Marais communaux, ou comment concilier biodiversité et pâturage

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Les marais communaux constituent un héritage historique majeur du Marais Poitevin, issu des anciennes zones de vaine pâture devenues propriétés des communes après la Révolution française. Aujourd’hui, ces espaces continuent de jouer un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité. Comme l’expliquent Bruno Fabre et Alain Texier, la gestion de ces 2 100 hectares de prairies communales repose sur un pâturage collectif impliquant environ 120 éleveurs. Chaque année, vaches et chevaux y sont introduits pour une saison de pâture, entretenant ainsi ces milieux fragiles. Le Parc naturel régional accompagne cette dynamique par un suivi technique et administratif rigoureux, en partenariat avec la LPO et la Chambre d’Agriculture. Ces travaux incluent la gestion sanitaire, l’installation de clôtures et la préservation de la flore, illustrant parfaitement la conciliation entre les besoins pastoraux et les enjeux de préservation environnementale, tout en favorisant un moment de convivialité indispensable au tissu agricole local.

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Résumé
Les marais communaux constituent un héritage historique majeur du Marais Poitevin, issu des anciennes zones de vaine pâture devenues propriétés des communes après la Révolution française. Aujourd’hui, ces espaces continuent de jouer un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité. Comme l’expliquent Bruno Fabre et Alain Texier, la gestion de ces 2 100 hectares de prairies communales repose sur un pâturage collectif impliquant environ 120 éleveurs. Chaque année, vaches et chevaux y sont introduits pour une saison de pâture, entretenant ainsi ces milieux fragiles. Le Parc naturel régional accompagne cette dynamique par un suivi technique et administratif rigoureux, en partenariat avec la LPO et la Chambre d’Agriculture. Ces travaux incluent la gestion sanitaire, l’installation de clôtures et la préservation de la flore, illustrant parfaitement la conciliation entre les besoins pastoraux et les enjeux de préservation environnementale, tout en favorisant un moment de convivialité indispensable au tissu agricole local.

"Notre Parc en action !" - Épisode 7


"Marais communaux, ou comment concilier biodiversité et pâturage"



Où | Nalliers (85)

Quoi | Mise à l'herbe des vaches et chevaux sur le marais communal de la communal pour l'été.

Quand | 28 avril 2021

Pourquoi | Concilier biodiversité et pâturage

Qui vous en parle | Bruno Fabre, Maire de Nalliers et Alain Texier, chargé de mission Environnement au Parc.


En savoir plus :

https://pnr.parc-marais-poitevin.fr/action/agir-en-faveur-des-prairies-naturelles-des-marais-communaux-reservoirs-de-richesses-insoupconnees


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Conception - réalisation : AltenatureMedia / Parc naturel régional du Marais poitevin





Une tradition séculaire au service de la biodiversité

Ce marais communal s’étend sur 105 hectares et joue un rôle essentiel dans le maintien des pratiques pastorales du Marais Poitevin. Chaque saison, les éleveurs y conduisent leurs troupeaux, principalement des vaches et des chevaux. À terme, ce sont environ 240 vaches et une quarantaine de chevaux qui occupent cet espace. Au-delà de l’aspect technique, cet événement est un véritable moment de convivialité pour les éleveurs de Nalliers et des environs.

Comme l’explique Bruno Fabre, ce système permet d’entretenir le marais tout en préservant une biodiversité riche. Dans l’ensemble du Marais Poitevin, on dénombre 22 marais communaux fonctionnant sur le principe du pâturage collectif. Cela représente au total 2 100 hectares de prairies gérés par environ 120 éleveurs, favorisant une grande diversité d’espèces grâce au mélange des troupeaux bovins et équins.

Un patrimoine historique : de la vaine pâture aux marais communaux

Ces espaces constituent un héritage historique majeur. Lors des phases d’assèchement du Marais Poitevin, ces terrains étaient initialement des zones de « vaine pâture », où les habitants pouvaient faire paître leurs animaux gratuitement. À la suite de la Révolution française, ces vastes étendues ont été rétrocédées aux communes, donnant naissance aux « marais communaux » tels qu’on les connaît aujourd’hui.

Une gestion organisée et partenariale

La période de mise à l’herbe s’étend du 15 avril à la fin mai, selon la pousse de l’herbe, et se poursuit jusqu’à l’automne. Pour garantir la pérennité de ce modèle, le Parc naturel régional travaille en étroite collaboration avec divers partenaires, dont la LPO et la Chambre d’agriculture.

Alain Texier souligne l’importance de cet accompagnement qui s’articule autour de trois axes :

  • Un suivi administratif et environnemental : aide aux déclarations d’animaux et au suivi des mesures environnementales.
  • Un volet technique : suivi de la biodiversité pastorale et de l’état sanitaire des troupeaux.
  • Des investissements matériels : réflexion sur les parcs de contention, recherche de financements pour les clôtures, les plantations d’arbres et les travaux hydrauliques.

L’enjeu central, rappelé par les acteurs du terrain, est de réussir à trouver le juste équilibre — un compromis — entre les besoins du pâturage extensif et la préservation de la faune et de la flore spécifiques à ces milieux humides exceptionnels.