Viticulture sur sol vivant : Témoignage, par Michaël Georget

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À Laroque-des-Albères, Michaël Georget, vigneron en bio puis en biodynamie depuis 2012, raconte son parcours vers une viticulture sur sol vivant, construite en famille. Après avoir quitté l’agriculture conventionnelle en 2006, il développe une approche fondée sur l’observation, la couverture permanente des sols, l’absence de labour, la traction animale et l’autonomie du domaine. Son objectif : nourrir le sol plutôt que la vigne, favoriser la microfaune, limiter les intrants et renforcer la résilience face au manque d’eau et au changement climatique. Il partage ses expérimentations sur les couverts végétaux, le paillage, l’agroforesterie et le retour des animaux dans le vignoble. Michaël Georget insiste aussi sur l’importance d’une taille plus respectueuse de la circulation de sève pour redynamiser des vieilles vignes. Un témoignage concret, ancré dans le vivant, qui relie pratiques paysannes, biodiversité et adaptation climatique.

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Résumé
À Laroque-des-Albères, Michaël Georget, vigneron en bio puis en biodynamie depuis 2012, raconte son parcours vers une viticulture sur sol vivant, construite en famille. Après avoir quitté l’agriculture conventionnelle en 2006, il développe une approche fondée sur l’observation, la couverture permanente des sols, l’absence de labour, la traction animale et l’autonomie du domaine. Son objectif : nourrir le sol plutôt que la vigne, favoriser la microfaune, limiter les intrants et renforcer la résilience face au manque d’eau et au changement climatique. Il partage ses expérimentations sur les couverts végétaux, le paillage, l’agroforesterie et le retour des animaux dans le vignoble. Michaël Georget insiste aussi sur l’importance d’une taille plus respectueuse de la circulation de sève pour redynamiser des vieilles vignes. Un témoignage concret, ancré dans le vivant, qui relie pratiques paysannes, biodiversité et adaptation climatique.

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Vous retrouverez dans cette vidéo une explication des racines et des microbes dans la gestion de l'eau, par Marc-André Selosse, intervenant lors du festival !




Présentation du domaine et parcours de Michaël Georget

Michaël Georget est vigneron à Laroque-des-Albères. Le domaine est conduit en bio et en biodynamie depuis 2012. Il parle souvent au nom du collectif familial, car le projet est porté avec sa compagne, leurs deux enfants, et des animaux qui font partie intégrante du fonctionnement de la ferme.

Son parcours commence très tôt. À l’âge de 11 ans, il suit un vigneron qu’il considère un peu comme un père. À 12 ans, il fait déjà le choix de la viticulture. Il précise qu’à cet âge-là, on ne fait pas cela pour le vin, mais parce que l’on grandit dans un environnement agricole. Lui comme sa compagne ont grandi dans un petit hameau d’une vingtaine de familles, où l’agriculture était très présente.

En 1997, il débute un préapprentissage, ce qui lui permet de découvrir une agriculture plus académique. Il suit alors la voie classique, pensant qu’il s’agit de la bonne direction. Au fil de son parcours, il travaille dans différents domaines, notamment en polyculture-élevage, mais toujours avec une dominante vigne.

Rupture avec l’agriculture conventionnelle

En 2006, Michaël Georget prend un virage majeur. Il cherche à sortir de l’agriculture conventionnelle, qu’il considère comme une catastrophe, autant du point de vue matériel que du point de vue de la santé et du sens du métier.

Cette année-là, il rencontre un professeur qui l’amène à repartir de zéro. Il explique qu’il a fallu tout déconstruire, tout enlever de ce qu’il avait connu et appris auparavant. Pour lui, 2006 marque un renouveau profond, une redynamisation de sa passion initiale.

À partir de là, il s’engage dans une autre voie et poursuit cette évolution.

Arrivée dans le département et conversions en biodynamie

En 2009, il arrive dans le département sans connaître la région. Il part avec sa compagne et ses enfants, alors encore petits, et la famille s’installe d’abord en caravane. Il obtient un statut de régisseur et commence à convertir en biodynamie plusieurs parcelles.

Il évoque aussi la reprise de deux domaines voisins, avec l’idée d’accompagner d’autres vignerons à sortir eux aussi de la chimie et à convertir leurs vignes en biodynamie.

Dans cette période, il fait la connaissance de personnes importantes dans son parcours, notamment Gérard Mustin, présenté comme docteur en biodynamie à Fessenheim, ainsi qu’Acacio Nunez, qui l’accompagne également. Les échanges humains nourrissent alors fortement son évolution technique et philosophique.

Installation à Laroque-des-Albères

En 2012, après cette phase de conversion, Michaël Georget trouve à s’installer à Laroque-des-Albères. On lui présente un mas avec des vignes dont les fermages s’arrêtent. Il reprend alors ces fermages et la cave.

Dès le départ, l’installation est pensée en traction animale et directement en biodynamie. Cela implique des choix techniques exigeants et la nécessité de sélectionner les bons outils.

En 2016, il recrée un deuxième domaine avec sa compagne et les enfants, en parallèle, afin de pérenniser l’activité. Il explique que l’organisation dans le département est compliquée, avec un accompagnement insuffisant, des cotisations lourdes et des difficultés structurelles. Cette diversification apparaît donc comme une manière d’assurer l’avenir, tout en gardant le lien avec Laroque.

Une ferme familiale et un projet ouvert

Le projet dépasse la seule production viticole. Michaël Georget évoque une association créée pour ouvrir le domaine à des personnes qui souhaitent apprendre, s’initier, ou simplement découvrir. Cette structure facilite aussi l’accueil sur le plan administratif, notamment pour des personnes qui ne viennent pas du monde agricole.

Le domaine est pensé comme un lieu vivant, où les échanges, la transmission et l’expérimentation ont toute leur place.

Organisation du domaine à Laroque-des-Albères

La première partie de l’installation à Laroque-des-Albères repose sur trois îlots de vignes proches, ainsi que des pâtures autour, afin d’intégrer les animaux dans le système.

Le principe du domaine est de faire fonctionner ensemble :

  • les vignes ;
  • les chevaux ;
  • les pâtures destinées au foin ;
  • les animaux d’élevage ;
  • la production de préparations biodynamiques ;
  • l’autonomie en fertilité.

Les préparations biodynamiques sont faites en partie sur le domaine. Michaël Georget mentionne notamment la récolte de quartz pour la silice, les cornes, ainsi que la collecte de plantes. Il insiste sur l’idée d’autonomie.

Pour les sols, il cherche à être autofertile grâce au paillage, au broyat, au bois fragmenté, et à la couverture du sol, qu’elle soit spontanée ou semée.

Le sol vivant comme principe central

L’idée centrale de son travail est de nourrir le sol sans apport d’engrais extérieurs. Pour lui, l’intérêt du système est justement de ne pas dépendre d’apports, car une parcelle est toujours hétérogène : certains endroits sont plus faibles, d’autres plus riches, certains en excès, d’autres en manque. La nature, selon lui, tend à l’équilibre.

Il insiste sur le fait que la naissance d’une graine n’arrive jamais par hasard. Il faut donc observer ce qui pousse naturellement et s’appuyer dessus, plutôt que chercher à imposer un modèle uniforme.

Le but est de maintenir en permanence une microfaune et une microflore en symbiose avec la vigne. C’est cela qu’il cherche à créer, même si ce n’est pas facile dans un contexte climatique aléatoire et marqué par le manque d’eau.

Couverts végétaux, spontanés et rouleau faca

Michaël Georget décrit l’usage du rouleau faca sur des couverts non broyés. Pour lui, il est très important de ne pas renier l’apex de la plante. Depuis 2012, il explique qu’il n’a pas changé de conduite sur certaines vignes : après roulage, le sol est couvert et cela crée une sorte d’écran protecteur, une « casquette » pour le couvert végétal.

Dans le contexte très chaud des Albères, et particulièrement à Laroque-des-Albères, il bénéficie d’un microclimat avec beaucoup d’humidité et de rosée le matin. Ces couverts permettent de capter cette humidité et de la redescendre dans le système. Les graminées dominantes jouent ici un rôle important, en hydratant rapidement le sol et en profitant aux micro-organismes.

Il mène aussi des essais comparant :

  • un rang en spontané ;
  • un rang travaillé ;
  • un rang semé en couvert végétal.

Il précise que garder un rang spontané lui demande un travail supplémentaire, que beaucoup de collègues ne font pas.

Observations en année de mildiou

À partir de 2018, dans un contexte de pression mildiou, Michaël Georget observe des différences entre les modalités.

Il présente ces résultats comme particulièrement intéressants, car ils vont à l’encontre de certains discours très dénigrants vis-à-vis de l’herbe et des couverts. Selon lui :

  • le rang spontané est le plus intéressant ;
  • le travail du sol est moins favorable ;
  • le couvert semé se situe entre les deux, avec quelques limites liées aux interventions.

Il explique que dans le rang spontané, comme le sol n’a pas été travaillé, les champignons restent à la base, et la microfaune peut aussi mieux réguler l’ensemble. Dans son cas, la vigne a été touchée, mais moins que les autres. Il donne des rendements moyens d’environ 1,65 kg par pied, avec un niveau plus bas sur les rangs travaillés.

Il insiste cependant sur une idée : la nature n’est pas quelque chose que l’on peut enfermer complètement dans des mesures. Il se méfie d’une approche trop strictement scientifique ou trop réduite à des chiffres. Pour lui, l’essentiel est de préserver l’écosystème vivant du sol.

Préserver un écosystème complet

Le schéma qu’il évoque sert à montrer qu’il faut préserver un écosystème qui tourne en permanence, avec de la litière, de la matière organique, des micro-organismes et des cycles continus. Le problème principal qu’il rencontre est le manque d’eau, qui provoque parfois des arrêts dans ces cycles.

Il estime que la vigne en monoculture souffre aussi du manque d’arbres. C’est pourquoi l’agroforesterie fait partie intégrante de son approche.

Agroforesterie et trognes

À son arrivée, il constate qu’il y a beaucoup d’arbres dans ou autour des vignes, parfois très développés, parfois délaissés, au point de gêner le passage du matériel. Pour lui, il ne s’agit pas simplement de couper, mais de faire quelque chose de ces arbres.

Il présente un exemple de trogne réalisée il y a six ou sept ans. L’expérience fonctionne bien et l’encourage à continuer. Aujourd’hui, cette trogne offre :

  • du bois de chauffage ;
  • du bois à broyer ;
  • une structure vivante pérenne ;
  • une cavité favorable à la biodiversité.

Il décrit cet arbre comme un véritable hôtel pour les insectes. L’idée est donc de nettoyer et remettre en action les parcelles tout en préservant les chênes et les autres arbres déjà présents, puis d’en replanter.

Il souligne aussi l’intérêt économique de ce choix : une partie de la structure arborée est déjà en place, ce qui représente un gain de temps et de moyens pour la mise en œuvre de l’agroforesterie.

Profondeur des racines et rôle des graminées

L’une des observations qu’il présente concerne un sol sans travail du sol depuis 2012. Il s’agit d’un milieu dominé par les graminées. La partie aérienne des plantes n’est pas forcément très haute, mais les racines descendent profondément.

Dans un sol caillouteux, il rappelle une idée des anciens : « en sol caillou, il y a toujours de la fraîcheur ». Les cailloux jouent selon lui un rôle de support et de réservoir, comme des éponges sur lesquelles les racines peuvent aussi s’hydrater.

Lors d’une observation de profil, il constate qu’à 40 cm de profondeur le sol est sec, mais qu’en dessous il reste très frais. Cela montre à ses yeux que les racines ont accès à cette fraîcheur.

L’herbe n’est pas l’ennemie de la vigne

Michaël Georget tient à faire passer un message important : on dit souvent que l’herbe est une concurrence pour la vigne, mais pour lui la concurrence vient plutôt de l’humain et de ce qu’il fait à la plante, notamment par la taille.

Il considère que c’est souvent la taille qui vide les réserves, bien plus que l’herbe. Cette réflexion l’a conduit à faire évoluer totalement sa manière de tailler.

Évolution vers la taille douce

Depuis 2006, il pratique une taille morphologique apprise en Alsace. Mais ensuite, il continue à observer les problèmes dans la vigne et cherche à remonter dans l’histoire. En consultant des ouvrages anciens, y compris jusqu’au XIIe siècle, il remarque qu’on ne parlait pas autrefois de l’herbe comme concurrence de la vigne.

Il cite le docteur Jules Guyot, qui écrivait déjà en 1881 que la vigne avait une durée de vie limitée à quelques dizaines d’années, signe qu’une dégradation était déjà engagée bien avant le phylloxéra, les greffes et les clones. Il souligne aussi que Jules Guyot avait créé une nouvelle taille parce qu’il constatait déjà une baisse de fertilité.

La rencontre avec Marceau Bourdarias est alors déterminante. Michaël Georget explique que Marceau lui a apporté la suite de Guyot : comment mieux tailler.

Il montre des exemples où, en améliorant la taille, il obtient :

  • une meilleure progression du bois ;
  • une reprise des réserves ;
  • une meilleure vitalité des yeux ;
  • une réduction des blessures et des crevasses qui favorisent l’entrée de l’air et des champignons de bois.

Sur certaines vieilles parcelles des années 1950, parfois surgreffées et en mauvais état, la taille douce permet de redynamiser les ceps. Il décrit des souches qui étaient en train de dépérir, « comme un ver de terre qui fuyait », et qui recommencent à progresser.

Vieilles vignes, biodiversité et carbone

Sur des secteurs comme Collioure, il évoque aussi des vignes en biodiversité sur des sous-sols riches, avec des graminées qui constituent selon lui un piège à carbone et retiennent aussi les feuilles qui circulent.

L’objectif global est de créer une symbiose dans le sol, à partir de tous les déchets organiques. Le carbone sert alors de base à cette dynamique entre sol et plante.

Fumier, compost et régénération de la terre

Michaël Georget utilise les fumiers de ses animaux — brebis, chèvres, vaches, lapins, poules — pour refaire de la terre, notamment au potager, sur un terrain de montagne pauvre en sol.

Il montre qu’il est possible de recréer de la terre à partir de fumier. Il évoque aussi l’usage de fumier frais de lapin pour des plantations de vigne sur sol resserré. Ce fumier, très riche, lui paraît particulièrement intéressant pour redynamiser le sol. Il estime qu’il vaut mieux le garder frais que le composter, car ses éléments principaux sont alors directement attribuables à la vigne.

Anticiper le changement climatique

Pour Michaël Georget, même lorsqu’il pense être en avance, il se sent en retard par rapport au climat. Celui-ci l’a déjà rattrapé : certaines années sont trop chaudes, d’autres trop humides, et les extrêmes se succèdent.

Il cherche donc des solutions nouvelles. Parmi les pistes qu’il évoque :

  • l’abandon du cuivre et du soufre ;
  • un travail uniquement à base de plantes ;
  • une réflexion sur l’eau et sa dynamisation ;
  • une précision accrue de la pulvérisation.

Il parle notamment de remotorisation de l’eau, de physique quantique et de remontée du niveau énergétique de l’eau grâce à des cartes d’énergie quantique. Il explique aussi qu’il utilise des lampes infrarouges ou bleues pour visualiser précisément la répartition du produit sur le feuillage, car la précision d’application lui paraît déterminante pour éviter les échecs.

Les produits employés sont décrits comme étant composés uniquement de plantes.

Déplacement vers des zones plus hautes

Face à l’évolution climatique, Michaël Georget engage aussi un projet à plus haute altitude, entre 100 et 300 mètres, dans une zone de montagne abandonnée depuis vingt ans.

Il reprend un coteau nord-est sur schistes et granit. Le projet concerne plusieurs hectares, avec également de la forêt de liège et une parcelle de chênes-lièges. L’idée est de préparer l’avenir dans des conditions plus favorables.

Réimplantation de vignes sans labour

Sur ces nouvelles implantations, le travail du sol est très limité. Il explique qu’aucun labour ni retournement complet n’a été réalisé. Après environ vingt ans de repos du sol, seule une intervention au ripper a été faite pour décompacter, avec un piquet placé devant l’outil pour attraper les petites souches et éviter de trop bouleverser le sol.

Une petite micro-pépinière est également installée à la maison, pour récupérer des noyaux et produire des plants ou des arbres à remettre dans les vignes.

Sur ces coteaux très pentus, le travail du sol est de toute façon jugé inutile et dangereux : la terre disparaîtrait. Les premières années, l’herbe concurrentielle autour des jeunes ceps est enlevée à la main, puis couchée, piétinée ou roulée pour former un mulch autour des souches.

Plantation d’arbres fruitiers et pérennisation

Le projet inclut aussi la plantation d’arbres fruitiers, parfois en s’appuyant sur des porte-greffes déjà en place. Michaël Georget mentionne surtout les Rosacées : pommiers et autres espèces proches. L’idée est de greffer sur place et de construire un système pérenne et peu coûteux.

Il rappelle également que, dans la vigne, les porte-greffes américains ont été imposés historiquement, mais il insiste ici sur l’importance d’une réflexion plus large sur la pérennisation de la vigne à long terme.

Au bout de quatre ans, les jeunes ceps montrent déjà une croissance de plus en plus belle et puissante, signe selon lui que les racines sont maintenant très bien en place. C’est alors le moment de greffer.

Retour des animaux dans les vignes

Le retour des animaux est présenté comme central. Le système intègre :

  • brebis ;
  • chèvres ;
  • poules ;
  • lapins ;
  • chevaux ;
  • abeilles.

Les animaux pâturent et circulent, notamment avec des quartiers ambulants. Pour Michaël Georget, c’est une solution idéale : au lieu de tondre mécaniquement, les animaux mangent, transforment et fertilisent. Pendant qu’ils travaillent, l’humain peut faire autre chose.

Ce retour est qualifié de presque miraculeux, tant les bénéfices sont nombreux :

  • production de fumier pour nourrir les sols et le potager ;
  • production de lait de chèvre ;
  • fabrication de yaourts ;
  • fabrication de fromages ;
  • miel ;
  • autonomie accrue de la ferme.

Vision d’ensemble

À travers ce témoignage, Michaël Georget défend une viticulture sur sol vivant fondée sur plusieurs convictions fortes :

  • préserver l’écosystème du sol plutôt que le perturber ;
  • faire confiance au couvert spontané et à l’herbe ;
  • repenser la taille pour redonner de la longévité à la vigne ;
  • réintroduire les arbres et l’agroforesterie ;
  • replacer les animaux au cœur du système ;
  • viser l’autonomie en fertilité et en préparations ;
  • adapter la viticulture au changement climatique en diversifiant les lieux, les pratiques et les équilibres.

Son approche mêle observation, expérimentation, pratiques biodynamiques, agroforesterie, élevage et recherche d’autonomie, avec une idée directrice constante : redonner à la vigne un milieu vivant, stable et durable.