Le semis direct au Laos, Pascal Lienhard

De Triple Performance
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Dans cette intervention, Pascal Lienhard revient sur les travaux menés au Laos autour du semis direct et de l’agriculture de conservation, avec l’appui décisif de Lucien Séguy. À partir des années 2000, plusieurs équipes ont accompagné la transition de systèmes agricoles marqués par la déforestation, le labour sur pente, la monoculture de maïs, l’érosion, la perte de carbone des sols et les risques sanitaires liés aux herbicides. Dans des contextes très variés — nord-ouest maïsicole, savanes d’altitude, zones de montagne et rizières du sud — les projets ont testé des solutions progressives : gestion des résidus, semis direct, rotations avec légumineuses, plantes de couverture, intégration de l’élevage et petite mécanisation adaptée. La vidéo montre aussi l’importance de la méthode de co-conception avec les agriculteurs, de la formation et des dispositifs de terrain. Malgré des résultats prometteurs, la diffusion reste freinée par l’accès aux intrants, au matériel végétal, à la mécanisation et par des limites institutionnelles.

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Résumé
Dans cette intervention, Pascal Lienhard revient sur les travaux menés au Laos autour du semis direct et de l’agriculture de conservation, avec l’appui décisif de Lucien Séguy. À partir des années 2000, plusieurs équipes ont accompagné la transition de systèmes agricoles marqués par la déforestation, le labour sur pente, la monoculture de maïs, l’érosion, la perte de carbone des sols et les risques sanitaires liés aux herbicides. Dans des contextes très variés — nord-ouest maïsicole, savanes d’altitude, zones de montagne et rizières du sud — les projets ont testé des solutions progressives : gestion des résidus, semis direct, rotations avec légumineuses, plantes de couverture, intégration de l’élevage et petite mécanisation adaptée. La vidéo montre aussi l’importance de la méthode de co-conception avec les agriculteurs, de la formation et des dispositifs de terrain. Malgré des résultats prometteurs, la diffusion reste freinée par l’accès aux intrants, au matériel végétal, à la mécanisation et par des limites institutionnelles.

Cette intervention a eu lieu dans le cadre du colloque d'hommage à Lucien Séguy et Hubert Charpentier.

Pour retrouver la vidéo du colloque dans son entièreté : https://www.youtube.com/watch?v=aXs59o8AoZc



Contexte et trajectoire des appuis au Laos

Cette intervention présente l’expérience acquise au Laos autour du semis direct et plus largement de l’agriculture de conservation, en lien avec les appuis de Lucien Séguy. Pascal Lienhard explique qu’il a eu la chance de rencontrer Lucien à l’époque où il débutait comme jeune agronome au Vietnam, alors que Lucien réalisait lui aussi ses premiers appuis en Asie du Sud-Est. Il a ensuite continué à bénéficier de ses conseils et de sa vision lors de son travail au Laos.

L’exposé constitue donc un retour d’expérience sur plusieurs années d’appui, de recherche-développement et d’accompagnement, menés avec une équipe d’agronomes ayant bénéficié de l’influence de Lucien. Parmi les personnes citées figurent notamment Florent, André Chabanne, Pascal Lienhard lui-même, ainsi que d’autres agronomes français et collègues laotiens. Plusieurs générations d’agronomes ont ainsi « grandi » avec les visites fréquentes, les conseils, la vision et l’enthousiasme de Lucien.

L’intervention revient sur un ensemble d’actions conduites depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000, dans différents contextes agroécologiques du Laos, avec un fil directeur : comment assurer une meilleure durabilité des systèmes agricoles.

Les principales zones d’intervention

Le nord-ouest : Sayaboury

Les premiers appuis évoqués ont commencé dans le cadre d’un projet de développement du sud de Sayaboury, dans le nord-ouest du Laos. Cette région a été un terrain important de travail pour Pascal Lienhard, Florent et leurs collègues.

Les paysages agricoles y avaient fortement évolué, avec une déforestation importante et une mise en culture extensive du maïs. Les pratiques dominantes reposaient sur un labour mécanisé, souvent avec charrue à disques, sur pente. Le maïs semé était majoritairement hybride et recevait des traitements herbicides, notamment avec des produits comme l’atrazine ou le glyphosate à l’époque, appliqués à la motopompe. Ces applications mobilisaient souvent des femmes et des enfants, parfois pieds nus, dans des conditions de sécurité très insuffisantes.

Le nord-est : Xieng Khouang

À partir de 2004-2005, les projets se sont aussi déplacés vers la province de Xieng Khouang, dans le nord-est du pays. On y trouve une autre écologie : des savanes d’altitude, à plus de 1 000 mètres, sur des sols très acides, avec des pH pouvant descendre entre 4 et 4,8.

Les systèmes conventionnels y reposaient surtout sur :

  • une riziculture relativement extensive dans les bas-fonds ;
  • des systèmes d’élevage très extensifs ;
  • une faible charge animale, inférieure à 0,1 tête de gros bétail par hectare.

Les enjeux portaient à la fois sur la durabilité de la riziculture, l’intensification des systèmes d’élevage, et la diversification des systèmes de production.

Dans cette province, les interventions ont concerné :

  • la zone ouest, sur environ 80 000 hectares ;
  • la plaine de Kham, une cuvette d’effondrement avec des sols parfois un peu plus riches, mais aussi des grès, où s’est développé un boom du maïs à partir des années 2005-2006 ;
  • des zones de montagne marquées par les systèmes de défriche-brûlis et la riziculture pluviale, avec des jachères se raccourcissant fortement.

Le sud : Savannakhet

Une autre zone d’intervention plus récente se situe dans le sud du Laos, à Savannakhet, à partir de 2014-2015. Le contexte y est encore différent : il s’agit de systèmes rizicoles à faible maîtrise de l’eau, sur des sols sableux, souvent à plus de 80 % de sable, pauvres en matière organique, parfois avec moins de 1 %.

Les problématiques y sont principalement liées à :

  • la gestion intégrée de la fertilité ;
  • la gestion des mauvaises herbes ;
  • la durabilité de la production ;
  • le développement d’une filière et d’un marché de niche autour du riz biologique.

Les problèmes observés dans les systèmes conventionnels

Dégradation des sols et érosion

Dans les systèmes de monoculture de maïs du nord-ouest, les impacts environnementaux étaient rapidement apparus. L’érosion était très visible dans les parcelles en pente. Les sols perdaient fortement en matière organique et en carbone.

Les premiers travaux menés par l’équipe ont montré, dans des parcelles de maïs cultivées depuis 6 à 7 ans, des pertes déjà importantes sur l’horizon 0-20 cm. Par la suite, d’autres mesures ont mis en évidence des pertes pouvant atteindre jusqu’à 80 tonnes de carbone du sol par hectare sur près d’une dizaine d’années.

Pollution et santé

Les pratiques de traitement posaient aussi des problèmes graves de santé et d’environnement. Des résidus d’herbicides étaient retrouvés dans les rivières et les nappes. Une étude réalisée en 2009 montrait que l’ensemble des acteurs était touché :

  • les producteurs ;
  • les consommateurs ;
  • et plus largement les populations exposées.

Régression de la biodiversité et simplification des systèmes

Le passage de systèmes d’autoconsommation diversifiés à des espaces dominés presque entièrement par le maïs a entraîné une forte réduction de la biodiversité cultivée. Dans certaines zones pluviales, on pouvait atteindre jusqu’à 99 % de maïs, le reste des bas-fonds étant principalement consacré à la riziculture.

Impacts sur les infrastructures

Les phénomènes d’érosion avaient aussi des effets sur les infrastructures : les matériaux érodés descendaient vers les bas-fonds, mais aussi vers les routes, contribuant à leur dégradation.

Bilan socio-économique contrasté

Au milieu des années 2000, le bilan dressé était nuancé. Le maïs avait effectivement contribué à réduire une partie de la pauvreté grâce à des débouchés économiques et à des prix porteurs. Mais en parallèle :

  • les différenciations sociales s’étaient accrues ;
  • il y avait des gagnants et des perdants ;
  • la vulnérabilité des agriculteurs augmentait.

Les producteurs devenaient très dépendants :

  • des prix du maïs ;
  • de la pluviométrie ;
  • et plus largement des aléas climatiques.

La démarche méthodologique mise en œuvre

Le Laos a participé très tôt à la mise au point et à l’application de la méthodologie portée par Lucien Séguy, ensuite valorisée scientifiquement plus tard. Cette approche reposait sur une succession d’étapes articulées :

  • diagnostic ;
  • conception ;
  • évaluation ;
  • renforcement des compétences ;
  • appui à la mise à l’échelle.

Le principe central était celui de boucles rétroactives entre :

  • des dispositifs en milieu contrôlé ;
  • des réseaux de fermes pilotes ;
  • puis des phases de pré-vulgarisation.

Ces phases permettaient de recueillir les retours des agriculteurs, en particulier sur les contraintes à l’adoption des systèmes.

Les systèmes proposés dans les zones de maïs

Première étape : gérer les résidus en monoculture de maïs

Dans les zones de maïs, la stratégie a d’abord été pensée comme une transition progressive, « pas à pas », en partant des pratiques existantes. La première étape consistait à intégrer la gestion des résidus dans les systèmes de monoculture de maïs.

À Sayaboury, le maïs a ainsi été semé directement dans les résidus de maïs de l’année précédente. Les effets positifs étaient visibles rapidement :

  • amélioration de l’état de surface du sol ;
  • réduction de l’érosion ;
  • meilleure croissance des plantes.

Dans les comparaisons entre semis direct avec résidus et labour sur pente, les différences devenaient perceptibles au bout de deux ou trois ans sur :

  • le peuplement ;
  • la vigueur des cultures ;
  • l’état général des parcelles.

Deuxième étape : introduire des rotations avec légumineuses

Cette première étape n’était cependant pas jugée suffisante pour gérer durablement les mauvaises herbes et la fertilité. L’étape suivante a consisté à introduire des rotations avec une légumineuse, en particulier Vigna umbellata.

Le schéma était le suivant :

  • une première année de maïs ;
  • puis un semis direct de Vigna dans les résidus de maïs ;
  • puis à nouveau un semis direct de maïs dans les résidus du Vigna.

Ce système a relativement bien fonctionné dans les premières années, surtout lorsque le marché du Vigna était porteur.

Vers des successions et associations plus complexes

Par la suite, les travaux ont porté sur des successions et associations culturales plus diversifiées :

  • introduction de Brachiaria pour augmenter la biomasse restituée au sol ;
  • rotation avec Vigna ;
  • association maïs–pois d’Angole.

Le pois d’Angole était associé au maïs et se développait surtout à la fin du cycle du maïs. Le maïs suivant pouvait ensuite être semé dans ce couvert résiduel. L’idée générale était toujours d’augmenter la biomasse, d’améliorer la fertilité, et de mieux gérer les adventices.

Les systèmes travaillés en savanes d’altitude

Dans les savanes d’altitude du nord-est, le travail a surtout porté sur la riziculture pluviale et sur l’apport de biomasse.

Des mélanges et couverts ont été testés, par exemple :

  • Brachiaria ruziziensis ou d’autres Brachiaria associés au pois d’Angole ;
  • Stylosanthes ;
  • d’autres légumineuses pérennes.

Le riz était semé dans ces couverts, puis les rotations pouvaient inclure :

  • maïs ;
  • soja ;
  • et d’autres cultures, dans une logique de diversification.

Le travail sur le riz

Il était difficile d’évoquer Lucien sans parler du riz. Dans les zones d’intervention, un important travail a été mené sur les collections variétales et leur évaluation.

Chaque année, Lucien passait observer :

  • le comportement des variétés ;
  • leur variabilité interannuelle ;
  • leurs performances en conditions de bas-fond comme en pluvial.

Ces observations nourrissaient la réflexion sur la durabilité et l’adaptation des systèmes rizicoles.

L’intensification des systèmes d’élevage

Une autre composante forte du travail a concerné les systèmes d’élevage. L’appui de Lucien a conduit à introduire plusieurs graminées pérennes, notamment dans la gamme des Brachiaria :

  • Brachiaria ruziziensis ;
  • Brachiaria decumbens ;
  • Brachiaria brizantha ;
  • des hybrides de type Mulato.

Des essais de semis direct de pâturages ont été réalisés en milieu paysan, avec suivi :

  • des performances ;
  • de la rentabilité économique ;
  • et de l’intérêt de ces systèmes pour l’intensification sur sols très acides.

Les jachères améliorées et les zones de montagne

Dans les zones de montagne, le travail a beaucoup porté sur les jachères améliorées, notamment après la dernière année de riz. L’objectif était de favoriser un retour rapide de la biomasse, afin d’améliorer les conditions de reprise des cultures et de renforcer la fertilité.

Les solutions testées reposaient souvent sur :

  • des graminées pérennes ;
  • des légumineuses comme Stylosanthes ;
  • le pois d’Angole.

La biomasse produite pouvait ensuite être valorisée :

  • soit en coupe et transport pour l’alimentation animale ;
  • soit en pâturage direct.

Des associations avec le manioc ont également été testées dans certains contextes.

La mécanisation adaptée

Le Laos a aussi bénéficié du transfert Sud-Sud encouragé par Lucien entre le Brésil et les pays où il intervenait. Un travail important a été conduit sur l’introduction de la petite mécanisation adaptée aux conditions locales.

Cela a concerné :

  • des semoirs manuels de type jab planter ;
  • des premiers semoirs deux lignes pour motoculteur ;
  • de petits pulvérisateurs ;
  • puis des semoirs pour tracteurs testés et adaptés en milieu paysan.

La mécanisation était considérée comme un élément essentiel pour rendre ces systèmes techniquement et économiquement accessibles.

La production de références techniques et la formation

Le Laos a aussi été un lieu important de production et de diffusion de références techniques. Les équipes se sont appuyées sur des manuels existants, notamment ceux produits dans d’autres pays comme Madagascar ou le Vietnam, pour construire des supports adaptés à l’Asie du Sud-Est.

L’objectif était de rendre les itinéraires techniques :

  • plus lisibles ;
  • plus vivants ;
  • et plus accessibles.

Un important travail de mise en forme, y compris par le dessin, a été réalisé. Des documents techniques ont été traduits en lao et sont encore utilisés aujourd’hui sur les différents itinéraires testés.

Au-delà des outils, Pascal Lienhard insiste sur la dimension humaine : Lucien a contribué à former une véritable « famille » d’agronomes. Ses missions, ses journées de terrain, son rire et son enthousiasme ont profondément marqué les équipes.

Un héritage réel, mais une diffusion encore incomplète

Si l’on regarde aujourd’hui l’héritage de ces appuis, Pascal Lienhard parle de « symphonies inachevées ». Malgré l’intensité du travail de recherche-développement dans les années 2000, les surfaces effectivement converties aux systèmes de semis direct et d’agriculture de conservation restent faibles au Laos.

Plusieurs contraintes sont identifiées.

L’accès aux intrants et équipements clés

L’accès aux intrants indispensables reste difficile :

  • mécanisation adaptée ;
  • matériel végétal ;
  • bioproduits ;
  • biofertilisants ;
  • biopesticides.

Les pressions sur la biomasse

Les biomasses sont soumises à de fortes concurrences d’usage. Dans beaucoup de zones, la gestion dominante des espaces reste la vaine pâture des ruminants, bovins et buffles notamment, après récolte. Il faut donc arbitrer entre :

  • restitution de biomasse au sol ;
  • amélioration de la fertilité ;
  • alimentation animale.

Les contraintes institutionnelles et financières

Les difficultés tiennent aussi :

  • à la nécessité de financer des dispositifs de recherche-développement sur le long terme ;
  • à la dépendance vis-à-vis de certaines personnes-clés dans la gouvernance locale ;
  • à l’absence d’une vision commune sur les trajectoires à suivre ;
  • au manque de mécanismes incitatifs durables.

Un mécanisme de taxation des exportations de maïs avait été tenté à Sayaboury pour financer la recherche-développement et l’appui à l’adoption des SCV, mais il n’a pas réellement fonctionné.

Des dynamiques encore en cours

Même si la diffusion reste incomplète, des dynamiques de recherche-développement se poursuivent. Des réseaux de parcelles en milieu contrôlé et en milieu paysan continuent d’être entretenus. Dans le sud, à Savannakhet, des travaux se poursuivent sur la durabilité du riz, notamment autour de la gestion de l’eau.

L’héritage de Lucien n’est donc pas seulement celui de résultats techniques, mais aussi celui d’une manière de travailler :

  • sur le long terme ;
  • dans des milieux très divers ;
  • en articulant conception, expérimentation, observation de terrain, formation et accompagnement.

Les questions soulevées en discussion

La question du matériel végétal

En discussion, une question a porté sur le matériel végétal, identifié comme un verrou majeur. Pascal Lienhard a expliqué que le principal problème n’était pas seulement l’importation, mais surtout la production locale à un coût économiquement abordable pour les agriculteurs.

Pour cela, il faut réussir à mécaniser la production et la récolte, ce qui suppose de construire de véritables filières. Aujourd’hui :

  • soit les semences et matériels végétaux sont produits localement en faibles quantités ;
  • soit la qualité n’est pas au rendez-vous.

Le modèle regardé avec intérêt pour le Laos est celui du Cambodge, avec une implication plus forte du secteur privé dans la production et la mécanisation des récoltes, afin de rendre les mélanges de plantes de couverture accessibles et abordables.

L’enseignement agricole

Une autre question a concerné l’intégration de ces approches dans l’enseignement agricole. Pascal Lienhard rappelle qu’autour de 2008-2009, un travail avait été engagé, piloté notamment par André Chabanne, pour réunir les différentes facultés et écoles d’agriculture du Laos. L’idée était d’examiner les cursus existants et de voir comment y insérer des modules sur l’agriculture de conservation et les SCV.

Un inventaire a bien été réalisé, et quelques essais de mise à disposition de matériel pédagogique en ligne ont été menés, avec Florent et des collègues néerlandais. Mais à ce stade, il n’existe toujours pas de véritable programme pédagogique structuré permettant d’enseigner les SCV de manière systématique, ni dans les écoles, ni dans les universités formant les futurs techniciens agricoles.

Conclusion

À travers cette intervention, Pascal Lienhard rend hommage à Lucien et à tout ce que ses appuis ont apporté aux équipes travaillant au Laos. Les années passées à ses côtés ont été très riches, tant sur le plan scientifique que sur le plan humain.

L’expérience laotienne illustre aussi la capacité de Lucien à intervenir dans des milieux très différents, sans se focaliser d’abord sur leurs différences, mais en identifiant ce qu’ils avaient en commun pour construire des règles de décision, des méthodes de conception et des trajectoires de transition agroécologique.