Agir pour les zones humides - Recueil d'expériences dans les vallées du Rhône et de la Saône

De Triple Performance
Aller à :navigation, rechercher

Ce document présente un recueil d’expériences et de projets concrets visant la préservation, la restauration et la gestion durable des zones humides situées dans les vallées du Rhône et de la Saône. Son objectif est de partager des démarches, des méthodes et des résultats issus de plusieurs initiatives pour inspirer et guider les gestionnaires d’espaces naturels, collectivités, partenaires institutionnels et acteurs locaux impliqués dans la protection de ces milieux sensibles. L’audience visée comprend principalement les acteurs en charge de la gestion des territoires, des politiques environnementales et de la biodiversité, afin de favoriser la coopération, l’échange de bonnes pratiques et la mise en œuvre efficace de stratégies pour conserver ces écosystèmes majeurs.

Résumé

Introduction

Ce chapitre souligne l'importance écologique et sociale des zones humides, leur déclin rapide dans le monde, et leur rôle crucial dans le bassin du Rhône et de la Saône, représentant 55 % de leur superficie. Le texte met en évidence le soutien du Plan Rhône-Saône depuis 2007, visant à préserver et restaurer ces milieux par divers projets et collaborations pour assurer leur diversité, leur fonction hydrologique, et leur valeur patrimoniale.

Contexte historique et géographique

Ce chapitre décrit le bassin du Rhône, un fleuve puissant traversant la Suisse et la France, avec ses affluents, notamment la Saône. La Saône, longue de 482 km, alimente un bassin hydrographique étendu. La région a été fortement aménagée pour la navigation, la production hydroélectrique et l'agriculture, ce qui a modifié ses milieux naturels. Actuellement, une politique de restauration et de gestion vise à équilibrer ces usages avec la conservation de zones humides variées, comprenant prairies, marais, tourbières, et lônes, en lien avec la stratégie de développement durable du territoire.

Stratégie et actions principales du Plan Rhône-Saône

Ce chapitre présente l'ambition du plan pour développer un développement durable en associant prévention des risques, protection de la biodiversité, valorisation patrimoniale, et développement économique. Depuis 2007, diverses actions ont été menées, notamment la restauration de milieux alluviaux, zones humides, et la gestion intégrée via un réseau d'acteurs. L'objectif est d'améliorer la résilience face au changement climatique, en particulier concernant la prévention des inondations, la qualité de l’eau, et la bio-diversité. La collaboration dans le cadre du Plan Rhône-Saône a permis de restaurer près de 600 hectares de zones humides depuis 2015, avec un soutien financier européen important.

Mobilisation des acteurs et gestion des projets

Ce chapitre explique la création du réseau ‘des acteurs pour la biodiversité du fleuve Rhône’ en 2010, incarné depuis 2015 par la Fédération des Conservatoires d’espaces naturels. Il vise à coordonner, partager les expériences, et favoriser la cohérence des actions pour préserver et restaurer les espaces humides tout au long du fleuve. Des rencontres régulières, des visites d’échanges, et des actions concrètes telles que la restauration de milieux, la sensibilisation du public, et la maîtrise foncière renforcent cette dynamique collaborative.

Exemples de projets locaux remarquables

Ce chapitre détaille plusieurs initiatives telles que la maîtrise foncière pour préserver les zones humides à Montélimar, la gestion du Marais de Lavours, la revitalisation de l’espace sensible de l’Étournel, la restauration du Marais de Boistray, la gestion des anciens méandres du Rhône et d’autres actions concrètes associant restauration écologique, gestion foncière, sensibilisation, et suivi écologique. Ces projets illustrent leur potentiel à préserver la biodiversité, à restaurer la dynamique hydrologique, et à valoriser ces milieux par des activités éducatives et patrimoniales.

Perspectives et enjeux futurs

Ce chapitre évoque la poursuite et l’extension des efforts de restauration dans la troisième phase du Plan Rhône-Saône (2021-2027). Il met en avant l’intégration des enjeux liés au changement climatique, la nécessité de mobiliser davantage d’acteurs, de partager les bonnes pratiques, et d’adopter une approche territoriale comportant la dimension sociale, économique et écologique. La stratégie vise à atteindre une gestion durable, une meilleure coordination des actions, et une intégration plus forte des enjeux socio-économiques pour renforcer la résilience des milieux humides face aux défis futurs.

Points clés

La restauration des zones humides joue un rôle majeur dans la régulation du climat et la séquestration du carbone.
Plusieurs projets, comme la reconversion de prairies et la renaturation de marais, ont permis de restaurer des milieux riches en biodiversité tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique par le stockage de carbone.
La maîtrise foncière est un levier crucial pour la préservation durable des milieux naturels.
Les actions de maîtrise foncière, notamment via l’animation foncière, acquisitions, et conventions, ont permis de sécuriser 27,8 ha de zones humides, facilitant leur gestion et restauration à long terme.
L’animation territoriale et la concertation sont essentielles pour la réussite des projets de restauration de zones humides.
Une implication continue des acteurs locaux, partenaires et usagers a permis d’émerger des projets sur des sites comme l’Île Vieille ou le Marais des Planches, avec un fort investissement en sensibilisation et gestion collective.
La restauration hydrologique, par démeandrement et comblement de drains, est une action clé pour rétablir les fonctions naturelles des zones humides.
De nombreux projets, dont la Noue Rouge ou les îles de la Malourdie, ont démontré qu’en restaurant la connectivité hydrique, il est possible de renforcer la biodiversité, notamment pour les oiseaux, poissons et amphibiens.
Les pratiques de gestion adaptative, telles que la fauche tardive, le pâturage extensif et l’arrachage de ligneux, ont permis de maintenir la biodiversité sur des milieux sensibles.
Des sites comme Ouroux-sur-Saône ou le Marais de Lavours illustrent que ces actions, associées à des suivis scientifiques, améliorent la qualité des habitats tout en favorisant l’intégration des activités agricoles traditionnelles.
Le financement européen (FEDER) et les partenariats locaux sont déterminants pour la réussite des projets de restauration et de gestion des zones humides.
Plusieurs projets, tels que la restauration du marais des Communaux ou la renaturation du Marais des Planches, ont été rendus possibles grâce à l’engagement financier et technique des partenaires publics et privés.

Sources