Accompagner au montage de projet agroforestier, Lily Castay

De Triple Performance
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Vidéos - Ver de Terre production (18 juin 2023) - Lily Castay - Durée : 93 minutes

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Cette classe virtuelle a eu lieu dans la cadre de la formation Passage à l'Arbre 2022. Pour en savoir plus sur la formation et vous inscrire à la prochaine session (100% finançable), cliquez-ici ! https://formation.verdeterreprod.fr/courses/passage-a-l-arbre-2022


Transcriptions

diffusion du savoir formation agricole

accompagnement prestation vidéo vers de
terre Production s'engage pour la
transition agroécologique
donc je suis lilicasty je suis un
conseiller technique à arbres et paysage
32 depuis le mois de septembre 2019 donc
je vais terminer ma quatrième saison de
plantation
la présentation que je vais vous faire

Afficher la suite

ce soir c'est un modeste témoignage de

ce que j'ai pu appréhender sur ces
quatre saisons au sein d'arbré paysage
102
ça reste mon expérience je suis sûr
qu'il y a plein de manières de vivre ce
métier aussi je compte sur vous pour
qu'on échange parce que c'est pas un
exposé qui est théorique c'est beaucoup
de ressentis c'est des observations
c'est aussi une manière de fonctionner
qui est propre arbre et paysage 32 et je
vais le développer c'est pas le cas
partout en France
donc voilà
si ça vous va je vais vous présenter le
ce que j'avais envie de parler ce soir
j'ai essayé de faire trois gros paquets
et on va les détailler ensemble je pense
qu'à la fin de chaque paquet on pourra
faire peut-être un petit un petit moment
d'échange
ça peut être une voilà une bonne idée de
pour
dynamiser un peu tout ça
donc je me suis beaucoup basé sur les
compétences le savoir-être
les petits réflexes la posture comme on
l'a dit on va plutôt parler de voilà de
tout ça je vais pas trop parler de
connaissance parce que je pense que les
connaissances on voulait des détails
quand même beaucoup on vous apporte
beaucoup de contenu technique beaucoup
de contenus scientifiques et c'est vrai
que là j'ai plus envie de parler de
quelque chose de plus sensible de plus
relationnel de plus subjectif
c'est parti donc première partie
conseiller c'est avoir une vue
d'ensemble alors quand je dis on va
peut-être définir l'objet on parle de
conseil technique
en agroforesterie et on est dans la
posture d'arbres paysage 32 c'est à dire
qu'on fait beaucoup d'accompagnement à
la plantation
que ce soit est ou agroforesterie intra
parcellaire on est en train de réfléchir
à des choses qui sont plus de l'ordre de
la régénération naturelle c'est-à-dire
le fait de laisser pousser je vais y
revenir tout à l'heure et aussi on est
de plus en plus sollicité pour faire du
conseil en gestion de l'existence
donc pour moi conseiller et c'est ce que
j'ai découvert quand je suis arrivée à
arbre à paysage c'est avoir une toute un
panel de compétences et
sur plein de domaines différents et
c'est une police de Valence qui est
assez vertigineuse je peux vous dire que
les trois premiers mois de mon contrat
j'ai j'avais le cerveau qui était plein
à craquer je savais pas où donner de la
tête pour me poser plein de questions je
deviens intégrer pleins de connaissances
j'ai une formation d'ingénieurs
un gros homme agricole on va dire qui
reste une formation généraliste quand on
met les pieds dans une structure comme à
vos paysages et qu'il y a des gens qui
vous posent des questions sur les
essences sur la réglementation sur la
PAC et en même temps vos collègues vous
abreuvent de connaissances que vous
devez intégrer le plus vite possible
pour être opérationnel c'est assez
vertigineux
la chose que j'ai appris en premier
c'est de connaître mon territoire alors
nous on est très on travaille enfin mon
métier c'est d'être dans le territoire
du Gers et c'est ce qui pour moi est la
connaissance la plus utile dans le cadre
de mon métier de conseillère technique
connaître son territoire c'est bien sûr
comme tout le monde le dit la nature les
milieux naturels la topographie on a la
chance d'avoir Bruno ciervin qui est un
géographe et qui nous a éclairé sur
beaucoup de
choses concernant la topographie la
glycémie trie des vallées gersoise on va
pas rentrer dans tout ça mais ça
explique la végétation ça explique le
sol
ça aide beaucoup dans un dans un projet
agroforestier
le climat bien sûr et son évolution il
est évidemment primordial de connaître
ses agriculteurs les systèmes de
production un peu les logiques
comme c'est important de connaître les
acteurs
et toutes les dynamiques au niveau des
collectivités parce que nous on se
limite pas au conseil aux agriculteurs
on est ouvert au conseil aux
particuliers on fait des choses avec les
collectivités donc oui on a il faut
connaître les acteurs il faut savoir
comment interagir avec
c'est avoir une vue d'ensemble ça veut
dire aussi savoir s'adapter en fonction
de qui c'est qu'on est en face parce que
dans la même journée si j'enchaîne les
visites je peux me retrouver
chez quelqu'un qui a un projet en
permaculture et qui est hyper à fond sur
la saint tropie où je sais pas quoi donc
on va aller dans le détail on va parler
de mycorhize on va il va vous demander
énormément de détails et parfois je me
trouve un peu coincé parce qu'ils en
savent parfois un peu plus que moi mais
il faut montrer voilà qu'on a cette
finesse parfois on va se le rendez-vous
d'après ça peut être un agriculteur qui
a 500 hectares qui a un quart d'heure à
vous comment dire
à me laisser quoi il y a pas le temps
quoi donc il faut qu'on ait un quart
d'heure j'ai synthétisé mon discours que
je lui ai donné les trois clés de
compréhension et les cinq gestes
techniques
qui doivent absolument retenir pour
pouvoir mener à bien son projet
et
il faut savoir jongler entre les deux en
fait et ça malheureusement ou
heureusement c'est l'expérience qui aide
mais il faut être conscient de cette
diversité de public et savoir s'adapter
la petite remarque que j'ai mis en
dessous c'est que on observe que
l'agroforesterie la plantation d'arbres
tout ça ça attire de plus en plus de de
gens ça attire de plus en plus de
structure il y a de nombreuses start-ups
de nombreuses parfois c'est des ONG
parfois c'est des associations comme
nous qui se lancent dans ce truc et en
fait pour moi la crédibilité de tous ces
gens ça va se jouer sur le terrain et
sur la connaissance du territoire si
c'est des gens qui sont parachutés
depuis Bordeaux Toulouse et qui viennent
de temps en temps et qui bazar d'une
formule toute faite on va vite voir la
différence entre une structure qui est
de terrain qui connaît son sujet et une
autre qui
va un peu vite en besogne voilà
donc c'est mon ça sera mon premier
conseil serait vraiment
connaissez votre territoire
ça prend plusieurs années bien sûr mais
c'est quelque chose pour moi qui a été
primordial
voilà c'est ce que j'ai voilà c'était la
petite diapo que j'aime bien me mettre
en pince bête
c'est aussi conseillé aussi prendre de
la hauteur surtout en matière
d'agroforesterie et c'est toujours ce
remémorer je suis où
je suis sur quel versant comment je
connecte qu'est-ce qui se passe
et aussi dans l'ordre des priorités
c'est un laisser pousser de gérer les
existants et en dernier recours planté
ça c'est difficile à faire comprendre au
porteur de projet mais c'est un message
qu'on essaye de diffuser déjà regardez
regardons ce que vous avez regardez ce
qu'on peut laisser pousser et ensuite on
intervient avec la plantation
voilà
donc c'était pour dire que on
travaillait sur la plantation mais pas
que je vous ai parlé de valorisation de
régénération naturelle
nous on est très sollicité pour animer
le réseau des infac je pense quand vous
en a un peu parlé de la fac dans nos
dans les
présentations précédentes oui dans la
dernière notamment voilà
c'est vrai que conseiller c'est aussi
être en lien avec ces homologues avec
les gens qui font le même métier et
avancer ensemble parce que s'il y a une
structure qui avance un fond dans une
direction et qui ne partagent rien avec
les autres
on peut comprendre que ça peut créer des
décalages des fois des tensions et
surtout que le but du jeu c'est qu'on
est tous un objectif commun c'est
l'arbre c'est le réarbrement du
territoire c'est la résilience de nos
paysages et que il faut y aller tous
ensemble donc
conseillé c'est aussi partager avec les
collègues
paysages on est également sollicité au
niveau de territorial on demande notre
avis dans des commissions des
commissions d'aménagement comme la cdp9
c'est un peu technique mais c'est tout
ce qui gère
l'aménagement du territoire les permis
de construire etc
sur le sujet de l'eau avec le schéma
d'aménagement des de gestion de l'eau le
sage on peut être consulté
les ptge les projets de territoire les
plans alimentaires en fait tout ce que
vous pouvez imaginer de hyper complexe
qui se joue au niveau des territoires
à chaque fois en fait on a quelque chose
à dire parce que l'arbre est un sujet
transversal je l'ai mis en gros et en
gras parce que c'est vrai qu'on parle
alors là je mets tant je pars dans
toutes les directions mais qu'on parle
de d'aménagement d'un parc qu'on parle
de la rivière de la voirie de
l'agriculture il y a toujours une petite
place pour aborder le sujet de l'arbre
donc c'est ça qui fait la richesse aussi
de l'équipe d'un vrai paysage c'est que
il y a des gens qui ont fait des études
d'agriculture il y en a aussi qui ont
fait des études d'aménagement et en fait
il faut s'ouvrir il faut pas se dire à
moi je vais conseiller que
ça dépend dans quelle structure on est
embauché ou dans quoi on se lance mais
je pense que on a tout à y gagner à
diffuser le message de l'arbre à tous
les acteurs possibles
en tout cas
c'est ce qu'on vit à votre paysage
Schtroumpf
on peut être amené quand on conseille à
faire des formations et animations comme
je fais ce soir
et on est amené aussi à s'intéresser aux
filières de production des plans
notamment la belle végétale locale mais
je vais pas
je vais pas approfondir parce que ça ça
c'est aussi un sujet à part entière mais
c'est pour vous montrer le panel de
possibilités de mission de sujets
auxquels on peut certaine s'intéresser
c'est assez vertigineux
bien sûr ça c'est la vision après ça
dépend dans quel cadre vous travaillez
quels sont vos missions est-ce qu'elles
seront plus ou moins bien définies
est-ce que vous travaillerez seul ou au
sein d'une association au sein d'une
chambre d'agriculture il y a beaucoup
d'acteurs qui s'intéressent à l'arbre et
en fait sous le capot de conseiller en
agroforesterie vous l'aurez compris il y
a plein de réalité
voilà
donc c'est voilà c'est ce que j'ai dit
je vais pas revenir peut-être sur le
fait que notre réseau national la fac
et quand même
pas le pilote mais c'est ce qui nous
donne un peu les grands projets sur
lesquels il va falloir s'intéresser au
prochaines années et communiquer avec
eux ça nous voilà ça nous permet d'aller
tous dans la même voie tous les acteurs
de l'arbre en France c'est vrai que la
fac porte de gros projets comme le
labelais le végétal local il négocie
aussi sur la pacte donc
je pense que quand on conseille c'est
bien d'entretenir cette relation et de
continuer à se former grâce à ce réseau
est-ce que vous avez quelque chose à
me dire sur cette partie une remarque
des questions
aucune question dans le chat
pour l'instant ils sont pendus à tes
lèvres d'accord ok
donc maintenant qu'on a parlé des
missions des compétences du panel de
sujets auquel conseiller technique
pouvait s'intéresser
dans cette partie j'aurais aimé parler
de la de la posture lors
lors d'une rencontre avec un porteur de
projet
donc là on rentre un peu dans la partie
terrain dans la partie
conception du projet et on va se placer
au niveau de la première visite quelque
part on découvre le terrain
on arrive sur site
donc là le titre que j'ai choisi c'est
conseillé c'est écouter reformuler et
proposer alors là je suis partie un peu
dans les
dans les considérations un peu comme
quand on mène un travail d'enquête en
sociologie
j'ai eu fait ça par le passé donc je
m'en suis inspiré
donc quand on rencontre quelqu'un et qui
nous fait venir parce qu'il a une idée
en tête
la question principale est celle auquel
à laquelle on doit répondre
avant toutes les autres c'est qu'est-ce
qui vous a amené à faire ça quelles sont
vos objectifs qu'est-ce qui vous motive
alors les objectifs sont peut-être pas
définis mais au moins quels sont les
motivations
et si on n'a pas répondu à cette
question on a de grandes chances de
passer à côté du sujet de se laisser
embarquer soit par des opinions
personnelles soit par un discours de la
personne qu'on reçoit qui est pas
structuré
pour moi c'est vraiment la base parce
que il peut y avoir des projets qui sont
similaires sur le papier mais les
motivations sont tout à fait différentes
et ça va et on va mieux comprendre
qu'est-ce qui amène la personne
sur quoi il va falloir appuyer
parce que avant tout un projet de la
grosse foresterie c'est
c'est soit l'échelle d'une exploitation
soit à l'échelle d'un projet si on parle
sur le thème de l'exploitation agricole
il faut savoir absolument qu'est-ce que
l'agriculteur en tête quelles sont ses
motivations
donc pour déceler les motivations soit
on pose la question de but en blanc
des fois ça des fois c'est un peu trop
abrupte et les gens ne comprennent pas
trop où c'est qu'on veut en venir avec
une question comme ça ce que j'aime bien
faire quand je rencontre la personne
c'est
laisser une phase de je laisse parler je
questionne de manière très ouverte
le terme je crois que c'est l'écoute
active
je le fais que relancer je laisse un
flot ça permet pour moi d'établir un peu
de confiance que la personne se sentait
parce qu'avoir un conseiller qui
débarque chez vous et qui vous écoute à
peine et directe donne des directives ou
envoie des idées comme ça je pense que
enfin dans ma perception c'est pareil la
personne peut se sentir pas écouter pas
forcément en confiance alors cette phase
elle dure plus ou moins longtemps selon
les caractères et les caractères des
gens il y a des gens ils ont
ils vont avoir tout très bien réfléchi
donc ils vont ils vont livrer des
informations nécessaires dès le début
mais chez d'autres il va falloir plus le
temps qu'elle puisse formuler voilà
commencez la discussion
au bout d'un moment quand je pense que
il faut avancer un peu j'aime bien
reprendre la main et ce que j'appelle la
phase de reformulation
où là j'essaye de clarifier les
objectifs donc déjà je vais essayer de
trouver les motivations
et ensuite de ces motivations on va
définir ensemble les objectifs et les
attentes du projet
et après c'est vraiment la partie de
conseils techniques une fois qu'on s'est
mis d'accord sur les objectifs
c'est proposer les aménagements en
adéquation
une fois qu'on a proposé les
aménagements on peut prioriser les
actions parce que peut-être qu'il y a
beaucoup de boulot et que et voir
qu'est-ce qui est le plus urgent de
faire dans un premier temps et puis
après ce qu'on fera dans un troisième
deuxième troisième quatrième temps
ça c'est la théorie théorie parce que là
j'ai essayé de définir en grandes étapes
après c'est pareil c'est de l'expérience
il y a
il va y avoir peut-être des
allers-retours
toute façon toutes les rencontres sont
uniques chacun a son caractère et aussi
chacun il y a des jours où on est plus
ou moins bien et plus ou moins réceptif
mais voilà pour moi c'était les grandes
les grandes étapes que j'essaie de
suivre dans une visite
mais bien sûr comme je vous dis si on
n'a pas tout résolu lors de la première
visite parce que ça arrive au début je
m'en faisais tout un monde parce que je
me disais ah là là je sais pas combien
de protection on doit mettre dans la
haie je sais pas j'ai oublié de poser la
question du chevreuil
je sais pas du coup si je dois mettre
des protections gibier je sais pas ça me
stressait mais en fait je me rends
compte que le plus important à la sortie
de la visite c'est pas forcément d'avoir
tout planifié le projet c'est d'avoir
établi cette relation de confiance et de
connaître les motivations du porteur de
projet
après on pourra se rappeler on pourra
échanger par mail et des fois il y a des
gens ils sont tellement un peu fouillis
que je me dis
on va pas on va pas trop fixer les
choses tout de suite j'ai donné quelques
pistes on va laisser réfléchir et
ensuite on reviendra peut-être dans un
deuxième temps
sur
on affinera dans un deuxième temps les
propositions
voilà
Lily excuse-moi j'ai une question dans
le chat de Christine est-ce que tu
pourrais nous donner quelques exemples
de motivation que que formule les
porteurs de projet
oui tout à fait tout à fait
alors ce qui me fait toujours un peu
rire c'est quand il y a des gens qui
veulent se lancer dans un projet
d'agroforesterie
et qui disent quand je leur demande mais
en fait vous avez conscience que
l'agroforesterie intra parcellaire c'est
du boulot c'est du suivi important vous
en avez sur plusieurs années et des fois
il me dit ah oui mais c'est juste parce
que parce que j'aime les arbres
ça arrive assez souvent
et là pour moi c'est toujours un peu
là c'est la motivation qui me paraît un
peu floue là je j'ai besoin de plus
creuser mais on peut avoir des choses
très terre à terre il y a des gens qui
sont motivés
par par la biodiversité ils ont une
entrée très très biodiversité il faut
remettre de la vie il faut ramener pour
ramener des fleurs il faut il faut
permettre à la faune de circuler
donc là là je sais bien sur quoi je vais
appuyer on va habiller appuyer sur la
diversité des essences sur des
floraisons
tout au long de l'année ce qu'on essaye
de faire tout le temps mais peut-être
qu'on va y mettre un peu plus voilà un
peu plus de
sens à floraison hivernale
il y a des gens ils sont motivés pour
pour l'érosion alors qu'un seul érosion
là j'essaie d'ouvrir un autre sujet qui
n'est plus le mien mais c'est celui de
la couverture des sols bien sûr
en disant que la haie sera utile mais
elle ne fera pas tout
il y en a voilà après il y en a ça peut
être pour le stockage de carbone ça va
devenir de plus en plus
courant je pense avec la vente des
crédits carbone
et donc là moi pour l'instant je suis
pas assez formé pour dire de quelle
manière je pourrais stocker plus de
carbone en tout cas je dis en tout cas
si vous laissez pousser si vous faites
de la régénération naturelle déjà vous
dépensez moins de carbone
puisque vous n'avez pas toutes les
actions de travail du sol et de
plantation et de se faire livrer les
plans depuis une pépinière voilà
et après cette stockage de carbone oui
on va on va privilégier les rotations
longues favoriser des espèces peut-être
à croissance
alors ça dépend si on veut si on veut
exporter du bois enfin bon bref il y a
des choses à déterminer est-ce que
est-ce que j'ai assez répondu à la
question ou pas
moi j'ai une question est-ce qu'il y en
a certaines qui veulent faire de
la du bois pour de construction du bois
de chauffage est-ce qu'il y en a qui se
lancent dans des projets avant
forestiers dans ce but là la production
de bois
dans le chez nous dans le Gers
pas trop parce que c'est plutôt la
panacée des régions bocagères on va dire
d'accord mais en tout cas ça peut ça
peut venir dans le discours
ça peut venir après ça vient aussi de du
fait que quand on a quand
l'agroforesterie intra parcellaire a
débuté
c'est une
le
la subvention qui était la mesure 821
était très axée sur la production de
bois d'oeuvre
la manière de subventionner en fait a
été pensée par des forestiers notamment
dans la liste des sens où ça a pu
dans la communication il y a des gens
qui se sont dit ah oui je pourrais faire
du bois d'oeuvre ça pouvait être une
motivation après sur le terrain pour
faire du bois d'oeuvre avec
l'agroforesterie intra parcellaire en
tout cas nous on a malgré les nombreux
projets qu'on a pu mener en fait s'il y
a pas un suivi récrochable de la part de
l'agriculteur ou même peut-être de notre
part d'appuyer encore plus c'est
tellement facile de
c'est très difficile de sortir beaucoup
de bois d'oeuvres d'une parcelle
agrofastie en tout cas de notre point de
vue
est-ce que depuis la sortie de la
nouvelle pacle vous avez des
agriculteurs qui sont pas forcément
sensibilisés à tous ces sujets là qui
vous contactent pour parce que ils vont
être primés sur sur les
sur les éléments Go forestiers
non pour l'instant c'est très timide
d'accord je pense que je pense que il y
a beaucoup de gens qui misent sur dans
les éco-régies qui mis sur la sur la
voie des pratiques
de la certification
et
demande si tu si vous conseillez sur des
grandes parcelles en majoritairement ou
est-ce que vous avez une moyenne de
surface
et en fait
pour l'instant ce que je déplore un peu
c'est qu'on conseille là où on nous le
demande
et
la limite qu'on a pour l'instant c'est
notre incapacité à faire de réelles
de réel diagnostic à l'échelle de
l'exploitation
ça arrive
mais c'est des cas assez rares
d'agriculteurs pionniers on va dire
c'est vrai que dans la plupart des du
temps l'agriculteur amène directement
sur la parcelle et montre
là où il veut planter
alors nous on essaie d'ouvrir la
discussion de dire il y aurait de la
régénération naturelle en bord de route
vous êtes sûr parce que là je vois que
peut-être diviser la parcelle en deux ça
pourrait le faire pour l'instant on a
peu la main sur le diagnostic
jérémy a levé la main
sur le fonctionnement de
l'association ce que ça aurait pu être
une entreprise et nous ça rejoint un peu
la question qui vient d'être posée
est-ce qu'il y a des commerciaux qui
vont aller cibler des une recherche de
projet précise ou est-ce que c'est des
gens qui viennent vers vous à chaque
fois
alors
historiquement on fait pas de on fait
pas de démarchage
on se on est contacté on est contacté
parce que déjà on a beaucoup on a assez
de boulot
et ensuite oui ça jamais il y a jamais
eu une nécessité de faire du démarchage
à proprement parler après là on est en
train d'envisager des des échanges avec
des coopératives agricoles par exemple
ok une information qui soit passée à
leurs adhérents
mais c'est pas c'est pas du démarchage
commercial
avant de donner la parole à Nathalie qui
avait la main
du coup c'est j'ai deux questions dans
le chat de Alex qui demande s'il y a une
forte proportion de personnes en
installation parmi les gens que tu
accompagnes où est-ce que ce sont
surtout des personnes déjà installées
depuis assez longtemps
j'ai pas j'ai pas fait de statistiques
je peux juste donner mon ressenti et
c'est vrai que sur
l'ensemble des visites qu'on peut faire
dans une saison on se rend compte que
c'est souvent des gens qui s'installent
donc ils vont rediviser une parcelle
parce que souvent ils achètent un
terrain et puis ils veulent ils veulent
un peu encercler
on va dire leur propriété quand c'est
des maraîchers que c'est assez petit ça
arrive assez fréquemment et c'est vrai
qu'on a plus de mal à toucher
les gens qui sont implantés depuis un
moment
quand même réaliser que en France on
continue d'arracher des haies
il y en a 11000 km par an qui sont
arrachés à peu près donc on a encore
difficile en terme de dans le bilan
implantation arrachage
et donc nous dans le Gers je sais pas où
c'est qu'on en est parce qu'on a pas les
on n'a pas forcément les chiffres aussi
détaillés mais c'est vrai que dans la
dynamique on a du mal à on a du mal à
toucher les gens qui sont implantés
depuis un moment
voilà sauf il y a des pionniers qui se
sont manifestés maintenant on les
connaît bien on a notre quinzaine
d'agriculteurs qui plantent tous les ans
et qui sont là depuis longtemps mais
voilà on a du mal à
toucher les gens
j'ai une dernière question de
Pierre-Jean dans le chat pour rebondir
sur la question de Jérémy tout à l'heure
est-ce que vous avez déjà été contacté
pour des projets de réhabilitation de
site industriel
ça je sais pas si ça arrive peut-être
que ça a dû arriver parce qu'on reçoit
toutes sortes de demandes d'accord
un nouveau message
de Valérie intervenu intervenez vous
dans le domaine de la santé
gérer les parcelles autour des hôpitaux
des cliniques des EHPAD des centres de
santé
est-ce que tous ces bâtiments entourés
de béton ou de terrain de non exploité
pourrait
envisager de s'en occuper
dans
dans l'absolu oui dans l'absolu c'est
possible
on a fait des plaintes on l'achète
l'année on va faire des diagnostics pour
dans les cours de collège à la demande
du département du Gers
donc ça rejoint un peu ça
dans l'absolu oui après souvent le
facteur limitant et on y reviendra quand
je parlerai du fonctionnement d'un beau
paysage c'est qu'on a vocation à
conseiller à remettre les outils mais
l'acte technique doit bien être effectué
par le porteur de projet
quand c'est un agriculteur un peu plus
l'habitude quand il faut mobiliser les
salariés d'une entreprise alors les
élèves généralement ça ça marche mais
les salariés d'une entreprise ou
je sais pas où les administratifs
parfois il y a un peu plus de mal à
comprendre que oui il faut mettre la
main à la plaque surtout quand il faut
passer un coup de sous-seleuse et de
retard
voilà
bon merci Lili pour tes réponses
je te laisse continuer alors
donc je reviens un peu sur ce que
j'avais dit tout à l'heure il faut qu'il
faut être ouvert à travailler avec tout
le monde je pense que vous l'avez bien
compris
être constamment en train de se former
que ce soit sur la réglementation la PAC
il faut rester ouvert il faut rester
ouvert sur toutes les expérimentations
qui se font je pense que tous ces sujets
là vont être amenés à évoluer il y a de
plus en plus de gens et de structures
qui s'intéressent à la question il va y
avoir des expériences de fait et je
pense que on a énormément de choses à
apprendre encore
mais
il faut quand même être sûr des bases
alors les bases j'ai envie de dire vous
vous êtes en train de les acquérir en
faisant cette formation mais on
en fait il faut pas si quelqu'un vous
donne des idées c'est important de
projet a envie de tester des choses
c'est bien mais il faut s'assurer que en
respecte bien les grands principes
de la plantation de la gestion quoi
qu'on n'est pas en train de partir dans
quelque chose qui
n'a ni que ni tête quoi
de toute façon votre posture est là et
la manière dont vous avez confiance en
ce que vous avancez ça suffira à
convaincre la personne
il faut être clair et ça c'est pas
toujours facile
il faut employer les mots justes qui
sont compréhensibles par tout le monde
alors des fois il y a des gens qui ont
besoin qu'on
leur donne des images
on peut voilà après c'est un peu
l'expérience et le feeling mais on peut
pas toujours formuler les choses de la
même façon parce que quelqu'un par
exemple si je m'adresse à un agriculteur
et si juste après je vais dans un dans
une clinique que je rencontre le DRH de
la clinique pour parler du paillage je
vais pas peut-être
en parler de la même manière peut-être
qu'à l'agriculteur je lui dirai paillage
organique voilà vous trouvez le foin
tassé que vous avez entreposé là vous
pouvez mettre ça comme ça si je
rencontre un administratif je veux dire
bon déjà il faut mettre un paillage
alors le paillage c'est pas forcément de
la paille je vais vous expliquer
voilà
s'adapter à son public je pensais un peu
la base je sais pas comment s'y prépare
avec l'expérience certainement et
surtout demander toujours si la personne
a bien compris qu'elle se sente libre de
poser des questions et de préciser le
propos s'il y a besoin
c'était pour la deuxième partie
je pense qu'on peut avancer vu que j'ai
une petite question rigolote est-ce que
tu as un exemple de projet sans que ni
tête qu'on t'a proposé qu'on te demande
de conseiller
faudrait que j'y réfléchisse un petit
peu
après c'est pas que c'est sans connecter
c'est que c'est flou en fait
j'ai du mal à définir ce que veulent les
personnes et c'est là où ma question des
motivations était très importante quand
j'ai du mal à savoir ce qui motiver
réellement les gens ou
même ne savent pas trop en fait souvent
ça n'avance pas souvent on perd du temps
ou alors c'est des gens qui sont qui
changent de motivation
ils sont un peu opportunistes
et un sale est subventions ça peut créer
des biais
on l'a très bien vu avec le plan de
relance il y a beaucoup de fonds qui ont
été débloqués et il y a des gens qui ont
postulé
pour postuler à des subventions
parce que c'est
attractif de postuler des subventions on
va ramasser de l'argent
et donc c'est des gens qui ont déjà
quand ils avaient postulé pour le plan
de relance et du coup ils avaient on
était pas fort au tout début on était
pas forcément au début pour les aider à
monter le projet donc on est arrivé sur
des projets qui étaient déjà réfléchis
où ils avaient déjà déposé le dossier
ils avaient déjà eu la réponse positive
et nous on arrivait derrière disant mais
attendez mais pourquoi vous avez fait ça
il y a une nouvelle qui est déjà là
pourquoi vous avez replanté une haie sur
le plan juste à côté
pourquoi vous voulez planter de
l'agroforesterie intra parcellaire dans
cette énorme roncier où il y a déjà des
chaînes qui font 4 mètres de haut
voilà et ça c'est vrai que c'était assez
laborieux comme
en fait c'est parce qu'on était pas
c'est cet appel d'air qui a eu par le
plan de relance à faire rentrer des
projets ou c'était pas maturé où les
gens n'ont pas été conseillés en amont
et ils sont postulés à la subvention
comme ça et ça c'est un effet un peu
négatif ouais
c'est pour ça que dans les négociations
qu'on peut avoir avec les financeurs
avec l'État avec la DDT on essaye
toujours de mettre en avant la phase de
construction du projet
parce que des pensées de l'argent c'est
bien pour planter des arbres mais je
pense qu'on va dans une société où il y
a beaucoup de d'argent qui dépensaient
un peu à temps et à travers et les
résultats sont pas toujours
satisfaisants quoi
beaucoup d'énergie gaspillées aussi
parfois
juste pour le je te transmets juste le
message de
de
Pascal qui se demande vraiment comment
on peut devenir conseiller sans être
soutenu par une structure
s'il y a tellement d'informations
ingurgiter toi tu es soutenu par la
structure à pétrinte
tout à fait et moi je me dirais qu'en
créant des groupes de pairs
ce qui doit y avoir des liens qui
restent entre toutes les personnes qui
ont fait cette formation le passage à
l'arbre
et
continuer à échanger quoi
Lilian se demande pourquoi vous ne
soustraitez vous ne sous-traitez pas un
paysagiste
si les personnes ne savent pas faire
penser parlent de des projets par
exemple avec des collectivités dont on
parlait tout à l'heure
parce qu'il y a des paysagistes qui
refusent parce qu'on leur a
on la met le pion
on leur a bouffé le boulot un peu
la partie chiante à faire
donc il y en a qui refusent de
travailler comme ça
et ensuite parce que nous notre éthique
c'était que les gens se débrouillent
pour la plantation alors il y a bien les
exceptions et par le passé il y en a eu
beaucoup où l'équipe d'Hervé paysage
était plus fournie on va dire et on
faisait des chantiers clients mains
c'est à dire que
tout était assuré par l'équipe et la
personne n'avait rien à faire si ce
n'est que payer payer les acomptes et la
facture à la fin
mais aujourd'hui on a plus les moyens
humains de se permettre de faire des
chantiers clés en main ou alors c'est
très rare
et ensuite que on a une association et
on bénéficie de subventions donc c'est
pas pour faire le même travail que les
péchés paysagistes quoi sinon ça pose
des problèmes de concurrence déloyale et
ça c'est assez sérieux
oui c'est pour ça aussi que on peut pas
toujours accepter les propositions parce
qu'il y a des gens qui ont des qui
aimeraient nous faire planter des
lauriers ou des
ou des alignements de d'acacia et là on
est obligé de se positionner en disant
attendez nous notre fonction c'est de
faire des choses diversifiées
l'acacia pourquoi pas mais on va mixer
avec autre chose parce que sinon je
pourrais vous faire la même prestation
que
qu'un paysagiste c'est de la concurrence
déloyale il faut qu'on ait notre
plus ce qui montre qu'on travaille pour
l'intérêt général et pas que pour faire
des paysages
c'est clair ça c'est aussi une posture à
avoir lors de la visite savoir mettre la
limite
voilà
je vais je vais reprendre alors oui
donc on
va un peu plus se pencher sur
le fonctionnement de la structure enfin
en tout cas sur la partie
d'accompagnement
je vais pas passer beaucoup de temps sur
ça c'était pour vous parler des
prescriptions de base moi je sais que je
fais pas quand il s'agit d'une plante à
Sion on parle bien de la plantation je
négocie pas sur le paillage je fais
direct comprendre pour ça de projet que
le paillage c'est obligatoire
après il y a plein d'options techniques
je pense qu'on peut pas les détailler
toutes ce soir mais entre
la paille le bois broyer la bâche
l'huile de gradable on peut imaginer
plein de choses mais il faut qu'il y ait
un paillage
le travail du sol aussi j'insiste
beaucoup sur cette
sur cet aspect quand je suis en visite
notamment quand j'ai affaire à des gens
qui ne sont pas agriculteurs
pour bien leur faire comprendre que on
est en train de transplanter une plante
c'est pas de la régénération naturelle
en fait le plan il a germé dans des
conditions
de pépinière qui ne sont pas celles dans
lesquelles il va être implantés donc il
y a un minimum de choses à faire sur le
sur le sol pour pouvoir
favoriser une meilleure implantation
j'insiste sur le fait que nous on
travaille avec du jeune plan ça c'est
notre éthique mais on peut très bien
travailler avec des plans plus grands
mais nous on a tout un argumentaire sur
le jeune plan pourquoi déjà parce que
logistiquement ça nous arrange bien de
panneaux trimballer des trucs qui font 3
mètres 50 mais aussi pour la reprise et
pour l'Impact aussi sur le système
racinaire quoi il est en train de former
son système racinaire donc il est plus
plastique
je vais pas m'étendre sur ça sur les
périodes de plantation aussi on essaie
d'être ferme de bien faire comprendre
que plus son plan de retard plus on
prend des risques plus on prend des
risques plus il va falloir suivre la
plantation arroser
encore plus fréquemment que voilà dans
les plantations printanières elles sont
très très dangereuses
en tout cas cette année il y a pas photo
entre les gens qui ont planté en janvier
et ceux qui ont planté fin mars je peux
vous dire que nous on suit la mortalité
et c'est du simple au double voire de
triple
et les gens qui ont planté en janvier
n'avaient pas forcément arrosé pendant
l'été donc c'est vraiment le fait que le
plan ait eu le temps de s'enraciner
avant avant que le débourrement
voilà sur les techniques de se
plantation j'insiste beaucoup sur le
collet pour que pour que les gens aient
une bonne idée du geste technique
voilà
donc si vous voulez je peux vous décrire
un projet type
de ce qu'on fait habituellement
alors il faut savoir que
on est trois conseillers techniques
arbres paysages on gère à peu près
chaque heure
je dirais une 50 à 70 projets par saison
donc ça c'est des projets qui ont abouti
mais en termes de visite
ça peut monter jusqu'à pour 50 projets
aboutis je peux dire on peut être à 80
visites
donc il y a beaucoup de choses qui
n'aboutissent pas ou qui sont reportées
les années suivantes enfin voilà
donc on brasse beaucoup
enfin fait beaucoup de visites et
embrasse beaucoup de monde
donc la première étape j'en ai parlé
dans la
dans la partie précédente c'est la
visite on se trimbale toujours avec
notre petite fiche pour être sûr de ne
pas oublier des éléments notamment les
coordonnées de la personne
donc là c'est tout ce que je vous ai dit
tout à l'heure sur les séparer définir
les objectifs
mais c'est aussi découvrir le lieu
moi des fois je note des choses que la
personne a pas dit mais que j'ai observé
par exemple
je suis de ce côté je suis exposée comme
ça je suis à cet endroit de la commune
je sais que le type de solde à cet
endroit de la commune est plutôt comme
ça si la personne n'a pas forcément
consciente parce qu'elle travaille pas
le sol
donc ça c'est la phase de visite
une visite courte pour moi c'est une
heure
c'est la plupart des visites une heure
une heure et demie pour des projets on
va dire simples où il y a pas d'audit à
l'échelle de l'exploitation mais ça peut
arriver que et dans ce cas là je le
définis en amont avec la personne quand
je sens qu'il y a beaucoup de sujets
abordés je peux prendre des rendez-vous
pour passer la demi-journée avec
quelqu'un
ça ça
veut dire c'est si c'est défini en
allemand ça m'embête pas
et surtout si je sens qu'il y a vraiment
un potentiel et que il y a besoin de
vraiment explorer en profondeur
après les plannings de chacun et le
niveau de comment dire de rentabilité
qu'on va avoir fait qu'on doit passer
quand même un temps limité avec les gens
mais
c'est important lors de premier contact
téléphonique de savoir à peu près
combien de temps va prendre la visite
une fois qu'on a réalisé la visite c'est
la phase du bureau nous on dit
donc on va réaliser
les rendus qu'on va remettre à la
personne donc ça va être bien sûr le
devis le choix des essences et le plan
dans notre cas
donc voilà c'est un peu ce qu'on fait
donc ça c'est j'ai envie de dire à
l'ancienne puisque maintenant on a un
peu évolué notamment parce que le
logiciel qui nous permet de faire les
séquences à une présentation un peu
différente mais le principe reste le
même
on fait beaucoup de projets de quand
même ça reste
on va dire 75% de nos
projets qu'on fait dans une saison donc
la plupart du temps on remet à la
personne une séquence de plantation
on lui explique bien que c'est pas
c'est pas la liste des dessins à planter
mais c'est bien l'ordre dans lequel
on veut faire planter les gens alors
après j'essaie de les rassurer en leur
disant que si ils reconnaissent pas ça
c'est pas toujours évident de bien
placer les plantes quand on les
reconnaît pas quand on se mélange etc
j'insiste sur les strates en fait
et je pense qu'on notre technique de
séquence elle peut encore évoluer parce
qu'on peut on peut peut-être simplifier
les choses en leur faisant des tas
buissons moyen géogé
et leur dire voilà là vous mettez 4
buisson puis un moyen puis 3 buisson
puis un grand voilà pour simplifier un
peu les choses
pour l'instant on fonctionne encore avec
la liste que vous voyez
sur le plan on reprend les éléments de
de linéaire
et
voilà et après les couleurs je pense que
j'ai mangé la séquence mais ça devait
être les types de haies
et donc nous dans notre camp on est dans
des grands types généralement dans la
plupart des projets soit c'est ébas donc
pour nous bas il faut bien le définir
avec la personne aussi parce que la
plupart des gens pensent que une et bas
ça fait un mètre de haut
et en fait si on ne taille pas un
cornouiller sanguin et une viande un peu
montré très bien à trois quatre mètres
donc
faut leur dire que s'ils veulent s'ils
veulent Nuer à un mètre 50 c'est qu'il
va falloir la tailler
sinon une haie depuis son an donc la
haie basse c'est bien ça peut monter oui
bien facilement ensuite
il y a la moyenne un peu plus haut puis
la haie ondulé c'est-à-dire où on
mélange grand moyen buisson et puis il y
a la haie brise vent qui a vraiment une
fonction particulière qui est contenue
dans son nom d'ailleurs c'est de faire
vraiment quelque chose de très très
dense pour couper les les flux d'air
excuse-moi j'ai une petite question dans
le chat est-ce que tu appelles une
séquence
c'est ce qui est ce qui est c'est ce qui
apparaît à droite de mon écran là
c'est la liste des plantes
en fait c'est l'ordre dans lequel
l'ordre de plantation
et donc elle va cette séquence elle se
répète X fois selon la longueur de la
haie par exemple là c'est indiqué et
numéro 1
elle fait 170 m il y a 90
cm entre les plans sur ces 170 m du coup
ma séquence elle va se répéter 8 fois
et il y avait une séquences de 22 plans
voilà c'est vraiment des détails
techniques pour la mise en oeuvre
ça signifie jeune plan
tes réponses
encore une petite question du coup tant
d'y suis de Matthieu quel est le
logiciel utilisé pour présenter le
projet alors
récemment on est passé sur
un logiciel open source avec de
multiples applications en fait il y a
en fait on peut faire ce qu'on veut avec
Audoux parce que on crée des modules et
nous on a fait travailler un
programmateur en informaticien pour nous
développer quelque chose soit adapté à
notre
d'accord notre activité d'accord donc
voilà comment ça s'écrit au do
d'accord merci mais si jamais il y a des
gens qui
qui pensent se lancer dans l'activité il
faut pas
qu'ils hésitent pas à revenir vers nous
parce que ce logiciel il a été développé
mais et d'ailleurs la fac national est
en train de développer un logiciel de
plantation aussi donc il y a peut-être
des outils à mutualiser voir comment on
peut partager ces
d'accord ça c'est une dernière question
d'Anaïs comment est-ce que vous chiffrez
le coût facturé pour une visite est-ce
que c'est un taux horaire et donc et le
deux visage
ça a coupé un peu mais quand j'ai
compris comment on facture la visite oui
c'est ça comment vous chiffrez en fait
le coup le coût de la facture quoi le
coup pour la visite c'est un total non
ça fait partie de
comment ça marche il y a deux cas de
figure il y a le cas de figure où la
visite aboutit à un projet et où le
devis est signé
dans ce cas là on facture on est sur un
forfait
on mettre linéaire
et donc dans notre forfait il y a tant
de pourcentage qui était dit au Conseil
tant de pourcentage à la fourniture des
plans voilà donc ça c'est un forfait
mettre linéaire mais si
la visite n'aboutit pas ce qui arrive
parfois
dans ce cas là pendant la visite on a
demandé une provision
on a demandé à la personne nous verser
un petit quelque chose pour le
déplacement et pour le conseil donc on
repart généralement avec 75 euros
un chiffre complètement arbitraire il
nous arrange bien parce qu'il correspond
aux trois ans d'adhésion arbre paysage
32
d'accord
merci à je vois qu'il y a encore de
nouveaux messages
dans le plan de certaines et sont en bas
il y a plein de messages donc pardon
Jean-Luc demande dans le plan certaines
villes sont en limite de parcelles et
d'autres à 15 mètres de la route
pourquoi cette distance ils avaient de
la route
je pense que en fait c'était pas
forcément pour s'attarder sur les
détails techniques c'était pour vous
montrer
un exemple de plan là
j'imagine que
la personne avait envie de créer une
allée en fait je vois qu'elle est traces
de tracteur et de circulation le long
entre la route et la
en rouge
l'histoire de cloisonner après c'est un
projet un peu tout à fait imaginé que au
centre de cette parcelle il y a
peut-être un jardin potager qui va se
faire du coup c'était
l'idée de cloisonner aussi cet espace
voilà
en fait il faut que la paire il faut que
ça soit clair et que la personne
retrouve bien ce qu'elle a voulu
exprimer enfin qu'on s'y retrouve bien
avec les objectifs
et du coup combien de temps ça prend
cette phase bureau c'est Amélie qui
demande ça ça dépend de la complexité
des projets
si le projet est assez clair et que
c'est assez précis ce qui veut être fait
avec l'expérience on peut faire le devis
et le plan en une demi-heure
après s'il faut se creuser la tête que
la personne nous a demandé de penser de
d'être créatif ou que il faut aller un
peu plus loin là on peut
passer beaucoup plus de temps d'accord
merci Lili
je vous ai mis un exemple de plan pour
de l'agroforesterie parcellaire donc
c'est pareil c'est pour vous montrer les
deux les deux manières de présenter donc
la grosse foresterie je vais pas
forcément détailler le linéaire parce
que ça a pas trop de sens
vous voyez en bas à droite du plan on va
plutôt parler de la surface on va parler
des dimensions du projet les interlignes
les interplans la densité à l'hectare
en agroforesterie selon le type de sol
alors là on le voit pas mais cette
parcelle est extrêmement vallonnée ça
monte et ça descend
donc il y a différents milieux il y a
différents
il y a différentes ambiances on va dire
sur cette parcelle donc j'ai fait des
zonages où je vais implanter
différentes essences voilà selon
l'endroit où on se trouve
donc l'idée c'est toujours de faire
quelque chose d'assez clair que la
personne
soit devant le plan et soit pas en train
de s'arracher les cheveux
voilà
ce que vous avez des remarques sur
sur la
grosforesterie j'ai enterré j'ai entouré
la parcelle cadastrale en noir ça c'est
purement des considérations pour la
subvention
parce que pour postuler à la subvention
de l'agrofosterie il faut bien avoir
identifié sa parcelle cadastrale donc
c'est pour ça que j'ai
je lui RPG ouais c'est ça
j'ai réuni à une question comment
faites-vous
comment faites-vous quand les plans sont
en rupture de stock
on compense
on fait on fait avec ce qu'on peut on
essaie d'adapter en fonction de ce qu'on
a de ce qui est disponible et
malheureusement en jongle beaucoup en ce
moment parce qu'il y a beaucoup de
pénurie il y a des choses
par exemple le Cormier est un arbre
extrêmement difficile à se fournir
pourtant il est très très intéressant
dans les années dans les alignements
voilà on essaye de pas on essaie
d'éviter de reporter les projets parce
que
la personne surtout dans les projets
d'être parcellaire il a fallu passer la
sous-solleuse il a fallu faire un
certain chose un certain nombre de
choses et on essaye d'avancer quand même
mais bon des fois s'il y a d'autres
grosses pénuries on peut être amené à
reporter mais généralement on se
débrouille pour trouver une solution
est-ce que vous pensez chez ap32 à
monter une pépinière
non honnêtement je pense pas parce que
c'est vraiment un métier à part entière
travailler avec des pépiniéristes locaux
oui bien sûr de plus en plus
mais se lancer dans la production de
plats en fait on peut pas être au four
et au moulin quoi
Axel demande si vous avez des retours
critiques constructifs des personnes
accompagnées une fois le plan premier
design fourni
parce que vous pouvez avoir des retours
constructifs
ça arrive
ça arrive
ça arrive après ce qui arrive souvent
enfin ce qui arrive souvent parfois
c'est que notamment dans les séquences
HD1 les gens trouvent que il y a trop de
puissance
j'en ai marre d'avoir des cornouiller là
j'aimerais bien avoir
de la mélanger et là on passe beaucoup
de temps à expliquer que une haie c'est
constitué d'une base et que cette base
elle doit être constituée
des bonnes bêtes on dit entre nous c'est
à dire des trucs dont on sait que ça va
densifier que ça va bien pousser et
malheureusement
ça tourne souvent un peu autour des
mêmes choses cornouiller aubépine
prunellier viole Lanta et il y en a qui
s'imaginent qui vont avoir une haie où
ils vont passer de l'olivier au chêne
vert à la mélanchier et que non en fait
ça c'est pas une haie ça c'est un
arboretum
donc c'est cette grosse phase de
pédagogie qu'il faut arriver à faire
passer
parfois qu'est-ce qu'une c'est ça
d'accord
maintenant pose une question mais en
fait elle a déjà répondu tout à l'heure
je pense qu'il lit elle demande combien
de temps environ entre
visite de vie plan il disait que ça
dépendait
les problèmes
ça dépend à quelle période alors nous on
a un fonctionnement un peu particulier
aussi c'est qu'on on se fixe pas de date
limite pour les visites mais ça va
peut-être arriver c'est à dire on fait
des visites un peu tout le temps
alors si on fait une visite à la saison
creuse on peut avoir répondu on peut
avoir on peut être revenu avec la
personne
avec un devis assez rapidement puisque
on
a que ça à faire visite et de vie mais
par exemple si je vais je passe voir
quelqu'un en janvier à la sortie d'un
chantier
et que après j'ai des semaines de
chantier et de livraison c'est sûr que
des fois elles sont devis peut
l'attendre un petit moment quoi
voilà ça c'est de l'organisation
alors il y a encore une autre question
comment sont perçus
je t'en prie
l'idéal pour l'organisation puisque
maintenant il y a de plus en plus de
pénurie sur le plan c'est quand même de
faire les visites on va dire un temps
débuter
pour avoir une validation des devis à
l'automne ou que les gens puissent
mettre en oeuvre leur travail du sol
dans les meilleures mois qui sont
octobre et novembre pour être prêt à
faire la plantation en décembre janvier
février mars voilà ça c'est le cas qu'on
aimerait que c'est pas tout le temps
voilà le timing parfait et concernant la
régénération naturelle Mathieu demande
de comment sont perçus les propositions
de RNA
que vous faites
on est encore au tout début de fin pour
ma part moi je suis encore au tout début
d'expérience donc des fois j'ai du mal à
être convaincante parce que finalement
je suis en train d'essayer de vendre
quelque chose qui est presque gratuit
donc il faut arriver à faire valoir sa
plus-value dire que on va laisser
pousser mais attendez je vais je vais
vous accompagner on va peut-être faire
des plantations d'enrichissement parce
que vous allez avoir que du chêne et que
des prunelliers donc peut-être on va
mettre des alisiers ou des Merisiers
par-ci par là
faut arriver à argumenter en disant que
on a une plus-value à apporter que ça
vaut le coup d'y mettre parce qu'ils
qu'on soit rémunéré sur cette prestation
aussi parce que c'est du conseil
et donc ça vaut le coup de partir sur
cette phase là et ensuite il y a une
quelque chose qui est très
qui est de l'ordre de l'habitude et je
pense de la manière dont on est
conditionné c'est que on veut faire
quelque chose il faut il faut faire on
peut pas ne pas faire ou ne rien faire
c'est des fois c'est difficile à faire
passer et la notion du sale aussi et oui
la notion du sale il faut faire accepter
que ça peut ressembler à un roncier les
premiers temps voilà c'est beaucoup de
pédagogie il faut trouver les mots faut
pratiquer il faut avoir l'argumentaire
qui va bien et
j'avoue je suis encore en train de
d'essayer différentes techniques
d'approche sur ce cas là il y a des gens
qui refusent tout net oui oui il y a des
gens qui disent oui oui à la visite on
dit ah mais vous devriez laisser pousser
et je repasse quelques mois après et
tout a été broyé donc
ça
bon plus de questions dans le chat
alors on avance
donc je
j'ai envoyé mon devis il a été accepté
donc troisième étape en tout cas dans le
cas d'arbres et paysage 32 le chantier
commence
donc la préparation du sol vous l'aurez
compris elle incombe au porteur de
projet dans la plupart des cas
et
nous dans notre fonctionnement on peut
aider à poser le paillage dans le cas où
la personne a choisi l'option de la
bâche biodégradable
et
ensuite quatrième étape plantation
voilà donc lors de la plantation soit on
fait la livraison et on montre le geste
technique
soit c'est un chantier assez conséquent
et on encadre le chantier c'est à dire
que la personne fournit la main d'oeuvre
mais le conseiller technique est présent
pour
fluidifier c'est à dire répartir les
rôles
essayer d'aller plus vite et de parce
qu'on a l'habitude et parce qu'on a on a
la méthodo pour faire en sorte que
personne ne se tourne les pouces ou ne
soit frustré et d'envoyer de
l'efficacité
voilà
donc
ce que je voulais savoir c'est si vous
l'avez bien si vous m'avez bien suivi
j'ai vu mon porteur de projet au moins
trois fois jusqu'à présent je l'ai vu
une fois la visite peut-être que je l'ai
revu lors de la pose du paillage et je
le revois la livraison
donc c'est un peu ce qui nous
caractérise c'est que nous on entretient
quand même beaucoup de relations avec
les gens qu'on accompagne jusqu'au bout
et peut-être que je le revois une autre
fois et sûrement d'ailleurs parce que
c'est obligatoire
pour le suivi de la plantation
et on a
on a parfois tendance à la négliger
cette étape mais je dirais elle est au
moins aussi importante que la plantation
parce que le suivi c'est ce qui permet
déjà de corriger les erreurs
et de les corriger le plus rapidement
possible
et de former la personne à la gestion
on explique ce que c'est la taille de
formation
on explique comment gérer du buissonant
comment gérer un arbre de rejet
ça permet de valider ou pas les choix
techniques qu'on a fait donc d'apprendre
de nos erreurs parce que des fois on
s'est dit ah j'y mettrais bien
ça comme ça c'est peut-être un peu
limite et on apprend
ça permet aussi de faire les suivis
phytosanitaires parce que on reçoit des
plans malheureusement peut-être que
cette année on n'a pas réussi à avoir du
végétal local donc on a eu un truc un
peu douteux qui venait de je sais pas
moi
d'Autriche et finalement on se rend
compte que les plans tiennent pas la
route ont une mauvaise croissance donc
c'est important de pouvoir le notifier à
nos fournisseurs
et le suivi donc ça c'est le suivi sur
les premières années mais je dirais
c'est aussi au moins aussi important de
revenir sur les plantations anciennes
pour savoir ce qui a marché ou pas
parce que le temps des arbres est un
temps tellement long
que on ne peut pas faire l'impasse sur
apprendre des erreurs passées sinon on
est condamné à ne jamais évoluer parce
que un agriculteur qui teste une semence
d'une année si c'est du si c'est une
céréale
d'une année sur l'autre il va il va il
va apprendre quand même parce qu'il va
renouveler l'expérience mais sur les
arbres et peut-être sur certainement
aussi sur la vigne
on est obligé de
réfléchir à ce qui a été fait par le
passé parce qu'on peut pas recommencer
indéfiniment et avoir les résultats au
bout de 30 ans quoi
c'est aussi ça la complexité du métier
et après les gens me disent souvent oui
mais dans 30 ans est-ce que vous savez
comment sera le climat
et toi c'est la question piège parce
qu'en fait
personne n'en sait rien donc on plante
des choses
et on sait pas trop l'avenir après moi
ma réponse c'est toujours la
diversification
au moins c'est la clé on est pas sûr de
ce qui va marcher mais on va tester on
va on va essayer d'implanter un maximum
de choses
et
l'origine génétique aussi des plans
favoriser le local et saupoudrer avec
des essences un peu prometteuses qu'on
peut sur lesquels on peut faire des
paris
voilà
mais déjà à l'échelle de
d'une carrière par exemple mes collègues
qui ont fait plus de 20 ans à arbres et
paysage ont clairement des retours à
faire sur le choix des essences et il y
a beaucoup d'essence qui ont été
abandonnés parce que en suivi justement
ils ont vu que
il y a des choses qui étaient en
régression comme le chêne pédonculé le
charme chez nous
qui a ses dessins en place à l'érable
dans nos projets de plantation voilà
ça c'est du terrain
Anaïs Anaïs a une question dans le chat
en cas de mortalité qui prend la charge
financière du remplacement des plans
alors ça dépend à quoi il due la
mortalité en tout cas dans notre cas
s'il y a si les bases s'il est
prescriptions ont été respectées en
termes de travail du sol et de paillage
et de période de plantation que la
mortalité du soit à des plans défectueux
soit
pas de chance
un sanglier nous on prend en charge
cette partie là
si la personne a roulé sur la plantation
avec le tracteur bien sûr que
on ne prend pas en compte la mortalité
et s'il y a eu un défaut au niveau des
prescriptions techniques
le paillage est pas posé où il est mal
posé
ou
la plante la date de plantation n'a pas
été respectée on a livré la personne en
février mais elle a laissé les plans
dans le sable jusqu'à la mi-mai ça peut
arriver
là clairement bon alors ça c'est
difficile de le savoir mais ça arrive
rarement heureusement mais voilà il faut
nous on
garantit les plans que si les
prescriptions techniques ont été
respectées
voilà
mais on est en train de réfléchir à
faire évoluer peut-être avec les grands
les printemps et les étaient secs qu'on
a peut-être préconisé
des arrosages et
à se couvrir un peu de ce côté là parce
que avec les accidents climatiques il va
falloir être très vigilant je pense
Tom demande quel type de taille vous
mettez en place et comment vous vous y
êtes formés
donc là sur la diaporama on voit les
deux pailles principales qu'en pratiques
alors il y a le rose cépage pour les
pour les buissonnens ça c'est assez
classique c'est une taille hivernale
qui consiste à éliminer l'axe principal
pour faire rejeter
le
plan depuis la base et densifier donc ça
c'est clairement pour densifier et
ensuite il y a les tailles de formation
qu'on peut retrouver sur
l'agroforesterie intra parcellaire ou
bien des arbres d'avenir dans les ce
qu'on peut très bien former des arbres
pour le bois d'oeuvre dans la haie
et ça c'est une technique un peu plus
particulière puisqu'on va venir former
un fût
on va venir
favoriser l'apex qui est le bourgeon
enfin ça c'est très technique mais je
pense voilà vous avez sûrement dû vous
allez en parler
donc on fait la taille de formation et
alors l'objectif de la taille de
formation ça peut être soit de former
une bille assez grande pour du bois
d'oeuvre soit tout simplement de faire
en sorte que les branches soient une
certaine hauteur qu'elle puisse
permettre le passage du tracteur tout
simplement
en dessous du pied de l'arbre
ça c'est un
gros c'est un gros transmission de
connaissances qu'on doit être capable de
faire passer à notre porteur de projet
qui puisse être autonome sur ces sujets

et en agroforesterie intra parcellaire
on a encore un peu de mal à bien bien
faire prendre conscience au porteur de
projet l'importance de tailler leur
planteation
de vraiment les accompagner parce que
c'est des techniques finalement de
taille forestière et de gestion de
l'arbre que qui sont assez enfin qui
sont assez fine et
on a encore un peu du mal à faire en
sorte que tout le monde est bien
conscience de
ses gestes techniques
merci merci
plus de questions question
les suivis comme je disais tout à
l'heure c'est le moment de revoir son
porteur de projet un an deux ans trois
ans après et de lui faire un retour
donc comme je le disais on s'est on
s'est on s'est vu déjà trop ou quatre
fois donc on commence à se connaître
donc je pense qu'il faut être franc faut
pas être il faut pas être agressif mais
il faut être franc il faut dire faut
dire les choses quand ça va pas parce
que c'est ce qu'on attend d'un
conseiller technique
il faut passer régulièrement sur site
pour corriger les erreurs le plus vite
possible notamment si c'est un défaut de
protection de paillage
il faut savoir dire quand ça va pas faut
savoir dire quand c'est bien aussi
conforter les gens
il faut les accompagner mais faut pas
les materner
ça aussi c'est avec l'expérience qu'on
apprend mais
il y a des gens qui sont très peu sur
d'eux-mêmes mais qui ont tendance à trop
à poser enfin à être tellement pas sûr
d'eux qu'ils veulent tout presque tout
déléguer alors il faut les rassurer leur
dire qu'ils en sont capables et
les laisser avancer des fois en
attendant ça aussi parce que finalement
le projet c'est un peu nous qui sont
impliqués donc des fois on a envie d'y
mettre beaucoup trop d'énergie alors
qu'il faut laisser les gens aussi se
débrouiller et
faire leur propre expérience tout en
leur laissant savoir qu'on est toujours
là s'il y a la moindre question
on aide
et comme on a affaire du public et qu'il
y a des relations commerciales il peut y
avoir des litiges c'est assez rare mais
toujours bon de se dire de conserver de
conserver des traces de montrer que nous
on est on est resté professionnel qu'on
a qu'on a fait signer des documents
qu'il y avait des engagements qui
étaient pris et si jamais il y a un
problème qu'on puisse justifier de tout
ça on en parle pas souvent mais je pense
que c'est bien de se dire qu'au niveau
de voilà de savoir se couvrir aussi
les photos à droite j'imagine que c'est
des erreurs à ne pas commettre
oui voilà bon après c'était pour
illustrer un peu mon propos mais là les
retours qu'on pourrait faire c'est déjà
la première photo en haut
il n'y a pas de paillage
le piqué est clairement
inutile sans faire même dans ma chambre
quoi si c'est pour faire ça autant
enlever la protection quoi
voilà en dessous
en dessous on se questionne sur le
paillage aussi est-ce que ça sera
suffisant est-ce qu'il est fixé
correctement est-ce que les trois
petites modes de terre
suffiront à
voilà
je pense que des fois on s'auto censure
un peu en disant bon ça va passer mais
je pense qu'il faut être franc et savoir
savoir dire quand les quand les
prescriptions techniques ne sont pas
respectées
c'est pas facile
mais on apprend en faisant
on avait parlé un peu des techniques de
plantation je voulais
je voulais revenir un peu sur la gestion
de l'existence je pense que vous allez
en parler aussi mais
oui voilà
mais c'était pour affirmer les bases
comme on affirme que le paillage est
obligatoire
pour la gestion de l'existant quand il
s'agit d'entretenir une haie
évidemment faut appuyer sur le fait que
la haie elle a elle a une taille si on
veut assurer une fonction écosystémique
il y a des dimensions à respecter quoi
et malheureusement dans les campagnes on
voit beaucoup de réduites à votre
chagrin parce que d'un côté il y a la
voirie qui passe les paruses qui rognent
le plus possible et l'autre côté
l'agriculteur et du coup on a des haies
qui finissent par faire 30 cm de large
je pense qu'à chaque fois que on est en
visite et qu'on observe ce genre de
choses même si l'agriculteur nous a pas
fait venir pour ces questions là c'est
toujours bien de dire attention une haie
c'est minimum alors là il faut
s'accorder moi j'ai tendance à penser
que c'est minimum de mettre de large une
haie pour qu'elle assure une fonction
écosystémique
dans le label est c'est un mètre de
large
forêt parfois faut faire des rappels sur
la réglementation de dire que le broyage
est interdit entre le 15 enfin
l'entretien des était dit entre le 15
mars et le 31 juillet
que lorsqu'on vient prélever un arbre
faut faire des plaies qui sont
propres qui sont nettes
que les pauses c'est sympa mais quand ça
vient créer des plaies immenses à éviter
que les paroles c'est sur les pousses de
l'année c'est pas sur des diamètres
supérieures deux ou trois centimètres
qu'il faut qu'il faut agir sur les
arbres
avec conscience quoi qu'il faut pas
faire n'importe quoi en pensant que
ils vont se réparer tout seul
voilà
ça c'était un peu en fait cet ensemble
de points c'est ce qui est repris ce qui
est repris dans le labelais dans
les dans les prescriptions donc je pense
que vous allez le détailler plus mais
c'était pour dire que si on vous fait
venir pour
un projet de plantation mais que vous
voyez à côté que les paroles est passé
n'importe voilà que les parents et les
mal utilisé
ça ça fait aussi partie du boulot de
conseiller de sortir un peu du sujet et
de dire attendez vous les planter mais
regardez comment vous entretenez
l'existant
voilà vous êtes en train de dépenser de
l'énergie pour planter quelque chose
alors que de notre côté vous dépensez
l'énergie et pour finalement
appauvrir votre capital
voilà c'est pas facile aussi de le faire
mais je pense que c'est bien de rester
les yeux et les oreilles bien ouvertes
quand on est en visite
en plus ton statut de spécialiste peut
te permettre de rappeler toutes ces
choses oui oui
Amélie fait remarquer dans le chat que
l'interdiction de tailler maintenant
c'est jusqu'au 15 août
super
merci
voilà
oui donc ce que je reviens à dire c'est
pour la gestion moi
je m'appuie sur les prescriptions du
label r puisque c'est
c'est en adéquation avec ce qui est
porté par la fac nationale et
que déjà si un minimum de choses qui
sont respectées comme la qualité de la
coupe les dates d'entretien et
les emprises de s ça sera déjà énorme
parce que sur le terrain on voit
tellement de choses qui sont malmenées
que
des fois c'est un peu débile
voilà
je sais pas quelle heure il est si je
suis dans les temps ou pas je pense que
c'est pas trop mal
il est 19h42 je pense que tu es oui on
était dans les temps
voulait réagir à cette partie
d'accompagnement ou est-ce que je passe
à la à ma petite synthèse de fin
lever la main je vous en prie si vous
voulez intervenir
non il y a plus de questions dans le
assis
maintenant demande pour la rémunération
globale c'est au maître linéaire de
projet
pour le devis
alors
ça va être très très dépendant de la
manière dont on pratique des subventions
desquelles on peut faire bénéficier nos
planteurs
et je veux dire pour l'instant il n'y a
pas
il y a pas de modèle unique dans les
manières de facturer de deviser parce
que chaque région chaque département
chaque structure à ces manières de
fonctionner alors nous on est au mètre
linéaire
parce que la région Occitanie et le
département du Gers ont câblé le
subvention comme ça
je pense qu'il existe plein d'autres
systèmes et c'est en fonction du modèle
économique et c'est très très variable
c'est pas du tout uniforme à l'échelle
du territoire
tout comme comme la manière de monter
les subventions voilà
enfin c'est
tu accompagnes au montage de
à la déclaration de à la déclaration
pack par exemple non pas la déclaration
pas que ça c'est c'est vraiment trop
technique pour nous mais nous on
accompagne
s'il faut s'il faut déposer des dossiers
de subvention pour se faire financer une
parcelle en agroforesterie intra
parcellaire ça on le fait on le fait
mais dans notre manière de viser de
facturer il y aura bien sûr une partie
conseil accompagnement qui sera
plus importante que s'il y a
que si le dossier est plus simple ou
s'il n'y a pas de dossier à faire comme
c'est le cas dans le Gers ou en fait la
région et le département nous verse la
subvention donc il nous a loue un
montant et ensuite nous on
le déduit de nos de nos devis donc il y
a pas de il y a pas d'administratif à
faire en fait
pourtant Christophe quand Christophe
sotto nous a parlé des déclaration pack
apparemment les
ont vraiment besoin d'être accompagnés
c'est tellement compliqué
ça m'étonne que vous fassiez pas
laide à la
demande de subvention
ah oui mais je suis pas sûr de bien
comprendre alors la déclaration quand tu
fais ta déclaration tac c'est là que tu
déclares tes éléments un groupe
forestiers et apparemment il y a
certaines mesures que tu peux demander
enfin c'est délicat c'est compliqué à
faire il y a pas mal d'agriculteurs qui
qui le font pas parce que c'est trop
compliqué alors qu'il pourrait
bénéficier de ces subventions
et c'est pas s'ils avaient un coup de
main qui le ferait et peut-être que du
coup c'est les motiverait pour installer
d'autres éléments qu'on peut rester
aussi enfin je sais pas
je garde mon avis pour moi mais
Christine demande si les subventions
sont pour les avisteurs ou aussi pour
des particuliers ou des collectivités
et
elle a encore une fois je vais parler du
cas que je connais le mieux qui est le
département du Gers qui est unique du
coup puisque dans le Tarn c'est pas
pareil
en Alsace c'est pas pareil mais nous le
département du Gers accorde une totale
confiance et subventionne tous les
projets qui sont menés par le visage 32
dans dans le respect de nos missions
de la haie champêtre ou des alignements
ou des bosquets ou des aménagements avec
des essences locales etc mais
là on parle de subvention de subventions
de la Région on parle pas de la Pâques
la Pâque ça concerne que les
agriculteurs concerne que les
agriculteurs tout mélanger
Jean-Luc voudrais savoir s'il y a une
facturation du suivi annuel ou bisannuel
dans un projet classique c'est compris
dans le forfait au mètre linéaire
comme je vous ai dit dans notre bandeau
de prix il y a tant à louer au Conseil
temps à louer
après il y a des particuliers ou
notamment le cas de l'agroforesterie
intra parcellaire ou la taille de
formation
nous on est on est chargé de forme et la
personne on n'est pas censé faire la
taille de formation de la parcelle et si
la personne ne se le sent pas ou qu'elle
a pas le temps elle peut demander
une prestation
de taille de formation de la parcelle
c'est assez rare mais ça arrive et dans
ce cas là on peut considérer ça comme du
suivi sauf que nous on intervient et on
fait la taille de formation
sur les sujets qui ont été plantés
mais compris
bon Jean-Luc hébergement dans le chat
sont remarqué qu'il y a des personnes
des conseillers spécialistes pour la fac
dans les cabinets de gestion comptable
voilà il y a déjà des gens qui s'en
occupent
Mathieu te demande si tu peux nous
donner un ordre de prix pour
l'accompagnement de l'installation de
100 mètres de haies
et c'est assez
du coup c'est très lié à la structure au
territoire je vais me répéter mais
je pense que je peux vous donner le
montant mais ça sert à rien parce que
c'est trop dépendant de à vos paysages
32 et du département du GR c'est de la
région Occitanie nous on a chiffré en
tout cas que en brut si hors subvention
le maître de s est à peu près 7 euros
avec la prestation d'arbre paysage 32
c'est à dire visite
fournitures des plans du paillage
suivi sur trois ans
travail du sol et
plantation sont à la charge et et voilà
sont à la charge du planteur
nous ce qu'on factuellement à la
personne sur 100 mètres de S c'est ça
tourne autour de
après on a un tarif dégressif
le son plante moins cher pour inciter
mais à 100 mètres de lait je crois que
c'est 3,90 le mètre
ça fait
ça fait 390
merci pour ces précisions
Benjamin demande et à quelle densité
mettre
ils veulent des précisions encore plus
précises et là c'est là c'est
donc nous on plante à 90
en Plata 90 mais après on peut tout
imaginer sur le terrain et notre notre
subvention nous laisse assez de liberté
on peut faire des plantations
plus espacées si on a des milieux très
poussant se mettre un mètre 50 parfois
si on est en rupissible et qu'on sait
que ça a très très ça va pousser très
très fort et du coup il y a pas besoin
de se serrer ou si on en est dans des
milieux à l'opposé un peu un peu prude
un peu compliqué on peut se serrer
jusqu'à 70 cm
après sur le terrain nous on pratique la
plantation en ligne quoi vraiment de
base mais s'il y a des prescriptions
techniques ou s'il y a un besoin on peut
faire de l'accueil qu'on
voilà ça notre notre dispositif de
subvention nous le permet nous enferme
pas dans un
dans un hôtel
notre problème enfin notre problème ce
qui est difficile à faire passer c'est
que il est possible de faire des doubles
haies
c'est à dire de littéralement faire deux
et côte à côte avec un espacement
indéfinir selon l'emprise qu'on veut que
ça ait mais ça pour l'instant on
aimerait bien que ça soit moins cher
pour inciter les gens à faire plus de W
parce qu'on comprend bien tout l'intérêt
pour la biodiversité que ça d'avoir
quelque chose de plus épais
et de plus large mais pour l'instant on
facture comme si c'était deux fois la
longueur une double haie de 100 mètres
ça revient au même prix que une haie de
200 mètres
d'accord
je peux te laisser conclure oui
je voulais revenir sur quelques grands
principes comme je le dis dans mon
argumentaire théorique
sur quoi j'aime appuyer quoi
alors c'est pas forcément ce que je vais
pouvoir faire sur le terrain mais c'est
ce que j'aime mettre en avant dans mon
discours
donc vous verrez bien compris il faut
parler de diversité et de
complémentarité entre les essences les
aménagements etc il faut être très lié à
son territoire faut le connaître faut
s'inspirer de ce qui se fait
faut connaître son territoire et son
paysage
il faut ouvrir la discussion et intégrer
l'arbre dans une vision d'ensemble
pour ouvrir l'agriculteur à d'autres
pratiques aussi comme je vous ai dit
tout à l'heure avec le cas de l'érosion
planter une haie c'est bien mais couvrir
le sol c'est mieux
on en a parlé aussi d'assurer les
connexions dans l'argumentaire en fait
faut amener les gens à réfléchir sur ces
sujets de connexion de
le corridor de biodiversité
faut pas trop faut avoir des bases comme
je vous l'ai dit mais il faut aussi
toujours rester ouvert et s'adapter
constamment à ce que à ce qui nous est
présenté
il y a rien qui il n'y a rien qui marche
à tous les
suivis pour moi ça reste très important
et très très formateur je pense que vous
l'aurez compris
et bien sûr dans l'idéal on aimerait
pouvoir gérer l'existant en premier
laisser pousser et planter je pense que
ça c'est un peu
mon mantra on va dire
j'avais remis quelques
quelques
trucs qui m'ont bien aidé
pour le choix des essences pour
pour me former un peu mieux sur sur ce
qu'on peut utiliser
il y a donc la flore forestière je pense
que ça c'est assez connue
il y a le livre plante des champêtres
et il y a un site internet peut-être que
vous le connaissez qui s'appelle flore
locale sur lequel sont répertoriés les
essences locales et c'est un site aussi
axé sur la récolte de graines il y a un
forum qui permet d'échanger sur les
techniques de nettoyage et de
et après de pépinière enfin de mise en
culture des de ces graines pour faire
des plans donc ça c'est super parce que
il y a plein de gens qui échangent et
qui se posent des questions et qui
répondent parce que finalement
la production de planche en tête c'est
c'est aussi toute
un nouveau pan
c'était géré par des pépiniéristes
forestiers mais maintenant avec
l'engouement de pour l'implantation des
S et c'est un métier qui est en train de
se créer aussi
et il y a le site clim et sens
qui est
qui permet d'aiguiller un peu sur les
capacités d'adaptation des essences au
réchauffement climatique et je crois que
c'est
c'est un une structure dans le
forestière qui a fait ça je sais pas si
c'est l'ONF ou l'IDF en tout cas c'est
ça c'est un modèle forestier mais bon ça
donne toujours des indications
voilà je vous remercie de votre
attention et des échanges qu'on a pu
avoir et je suis disponible si vous
voulez qu'on échange encore un peu


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