Marais communaux, ou comment concilier biodiversité et pâturage
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"Notre Parc en action !" - Épisode 7
"Marais communaux, ou comment concilier biodiversité et pâturage"
Où | Nalliers (85)
Quoi | Mise à l'herbe des vaches et chevaux sur le marais communal de la communal pour l'été.
Quand | 28 avril 2021
Pourquoi | Concilier biodiversité et pâturage
Qui vous en parle | Bruno Fabre, Maire de Nalliers et Alain Texier, chargé de mission Environnement au Parc.
En savoir plus :
Parc naturel régional du Marais poitevin
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Conception - réalisation : AltenatureMedia / Parc naturel régional du Marais poitevin
Une tradition séculaire au service de la biodiversité
Ce marais communal s’étend sur 105 hectares et joue un rôle essentiel dans le maintien des pratiques pastorales du Marais Poitevin. Chaque saison, les éleveurs y conduisent leurs troupeaux, principalement des vaches et des chevaux. À terme, ce sont environ 240 vaches et une quarantaine de chevaux qui occupent cet espace. Au-delà de l’aspect technique, cet événement est un véritable moment de convivialité pour les éleveurs de Nalliers et des environs.
Comme l’explique Bruno Fabre, ce système permet d’entretenir le marais tout en préservant une biodiversité riche. Dans l’ensemble du Marais Poitevin, on dénombre 22 marais communaux fonctionnant sur le principe du pâturage collectif. Cela représente au total 2 100 hectares de prairies gérés par environ 120 éleveurs, favorisant une grande diversité d’espèces grâce au mélange des troupeaux bovins et équins.
Un patrimoine historique : de la vaine pâture aux marais communaux
Ces espaces constituent un héritage historique majeur. Lors des phases d’assèchement du Marais Poitevin, ces terrains étaient initialement des zones de « vaine pâture », où les habitants pouvaient faire paître leurs animaux gratuitement. À la suite de la Révolution française, ces vastes étendues ont été rétrocédées aux communes, donnant naissance aux « marais communaux » tels qu’on les connaît aujourd’hui.
Une gestion organisée et partenariale
La période de mise à l’herbe s’étend du 15 avril à la fin mai, selon la pousse de l’herbe, et se poursuit jusqu’à l’automne. Pour garantir la pérennité de ce modèle, le Parc naturel régional travaille en étroite collaboration avec divers partenaires, dont la LPO et la Chambre d’agriculture.
Alain Texier souligne l’importance de cet accompagnement qui s’articule autour de trois axes :
- Un suivi administratif et environnemental : aide aux déclarations d’animaux et au suivi des mesures environnementales.
- Un volet technique : suivi de la biodiversité pastorale et de l’état sanitaire des troupeaux.
- Des investissements matériels : réflexion sur les parcs de contention, recherche de financements pour les clôtures, les plantations d’arbres et les travaux hydrauliques.
L’enjeu central, rappelé par les acteurs du terrain, est de réussir à trouver le juste équilibre — un compromis — entre les besoins du pâturage extensif et la préservation de la faune et de la flore spécifiques à ces milieux humides exceptionnels.