Webinaire Indice de Régénération / Planet Score
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Présentation des résultats des travaux menés autour de la complémentarité entre l'Indice de Régénération et le Planet Score
Toutes les infos : https://agricultureduvivant.org
Webinaire Indice de régénération / Planet score
Ce webinaire, animé par Léa Lugassy (Pour une agriculture du vivant) et Sabine Bonnot (Planet score), présente les résultats d’un travail collaboratif mené depuis plus d’un an et demi visant à articuler l’Indice de régénération avec le Planet score. L’objectif est de valoriser les pratiques agroécologiques au niveau des filières et de permettre aux entreprises de mieux communiquer sur leur impact environnemental.
Contexte de l’affichage environnemental
L’affichage environnemental en France reste une démarche volontaire. Bien que le gouvernement travaille sur un dispositif basé sur un “coût environnemental” (un chiffre sur une échelle ouverte), le Planet score s’est imposé comme l’outil le plus déployé sur le marché français et européen.
La directive européenne “Green claims” confirme qu’il n’existe pas de méthode de référence unique, ouvrant la voie à la coexistence de systèmes sous réserve de respecter des conditions de transparence, de gouvernance et d’accessibilité pour les TPE/PME. Le Planet score, désormais indépendant et structuré via une entreprise à mission et un fonds de dotation, est au cœur de cette dynamique.
Méthodologie et calcul du Planet score
Le référentiel Planet score combine des données issues de l’Analyse de cycle de vie (ACV), notamment la base Agribalyse, et des indicateurs complémentaires (environ 25 au total).
Le score prend en compte :
- L’amont et l’aval : Sur les produits transformés, il intègre l’impact des ingrédients (au prorata de leur masse) ainsi que les processus de transformation, de cuisson et de conservation.
- Les correctifs scientifiques : Le Planet score corrige les données d’ACV sur le climat (PRG étoile, protoxyde d’azote), la déforestation (via les données de l’Université de Yale), et l’impact des pesticides (basé sur des itinéraires techniques et les propriétés des substances).
- Les pratiques agricoles : Un bloc spécifique prend en compte les trajectoires de progrès des fermes, corrigeant les biais de l’ACV classique qui valorise mal les systèmes vertueux déjà en place (comme l’agriculture de conservation des sols).
Indice de régénération : un outil complémentaire
L’Indice de régénération (IR) développé par “Pour une agriculture du vivant” apporte une précision agronomique majeure en collectant des données brutes réelles à la parcelle :
- Taux de couverture et travail du sol.
- Fertilisation azotée (quantité et forme : organique vs minérale).
- Gestion phytosanitaire (écarts aux IFT moyens).
- Biodiversité (SIE, haies, agroforesterie).
- Formation des agriculteurs.
Toutes ces données tracées et contrôlées peuvent être transmises au Planet score, permettant de générer des scores de produits beaucoup plus fins et précis que ceux basés sur des données génériques “par défaut”.
Résultats et corrélation entre les outils
L’étude menée sur 71 exploitations (betterave sucrière, blé, pomme) a confirmé une corrélation positive entre l’IR et le Planet score (R² variant de 0,56 à 0,81).
Points clés des simulations :
- Traction par la masse : Sur les produits transformés, les ingrédients majoritaires en masse (sucre, beurre, blé) ont un impact déterminant sur le score final.
- Leviers d’amélioration : Améliorer le score d’un produit nécessite d’agir prioritairement sur les ingrédients les plus impactants. La transition vers des filières agroécologiques permet de faire franchir des seuils de lettres (ex: passer de C à B) sur les jauges pesticides, biodiversité et climat.
- Filières animales : Un travail préliminaire montre que le mode d’élevage (temps passé à l’herbe, accès à l’extérieur, part de prairies permanentes dans la ration) est crucial pour le score. L’absence de feed déforestant et d’OGM dans l’alimentation du troupeau est également un levier majeur.
Vers un déploiement opérationnel
Le Planet score propose un modèle économique basé sur un abonnement annuel, accessible à toutes les entreprises. La démarche permet non seulement de communiquer auprès des consommateurs, mais aussi de réaliser de l’écoconception en simulant l’impact de l’intégration de matières premières issues de filières agroécologiques.
Pour les adhérents du mouvement, un prochain rendez-vous sera fixé au printemps 2024 pour construire les modalités opérationnelles des parcours référents, avec pour thématique l’affichage environnemental et le recueil des besoins de valorisation des filières.