Reportage France 3 MSV - rencontre nationale Brice Tandille - (2017)
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Petit reportage chez Brice Tandille durant les rencontres nationales 2017 à Rennes.
Le maraîchage en sol vivant, au cœur d’une rencontre nationale
Comment s’y prendre pour avoir du rendement tout en étant respectueux de l’environnement ? C’est la question au cœur des rencontres organisées durant deux jours dans le pays rennais autour du maraîchage en sol vivant, une technique qui intéresse professionnels et particuliers.
Faire confiance à la nature : c’est en substance le message véhiculé par ceux qui ont opté pour le maraîchage en sol vivant, une méthode qui attire de plus en plus de professionnels, mais aussi de particuliers, qui souhaitent produire tout en respectant davantage l’environnement.
Ce reportage a été réalisé à Mouazé, au nord de Rennes.
L’expérience de Brice Tandille à Mouazé
À force d’arpenter ses terres, Brice Tandille connaît son sol sur le bout des semelles. Voilà trois ans que l’agriculteur a opté pour le maraîchage en sol vivant.
S’il continue de produire une quarantaine de légumes à l’année, la pratique s’avère pour lui moins contraignante. Il explique avoir moins de travail, moins de désherbage, ainsi qu’une amélioration de la qualité de la terre. Selon lui, cela permet d’obtenir des produits qui poussent mieux.
Brice Tandille résume ainsi les bénéfices observés : moins de travail inutile, des fruits et légumes plus beaux, et une production qui peut être densifiée au mètre carré. De ce point de vue, il estime que le changement est réussi.
Intervenir le moins possible sur le sol
La philosophie de cette approche consiste à intervenir le moins possible sur le sol, afin que la terre retrouve naturellement son équilibre grâce aux organismes qui y vivent.
L’idée est de laisser agir la vie du sol plutôt que de perturber en permanence son fonctionnement. Cette expérience, Brice Tandille souhaite aujourd’hui la partager avec d’autres producteurs venus des quatre coins de la France.
Il est rappelé que certains organismes, comme les champignons, sont très sensibles au travail du sol. Si l’on veut profiter de l’action des champignons, mais aussi de celle des vers de terre ou des bactéries, il faut leur offrir un écosystème adapté et éviter de le détruire.
Observer et comprendre l’intimité des sols
Cette manière de produire conduit à privilégier le paillage plutôt que la mécanisation. Elle suppose aussi d’étudier chaque parcelle pour en connaître la texture, la granulométrie et la porosité.
Autrement dit, il s’agit de se plonger dans l’intimité des sols pour mieux comprendre leur fonctionnement. Le reportage montre qu’on distingue notamment une partie travaillée en surface, qui reste très vivante, principalement organique.
Cette observation du sol devient un élément central de la conduite culturale : au lieu d’imposer un fonctionnement, on cherche à accompagner un équilibre déjà présent.
Une agriculture qui accueille la vie
Le reportage souligne qu’on oppose encore aujourd’hui deux formes d’agriculture qui, pourtant, pourraient se compléter.
D’un côté, une agriculture qui utilise insecticides et antibiotiques, et qui s’oppose à certaines formes de vie. De l’autre, une forme d’agriculture qui aime la vie et accueille d’autres formes de vie, dans l’idée d’obtenir une meilleure résilience et une meilleure régulation des problèmes rencontrés.
Le maraîchage en sol vivant est présenté ici comme une voie permettant de s’appuyer davantage sur les équilibres biologiques naturels pour produire autrement.
Des résultats à observer dans le temps
En plein hiver, il reste difficile de vérifier immédiatement l’impact de cette méthode sur les légumes. Pour quelques semaines encore, la végétation est au repos.
Le reportage met néanmoins en avant l’intérêt croissant pour cette pratique, à la fois chez les maraîchers professionnels et chez les particuliers, dans un contexte où la recherche de rendement ne peut plus être dissociée du respect de l’environnement.