Structuration des filières en sol vivant, par Anne Trombini, Nina Bigaud & Anthony Thuaud

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Vidéo - Ver de Terre production (22 mars 2020) - Anne Trombini, Nina Bigaud, Anthony Thuaud - Durée : 34 minutes

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Pendant deux semaines, on vous propose de (re)découvrir la journée agroécologie au Salon de l'Agriculture 2020 !


Transcriptions

alors après c'est tout c'est pas page

d'agronomie qui nous montre cette
agriculture du vivant qui est en marche
dans les champs du coup on va voir avec
un trombini nina bigot qui sont
directrice et responsable filière du
mouvement pour une agriculture du vivant
et ben comment tout ça s'organise pour
que eva les produits arrivent en magasin
dans les assiettes comment créer ces

Afficher la suite

filières et puis on en fait des produits

qui pourront être consommés et qu'ils
sont déjà parfois voilà à vous merci
luis donc en effet on va vous parler de
notre action concrète
donc vous l'avez vu je pense depuis ce
matin l'agroécologie c'est d'abord un
mouvement de terrain
un mouvement qui a été initiée et
inspiré par les agriculteurs à partir de
leur constat est à partir de leur
expérimentation qui ont conduit à des
solutions et j'espère que vous êtes
convaincus aussi à partir de maintenant
qu'il ya urgence
maintenant à collectivement passer à
l'action et à rendre ça absolument
incontournable est généralisé dans toute
l'agriculture française et de manière
plus globale dans toute la société
puisque tous les sujets dont on parle
depuis ce matin le carbone la
biodiversité l'eau c'est des sujets qui
sont dans les médias à peu près tous les
jours qui nous concerne tous
individuellement et comme le disait un
os ce matin voilà qui sont finalement
les valeurs que l'on recherche tous et
dont on a besoin pour continuer à vivre
donc le mouvement pour une agriculture
du vent il a été structuré
créé il ya deux ans justement pour
passer à l'action et rendre ce modèle
absolument incontournable donc
aujourd'hui nous avons 37 entreprises
adhérentes dans l'association est
environ 500 agriculteurs adhérents et
surtout un réseau de partenaires je
pense que vous l'avez compris aussi dans
tout ce qui a été dit depuis ce matin
l'agroécologie c'est avant tout de
l'intelligence collective et de la
communication entre les acteurs et donc
pour une agriculture du vivant c'est
avant tout ça un mouvement qui vise à
mettre en mouvement
l'ensemble des acteurs des filières mais
de la société en général autour de ce
cet enjeu majeur et de ses solutions
pour pour avancer donc notre mission
c'est de structurer des filières agro
écologiques ce qu'aujourd'hui il ya
quelques dizaines de milliers de
pionnier qui font ces pratiques dont
vous en avez vu quelques-uns mais une
toute petite minorité
la question c'est maintenant comment on
fait pour que tous les agriculteurs
passent à l'agroécologie qu'on soit bio
consent vacances conventionnelle conçoit
maraîchers que c'est en grandes cultures
qu'on soit en viticulture le sol c'est
un sujet qui concerne toute
l'agriculture et qui est avant tout un
bien commun donc c'est l'autre principe
fondamental que vous devez retenir
aujourd'hui c'est que s'il ya une chose
qui ne pourra pas être privatisée c'est
bien cette thématique du sol et ce
mouvement il est aussi créée pour
répondre à cela et mettre en mouvement
l'ensemble des acteurs pour que
collectivement on avance tous ensemble
dans la même direction et qu'on fasse
avancer ce sujet en créant ensemble les
solutions
donc on a quatre levier d'action sur
lesquels on avance de manière parallèle
est absolument complémentaires pour
structurer ces filières le développement
économique
aujourd'hui on n'est qu'au début de la
connaissance du vivant
alors il ya tout un tas de solutions et
toutes les personnes qu'on a vu depuis
ce matin nous rassure beaucoup sur voilà
les ses solutions et le fait qu'il ya
beaucoup d'espoir mais encore beaucoup
de choses à découvrir et à comprendre la
coopération vous le savez aussi
aujourd'hui on est dans une situation il
ya encore beaucoup de défiance entre le
monde agricole les filières les
consommateurs il faut arriver à
rassembler ce projet
comme le disait très bien jean pierre
sarthou ce matin c'est un projet porteur
d'espoir qui permet enfin d'en viser
d'envisager aussi une réconciliation
entre tous ces acteurs autour d'un
projet commun
donc on vous expliquera dans quelques
instants avec nina comment on essaye de
mettre ça en place
en pratique dans les filières la
pédagogie il ya un travail immense et on
est ravi de voir aussi nombreux
aujourd'hui parce que ce type de journée
contribuer à cet effort de pédagogie
faire passer ce message d'espoir et de
et de solutions auprès de tout le monde
et le quatrième volet qui est le
financement de la transition dont on
parlera également dans la prochaine
table ronde puisque on a assez peu
parler peut-être de la sptr risques
financiers et de la valeur derrière tout
ça mais c'est un élément évidemment
extrêmement important donc voilà quatre
leviers d'action qui sont
complémentaires et sur lesquels nous
travaillons pour mettre en place ces
filières qui vont permettre de valoriser
ces pratiques agricoles jusqu'au
consommateur est allé recréer de la
valeur là aujourd'hui il n'y en a plus
beaucoup parlent beaucoup de répartition
de la valeur
aujourd'hui c'est même plus un sujet de
répartition il n'y a plus de valeur il
faut recréer ces valeurs et c'est bien
ce qu'on voit depuis ce matin ces sont
des pratiques agricoles qui sont
génératrices de valeur pour l'ensemble
de la société et c'est ça qu'il faut
reconstruire collectivement donc
rapidement nos entreprises adhérentes
de manière générale ce mouvement
puisqu'il est collectif et doit
rassembler de l'amont à l'aval et en
intégrant aussi les partenaires de la
transition notamment tous ceux qui vont
apporter des solutions pour contribuer à
cette transition
donc aujourd'hui on a des entreprises
qui vont aussi bien vraiment de la
grande distribution
les industriels de la transformation des
grossistes voilà des coopératives du
monde agricole des négoces tout un tas
de partenaire technique de partenaires
financiers
tous ces acteurs donc vous voyez des
noms qui sont extrêmement différents
dans cette myriade de logo et l'idée
n'est pas d'en mettre un plus en avant
qu'un autre
chacun a une responsabilité dans cette
transition et c'est ça qu'on essaie de
mettre en place
point très important je pense que vous
commencez à le comprendre
ici il s'agit d'un mouvement absolument
générale et à généraliser
donc ça ne pouvait pas se réduire
simplement à une charte
une démarche qualité ou un label
là vous avez quelques exemples de logo
sait déjà qu'une très petite minorité de
ce qui peut déjà exister aujourd'hui que
vous voyez tous les jours en magasin et
de finalement qui vous met face à un
choix quasiment impossible de choisir
entre une première tic de rémunération
ou bien de d'abeilles ou bien
200 nitrates ou bien je ne sais quoi
aujourd'hui c'est bien ça le sujet c'est
il faut arrêter de segmenter la
thématique on le voit bien elle est
globale les adducteurs met en place des
approches systémiques
à nous de reconnaître ça aussi en tant
que citoyen en tant que consommateur
pour arriver à valoriser cette approche
systémique et à la rendre de manière
absolument incontournable global donc
pour nous ce qui est très important
c'est que cette démarche
c'est une démarche qui mise à
disposition de tous les acteurs comme un
socle agronomique qui doit être commun
est open source et dont on propose à
l'ensemble de la société de s'emparer et
de l'intégrer donc toutes les démarches
qualité les labels sont les bienvenus
pour s'associer sur ce sujet et intégrer
cette dimension du sol qui manquent à 99
9 % du temps dans les cahiers des
charges existants sans un sol fertile
son insolent en bonne santé
il n'y aura pas d'agriculture demain et
questionner regarder les labels que vous
pouvez acheter aujourd'hui c'est un
sujet qui manquent donc il faut porter
ce message aussi de faire passer cette
thématique du sol de manière absolument
généralisée donc sur le volet filière
quel est notre ambition puisqu'on veut
pas être un label comment on fait notre
ambition elles se déclinent voilà deux
mers simple d'abord l'agronomie avant
tout donc remettre l'agronomie au coeur
des exigences qualité qui peuvent
exister qui ne sont voilà qui ne
l'intègre quasiment jamais ensuite
valorisées d'agronomie comme une
opportunité et non comme une contrainte
aujourd'hui trop souvent les
agriculteurs sont face à des cahiers des
charges de contraintes
on leur demande de mettre en place des
choses qui sont contraignantes des deux
approches qui ne leur parle pas de leur
métier donc aujourd'hui on a une
véritable opportunité collectivement de
proposer cette opportunité et de et de
la valoriser dans le cas des filières
le troisième aspect c'est la progression
on l'a vu les acteurs nous ont bien
expliqué c'est une démarche au long
cours qui peut prendre des dizaines
d'années et on y va par étapes par
l'observation on apporte des solutions
continuer d'observer on apporte d'autres
solutions il faut valoriser aussi cet
aspect progressif
ce qui est difficile parce que quand on
veut parler aux consommateurs
bah c'est plus simple de dire si ces
blancs aussi c'est noir
là on est vraiment dans une démarche de
progrès et enfin quatrième objectif de
ces filières c'est évidemment de
maintenir la production
jean-pierre certes on a aussi très bien
parlé il ya quand même un enjeu de
maintenir la productivité tout en
conciliant ces résultats
environnementaux
donc comment on fait je passe la parole
à nina oui moi je vais vous parler un
petit peu de la méthode selon laquelle
on travaille sur ce sujet des filières
et de comment est ce que on aborde ce
sujet dans le cadre des activités de
l'association
donc la première chose en fait c'est
plutôt un une description de notre
approche c'est qu'on part du principe
que la création de valeur dans les
filières et la mise en place de la
transition agro écologique s'est basé
sur une coresponsabilité entre les
acteurs on peut pas demander à l'un à un
seul des acteurs des filières
alimentaires de mettre en place un
changement c'est pas seulement à
l'agriculteur de faire évoluer ses
pratiques c'est pas seulement à
l'acheteur de
de faire évoluer ses modes d'achat mais
c'est un petit peu tout ça en même temps
et donc comment est ce qu'on fait pour
que chacun prenne sa part de
responsabilité dans cette transition et
dans ce changement qui est profond à la
fois pour les acteurs de l'amont
agricole mais aussi en interne aux
entreprises intermédiaires et aval des
filières donc en fait on a choisi
d'avoir une approche donc qui concerne
les différents maillons des filières
alimentaires au niveau des agriculteurs
on a mis en place un outil de diagnostic
des pratiques et des résultats sur
l'agroécologie qui vous sera présenté
voilà un référentiel de progrès donc qui
est basée sur sur une approche de
mesures de différents indicateurs donc
sur le carbone la biodiversité un
certain nombre d'indicateurs qui vous
qui vous seront présentés juste après
abattant tu peux revenir j'ai qui qui
s'adresse en fait à tous les
agriculteurs parce que c'est un
référentiel qui est ouvert avec un
système de notation sur plusieurs
critères sur un total de 100 points
et l'idée c'est qu'en fait l'agriculteur
peut se situer dans avec cet outil de
diagnostic pour voir sur quel levier et
sur quelle sur quelles thématiques il
peut jouer en premier donc c'est
vraiment l'idée d'avoir une démarche de
progrès qui est pas imposée avec des
critères fermé mais plutôt laissé la
trajectoire libre pour l'agriculteur de
choisir les leviers technique donc ce
référentiel il est aussi bien adapté
pour des systèmes en agriculture
biologique ou en agriculture
conventionnelle puisque les thématiques
qu'on va regarder sont des thématiques
communes
voilà donc pour des systèmes en
agriculture biologique on peut avoir un
enjeu plus tôt de travailler sur sur la
question de restaurer la fertilité des
sols limiter le travail du sol et pour
des systèmes en agriculture
conventionnelle
ce s'intègre également la dimension donc
de réduction des intrants et de la
dépendance à la chimie donc les
différentes thématiques agronomique qui
sont traités dans le cadre de notre
référentiel de progrès agricole
elles sont présentées voilà sur la diapo
donc en particulier il ya un critère qui
est qu'ils occupent une pondération
importante dans le référentiel c'est
celui de la couverture végétale des sols
on en a parlé toute la matinée de ces de
ses bienfaits et de et de ses bénéfices
donc voilà là le critère occupe une
place importante
le stockage de carbone avec sa mesure
également ça se traduit par des critères
sur déjà un critère plus tôt de
sensibilisation est ce que l'agriculteur
met en place des analyses de sol
enfin réalise des analyses de sol
régulière et puis après comment est-ce
que son taux de matière organique
enfin quel est l'état de son sol et de
son taux de matière organique et voilà
et puis dites d'autres indicateurs j'ai
peut-être pas rentrer dans le détail
alors les principes donc comme je
parlais tout à l'heure de la
responsabilité qui est partagée donc au
niveau de ce qu'on va regarder dans ce
référentiel agricole et aucun critère
net éliminatoires c'est à dire que c'est
un ensemble de critères avec une note
qui est issu de la de la somme de la
note sur différents critères
mais on n'impose pas de
voilà deux critères particuliers
éliminatoires un système de score global
avec quand même un seuil qui est défini
qui est un seuil de 40% à partir duquel
on peut considérer que le système
et déjà agro écologiques et comme on est
dans une démarche de progrès c'est pas
c'est pas tant
un saïfi j'essaie plutôt de dire on est
on est obligé de m quand même une limite
pour dans le cadre des filières pour
pouvoir dire à partir de quel moment est
ce qu'on peut considérer que le système
est abouti ou ou déjà suffisamment ayant
mis en place un minimum de pratiques
agroécologiques pour pouvoir les
valoriser dans le cadre des filières et
puis le rythme de progression il n'est
pas imposée c'est à dire qu'on dit pas à
l'agriculteur ou à l'entreprise
d'ailleurs c'est tu dois progresser de
tels scores à tel score -en tant de
temps c'est plutôt les acteurs des
filières entre eux qui vont se donner
ses objectifs de progression et la
démarche est donc similaire pour les
entreprises qui sont membres du
mouvement les entreprises intermédiaires
coopérative négoce et entreprises
transforma transformatrice et
distributeurs c'est que on va venir
regarder la mise en place de des actions
auxquelles les entreprises s'engagent
quand elle adhère dans le mouvement
collaboratif pour une agriculture du
vivant donc elles s'engagent à
participer à un projet collectif
elle s'engage à former leurs équipes en
interne à les sensibiliser sur ces
sujets de l'agroécologie elle s'engage
aussi à accompagner leurs fournisseurs
dans cette transition
via par exemple le lancement de projets
pilotes agronomique et via la mise en
place de pratiques de contractualisation
plus sécurisante et enfin le rythme de
déploiement j'en ai déjà parlé c'est là
c'est le même principe en fait puisque
c'est au sein de la filière que vont se
définir collectivement les objectifs
progressifs de volume agroécologiques à
atteindre et de et de progression voilà
donc ça c'est la démarche est maintenant
vous allez dire mais comment on sait
qu'un produit et agro écologique
puisqu'il n'ya pas de label bons termes
ans
on sait qu'on part de loin sur ce sujet
le consommateur danseront sa généralité
ne connaît pas l'agroécologie ne n'est
pas encore sensibiliser aux potentiels
positifs de l'agriculture en termes
d'externalités positives et avant même
qu'on puisse aller valoriser une
démarche quelle qu'elle soit il ya un
travail monumental de pédagogie et
d'acculturation c'est un travail qu'on
mène depuis deux ans déjà que ce soit
dans le monde agricole ou plutôt à
destination des filières et qu'on
commence à adresser en ce début d'année
pour commencer à parler du sujet auprès
du grand public
on est convaincu que le temps que ce
travail d'acculturation n'aura pas été
fait il est illusoire d'aller penser
qu'on va pouvoir
de toute façon valoriser quoi que ce
soit et puis comme on l'a dit c'est une
démarche de temps long aujourd'hui il ya
quelques dizaines de milliers
d'agriculteurs qui qui s'engagent chaque
jour y en a des nouveaux qui se
convertissent tu mets la mesure des
résultats on va en parler juste après on
est encore au début donc il faut aussi
comprendre que avant d'avoir des
résultats clairement défini des chiffres
etc
il faut déjà bien comprendre la vision
et ce projet qu'on est en train de
proposer donc très volontairement on a
choisi avec l'ensemble des membres
d'adopter une démarche très progressive
c'est à dire que pour l'instant il n'y a
pas de communication produit et il n'est
pas prévu qu'il y en ait c'est avant
tout une démarche collective donc les
membres peuvent communiquer sur une
adhésion à l'association pour une
agriculture du vent et à partir de 2020
ça va être surtout un mouvement de
pédagogie collectif donc ce qui est
prévu et qu'on a commencé à faire vous
avez peut-être vu circuler une
infographie depuis quelques semaines sur
les réseaux sociaux autour du sujet du
sol voilà on a prévu tout un tas
d'opérations comme ça de pédagogie
collectif pour commencer à parler de du
sujet de l'agro écologie etc externe et
de ces externalités positives
et puis progressivement commencé à
mettre en lumière justement ces
trajectoires de progrès qu'elles soient
dans le monde agricole où dans le monde
des filières et progressivement pouvoir
illustrer justement ce travail de fond
qui est en train d'être mis en place et
consolidée a accompagné la communication
de l'ensemble des acteurs qu'ils soient
agriculteurs aux groupes au sein des
filières pour valoriser cette démarche
et on est convaincu que c'est uniquement
quand on aura restauré la confiance du
consommateur sur la crédibilité d'une
démarche qu'on pourra ensuite allé créer
de la valeur
donc chaque chose en son temps ce
processus comme pour l'agriculture c'est
une démarche de progrès dans le temps
avec des étapes et il faut surtout pas
les brûler donc restez attentifs à
l'action que peuvent mener les acteurs
du mouvement commencé par quand vous
circulez dans la campagne regarder les
chiens en cours commencent tous par là à
se questionner à regarder à observer et
s'est trouvé ceux qui sont en
agroécologie ceux qui ne sont pas de
même pour les entreprises commencent à
vous questionner sur la sincérité dans
un gain des engagements les actions qui
sont mises en oeuvre qui sont parfois
des actions de fond qui sont pas
forcément visibles mais qui sont
sincères et engager concrètement on en
est après deux ans aujourd'hui on à
33,33 un projet de filière qui sont en
cours donc avec l'ensemble de nos
membres
donc qui vise à réunir les acteurs donc
au sein d'une même filière autour d'un
projet d'accompagnement de
transformation de la filière et des
pratiques agricoles donc sur différentes
filières culture d'industrie grandes
cultures maraîchage arboriculture
viticulture élevage laitier 14
catégories de produits est à peu près
sur tous les bassins de production là
vous avez une carte indicative qui est
un peu réductrice parce qu'en vrai sur
une région peut avoir plusieurs
plusieurs projets sur plusieurs
productions mais voilà ça commence à
vous donner un idée finalement du
mouvement qui est en train de
s'accélérer et et on voit bien
aujourd'hui que des agriculteurs dans
toutes les régions dans toutes les
cultures qui sont en marche alors pour
rendre peut-être ça un petit peu plus
concret on vous propose un échange donc
avec antonine tuyaux qui donc membre
pilote je propose de prendre un micro
donc me membres donc directeur général
activité biscotte de brioche pasquier
nombreux pilotes de l'association donc
investi depuis septembre 2018
non notre mouvement pour le porter avec
nous alors quelques questions peut-être
pour commencer
est ce que tu peux expliquer comment un
sujet d'agro écologie qui finalement
concerne le milieu agricole à la base
peut prendre dans une entreprise de
transformation et comment vous
transformer sa au sein de votre projet
d'entreprise juste on peut le rendre
très concret je dirais que brioche
pasquier inefja 45 ans était une
boulangerie familiale dans un petit
village dans le maine-et-loire est bon
maintenant c'est une entreprise
conséquente mais on a choisi de grandir
non pas sur un seul territoire mais en
se décentralisant dès le début pour être
proche des des bassins de consommation
et toutes nos usines sont implantées à
la campagne donc en milieu rural en fait
on a trois activités brioche biscotte
pâtisserie et internationales également
mais juste pour l'anecdote on a gardé
aussi une activité qui s'appelle agri
pasquier parce qu'historiquement le le
pape après le père pasquier qui emmenait
ses brioches dans les villages en et en
même temps aux agriculteurs live de la
brioche il emmenait aussi l'alimentation
animale et on a gardé ça pour garder un
vrai lien avec le monde
le monde agricole est et par rapport à
ça la notion également au niveau du
produit de garder une vraie authenticité
de nos produits un vrai savoir faire
juste pour vous donner une idée on a
toujours souhaité gardé exactement les
temps de process qu'on avait au moment
de la boulangerie artisanale donc non
évidemment on en fait beaucoup plus à
l'heure mais on a on a gardé un certain
nombre de choses comme ça
essentiel est en fait il ya quelques
années on a souhaité renforcer un petit
peu tout ça et on a créé un projet
naturalité qui est un programme
maintenant qu'on a lancés et qui
s'appelle justement la nature et du
temps avec des engagements sur le goût
on préserve
on a toujours du levain de nos produits
par exemple des engagements sur la
recyclabilité des emballages on en
parlait tout à l'heure
et puis un engagement très fort kenny en
fait au départ de nos produits puisqu'on
voulait absolument
avoir le moins d'intrants possible et le
moins de contaminants sur nos produits
et on est venus via la filière céréales
puisqu'on est quand même 4e ou 5e
consommateurs de blé en france et on est
venus via la filière céréales on a
découvert la drogue écologie et là on a
vu dans l'agro écologie des vrais points
d'adhérence
1
déjà au niveau de l' approche globale on
a parlé de démarche positive on a parlé
de pas être sur un seul point sur le par
exemple sans additif seulement ou voilà
donc cette vision globale nous a
intéressés cette notion de savoir faire
et puis également un point très
important aussi c'est cette notion
d'innover et de toujours être en
démarche d'amélioration continue qui est
vraiment dans notre adn aussi de
brouillage parce qu'il très bien et
comment vous faites pour justement mener
parce que c'est une décision peut-être
du top management comment on fait pour
emmener toutes les équipes finalement
dans ce projet et rendre ce projet
pérenne sur les prix la première chose
que je dirais c'est que déjà c'est une
vraie continuité donc ça a du sens par
rapport à l'état d'esprit de
l'entreprise donc ça c'est quelque chose
qui est assez logique
et puis la deuxième étape passée
évidemment on a commencé des formations
en interne un pour bien comprendre
l'agroécologie donc on a commencé avec
vous hier dv et puis mais l'objectif
aussi c'est faire l'information nous
mêmes également en interne
pas seulement au niveau des équipes r&d
marketing mais on va jusqu'à l'opérateur
bien sûr on adapte les supports on
adapte les temps mais l'idée c'est
vraiment de temps faire puisque ça a du
sens pour notre produit mais ça a du
sens également pour tous nos salariés
c'est d'en faire un projet vraiment
mobilisateur très bien parce que tu
peut-être nous et nous parler de
quelques exemples de projets du coup de
fil hier sur lesquels vous êtes en train
de travailler
je dirais que le premier le projet
majeur aujourd'hui nous sommes c'est
justement sur les céréales parce que
c'est en grandes cultures
et donc là bas niveau très bien on a
commencé l'an dernier par un test avec
avec un meunier le groupe soufflet 1
avec des agriculteurs qui sont déjà
qu'ils sont pionniers dans l'expérience
pour voir un petit peu ce que ça donnait
et là on a on est en train de
contractualiser pour avoir un peu plus
d'agriculteurs jeu je crois que c'est 30
à 40 qui sont impliqués ou là
quand je parle de contractualiser c'est
également contribuer pour sécuriser
bien entendu le risque qu'ils prennent
en danse est dans cette phase de
transition qui est essentiel et l'idée
l'objectif qu'on s'est donné nous c'est
d'ici 2023 en soit 10 % à peu près de
tous nos approvisionnements en blé
emblée agroécologiques ski très
conséquent et les gels de brioche
pasquier oui oui pour vous donner une
idée je pense à des représente un peu
plus de 15 mille tonnes déjà et
peut-être alors nina est ce que tu peux
expliquer un peu comment ça s'est
déroulé justement ce projet oui ça
marche la whey oui le projet en fête
s'est déroulée en plusieurs étapes donc
il ya eu une année de de structuration
on va dire qu'il y avait pour objectif
d'étudier la faisabilité le potentiel de
déploiement d'une démarche
agroécologiques donc avec le groupe
soufflet et pasquier donc ça a démarré
par un projet pilote qui concernait
18-18 agriculteurs au départ et par la
formation donc dents au sein des équipes
chez soufflet de deux personnes du
service agronomique qui sont allés
réaliser des diagnostics chez deux
groupes d'agriculteurs pour identifier
en fait l'heure leur niveau par rapport
à ce référentiel et voir s'il y avait un
potentiel de d'approvisionnement pour
une filière comme celle de pasquier donc
ça c'était le premier travail sur le
plan agronomique donc à travers
l'évaluation chez les agriculteurs et la
formation de ressources
en interne chez soufflet sur notamment
l'évaluation pea dv et puis dans un
deuxième temps il ya eu aussi un travail
sur le volet économique avec un travail
de modélisation ou à l'aide d'un outil
en fait on a pu simuler l'évolution des
deux itinéraires techniques entre un
scénario on va dire conventionnel un
scénario en transition vers
l'agroécologie et un scénario de
systèmes agro écologiques plus aboutie
dans différents cadres sur différents
types de sols voilà différents contextes
en fait et à travers cet exercice de
simulation qui a un exercice théorique
même si s'appuyait sur des cas voilà sur
des données tout à fait cohérente
ça permet de discuter de cette question
du coût de revient et du modèle
économique derrière dans la filière
quelles ont été les difficultés cette
rencontre et pour aboutir à cette
filière les nôtres les agriculteurs en
ont eu il ya eu des résultats positifs
et d'autres un peu moins
nous le dire est qu une d une des
difficultés convient parce qu'il faut
pas de tabou c'est toute la valorisation
par rapport à ça puisque à date
aujourd'hui basse et voilà c'est on a
dit ça nécessite du temps c'est vrai
qu'une période de transition
agroécologiques nécessite également du
temps donc là l'idée nous est de
contribuer via l'association mais via
également des primes qu'on peut faire
qu'on amène aux agriculteurs à la à un
partage de ce risque est derrière bel et
bien en bien entendu justement parce que
on est encore sur un sujet qui est pas
encore assez connu ou pas va assez
valorisé auprès du consommateur
toute la difficulté qu'on vit c'est
comment on valorise sa également et puis
bah c'est monsieur je sais pas si c'est
une difficulté parce que c'est très
motivant mais c'est quand même beaucoup
d'énergie beaucoup de temps avant que ça
se mette en place quoi on n'est pas dans
l'immédiateté mais on le sait c'est
comme nos temps de process donc
justement peut-être par rapport à la
valorisation est ce que tu peux nous en
dire plus sur comment vous avez approché
la chose je crois qu'il a un petit peu
d'écrits c'est à dire que on essaye de
voir manière objective un peu les
la mesure des risques elle partage des
coûts entre nous le meunier et puis et
puis l'agriculteur ce qui est sûr c'est
que la base à base il ya un prix de base
qui rémunère rémunérateurs pour
l'agriculteur résultats en fonction des
résultats justement qui sont exactement
1 mais l'idée l'idée puisque nous ce qui
est intéressant quand même aussi dans
l'agro écologie c'est que après la
période de transition
ça doit être rentable par rapport à du
conventionnel aujourd'hui quoi tout à
fait donc c'est toute la difficulté est
évidemment quand on commence à parler
filière d'arriver à trouver le bon
modèle économique qui fonctionne pour
l'ensemble des acteurs en sachant
qu'aujourd'hui il n'ya pas encore cette
capacité à aller jusqu'au bout de la
chaîne et d'aller chercher cette valeur
qui manquent donc justement par rapport
à ça
je du coup je passe parce qu'on me
rappelle sur le temps aussi les
chantiers un peu qui sont devant nous
collectivement justement pour créer
cette valeur qui manque aujourd'hui on
voit donc on a 33 projets pilotes menés
en train de construire les choses parce
qu'on a des acteurs qu'ils soient
engagés qui ont compris l'intérêt de la
démarche et qui sont prêts à faire
l'effort et à quelque part amorcé un
petit peu la pompe donner un signal en
fait au monde agricole pour lui dire de
s'engager dans cette danse est voilà
maintenant c'est la responsabilité tous
n'allait plus loin et quand je dis tous
c'est vraiment très large c'est les
filières c'est le consommateur mais
c'est aussi la recherche et les
institutions c'est le gouvernement sait
les collectivités parce que ce sont des
valeurs qui sont globales il ya des
services écosystémiques qui sont
délivrés par cette agriculture qui sont
des biens communs et donc ce n'est pas
seulement la responsabilité des filières
d'aller créer cette valeur donc devant
nous on a quand même encore un petit peu
de travail pour atteindre cet objectif
et il ya un minima quatre grands
chapitres qu'on doit ouvrir évidemment
le premier j'en ai déjà parlé je vais
passer vite c'est la pédagogie et a
besoin de sensibiliser et de partager ce
message positif autour de l'agriculture
et de ses services rendus pour emmener
l'ensemble des acteurs dans la démarche
le deuxième grand axe de travail c'est
la mesure des résultats à la mesure de
ces externalités positives pour pouvoir
donner confiance
évidemment aux consommateurs sur les
valeurs intrinsèques aux produits
alimentaires qu'il va acheter
et là dessus c'est un chantier à part
entière parce qu'on a tendance
traditionnellement à tout ça allait
créer nos propres indicateurs de suivi
pour aller communiqué faire du marketing
aujourd'hui tout l'enjeu sur un sujet de
ce type c'est justement d'aller créer
collectivement des indicateurs qui
seront transparents qui seront crédibles
qu'ils sont conscients typiquement
validé et qui seront surtout accessible
en terme de coût de la mesure
c'est toute la difficulté aujourd'hui on
l'a vu ce matin pascal lalle a expliqué
avec les entomologistes qui viennent et
c'est ça semble évident qu'aujourd'hui
tous les agriculteurs ne sont pas en
capacité d'aller faire des mesures de ce
type de manière absolument standardisées
sur toutes leurs parcelles
donc là il ya tout un chapitre on en a
parlé un petit peu ce matin et que
philippe cousin sur la qualité
nutritionnelle
de travailler sur des outils qui vont
permettre de démocratiser aussi le coût
de la mesure
donc d'abord quelles sont ces
indicateurs et ensuite comment les
mesurer à quel coût pour rendre de
manière globale a accès à l'information
sur les externalités positives
le troisième chantier c'est la diffusion
du savoir
on le voit bien si on veut emmener 100 %
des agriculteurs il ya encore pas mal de
frein il ya encore pas mal d'obstacles à
à passer il faut convaincre il faut
montrer qu'il faut donner envie d'agir
alors on a nos pionniers qui sont les
meilleurs porte parole pour faire ça on
utilise beaucoup le digital avec
notamment vers de terre production et
d'ailleurs on est en direct aujourd'hui
justement pour donner envie d'agir à
d'autres et montrer le mouvement qui est
en marche
voilà on est encore qu'aux balbutiements
il ya un travail monumental et c'est
aussi un travail collectif ne pas pris
ne privatise et ne privatise ont pas
notre savoir mais rendons accessible à
tous parce qu'il ya une certaine urgence
et enfin le quatrième chantier bat c'est
cette création de valeur et là ça va
faire le la transition avec la table
ronde qu'on vous propose juste après sur
le sujet du carbone parce que si on veut
aussi aller chercher une valeur il ya
peut-être des outils nouveaux à inventer
pour à les rémunérer ces externalités
positives créer des marchés qui vont
permettre aussi de faire de l'incitation
de manière positive et pas forcément
négative en parlant de compensation mais
en peut-être qu'on peut aussi au lieu de
parler de compensation carbone aller
chercher vraiment des démarches
positives autour du carbone et valoriser
ça entre les acteurs qui voient là qui
sont producteurs ou émetteurs de carbone
donc tout le travail reste à faire et
pour ça on a besoin d'être le plus
nombreux possible
donc aujourd'hui c'est aussi un peu un
appel à la coopération un appel à la
collaboration la production jusqu'à la
production jusqu'à la distribution et
jusqu aux citoyens
on sera plus on ira vite exactement
passé le message diffusé le autour de
vous on a un message collectivement qui
est porteur de beaucoup d'espoir
beaucoup de solutions pour pour la
société dans son ensemble donc mettons
en marche un petit peu tous ensemble
[Applaudissements]

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