Implanter une culture après prairie sans labour et en bio, mission impossible ? - La destruction du couvert (épisode 4/8)

De Triple Performance
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Dans ce quatrième épisode de la série dédiée à l'implantation de cultures après prairie en agriculture biologique, Julien Guéneau nous présente sa technique de destruction du couvert végétal à l'aide d'un « rotovator » spécifiquement modifié. Pour optimiser ce travail superficiel (1 à 3 cm de profondeur), l'outil a été équipé de pignons augmentant la vitesse de rotation des fraises, de quatre roues pour un suivi de terrain précis et de pales latérales permettant un recoupement optimal. L'objectif agronomique est double : détruire efficacement la végétation en place, notamment les graminées résistantes comme le ray-grass, tout en laissant les résidus végétaux en surface. En ouvrant les capots de l'outil, la terre fine retombe en premier, laissant les racines exposées au soleil, ce qui compromet leur survie. Julien démontre qu’une forte densité de biomasse favorise paradoxalement un meilleur résultat, offrant une solution mécanique efficace et prometteuse pour la gestion des prairies en système bio.

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Résumé
Dans ce quatrième épisode de la série dédiée à l'implantation de cultures après prairie en agriculture biologique, Julien Guéneau nous présente sa technique de destruction du couvert végétal à l'aide d'un « rotovator » spécifiquement modifié. Pour optimiser ce travail superficiel (1 à 3 cm de profondeur), l'outil a été équipé de pignons augmentant la vitesse de rotation des fraises, de quatre roues pour un suivi de terrain précis et de pales latérales permettant un recoupement optimal. L'objectif agronomique est double : détruire efficacement la végétation en place, notamment les graminées résistantes comme le ray-grass, tout en laissant les résidus végétaux en surface. En ouvrant les capots de l'outil, la terre fine retombe en premier, laissant les racines exposées au soleil, ce qui compromet leur survie. Julien démontre qu’une forte densité de biomasse favorise paradoxalement un meilleur résultat, offrant une solution mécanique efficace et prometteuse pour la gestion des prairies en système bio.

Implanter une culture après prairie sans labour et en bio, mission impossible ?

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Suivez Julien Guéneau, agriculteur bio au sein du GAEC Les Jonquilles, au travers des 8 épisodes de cette série.


Épisode 1 : Le pari du GAEC Les Jonquilles

Épisode 2 : L'itinéraire technique

Épisode 3 : La fauche du méteil

Épisode 4 : La destruction du couvert

Épisode 5 : Le semis du maïs

Épisode 6 : Le désherbage

Épisode 7 : Le groupe d'échange TCS Bio de Vendée

Épisode 8 : La récolte du maïs


Découvrez cette série en quelques minutes grâce à la bande-annonce : https://youtu.be/IwGwkj5b914


Ce groupe d'échange est co-animé par le GAB 85 et la Chambre d'agriculture des Pays de la Loire.


Ce projet est porté par la Fédération Nationale d'Agriculture Bio (FNAB), en partenariat avec le Groupement des Agriculteurs Bio de Vendée (GAB 85), dans le cadre d'un financement ECOPHYTO.


Cette vidéo a été réalisée par "Demain Vendée".





La destruction du couvert : le rôle du rotavator modifié

Dans cette étape cruciale de l’itinéraire technique présenté par Julien Guéneau, nous abordons la destruction du couvert à l’aide d’un outil spécifique : un rotavator modifié. Cette adaptation a été pensée pour répondre aux contraintes du semis direct sans labour en agriculture biologique.

Les modifications techniques de l’outil

Pour optimiser le travail de destruction du couvert, plusieurs transformations ont été apportées au rotavator classique :

  • Vitesse de rotation augmentée : La pignonnerie a été modifiée pour faire tourner la fraise plus vite que la normale, atteignant désormais 380 tours/minute.
  • Stabilité et suivi de terrain : L’outil a été monté sur quatre roues afin d’assurer un suivi de terrain le plus régulier possible, malgré les variations de relief.
  • Recoupement des pales : Des pales ont été ajoutées de part et d’autre pour garantir un meilleur recoupement. L’objectif est de s’assurer que, même en travaillant à faible profondeur, chaque centimètre de la surface soit frappé efficacement par les outils.

Objectifs agronomiques du passage

Le passage du rotavator répond à plusieurs objectifs précis pour assurer la réussite de la culture suivante :

  1. Destruction de la végétation : Le travail s’effectue à une profondeur très faible, oscillant entre 1 et 3 centimètres selon l’état du sol (zones tassées ou non). Cette intervention vise à déraciner la végétation en place, notamment les espèces les plus résistantes comme le ray-grass.
  2. Gestion des résidus (mulch) : Les capots du rotavator sont réglés en position ouverte. Cette configuration permet aux particules fines de terre de retomber en premier, tandis que les débris végétaux (plus légers) sont projetés et retombent en surface.

Efficacité sur les adventices et le couvert

Le résultat observé sur le terrain est probant : les systèmes racinaires des adventices, comme le ray-grass, se retrouvent détachés de la terre et posés sur le mulch. Privées de contact avec le sol, les plantes ont peu de chances de se réimplanter, surtout avec l’action du soleil dans les jours suivant le passage.

Contrairement aux idées reçues, plus le couvert est dense, meilleur est le résultat. La quantité importante de débris végétaux laissés en surface agit comme une protection qui étouffe l’herbe.

Concernant la décomposition du mulch, on observe généralement une disparition rapide de la biomasse en trois semaines à un mois. Cette année, en raison d’un calendrier décalé, l’évolution sera scrutée lors des prochaines étapes de l’itinéraire. En somme, cette méthode s’avère être, à ce jour, l’une des solutions les plus efficaces pour détruire un couvert à moindre coût tout en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique.