Konrad SCHREIBER - Faire des analyses foliaires en direct - projet FOOD SCANNER

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Dans cette vidéo, Konrad Schreiber présente le projet FOOD SCANNER, un outil de mesure fondé sur la réflectance pour analyser en direct l’état des plantes, des sols et des récoltes. L’objectif est d’évaluer à la fois la santé du végétal, sa nutrition, sa capacité à séquestrer du carbone, mais aussi la qualité nutritionnelle des productions : protéines, vitamines, antioxydants, etc. Le projet démarre sous forme participative, avec l’ambition d’être ensuite soutenu par des financements européens. L’enjeu est de constituer une base de données suffisante pour développer, demain, un scanner intégré à un appareil proche d’un téléphone portable. Konrad Schreiber insiste sur l’importance de financer cette innovation en France pour ne pas dépendre de technologies étrangères. À terme, cet outil pourrait offrir une mesure objective de la qualité des produits agricoles, limiter le greenwashing et redonner du pouvoir aux agriculteurs comme aux consommateurs.

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Résumé
Dans cette vidéo, Konrad Schreiber présente le projet FOOD SCANNER, un outil de mesure fondé sur la réflectance pour analyser en direct l’état des plantes, des sols et des récoltes. L’objectif est d’évaluer à la fois la santé du végétal, sa nutrition, sa capacité à séquestrer du carbone, mais aussi la qualité nutritionnelle des productions : protéines, vitamines, antioxydants, etc. Le projet démarre sous forme participative, avec l’ambition d’être ensuite soutenu par des financements européens. L’enjeu est de constituer une base de données suffisante pour développer, demain, un scanner intégré à un appareil proche d’un téléphone portable. Konrad Schreiber insiste sur l’importance de financer cette innovation en France pour ne pas dépendre de technologies étrangères. À terme, cet outil pourrait offrir une mesure objective de la qualité des produits agricoles, limiter le greenwashing et redonner du pouvoir aux agriculteurs comme aux consommateurs.

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Le projet food scanner

Konrad Schreiber explique que, derrière le projet Food Scanner, l’idée n’est pas seulement de disposer d’un outil de mesure de plus, mais de répondre à plusieurs enjeux majeurs de l’agriculture.

Selon lui, dans les milieux agricoles, il va devenir indispensable de mesurer la capacité à séquestrer du carbone. En parallèle, la réflectance permettrait de donner des informations sur :

  • la santé du végétal ;
  • son état nutritionnel ;
  • et, avec le même type d’outil, la valeur de la récolte ainsi que sa qualité nutritionnelle.

L’objectif est donc d’aller vers une technologie capable de dire ce qu’il y a dans une plante ou dans une récolte : vitamines, antioxydants, protéines, et plus largement sa composition globale.

Un outil capable d’analyser en direct

Le projet repose sur l’idée de construire un scanner qui, demain, pourrait être intégré dans un objet ressemblant à un téléphone, voire directement dans le téléphone lui-même.

Le principe décrit est simple : envoyer un faisceau lumineux sur :

  • le sol ;
  • une plante ;
  • ou une récolte ;

et obtenir en retour des informations sur :

  • sa composition ;
  • son état sanitaire ;
  • son état global.

L’ambition est donc de pouvoir faire des analyses rapides, directement sur le terrain, sans dépendre uniquement d’analyses longues ou d’outils de laboratoire.

Un projet participatif à financer

Konrad Schreiber précise qu’un gros projet est en train de démarrer. Il commence sous la forme d’un projet participatif, avec la perspective d’être ensuite relayé par des financements européens.

L’idée, au départ, est de collecter un grand volume de données afin d’alimenter une base de données. Cette base servira ensuite à construire et fiabiliser le scanner.

Il insiste sur le fait qu’il faut démarrer sans attendre, car d’autres pays sont déjà engagés dans des démarches comparables :

  • les collègues américains ont lancé les mêmes types de projets ;
  • les collègues australiens aussi ;
  • et, plus globalement, cela bouge dans le monde entier.

Au sein de Vers de Terre Production et avec le réseau élargi, il estime qu’il faut absolument réussir à financer ces projets, notamment par le financement participatif, afin de rester dans la course. Sinon, prévient-il, les agriculteurs et les filières risquent d’être condamnés à acheter plus tard les innovations développées par d’autres.

Un « juge de paix » pour objectiver la qualité

L’un des intérêts majeurs du Food Scanner, d’après Konrad Schreiber, serait de disposer d’un véritable juge de paix.

Un tel outil permettrait de :

  • distinguer les plantes malades des plantes saines ;
  • trier les plantes de qualité des mauvaises plantes ;
  • mieux comprendre pourquoi une plante est malade ou ne l’est pas ;
  • différencier les bonnes pratiques agricoles des mauvaises.

Autrement dit, l’outil ne servirait pas seulement à mesurer, mais aussi à objectiver les résultats. Il pourrait aider à sortir de débats ou d’affirmations non vérifiées, en apportant une mesure immédiate et comparable.

Il évoque aussi la possibilité d’étendre cette approche à la totalité des productions agricoles, et peut-être même, à terme, aux productions forestières.

Des campagnes de collecte de données déjà engagées

Le projet est déjà entré dans une phase concrète de collecte de données.

Konrad Schreiber cite plusieurs campagnes déjà réalisées :

Ces campagnes sont présentées comme terminées. Mais il reste encore beaucoup à faire pour élargir la base de données à d’autres productions.

Il mentionne notamment la nécessité de travailler aussi sur :

  • le lait ;
  • la viande ;
  • d’autres légumes ;
  • les pommes ;
  • et plus largement d’autres produits agricoles.

Cette accumulation de données est vue comme une condition essentielle pour faire décoller le projet et rendre le scanner réellement opérationnel.

Redonner la main aux agriculteurs et aux consommateurs

Pour Konrad Schreiber, participer au financement de ce type de projet, c’est permettre à l’outil de se développer, mais aussi sortir des guerres permanentes de marketing.

Il critique l’idée selon laquelle chacun affirme simplement que son produit est meilleur qu’un autre, sans moyen simple et immédiat de le vérifier. Avec un tel scanner, l’agriculteur ou le consommateur pourrait faire une mesure avec un faisceau lumineux et obtenir la réponse immédiatement.

Dans cette logique :

  • le marketing perdrait de son emprise ;
  • le greenwashing aurait beaucoup moins de prise ;
  • et le pouvoir de vérification reviendrait davantage aux utilisateurs.

Il présente cela comme une manière de redonner la main aux consommateurs et, plus largement, de sortir des discours publicitaires jugés trompeurs.

Une critique du marketing et des slogans

La fin de l’intervention est marquée par une critique très directe du marketing. Konrad Schreiber explique que, selon lui, si les acteurs du marketing disparaissaient, cela ne le gênerait pas du tout.

Il estime qu’on a « un petit peu soupé » de slogans qu’il juge simplistes ou absurdes, et d’un système dans lequel on peut vendre « n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment ».

Dans cette perspective, le Food Scanner apparaît comme un outil de transparence, permettant de mettre fin à une partie de ces discours en s’appuyant sur des mesures concrètes et immédiates. Pour lui, il serait peut-être temps que cette situation s’arrête.