APAD Pâturage des couverts végétaux par les ovins en ACS - (Hauts-de-France)

De Triple Performance
Aller à :navigation, rechercher

Dans cette vidéo, Benjamin et Grégoire Ryckeboer présentent leur système d'Agriculture de Conservation des Sols (ACS) intégrant le pâturage ovin dans les Hauts-de-France. Avec un cheptel de 140 brebis rustiques (croisées Rava et Île-de-France), ils exploitent environ 75 hectares de couverts végétaux. Ce système permet d'engraisser les agneaux à 100 % sur les couverts, supprimant ainsi le besoin d'aliments concentrés et améliorant significativement la rentabilité. Le pâturage tournant, organisé en paddocks d'environ 1,5 hectare tracés au GPS, est géré efficacement grâce à un matériel de clôture mobile. Au-delà de l'aspect économique, cette pratique favorise la structure des sols et leur portance, évitant la compaction. Pour réussir cette intégration, les éleveurs insistent sur le choix de races rustiques, garantissant une bonne santé du troupeau, et soulignent l'importance d'un suivi quotidien et d'une gestion rigoureuse de la ressource fourragère tout au long de l'année pour concilier performance agronomique et élevage.

auto_awesome
Résumé
Dans cette vidéo, Benjamin et Grégoire Ryckeboer présentent leur système d'Agriculture de Conservation des Sols (ACS) intégrant le pâturage ovin dans les Hauts-de-France. Avec un cheptel de 140 brebis rustiques (croisées Rava et Île-de-France), ils exploitent environ 75 hectares de couverts végétaux. Ce système permet d'engraisser les agneaux à 100 % sur les couverts, supprimant ainsi le besoin d'aliments concentrés et améliorant significativement la rentabilité. Le pâturage tournant, organisé en paddocks d'environ 1,5 hectare tracés au GPS, est géré efficacement grâce à un matériel de clôture mobile. Au-delà de l'aspect économique, cette pratique favorise la structure des sols et leur portance, évitant la compaction. Pour réussir cette intégration, les éleveurs insistent sur le choix de races rustiques, garantissant une bonne santé du troupeau, et soulignent l'importance d'un suivi quotidien et d'une gestion rigoureuse de la ressource fourragère tout au long de l'année pour concilier performance agronomique et élevage.

Vidéo détaillant le pâturage des ovins sur les couverts végétaux en Agriculture de Conservation des Sols. Témoignages de l’expérience de 2 frères agriculteurs de l’APAD 62, situé dans le Marquenterre, Somme (80) dans la région des Hauts-de-France.


🐑 Présentation du troupeau.

🐑 Comment gérez-vous le pâturage des couverts sur la ferme ?

🐑 Quel est l’impact du troupeau sur le sol ?

🐑 Quelle est la place des couverts au niveau de la rentabilité ?

🐑 Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans cette pratique ?


RETROUVEZ LE TÉMOIGNAGE DE BENJAMIN ET GRÉGOIRE SUR LA GESTION DE LEURSCOUVERTS VÉGÉTAUX DANS UNE AUTRE VIDÉO !


► Vidéo réalisée en collaboration avec Benjamin et Grégoire Ryckeboer, agriculteurs adhérents à l’APAD 62.

► L’APAD remercie la Région Hauts-de-France et l’Agence de l’eau Artois Picardie pour leur implication.


L’APAD, l’association d’agriculteurs pour les agriculteurs, en route vers l’agriculture de conservation des sols.

  1. ACS #APAD #agroécologie #acs #agriculture #agriculturedurable #aucoeurdessols


Gestion du troupeau et conduite d’élevage en ACS

Le troupeau se compose de 140 brebis, accompagnées d’environ 120 à 130 agneaux issus du renouvellement, ainsi que de 7 béliers. Pour assurer le pâturage, les éleveurs disposent d’une douzaine d’hectares de prairies permanentes, une surface qui peut s’avérer limite lors des années sèches.

Pour compléter cette ressource, environ 70 à 75 hectares de couverts végétaux sont dédiés au pâturage. Les éleveurs prévoient toujours une marge de sécurité, allant parfois jusqu’à semer chez des voisins pour garantir une alimentation suffisante.

La génétique est un pilier fondamental de la réussite de ce système. Les brebis sont des croisées F1 (Rava x Île-de-France) ou des lots de Grivette x Île-de-France, choisies pour leur rusticité et leur prolificité. Pour la production de viande, des béliers de races bouchères (Charollais, Suffolk ou Rouge de l’Ouest) sont utilisés. Les agneaux sont engraissés à 100 % sur les couverts végétaux, sans aucun apport de concentré, ce qui permet de dégager une excellente marge tout en valorisant agronomiquement les parcelles.

Organisation du pâturage et logistique

Le passage en bergerie est limité au strict nécessaire, notamment pendant les 10 jours entourant la tonte en mars, ainsi que pour la période des agnelages, jugée plus simple pour la surveillance. Dès que possible, les animaux retrouvent les parcelles.

Pour les couverts, un mélange d’espèces unique est utilisé sur toute la surface. Cette constance permet d’éviter les transitions alimentaires brutales pour les brebis. Le pâturage commence généralement fin septembre. Le temps de présence sur chaque paddock varie entre 3 et 4 jours, selon la croissance des agneaux qui consomment de plus en plus de biomasse à mesure qu’ils grandissent.

Chaque paddock mesure environ 1,5 hectare. Pour une gestion efficace :

  • Les parcelles sont tracées au GPS.
  • Un broyage préalable est réalisé au tracteur pour faciliter la pose des clôtures.
  • Le système “Spider” monté sur quad permet un déploiement et un réenroulement rapide des clôtures électriques.

Avantages agronomiques et retour d’expérience

La présence des ovins sur les couverts en semis direct offre de multiples avantages. Contrairement aux idées reçues, le piétinement des moutons ne compacte pas les sols en profondeur grâce à leur faible poids. Au contraire, il favorise la structure et améliore la battance des sols fragiles.

L’intégration de l’élevage en Agriculture de Conservation des Sols (ACS) permet de valoriser les couverts durant 5 à 6 mois de l’année. Toutefois, les éleveurs, Benjamin Ryckeboer et Grégoire Ryckeboer, insistent sur deux points cruciaux pour réussir :

  1. La sélection génétique : Il est primordial de ne pas choisir des races purement bouchères qui ne supporteraient pas les conditions sanitaires de plein air.
  2. La disponibilité en ressources : Il faut impérativement prévoir des surfaces de pâturage (prairies) pour couvrir les besoins pendant les mois de printemps et d’été.

En conclusion, ce système demande un investissement en temps important et une vigilance quotidienne, mais il assure une rentabilité économique élevée grâce à l’autonomie alimentaire et une amélioration continue de la santé des sols.