans déjà dans la
perception des questions de durabilité
laquelle le politique s'interroger lui
sur la gestion de l'eau sur la
régulation de la gestion de l'eau et la
réponse qui étaient apportées à l'époque
c'est ce que je disais c'était la
plantation de deux talus donc et une
réponse intéressante pour les questions
paysagère pour des questions de
biodiversité mais en tout cas qui ne
répondaient pas à mon sens à la question
fondamentale de l'érosion et des flux
d'eau
deux dates de la rapidité de de
l'arrivée de l'eau à l'exutoire en tout
cas et c'était cette question du
changement de pratique qui s'imposaient
pour moi et par bonheur le député a
parfaitement compris le sujet il a
compris là il a un peu forcé la main
probablement parce que la chambre
d'agriculture nous accompagne on a
bénéficié de la la méconnaissance de
tous ces sujets là mais du
questionnement néanmoins et et on a eu
donc la mise à disposition d'un
technicien jean philip turle à pour
mettre en place un groupe dédié à ces
questions là parce que sa nécessité pour
dans le changement des chaînes de
changements de pratiques et le
changement d'échelle qui ont construit
keqiang est arrivé
il nous fallait donc faire se mutualiser
l'ensemble des connaissances possible et
développer les connaissances qui devait
accompagner ça et on a donc mis en place
ce groupe à l'époque 30 agriculteurs qui
sont recensés dans le département par
jean-philippe comme ayant plus de 50
pratique dans ces questions de 2,2
moindre perturbation des milieux un
technique dcs au sens large sur ses
trente agriculteurs il a trois qui font
ce qu'on peut déjà préfiguré comme étant
du semis direct même si ça n'est que
partiel c'était les trois gars de
l'anglo bernard hervé moreau et donc 50
pratiquer pratiquer couvert plus ou
moins systématique et autour de ce
groupe là on va qualifier sa qualifier
les pratiques qualifiées les expériences
les recenser et à partir de là va se
mettre en place une dynamique de progrès
assez substantiel puisque aujourd'hui on
est donc 18 ans après le groupe touche
un peu plus de 200 agriculteurs sans que
ce soit exhaustif et sur ces 200
agriculteurs ja une mode quarantaine qui
sont maintenant en agriculture de
conservation intégral dont semis direct
intégral tel qu'on peut le considérer
maintenant
dans cette danse est dans ce concept
dans ce paradigme de production de
l'agriculture de conservation voire
maintenant même de régénération
puisqu'on peut aller jusqu'à là alors
d'abord les premières c'est d'abord
apporter des remèdes fois des remèdes ou
apporter des réponses pardon à nos
questionnements
bien sûr quand on bascule en 2000 on n'a
pas le téléphone portable
on n'a pas internet donc de toutes
façons la communication et les échanges
ont quand même malgré tout on peut le
dire assez difficile assez compliqué on
est quelques agriculteurs dans ces
pratiques là en france qui ne nous
connaissons pas il ya quinze
agriculteurs qui sont à peu près recensé
quinzaine d'agriculteurs en gros déjà en
agriculture de conservation sur
l'ensemble du territoire français mais
qui ne se connaissent pas il faut aller
au brésil pour savoir qu'il ya des gars
qui pratique ça ici en france donc c'est
pour donner le cpo donné l'état des
lieux quand même c'était quand même pas
on n'est pas dans la communication
aujourd'hui la presse donc quand on
démarre cette pratique ce changement de
pratique on est confronté à quoi des
baisses de rendement on est
éventuellement confrontés à des
évolutions de flore plus ou moins bien
maîtrisée on est confronté à des à des
difficultés qui sont d'ordre technique
des cultures qui lève qui lève mal qu'il
est moins bien qui qui produisent moins
bien et donc la question des questions
qui sont derrière c'est c'est pourquoi
on perd ce rendement pourquoi et donc ça
il faut y remédier on peut pas on peut
pas envisager de développer une
agriculture qui sont moins performante
que la précédente
ça ne peut pas envisager donc à partir
de là on édifie identifier les
principaux problèmes
1 les questions de température on se
rend compte que quand on ne perd pure
perte uble perturbe plus le sol on a des
sols qui sont plus froids donc par
conséquent ça veut dire que si on a des
sols plus fron à des problèmes de
minéralisation mains des problèmes
d'ados période d'adaptation d'adventices
différentes donc c'est l'évolution des
flores et puis on a des problèmes
de lever tout coup donc ça veut dire
qu'il nous faut un repenser nos schémas
adapter les génétique puisqu'en fait
toutes choses égales par ailleurs quand
on change la pratique du travail on ne
change rien à la question de la
fertilisation on ne change rien à la
question de la génétique
on fait tout comme pareil avant et de ce
fait on va observer que contre zones
froides zone chaude donc finistère nord
finistère sud finistère centre les
contextes pédoclimatiques sont un petit
peu différent les adaptations de
variétés sont un peu différentes et donc
à partir de là on va mettre le point
immédiatement ou très rapidement en tout
cas sur le nil et les questions de
variétés toutes les variétés de ce bal
pop faire la même chose
donc il nous faut adapter sa il nous
faut repenser ça il faut faire des
essais pour voir qu'est ce qui est le
plus intéressant le blé efa les cultures
de céréales d'hiver sont les premières
concernées et viendra derrière assez
rapidement le même raisonnement sur les
questions de culture de printemps et en
particulier le maïs on se rend compte
que quand on fait un essai en semis
direct avec du maïs on a une variabilité
d'un à trois on prend l'échantillon le
plus performant des semences du
catalogue semenciers de l'agpm on met ça
en place les meilleures variétés peuvent
faire 30 % du rendement pour lequel
elles ne sont vendus donc ça veut dire
que on a un questionnement autour de
l'adaptation de la variété la réponse au
froid la vulnérabilité aux limaces dans
les essais on constate que certaines
variétés sont beaucoup plus vulnérables
au lit masquer d'autres
à tel point que certaines sont
complètement dévorer d'autres pas du
tout touché sans qu'on en sache les
causes
donc ça veut dire qu'il nous faut
adapter un catalogue de semences à nos
besoins
mélanger les semences le cas échéant ça
fait partie des réponses
et puis après tout la question des
couvertures
des cultures intermédiaires ou en fait
on n'avait pas du tout pensé au fait
qu'un seul plus froid pouvaient modifier
à ce point des capacités germinative des
espèces ou des variétés et donc il nous
faut repenser complètement tout ça donc
les réponses qui seront faites ce seront
les adaptations variétale le choix des
variétés les moins mal adapté les
adaptations variétale par conséquent et
qu'après repenser un les dates de semis
en avançant les dates de semis et non
pas les reculant contrairement ce qui
pouvait nous être conseiller parce qu'il
faut aller rechercher la température du
sol encore réside elle et puis après il
ne faut repenser la fertilisation parce
qu'en fait ce qu'on n'avait pas compris
dans cette dans ce débat là au départ et
c'était nous a fallu comme un certain
temps pour le mesurer ce sont les
analyses de sol qui nous l'ont qui nous
ont mis le doigt là dessus l'évolution
en fait on prend un point de matières
organiques en gros à un bon point de
matières organiques en 50 temps là que
prendre de la matière organique
séquestrer du carbone séquestrer du
carbone ça veut dire immobilisations
d'azoté et cet azote et prioritairement
fixé par le par le carbone avant d'être
disponibles pour les plantes
donc ça veut dire qu'il nous faut
repenser intégralement notre schéma que
de fertilisation en avançant les dates
de fertilisation pour donner le temps à
la minéralisation d'opérer et en
augmentant légèrement les dosages haute
pour pouvoir compenser ce stockage du
carbone ça veut dire qu'il faut
communiquer ça veut dire qu'il faut
faire de la pédagogie autour de cette
question là il faut parler de nos
problèmes pour que les questions
puissent émerger les réponses arrivent
et d'où la question de tout tout
l'intérêt du groupe
alors ça c'était dans les années 2000
aujourd'hui on est et on n'est plus tout
à fait contraint par les mêmes directive
nitrates bien que néanmoins aujourd'hui
on est confronté à des questions
réglementaires de destruction chimique
des destructions découvert alors ici
dans laquelle dans un contexte océanique
plutôt plutôt d' influence océanique
on a de la pluie assez régulièrement la
destruction découvert ne se fait pas si
simplement rien que par du roulage ou
par du gel donc l'accompagnement de la
destruction chimique absolument
fondamental et aujourd'hui les
réglementations alors que nous avons
eues les toutes premières exception
usage de la destruction chimique pour
implanter ces cultures ou c ou dans les
couverts d en sénescence
on est aujourd'hui dans la région qui
pour des questions un peu de radicalité
écologistes écologique va nous
contraindre probablement à devoir nous
séparer momentanément sans transition de
la couverture chimiques et nous mettre
mal par rapport aux réglementations
directive nitrates qui sont qui sont en
cours aujourd'hui les g2 l'avait demandé
j'ai eu lieu qui nous a permis de mettre
en place deux g21 ce que qui s'appelle
ceni biodyvin pour pour semi directe et
biodiversité et le second pour que c'est
un projet qui nous permet de travailler
sur la question d'une séquestration du
carbone et donc le dossier ceni bio div
est la conséquence de du constat
d'évolution de la biodiversité dans nos
parcelles
c'est à dire que quand on passe en
agriculture de conservation quand on
laisse sur un pas de temps relativement
long
l'ensemble de cette cohérence du gîte et
du couvert qui est absolument nécessaire
à la toute existence vital on se rend
compte qu'on a des espèces accès
auxiliaires ou adventices
ou prédatrice qui se met en place mais
au-delà de ça on a toute une faune qui
qui arrive je pense à tous les carabes
les vers de terre évidemment les carabes
ensuite c'est toute la faune des
insectes les opinions les araignées
au monde
on observe une évolution de biodiversité
conséquente sans qu'on la sent qu'on
puisse la caractérise et sans qu'on la
connaisse et est donc l'intérêt c'est
d'essayer de de quantifier sa de de
mesurer l'évolution et c'est ça a été
l'objet du 1er et 2e s'est dit biot div
qui fait qu'aujourd'hui on peut dire que
bon an mal an dans une agriculture face
à des choses qui sont finalement on n'a
rien inventé ont fait que juste mesurer
l'évolution des gens comme marcel
bouchez ça nous parler de ces questions
de vers de terre
enfin en tout cas ce qu'on sait faire
c'est qu'aujourd'hui on peut dire que
l'agriculture de conservation est un
très fort pourvoyeur de biodiversité
donc les vers de terre santé sont un
indicateur des plus remarquables parce
que c'est quand même dans la catégorie
des de la faune les plus près ce que les
plus gros tout cas de c et 2 c de ses
fournisseurs
ça ne dit rien des plus petits
évidemment donc on peut quantifier dire
qu'aujourd'hui dans sur une ferme en
agriculture de conservation
on est sur un facteur 10 en termes de
production de vers de terre enfin
présence de vers de terre toutes espèces
confondues et en particulier les années
ci qui sont probablement les plus
importants pour nous enfin parmi les
plus importants mais les plus
emblématiques
par opposition à des schémas
conventionnels de travail où il ya
travail de sol peu importe les pratiques
et l'extrémité des pratiques sur les
carabes on est un facteur 100 c'est à
dire si on a un cas rare dans une
parcelle travail et on en aura 100
dans les parcelles en agriculture de
conservation et c'est ce qui va nous
permettre de nous affranchir
pratiquement des démos lucide et in fine
et en remettant en place une
biodiversité et en particulier d un état
sanitaire plus intéressant on pourra
s'affranchir des fongicides
donc ça c'est le travail de dut geii 2e
cd bio did que de qualifier ça si on
parle des molécules herbicides qui sont
les plus contestés aujourd'hui
effectivement cette annonce ans parce
que c'est ce qui permet de protéger
effectivement la biodiversité
après on a des molécules dont on ne
parle pas qui sont les fongicides qui
sont veut par contre en terme de
biodiversité et de fertilité organo
biologique un peu plus difficile le
fongicide en particulier si on peut
s'affranchir on aura davantage de
mycorhizes dans les sols et est donc par
conséquent le fait d'avoir des
mycorhizes est une organisation organo
biologique mieux de mieux structurer va
nous permettre effectivement après qu'on
ait stocker du carbone de pouvoir nous
affranchir d'une partie des charges de
minéralisation alors on n'a pas vocation
forcément rentrer dans un débat public
sur ces questions là du bien et du pot
du contre c'est pas ça le sujet mais par
contre le fait d'avoir ces résultats
nous permet aujourd'hui de pouvoir
discuter sur des orientations
réglementaire avec des arguments c'est à
dire ça nous permet de pouvoir
argumenter censément de façon structurée
sur ces questions là ça ne dis pas que
nous avons gagné à la partie parce que
mais en tout cas on ne part pas avec eux
rien et le fait d'avoir des résultats
pourra proposer me semble être un
élément absolument déterminant du débat
à venir pour remettre en ordre un
certain nombre d'idées conçus ou de
principes discuter discutable
et répondre aux questions eu assez assez
assez aigu de la société civile qui peut
être loin de toutes ces questions de
toutes ces considérations
donc faute de connaissances et faute de
résultats on est mal armés pour pouvoir
apporter rentrer dans le débat
le groupe carbone il n'y a pas que le ça
ne concerne pas que le groupe tcs 29 il
ya aussi des agriculteurs tout à fait
conventionnelle bio compris donc on est
en hausse et un travail d'évaluation de
la capacité à stocker du carbone ou pas
d'ailleurs qui est en train de se mettre
en place avec des résultats qui sont
alors je vais pas rentrer je suis mal à
l'aise pour parler des résultats
aujourd'hui puisque en fait le j2 ce
n'est pas encore terminé
donc la capitalisation n'étant pas fait
ça m'est difficile de parler de quelque
chose qui est en devenir
alors si on part du cd bio 10 ou 11 10
les fermes qui sont capables de faire
évoluer positivement leurs stocks de
matières organiques sont probablement
celle sont celles qui sont capables de
mettre en dynamique
une houle plutôt sommes capables de
mettre une dynamique de développement de
biodiversité et de sécurisation de
biodiversité au long cours donc ça veut
dire que le carbone est le point central
ça veut donc dire que après dans la
question du carbone il va falloir
identifier quelles sont les pratiques
qui vont être les plus optimisées
donc ça nous amène à la question de la
durabilité et c'est là qu'on va sans
doute lié probablement un certain nombre
de connaissances pour nous affirmer ou à
des degrés divers sans doute que
l'agriculture de conservation est
probable dans l'agriculture demain qui
sera le mieux répondre à l'ensemble des
enjeux conjuguer si on parle de l'
agriculture sans pesticides
probablement que le bio sera le plus
opérationnel ça ne dit rien du fait que
le bio puis cette vertueuse sur sa
capacité à stocker du carbone ça ne dit
rien que le bio puisse être capable de
maintenir sa capacité à produire tout
court sans parler de produire des dents
des matières ou des bio de biomasse pour
produire de l'énergie par exemple ou
pour
par l'intensification écologique
produire des biomasses qui pourrait
servir d élevage en contrepartie des qu
enfin en complémentarité des cultures
donc voilà ce que ce qui est en plein
chantier aujourd'hui l'agriculture goût
de conventionnel aura sans doute encore
des vertus pour longtemps sur un certain
nombre de productions
si on fait aussi on chante les questions
d'externalités négatives le cas échéant
mais nécessaire il faudra savoir les
accepter
c'est clair que l'agriculture de
conservation qu'on pourra appeler demain
à mon sens l'agriculture régénérative
elle sera capable de faire le lien entre
tous les besoins et les enjeux que la
société nous apposera demain savoir
l'alimentaire l'énergie l'environnement
la biodiversité et éventuellement le
tout cracking de molécules végétales
mais deux mâles challenge l'agriculture
c'est que ça ne se fera pas sans doute
de façon déconnecté ça soit de façon
complémentaire est organisée c'est à
dire l'agriculture qui fera
l'agriculteur qui fera de l'alimentaire
devra aussi probablement faire de
l'énergie devrait aussi probablement
pour assurer la biodiversité
l'environnement et peut-être avoir des
productions complémentaires de cracking
moléculaire mon regard c'est qu'on a
sûrement eu besoin de cette phase de
transition où il a fallu pousser les
curseurs le plus loin possible dans
l'hyper spécialisation pour pour toucher
le l'excellence maintenant la réflexion
qui s'impose à nous c'est de de faire
coexister
l'ensemble de ces poules hyper
spécialisés pour donner une cohérence à
l'intégralité des enjeux qui sont devant
nous c'est à dire c'est la fin de la
simplification c'est la fin de
l'agriculture simple simplifier on
on est arrivé nous dans ces pratiques là
par l'agriculture c'est un peu faire les
techniques culturales simplifiées qui en
fait n'était probablement pas si
simplifiée que sam enfin pour en arriver
aujourd'hui à repenser la simplification
dans la complexité et réimposé la
complexité ce que dit le fasse que je
crois pouvoir dire de ce sujet là c'est
que de toute façon on aura besoin
on aura besoin des uns et des autres et
à la vitesse à laquelle vont les choses
est dans une phase de transition n'y a
rien d'écrit pour toujours c'est une
recherche
c'est une évolution qui doit se faire
par tous tout le monde va être contraint
à l'excellence
la question c'est le patron qui va nous
être donné c'est à dire que si on nous
donne du temps pour le faire ce serait
bien pour tout le monde
malheureusement l'exigence des
changements radicaux qui s'imposent et
notamment peut-être question du
changement climatique
même si on en n'est pas forcément
toujours responsables d'enfants en tout
cas c'est probablement une réalité on en
est la cause ou pas l'anthropocène en
est la cause ou pas on peut en discuter
c'est un autre sujet mais en tout cas le
la question de l'adaptation au
changement climatique fait que
effectivement il faudra bien savoir
mutualiser toutes ses connaissances de
terrain toutes ces expériences de
terrain avant qu'il ne avant que ne nous
soit imposé la bienséance depuis soir
les organisations de recherche soit les
gens qui fassent toutes les structures
qui peuvent avoir pignon sur rue pour
imposer un schéma où il fit une manière
de penser une manière de faire de ce qui
serait bien de ce qui serait mal non il
faudra écouter le terrain il faudra
écouter toutes les expériences de
terrain et être à l'écouté de tous à
tafas et et à l'observation de tout
c'est de toutes ces productions de
savoirs et de savoir-faire
moi c'est ça ça me paraît fondamental

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