Une réponse à la dégradation des terres au Nigeria - Alain Retière

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Dans cette intervention, Alain Retière présente l’initiative internationale de « neutralité en matière de dégradation des terres », lancée après Rio+20 et portée par la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Face à un phénomène mondial qui menace la sécurité alimentaire, le climat et la biodiversité, il rappelle qu’il faut d’abord éviter la dégradation des sols, puis la réduire, et enfin restaurer les terres déjà abîmées. Il insiste sur l’importance d’indicateurs de suivi fiables, fondés notamment sur l’occupation des sols, la productivité des terres et le carbone des sols et de la biomasse. Alain Retière illustre ensuite cette approche par un projet conduit au Nigeria, près de Lagos, sur 108 000 hectares de réserves forestières dégradées. Le projet repose sur la sécurisation foncière, la restauration des écosystèmes, l’accompagnement des agriculteurs vers l’agroécologie et le développement d’une agroforesterie économiquement viable.

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Résumé
Dans cette intervention, Alain Retière présente l’initiative internationale de « neutralité en matière de dégradation des terres », lancée après Rio+20 et portée par la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Face à un phénomène mondial qui menace la sécurité alimentaire, le climat et la biodiversité, il rappelle qu’il faut d’abord éviter la dégradation des sols, puis la réduire, et enfin restaurer les terres déjà abîmées. Il insiste sur l’importance d’indicateurs de suivi fiables, fondés notamment sur l’occupation des sols, la productivité des terres et le carbone des sols et de la biomasse. Alain Retière illustre ensuite cette approche par un projet conduit au Nigeria, près de Lagos, sur 108 000 hectares de réserves forestières dégradées. Le projet repose sur la sécurisation foncière, la restauration des écosystèmes, l’accompagnement des agriculteurs vers l’agroécologie et le développement d’une agroforesterie économiquement viable.


Une initiative internationale pour stopper la dégradation des terres

L’intervenant explique d’abord qu’il va parler de deux choses, en commençant par une initiative entrée en mouvement en 2014, à la suite de l’inclusion, dans le texte final de la conférence Rio+20, de quelques pages consacrées à la nécessité impérieuse de stopper le plus rapidement possible la dégradation des sols.

Il souligne qu’il s’agit d’un phénomène mondial. Selon lui, c’était la première fois qu’apparaissait un élément permettant de faire de la restauration des sols une question de droit international opposable.

La personne nommée par le secrétaire général de l’ONU pour prendre la tête de ce mouvement était une Française, Monique Barbut, devenue secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Cette convention est rappelée comme l’une des trois grandes conventions signées lors du premier Sommet de la Terre, en 1992 à Rio de Janeiro.

La neutralité en matière de dégradation des terres

L’intervenant présente ensuite le concept qui sert de base à l’organisation d’une coopération internationale sur le sujet : la neutralité en matière de dégradation des terres.

Il la définit comme un état dans lequel la quantité et la qualité des ressources en terres nécessaires pour soutenir les fonctionnalités des écosystèmes, les services écosystémiques et la sécurité alimentaire restent stables ou augmentent, à des échelles spatiales et temporelles déterminées.

Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’être dans une logique où un petit bois servirait de caution écologique à côté d’un désert agronomique. Au contraire, il faut assurer, à la bonne échelle spatiale et temporelle, un fonctionnement du sol qui soit pérenne.

L’initiative française du « 4 pour 1000 » est citée comme faisant partie de cette coopération internationale.

Une situation mondiale très préoccupante

L’intervenant juge la situation grave, en rappelant qu’à l’échelle mondiale, il y a déjà peu de terres réellement disponibles pour l’agriculture.

Selon lui :

  • environ 22 % des terres émergées seulement sont adaptées à l’agriculture ;
  • les autres sont trop pentues, trop sèches, trop froides, trop pauvres, trop peu profondes, ou trop inondées/inondables ;
  • parmi ces 22 %, seule une très faible part possède une fertilité intrinsèquement vraiment appropriée.

Il souligne que certains pays, comme la France, disposent d’une proportion de terres fertiles supérieure à la moyenne mondiale, ce qui en fait une situation relativement privilégiée.

Mais malgré cela, les sols sont dégradés de façon inconsidérée depuis près d’un siècle. Il rappelle que la dégradation des terres est un phénomène ancien, presque inhérent à l’activité agricole, puisque les agriculteurs ont historiquement dû recourir à la végétation naturelle, sous forme de jachères, pour régénérer la fertilité des sols.

Cependant, la situation actuelle est jugée bien plus préoccupante.

L’ampleur de la dégradation et les enjeux globaux

L’intervenant cite des chiffres de la FAO :

  • près de 2 milliards d’hectares de terres pourraient être restaurés ;
  • environ 500 millions d’hectares sont encore dégradés chaque année.

Dans cette perspective, l’approche de neutralité en matière de dégradation des terres, lancée en 2014, aurait le potentiel d’éviter 35 % des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale.

Il rappelle également que cette approche constitue une réponse au déclin massif de la biodiversité. Redonner de la vie aux sols, restructurer les paysages, et réharmoniser les espaces naturels avec les espaces agricoles et d’élevage est présenté comme l’une des meilleures façons d’enrayer ce déclin.

La question des couloirs écologiques est notamment mentionnée comme devant être généralisée et amplifiée.

Les différents processus de dégradation des terres

Quand on parle de neutralité en matière de dégradation des terres, il faut d’abord prendre en compte les différents processus de dégradation. L’intervenant énumère :

  • l’érosion des sols par l’eau ;
  • l’érosion des sols par le vent ;
  • la détérioration chimique des sols ;
  • les altérations physiques des sols ;
  • la dégradation de la qualité des eaux ;
  • la dégradation biologique des sols.

Il précise que l’ensemble de ces processus est pris en considération dans l’approche LDN (Land Degradation Neutrality).

Il mentionne aussi des phénomènes particulièrement significatifs dans certains pays, notamment en France, comme l’imperméabilisation des sols liée à l’urbanisation.

Les causes directes et indirectes de la dégradation

L’intervenant rappelle qu’un grand nombre de connaissances sont déjà disponibles sur les causes de la dégradation des terres.

Parmi les causes socio-économiques directes, il cite :

  • l’inadéquation des pratiques agricoles ;
  • la déforestation ;
  • la surexploitation des ressources ligneuses pour les besoins domestiques ;
  • le surpâturage ;
  • les activités industrielles ;
  • les déchets ;
  • l’activité minière ;
  • l’urbanisation ;
  • les infrastructures ;
  • les rejets d’effluents chimiques ou agricoles ;
  • les pollutions atmosphériques ;
  • les perturbations des cycles de l’eau ;
  • la surexploitation des nappes phréatiques, notamment des nappes fossiles non renouvelables.

Il ajoute à cela des causes naturelles, liées aux perturbations météorologiques et de plus en plus au changement climatique.

Parmi les causes indirectes, il insiste particulièrement sur les facteurs sociaux. La sécurité foncière est présentée comme l’un des éléments les plus importants. Il annonce d’ailleurs qu’il en donnera un exemple précis au Nigeria.

Il cite aussi :

  • certaines politiques agricoles ;
  • les politiques incitatives défavorables ;
  • la dérégulation des prix de marché ;
  • les conflits ;
  • les migrations.

Sur ce dernier point, il insiste sur le fait qu’on ne peut pas entretenir un paysage sans moyens humains. Il rappelle qu’un délégué marocain avait souligné, lors d’une réunion internationale, que la restauration des terres dégradées dans certaines régions du Maroc était rendue très difficile par le désert humain provoqué par les migrations. Selon lui, on ne peut pas restaurer des terres dégradées sans communautés paysannes installées sur le territoire.

Le suivi des engagements : trois indicateurs principaux

Pour que les engagements politiques pris par les États soient crédibles, il faut qu’ils puissent être suivis de manière indépendante.

L’intervenant explique que les travaux ont conduit à la sélection de trois indicateurs parmi ceux déjà disponibles, choisis parce qu’ils étaient mesurables à grande échelle :

  • le changement d’occupation des sols, suivi par satellite ;
  • l’évolution de la productivité primaire des terres, également suivie par satellite, comme indicateur indirect de la santé des sols ;
  • le carbone au-dessus et au-dessous de la surface du sol, c’est-à-dire la biomasse épigée et hypogée.

Il souligne que ce troisième indicateur constitue un défi scientifique important, et qu’il marque, à sa connaissance, l’une des premières fois où une négociation internationale intègre explicitement le sol et la biologie des sols dans la mesure des efforts vers l’arrêt de la dégradation des terres.

Il précise que ces données satellitaires sont complétées par :

  • les travaux des centres de recherche locaux ;
  • des études de terrain ponctuelles ou régulières.

Une logique réaliste et territorialisée

Le principe de la neutralité en matière de dégradation des terres est présenté comme une approche réaliste.

L’intervenant rappelle que la transition écologique prendra du temps. Il n’est donc pas crédible de prétendre arrêter du jour au lendemain toute dégradation des terres. Les villes continuent de croître, les infrastructures se développent, et certaines pratiques dommageables ne disparaîtront pas immédiatement.

Le principe de base est donc le suivant : à partir de maintenant, il ne devrait plus y avoir de dégradation des terres sans amélioration équivalente d’une quantité comparable de ressources en terres, dans le même type d’écosystème.

Il insiste sur le fait que cette logique se distingue des approches climatiques. Pour le climat, le CO2 a le même effet partout dans l’atmosphère. En revanche, pour les terres, l’effort doit être porté :

  • au niveau de chaque pays ;
  • au niveau de chaque unité paysagère ;
  • voire au niveau de chaque bassin versant.

Il s’agit donc d’une approche profondément paysagère, proche de celle évoquée plus tôt dans la journée par Alain Canet et ses collègues à propos de la restructuration des paysages par l’agroforesterie.

L’ordre d’action est résumé ainsi :

  1. éviter la dégradation ;
  2. si ce n’est pas possible, la réduire ;
  3. en dernier recours, compenser en restaurant des terres déjà dégradées.

L’intervenant insiste sur un point économique majeur : il coûte beaucoup plus cher de restaurer un sol dégradé que d’éviter ou de réduire sa dégradation tant qu’elle n’est pas encore trop avancée.

La méthode proposée aux pays

Pour mettre en œuvre cette approche, une méthodologie a été appliquée par un grand nombre de pays.

La première étape consiste à créer une volonté politique. L’intervenant souligne qu’il ne sert à rien d’investir dans la lutte contre la dégradation des sols si, dans le même temps, d’autres politiques publiques continuent à encourager cette dégradation.

Il précise que les ministères de l’environnement et de l’agriculture ne suffisent pas. Il faut aussi impliquer :

  • les ministères des finances ;
  • les ministères du plan ;
  • les ministères en charge des collectivités territoriales ;
  • les ministères de l’intérieur.

Une fois cet engagement politique établi, la deuxième étape est de réaliser un état précis et mesuré de la dégradation des sols dans le pays considéré.

Ensuite, il faut définir des cibles chiffrées, mesurables dans le temps.

Enfin, la mise en œuvre suppose de mobiliser des moyens concrets, à travers des projets territoriaux permettant de restructurer progressivement des portions de territoire et d’accompagner les agriculteurs dans la transformation des paysages.

L’intervenant précise que ces moyens sont en train de se mettre en place, mais que les financements publics ne suffisent pas : il faut aussi parvenir à mobiliser des investissements privés.

L’état des engagements internationaux

L’intervenant évoque une carte montrant en bleu les pays engagés vers la neutralité en matière de dégradation des terres.

Il dit ne pas toujours comprendre pourquoi la France ne s’est pas engagée. Il indique avoir interrogé différentes équipes du ministère de l’Agriculture. Selon lui, il y aurait eu des hésitations politiques, certains responsables craignant de ne pas prendre les agriculteurs « à rebrousse-poil ».

Le fonds pour la neutralité en matière de dégradation des terres

Pour accompagner et dynamiser les investissements, un outil spécifique a été mis en place : le Fonds pour la neutralité en matière de dégradation des terres.

L’intervenant indique qu’il est mis en opération par Mirova, filiale du groupe Natixis. Il le présente comme un fonds d’impact.

Sans entrer dans les détails, il insiste sur l’importance des critères d’attribution, qui prennent fortement en compte :

  • la gestion des risques environnementaux ;
  • la gestion des risques sociaux.

Un exemple concret au Nigeria

L’intervenant prend ensuite l’exemple d’un projet sur lequel il travaille depuis deux ans avec d’autres collègues, au Nigeria, à proximité de Lagos, dans l’État d’Ogun.

Ce projet s’inscrit précisément dans le cadre des engagements politiques pris par la République fédérale du Nigeria en matière de neutralité en matière de dégradation des terres. Cela a notamment permis de mobiliser le fonds souverain nigérian.

Il rappelle que le Nigeria, producteur de pétrole, a constitué des réserves grâce à sa rente pétrolière et qu’il investit une part importante de ces ressources dans le développement d’infrastructures et de projets agricoles.

Un projet sur 108 000 hectares

Le projet présenté couvre 108 000 hectares, répartis en deux blocs.

L’idée centrale est de faire « trois tiers » :

  • un premier tiers rendu à la nature ;
  • un deuxième tiers consacré à la consolidation des agriculteurs installés illégalement sur ces terres ;
  • un troisième tiers ouvert à une agroforesterie commerciale.

Le premier objectif est donc de restaurer la forêt dans des réserves forestières dégradées.

Le deuxième objectif consiste à ne pas expulser les populations présentes, mais à les accompagner dans une transition vers une agriculture durable.

Le troisième objectif est de retrouver de la couverture forestière tout en générant des ressources économiques permettant de rembourser l’investissement initial.

La déforestation et ses causes

Le projet se situe au nord de Lagos, dans des réserves forestières naturelles inscrites au patrimoine national.

Des images satellites ont montré qu’entre 1997 et 2017, la forêt y avait été fortement détruite. L’intervenant indique que la cause fondamentale de cette dégradation est un manque de gouvernance et de gestion.

Avant de lancer le projet, les équipes ont commencé par discuter avec les communautés locales. Lors d’une visite en septembre 2016, l’intervenant dit leur avoir demandé :

  • s’ils étaient conscients du problème : ils ont répondu oui ;
  • s’ils étaient satisfaits de la situation : ils ont répondu non ;
  • s’ils savaient quoi faire : ils ont répondu oui, en disant qu’il fallait planter des arbres.

À la question de savoir pourquoi ils n’en plantaient pas, la réponse fut : « parce qu’on n’est pas sûrs de rester l’année prochaine ».

Pour l’intervenant, cela montre que l’insécurité foncière était au cœur du processus de dégradation. Il a donc fallu convaincre le gouverneur que, tant que les droits fonciers de ces populations ne seraient pas sécurisés, il serait impossible de travailler efficacement.

En revanche, les communautés se sont dites prêtes à accepter un accord : s’engager dans une transition agroécologique en échange de la sécurité de pouvoir rester sur ces terres et d’en faire bénéficier leurs enfants.

Diagnostics de terrain et solutions proposées

Des études de sols ont été menées avec l’université locale.

Elles ont montré que les sols avaient été détériorés de façon importante, à la fois sur le plan chimique et sur le plan physique, principalement à cause de la déforestation.

Les effets observés incluent :

  • la compaction des sols ;
  • la salinisation ;
  • des remontées de métaux lourds vers la surface ;
  • un ruissellement très élevé, avec plus de 80 % de l’eau de pluie qui ruisselle ;
  • la disparition du réseau hydrographique liée à la déforestation.

La solution proposée est de protéger les sols en reconstituant d’abord un paillis, puis une canopée, grâce à différentes techniques d’agroécologie et d’agroforesterie.

L’intervenant indique aussi qu’un important travail a été mené avec les instituts de recherche locaux pour identifier les cultures :

  • adaptées aux petits paysans ;
  • compatibles avec une production à plus grande échelle ;
  • intéressantes sur les plans économique, environnemental et social.

Un ensemble de règles de gestion des terres a ensuite été discuté avec les communautés, sur la base d’environ 10 hectares par famille.

Le schéma d’aménagement du territoire

Une fois réalisées les études foncières, les négociations avec les populations, l’approbation des autorités locales et les premiers échanges avec les bailleurs, les équipes ont élaboré un master plan.

Les priorités de ce plan sont :

  • redonner de l’espace à la nature, en priorité dans les zones de captage de l’eau ;
  • protéger le réseau hydrographique ;
  • créer des couloirs écologiques, qui servent aussi de couloirs de transhumance ;
  • organiser l’agriculture autour des villages existants, sans déplacer les populations ;
  • fournir aux habitants de l’énergie, des services de santé et une éducation de base.

L’objectif est de permettre aux communautés de travailler de manière plus sécurisée et avec une perspective d’avenir.

La question décisive du financement

L’intervenant conclut sur la question du financement, qu’il présente comme le point le plus délicat.

Le coût total du projet est estimé à environ 350 millions de dollars. Il explique qu’il a fallu faire preuve de créativité pour construire un montage acceptable à la fois pour :

  • les bailleurs publics nationaux ;
  • les bailleurs internationaux ;
  • les investisseurs privés.

Le business plan a reposé sur plusieurs leviers :

  • la sécurisation des droits d’usage ;
  • la valorisation de la terre ;
  • l’accès à l’eau ;
  • les crédits carbone ;
  • la valorisation de la biodiversité.

Grâce à cela, le besoin en capital initial aurait pu être ramené à environ 250 millions de dollars, avec un taux d’endettement d’environ 60 %, le reste devant être apporté en fonds propres, principalement par des partenaires publics.

Les acteurs privés auraient ensuite pour rôle de développer leur propre logistique afin de valoriser les 30 000 hectares qui leur seraient attribués.

Conclusion

À travers cette présentation, l’intervenant montre que la lutte contre la dégradation des terres ne repose pas seulement sur des diagnostics écologiques, mais aussi sur des conditions politiques, sociales, foncières et financières.

L’exemple nigérian met particulièrement en avant :

  • l’importance de la sécurité foncière ;
  • la nécessité d’une approche paysagère ;
  • l’articulation entre restauration écologique, agriculture durable et viabilité économique ;
  • le besoin de financements hybrides, publics et privés.

La neutralité en matière de dégradation des terres apparaît ainsi comme une approche internationale structurée, ambitieuse, mais aussi pragmatique, visant à éviter la dégradation, à la réduire autant que possible, et à restaurer les terres déjà atteintes.