Les plantes explorées du coté racinaire, une des clés des SCV, Noël Deneuville

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SCV

Dans cette intervention, Noël Deneuville, paysan dans la Nièvre, rappelle que les racines et la rhizosphère sont au cœur des SCV (systèmes de culture sur couverture végétale), dans la lignée des travaux de Lucien Séguy. Son message est clair : imiter la forêt pour restaurer des sols vivants, stocker du carbone, mieux gérer l’eau et limiter les effets du dérèglement climatique. Un sol nu se dégrade ; à l’inverse, des plantes de service aux racines diversifiées protègent, structurent et nourrissent le sol tout en soutenant l’activité biologique. Noël Deneuville insiste sur la nécessité de maintenir des racines vivantes le plus longtemps possible, de multiplier les espèces dans les couverts, et de valoriser le génie végétal plutôt que le travail mécanique du sol. Cette approche agroécologique permet de relancer les cycles naturels, d’améliorer la fertilité et de renforcer durablement la résilience des cultures.

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Résumé
Dans cette intervention, Noël Deneuville, paysan dans la Nièvre, rappelle que les racines et la rhizosphère sont au cœur des SCV (systèmes de culture sur couverture végétale), dans la lignée des travaux de Lucien Séguy. Son message est clair : imiter la forêt pour restaurer des sols vivants, stocker du carbone, mieux gérer l’eau et limiter les effets du dérèglement climatique. Un sol nu se dégrade ; à l’inverse, des plantes de service aux racines diversifiées protègent, structurent et nourrissent le sol tout en soutenant l’activité biologique. Noël Deneuville insiste sur la nécessité de maintenir des racines vivantes le plus longtemps possible, de multiplier les espèces dans les couverts, et de valoriser le génie végétal plutôt que le travail mécanique du sol. Cette approche agroécologique permet de relancer les cycles naturels, d’améliorer la fertilité et de renforcer durablement la résilience des cultures.

Cette intervention a eu lieu dans le cadre du colloque d'hommage à Lucien Séguy et Hubert Charpentier.

Pour retrouver la vidéo du colloque dans son entièreté : https://www.youtube.com/watch?v=aXs59o8AoZc




Présentation de Noël Deneuville

Noël Deneuville se présente comme paysan dans le centre de la France, dans la Nièvre. Il résume son métier de la manière suivante : « nourrir les hommes en récoltant le soleil ». Cette formule pose le cadre de toute l’intervention : l’agriculture repose d’abord sur la capacité des plantes à capter l’énergie solaire, à la transformer, puis à la restituer sous forme de biomasse, de nourriture et de fertilité.

Son propos s’inscrit dans la continuité des enseignements de Lucien Séguy, avec une insistance particulière sur le rôle des racines dans les systèmes de culture sous couverture végétale (SCV).

La nature comme modèle fonctionnel

Pour Noël Deneuville, la nature remplit simultanément de nombreuses fonctions. Les écosystèmes naturels :

  • fournissent de l’énergie ;
  • produisent des aliments ;
  • recyclent les déchets ;
  • répondent aux besoins de tous ;
  • se régénèrent sans cesse.

La nature est ainsi présentée comme un système créatif, adaptable et abondant. Lucien Séguy était, selon lui, en admiration permanente devant ces écosystèmes, qu’il regroupait sous l’idée de « génie végétal ». Ce génie végétal a plusieurs caractéristiques majeures :

  • il est gratuit ;
  • il est reproductible ;
  • il a un pouvoir exceptionnel.

L’idée centrale est que l’agriculture devrait s’appuyer sur cette intelligence fonctionnelle du vivant, au lieu de la contrarier.

Les racines, une clé majeure des SCV

L’intervention insiste sur le fait que tout est important dans l’approche globale des sols vivants, mais que les racines jouent un rôle absolument majeur. Elles sont au cœur du fonctionnement du sol, de l’eau, du carbone, de la fertilité et, au-delà, du climat.

Plus un sol dispose de racines, plus il est en mesure de :

  • stocker et mobiliser de l’eau ;
  • alimenter une végétation abondante ;
  • soutenir l’évaporation ;
  • participer aux cycles de l’eau.

À l’inverse, moins il y a de plantes et de racines, moins il y a d’eau disponible, et plus les surfaces se réchauffent. Ce raisonnement est élargi à différentes échelles : continents, parcelles agricoles, villes. Plus les surfaces sont végétalisées, plus il est possible de limiter les effets du dérèglement climatique et de maintenir des cycles d’eau fonctionnels.

Imiter la forêt avec les SCV

Noël Deneuville rappelle que le fil rouge de Lucien Séguy était d’imiter la forêt avec les SCV. Cela signifie :

Les SCV ne consistent donc pas seulement à couvrir le sol, mais à reconstruire des cycles biologiques complets, comparables à ceux observés dans les écosystèmes forestiers.

Sol nu, adventices et plantes de service

Un point important de l’exposé concerne la lecture écologique des adventices. Dès qu’un sol est nu, la nature « programme » des plantes spontanées. L’homme les appelle adventices ou mauvaises herbes, mais pour Noël Deneuville, le message de la nature est clair : le sol doit être constamment couvert.

L’enjeu en agriculture n’est donc pas de nier cette logique, mais de la piloter. Il faut remplacer les adventices par des plantes de service choisies, capables de remplir les mêmes grandes fonctions, tout en répondant aux objectifs agronomiques de l’agriculteur.

Ces plantes de service permettent :

  • de protéger le sol ;
  • de nourrir la vie du sol ;
  • d’accompagner les cultures ;
  • de stocker du carbone ;
  • de refroidir les surfaces ;
  • de participer à la fabrication des pluies.

La présence quasi permanente de plantes devient alors un principe de base.

La végétation comme alliée climatique

Selon Noël Deneuville, si l’humanité avait conservé son meilleur allié climatique, c’est-à-dire la végétation, on n’aurait jamais eu à parler de dérèglement climatique dans les termes actuels. La destruction de la végétation empêche la régulation du climat, tandis que la minéralisation des surfaces — bitume, béton, goudron — constitue l’inverse de ce que fait la nature.

La végétation terrestre est présentée comme un dispositif de régulation majeur :

  • elle accueille la pluie ;
  • elle rafraîchit ;
  • elle alimente les cycles de l’eau ;
  • elle protège les sols ;
  • elle maintient la vie biologique.

Cette réflexion vaut autant pour l’agriculture que pour les espaces urbains.

La rhizosphère, un continent à explorer

Noël Deneuville qualifie la rhizosphère de « nouveau continent à explorer ». La rhizosphère désigne l’ensemble des interactions qui se déroulent autour des racines, dans la zone de sol influencée par leur activité. Cette zone est essentielle, mais difficile à observer parce qu’elle est cachée.

Les plantes, par leur succession continue et par leurs systèmes racinaires, construisent les sols. Elles accumulent progressivement leur solidité, leur stabilité et leur performance. Ce principe, à la base du fonctionnement de la nature, a été selon lui largement ignoré par l’homme.

Le travail du sol qui laisse une phase nue, même courte, provoque des pertes :

  • perte de capacité de rétention en eau ;
  • perte de nourriture pour la vie du sol ;
  • perte de carbone ;
  • perte de protection structurale ;
  • perte d’agrégation ;
  • perte de vie biologique.

D’où la nécessité de redonner aux sols des plantes de service multifonctionnelles, des racines, de la matière organique et des conditions favorables à un fonctionnement vivant.

La vie des racines : une performance difficile à percevoir

L’intervenant souligne que la performance de la végétation aérienne est relativement facile à voir : croissance, feuilles, fleurs, fruits, graines, rendement. En revanche, la performance des racines est beaucoup plus difficile à appréhender, car elle se déploie dans un espace invisible.

Il prend l’image d’une graine ou d’un élément qui se déplace facilement dans l’air mais qui, dès qu’il touche le sol, rencontre immédiatement des contraintes mécaniques. La vie racinaire est donc complexe, et il ne faut pas lui rajouter des obstacles par des interventions mal maîtrisées.

Les racines doivent sans cesse conquérir le profil de sol. Elles avancent, explorent, contournent, s’adaptent ou souffrent selon les conditions. Leur efficacité dépend donc fortement :

  • de l’état structural du sol ;
  • de sa porosité ;
  • de sa couverture ;
  • de la continuité biologique ;
  • de l’absence de perturbations destructrices.

La course à la lumière et la conquête du sol

Les plantes passent leur vie à rechercher la lumière, la chaleur et l’énergie solaire afin d’assurer leur reproduction. Cela se voit dans la diversité de leurs formes : rampantes, grimpantes, dressées, à tiges basses ou hautes, ou sous forme d’arbres. Leur objectif est de couvrir la surface du sol.

Mais parallèlement à cette conquête aérienne, il y a une conquête souterraine : celle de la rhizosphère. Les plantes de service déploient des racines dans toutes les directions pour explorer le profil. Cette puissance souterraine est fondamentale pour le fonctionnement du sol, bien qu’elle reste peu visible et encore insuffisamment appréciée.

Noël Deneuville note toutefois qu’au cours de la dernière décennie, les connaissances sur le rôle fonctionnel des racines se sont intensifiées. Agronomes, sélectionneurs et semenciers s’y intéressent de plus en plus, notamment pour :

  • adapter les cultures au changement climatique ;
  • réduire les apports de fertilisants de synthèse ;
  • limiter les impacts environnementaux ;
  • construire les bases de l’agroécologie.

Réduire les intrants grâce aux racines

L’exposé pose plusieurs questions de fond :

  • peut-on réduire les besoins en engrais ?
  • peut-on augmenter la réserve utile en eau en agrandissant la zone racinaire ?
  • peut-on mieux mobiliser les éléments bloqués dans le profil ?

La réponse proposée est que les plantes de service, intégrées dans des systèmes SCV, constituent un levier important pour atteindre ces objectifs. Les racines permettent de revisiter la fertilisation et la gestion de l’eau en mobilisant autrement les ressources du sol.

Diversité des systèmes racinaires

Noël Deneuville mentionne l’intérêt de croquis racinaires disponibles sur le site de Ver de Terre Production, tout en précisant qu’ils ne représentent qu’une petite partie de la réalité. Les systèmes racinaires sont extrêmement difficiles à appréhender dans leur globalité, d’autant plus si l’on veut intégrer toute la rhizosphère environnante.

Pour une même plante, comme le maïs par exemple, la forme racinaire peut varier fortement : elle peut changer, s’adapter ou souffrir selon le contexte.

Il évoque ensuite plusieurs plantes appréciées par Lucien Séguy ou utilisées dans cette logique de conquête racinaire :

Ces espèces sont citées comme exemples de plantes capables d’exprimer des architectures racinaires intéressantes dans des couverts végétaux ou des systèmes de service.

La luzerne, plante emblématique

En évoquant Hubert Charpentier, Noël Deneuville rappelle que sa plante favorite était bien sûr la luzerne. Elle est mise en avant pour sa capacité à descendre en profondeur et à explorer durablement le sol.

Son caractère permanent permet d’avoir presque toute l’année des plantes vivantes en fonctionnement. Cette permanence est considérée comme une avancée primordiale pour les SCV : il ne s’agit pas seulement d’avoir des sols vivants, mais des sols vivants tout le temps.

Multiplier les espèces pour multiplier les racines

Un message fort de l’intervention est qu’il faut semer des mélanges. Plus on multiplie les espèces dans les couverts végétaux, plus on multiplie les types de racines. Et plus on multiplie les types de racines, plus on diversifie les fonctions dans le sol.

Les légumineuses, par exemple, sont intéressantes pour l’azote, mais peuvent être insuffisantes à elles seules pour assurer la pleine conquête du profil de sol. D’où l’importance de mélanger les espèces pour rechercher une complémentarité fonctionnelle :

  • diversité de profondeurs d’exploration ;
  • diversité d’architectures racinaires ;
  • diversité d’interactions biologiques ;
  • diversité de restitutions organiques.

Plus les plantes de service se développent longtemps, plus elles explorent loin. Plus elles produisent de biomasse aérienne, plus elles prélèvent du carbone atmosphérique et l’injectent dans le système sol.

Retrouver la puissance racinaire d’une forêt

Dans les SCV inspirés de Lucien Séguy, l’objectif est très ambitieux : retrouver dans les parcelles cultivées la puissance racinaire des arbres d’une forêt. Une forêt sert ici de référence fonctionnelle pour penser le sol, le sous-sol et leur mise en mouvement.

Cela implique plusieurs règles :

  • plus une goutte de pluie ne doit rencontrer directement le sol nu ;
  • c’est la végétation qui doit accueillir la pluie ;
  • les sols doivent être protégés des températures élevées ;
  • la vie microbienne doit être protégée ;
  • les plantes de service doivent être choisies pour leur développement aérien, mais surtout racinaire ;
  • il faut remplir le plus possible le volume du sol avec des racines.

Même en sols limités ou en conditions peu favorables, cette recherche de volume racinaire maximum reste l’objectif.

Aucun rayon de soleil ne doit être perdu

Noël Deneuville reprend une autre idée forte attribuée à Lucien Séguy : aucun rayon de soleil ne doit être perdu. Chaque rayon doit arriver sur une feuille vivante. L’agriculture doit donc chercher à capter un maximum d’énergie solaire, puis à la transformer en biomasse et en activité biologique.

Il évoque aussi l’idée de s’aider de la puissance des arbres pour relancer des sols dégradés. De manière générale, les parcelles en SCV devraient ressembler, autant que possible, aux plus belles forêts, en particulier sur le plan racinaire.

L’objectif est de remettre en mouvement :

  • les cycles de l’eau ;
  • les cycles des éléments fertilisants ;
  • les cycles biologiques du sol.

Le génie végétal comme solution agronomique et écologique

Dès qu’il y a de la vie dans et sur le sol, de nombreux processus bénéfiques se mettent en place. Noël Deneuville appelle donc à utiliser tout le génie végétal disponible, c’est-à-dire toutes les plantes que la nature met à disposition pour optimiser l’agriculture.

Il insiste sur le fait que seul ce génie végétal est capable de préserver durablement le sol et, par conséquent, la sécurité alimentaire. Cela suppose des solutions de génie végétal sans destruction mécanique du sol.

Le pouvoir racinaire et l’ensemble de la rhizosphère sont ainsi vus comme les véritables moteurs de l’amélioration de la qualité et de la performance des sols.

Le secret des SCV : des racines longtemps, profondément, en continu

Selon Noël Deneuville, le secret des SCV qui fonctionnent est simple dans son principe : fabriquer et maintenir des racines :

  • le plus longtemps possible ;
  • le plus profondément possible.

S’il y a des racines performantes, il y a forcément des plantes performantes, et inversement. À partir de là, les cycles naturels peuvent réellement repartir.

Dans les périodes humides, froides ou très pluvieuses, un sol vivant continue à fonctionner :

  • bactéries ;
  • microbes ;
  • vers de terre ;
  • graines ;
  • processus biologiques divers.

Les températures sont atténuées, l’excès d’eau est mieux évacué, et la vie du sol est préservée.

Dans les périodes sèches, chaudes et avec peu de pluie, le fonctionnement se poursuit aussi, même en service minimum :

  • les températures restent atténuées ;
  • le manque d’eau est amorti ;
  • la moindre humidité est valorisée ;
  • la vie du sol reste préservée.

Confier les problèmes agronomiques aux plantes de service

Une des formules marquantes de l’intervention consiste à dire qu’il faut confier la plupart des problèmes agronomiques aux plantes de service, car elles savent gérer et équilibrer ces problèmes.

Leur action dépasse largement les seuls enjeux agronomiques. Elles interviennent aussi dans la gestion :

  • de l’eau ;
  • de l’air ;
  • du climat ;
  • du carbone ;
  • des déchets ;
  • des maladies ;
  • des prédateurs.

Les micro-organismes du sol, associés à ces plantes, sont capables de dégrader et de détoxifier des composés organiques et inorganiques. Les sols vivants sont même présentés comme capables de filtrer et de transformer l’eau brute en eau potable.

Diversité microbienne, santé des plantes et santé humaine

La diversité des microbes associés aux racines est jugée cruciale pour la santé des plantes. Plus largement, la diversité biologique des sols est de plus en plus reconnue comme une clé pour la santé humaine.

Le sol est présenté comme :

  • un support d’une grande diversité d’habitats et d’organismes ;
  • un accumulateur ;
  • un stockeur ;
  • un transformateur ;
  • un milieu de transfert pour l’eau, le carbone et les éléments minéraux.

Pour cette raison, le sol doit être plein de racines vivantes et mortes tout au long de l’année. Là où il y a des racines, il y a aussi :

  • des mycorhizes ;
  • de l’eau ;
  • de la vie ;
  • des interactions bénéfiques permanentes.

La symbiose entre racines et champignons augmente la disponibilité en eau et en nutriments pour les plantes.

Des organisations souterraines plus que de simples racines

Dans la logique des SCV, il ne s’agit plus seulement de parler de racines au sens strict, mais d’organisations souterraines, de génie végétal et de rhizosphère. Ce vocabulaire traduit l’idée d’un ensemble complexe d’interactions, d’entraides et de cycles.

La nature fonctionne en équilibre. Pour Noël Deneuville, c’est la végétation qui a créé et régulé le climat terrestre. Tant que cette végétation reste fonctionnelle, les cycles tiennent. En revanche, lorsque l’homme retire la végétation pour mettre du minéral à la place, il installe un déséquilibre climatique avec toutes les difficultés qui l’accompagnent.

Une réflexion étendue à la ville

Dans sa conclusion, Noël Deneuville élargit son propos au-delà du monde agricole. Il met en garde contre la couverture croissante des sols urbains et périurbains par des matériaux minéraux : béton, goudron, bitume, infrastructures routières ou ferroviaires.

Il souligne que cette logique est à l’opposé du travail accompli par la nature depuis l’origine : couvrir les pierres, les cailloux et les rochers par des mousses, des plantes, de la végétation et des arbres, jusqu’à former des sols vivants avec racines.

C’est cette dynamique naturelle qui a rendu la planète habitable, en fournissant :

  • de l’eau potable filtrée ;
  • de l’air respirable ;
  • des fruits ;
  • des graines ;
  • des animaux ;
  • des cycles sans déchets.

La nature produit en cycles, alors que les sociétés humaines produisent souvent en ligne, générant des objets ou substances dont personne ne veut, c’est-à-dire des déchets.

Le dérèglement climatique comme déséquilibre de végétation

La thèse finale de l’intervention est nette : le dérèglement climatique est provoqué par un déséquilibre de la végétation de la planète. Il faut donc rétablir au plus vite un équilibre végétal partout où c’est possible :

  • en ville ;
  • dans les infrastructures ;
  • dans les parcelles agricoles encore conduites en travail du sol conventionnel.

Les SCV de Lucien Séguy sont présentés comme une voie concrète pour retrouver plus rapidement :

  • un équilibre climatique stable ;
  • une sécurité alimentaire durable.

Noël Deneuville conclut en appelant à arrêter le gaspillage des sols et de la végétation, et à dire oui à une « vraie écologie », y compris en ville.

Échange final

À la fin de l’intervention, l’animateur remercie Noël Deneuville pour cette présentation inspirante sur l’importance des racines. Il rappelle qu’avec Lucien Séguy, ils ont très vite appris à creuser des trous, observer les racines et les extraire sur le terrain, notamment à Madagascar. Ces observations permettaient à chaque fois d’apprendre beaucoup.

Aucune question n’étant posée à ce moment-là, il est indiqué que les participants pourront transmettre leurs questions par message aux différents intervenants, la journée étant trop chargée pour répondre à tout en direct.