Réduction du stock de graines d'adventices par faux-semis : retours d'essais, M Flament, H Georges
![]()
Lors de la réunion "Réduction du stock de graines d’adventices par faux-semis", animée par M. Flament et H. Georges, des agriculteurs ont exploré les techniques de faux-semis comme méthode efficace pour lever et détruire les graines d'adventices avant la culture. Les discussions ont porté sur la nécessité d'utiliser différents outils de travail du sol, notamment le déchaumeur à disques indépendants et la herse rotative, avec une attention particulière sur le double passage comme meilleure pratique. Des données évaluant l'efficacité de ces techniques ont montré que la combinaison du vibroculteur à grande vitesse avec un rouleau offre un bon rapport coût/efficacité dans la réduction des adventices. Les observations sur le terrain ont mis en avant l'importance du rappui des parcelles et des variabilités interannuelles dans l'efficacité des méthodes. Les participants ont également reçu des conseils pratiques sur l'optimisation des créneaux de travail pour maximiser les résultats.
En septembre 2024, l'association AgroTransfert organise une journée de retour sur le projet Adventurh sur l'exploration de nouvelles voies pour maitriser les adventices.
Ici, Marie Flament d'AgroTransfert-RT et Hervé Georges de la Chambre d’agriculture de la Somme reviennent sur des essais de faux semis dans l'objectif de réduire le stock semencier adventice dans l'horizon superficiel avant le semis d'une culture. Il a été comparé l'action du déchaumeur à disques indépendants (DDI), du vibroculteur et de la herse rotative, ces 3 modalités pouvant être suivies d'un roulage ou non. Les couts et temps de travail ont également été comparés.
Par ici pour en savoir plus sur Agrotransfert : https://www.agro-transfert-rt.org
Cette vidéo a été créée dans le cadre du projet CONSERWA, avec le financement de l’Union Européenne, de la confédération suisse et du Royaume-Uni. Par ici pour plus d'info : https://conserwa.eu/
Notes
🌱 Présentation des faux-semis et objectifs (00:02 - 04:00)
- Présentation par Hervé Georges de la Chambre d'Agriculture de la Somme
- Le faux-semis vise à faire lever le maximum de graines d'adventices avant la culture
- Trois points clés: faire germer au meilleur moment, détruire efficacement (100%), et bien ressemer
- On cherche à faire lever les graines de surface qui poseront problème lors du semis
- Importance de la destruction chimique car le mécanique seul est insuffisant
🔄 Techniques et modalités des faux-semis (04:00 - 09:32)
- Un faux-semis efficace nécessite de brasser énergiquement la terre
- Comparaison de différents outils: déchaumeur à disques indépendants (DDI), herse rotative, vibroculteur
- Le double passage (DDI + herse rotative) s'est révélé être la meilleure modalité
- L'importance du rappui: comparaison des mêmes outils avec et sans rouleau
- La meilleure modalité: vibroculteur à grande vitesse avec roulage
- Les vitesses optimales: rapide pour le DDI (12-16 km/h), lente pour le rouleau (5 km/h)
📊 Efficacité et aspects économiques (09:32 - 14:33)
- Utilisation de l'outil Odessa pour évaluer l'efficacité du déstockage
- Même pourcentage d'efficacité sur des parcelles à stocks semenciers différents
- DDI seul: 10% d'efficacité vs DDI + herse rotative: environ 20%
- Variabilité interannuelle importante: 10% d'efficacité en 2022 vs 4% en 2023 avec le même outil
- Analyse économique: le vibroculteur + rouleau offre un bon rapport coût/adventice levée
- Coût par adventice levée similaire entre DDI non roulé et vibroculteur + rouleau
🔬 Observations sur le terrain et conclusions (14:33 - 17:12)
- Démonstration sur parcelle avec différentes modalités: herse rotative, chisel, déchaumeur à disques
- Comparaison visuelle des zones roulées vs non roulées
- Présence de repousses de blé servant d'indicateurs comme des graminées
- Conseil pratique: mieux vaut optimiser un créneau disponible que d'attendre plusieurs créneaux
- Les tapis de repousses les plus denses sont observés sur herse rotative roulée et chisel roulé
Transcriptions
Donc moi Hervé Georges, chambre de la Somme, avant tout conseiller de plaine sur Abbeville, et je suis là parce que j'ai participé aux travaux faux-semis et notamment à Bouchan chez M. Dumont. Donc là c'est un atelier faux-semis, alors une vieille technique mais qu'on voudrait remettre au goût du jour dans le contexte actuel. Alors je vous rappelle qu'un fausse mie, l'objectif c'est de faire lever le maximum de graines en amont de semer la culture et pour moi il y a trois états de clé importantes et certaines pratiques à éviter. Donc il y a faire germer au meilleur moment, c'est-à-dire faire germer au moment où la mauvaise herbe rechercher lève, bon là sous-entendu c'est vulpins ray-grass donc on est en plein dans la période, il faudra être attentif sur détruire et bien ressemer.
Afficher la suite
Hervé Georges : Alors une remarque tout de suite, on ne cherche pas à faire lever toutes les graines du profil, on cherche surtout à faire lever des graines de surface qui vont nous embêter quand on va semer du baie derrière. Donc bien faire germer, on le reverra tout à l'heure avec différentes pratiques et itinéraires testées, Un des points importants, c'est de bien détruire. On peut faire lever, selon les essais, 200, 300, 400, voire plus, vu le pain, par mètre carré. Mais là, c'est incontournable, il faut détruire 100%. Malheureusement, pour l'instant, avec du mécanique pur, on a quand même beaucoup de mal. Là, ça veut dire destruction chimique.
Hervé Georges : Je rappelle que si vous avez 2 ou 3 000 vulpins par mètre carré, ne serait-ce que 1% qui passe au travers, c'est 1%, ça veut dire tout de suite une centaine de pieds au mètre carré qui vont continuer à se développer dans le blé ou dans les scourgeons. Et je rappelle que détruire une mauvaise herbe qui est déjà levée quand on sème le blé, ça devient compliqué. Donc bien détruire, au bon moment aussi, c'est-à-dire que pour moi détruire c'est au dernier moment. Parce que si vous détruisez trop vite votre fausse mie, il est probable qu'il y ait quelques mauvaises herbes, voire même parfois beaucoup, qui continuent de lever, le temps que vous arriviez pour semer ou fassiez semer du blé. Et dernier point à bien contrôler, c'est le jour du semis, comment est-ce qu'on seme ?
Hervé Georges : Je rappelle qu'un faux semis, il se fait en surface, et en général, les différents outils de faux semis ont pour objectif d'être de plus en plus superficiels. Si vous faites ça, ce n'est pas pour que le jour du semis, l'agriculteur redéfonce le sol, remette un coup de chisel jour même ou la veille, ou même passer une herse rotative réglée très profondément. On avait fait un essai il y a deux ans où on avait mis en comparaison, après des faux semis, une herse rotative réglée à peu près à 18 cm et un semois de SD. L'aérosportatif c'était une catastrophe, c'était une pelouse, alors que le SD ça s'était bien maintenu.
Hervé Georges : Donc bien détruire au bon moment, objectif 100% d'efficacité, et lorsque je viens semer, Alors peut-être que dans mon discours le semi-direct serait l'idéal, bon il n'y a pas de sommaire de semi-direct dans toutes les fermes, mais c'est au moins l'effort le jour du semis avec la herse rotative de la contrôler. C'est-à-dire qu'il faudrait qu'elle ne retravaille que 3 à 5 cm max, le même horizon qu'on aura travaillé au dernier faux semis. Donc voilà, et ces deux essais-là, c'était de comparer un peu les techniques pour stimuler les levées de mauvaises herbes et d'améliorer l'efficacité des faux semis. Donc en 2022, Marie va nous rappeler pourquoi on avait testé DDI plus herse rotative.
Marie Flament : On voulait faire la herse rotative, on voulait comparer herse rotative versus déchaumeur à disque indépendant. On est arrivé, il y avait un peu trop de paille sur la parcelle, on s'est dit là, si on passe la herse rotative, ça ne va pas le faire. Du coup, on s'est retrouvé à faire un passage de DDI avant de faire la herse rotative. Du coup, on ne peut plus vraiment comparer notre modalité herse rotative et notre modalité DDI, on peut comparer en fait un passage à deux passages successifs le même jour. déchaumeur à disques indépendants. Donc voilà, mais du coup ça nous.
Hervé Georges : Donne des... Donc ici, dans la comparaison, le double passage était la meilleure modalité, donc le trait central c'est la moyenne, le DDI accompagné d'une herse à paille est moins bon, L'air s'appaille tout seul, on peut considérer qu'il ne bouge pas assez de terre, c'est quelque chose que j'ai oublié de préciser en préambule, c'est qu'un faux semis, pour qu'il soit efficace, il faut qu'il bouge la terre, il faut que ça brasse, avec une notion dont on parla tout à l'heure, c'est de scarifier les graines, donc il faut que ça soit le plus violent possible, Donc la herse à paille, on peut considérer que ce n'est pas très violent en comparaison d'un déchaumeur à disque indépendant ou d'une herse rotative. Après, autre point, à mon sens, pour assurer une bonne efficacité du faux-semis, c'est le contact sol-graine. Là, en l'occurrence, les graines de vulpin.
Hervé Georges : Donc, il faut un très bon rappui. Et globalement, ici, on a mis en comparaison quatre outils avec les quatre mêmes outils, mais suivis d'un rouleau.
Marie Flament : D'un vrai rouleau ?
Hervé Georges : D'un vrai rouleau. Donc en général, les rouleaux que vous avez notamment sur cet outil-là, ce sont des rouleaux de contrôle de profondeur, mais qui n'assurent pas un rappui sur toute largeur. Pour moi, les seuls rouleaux capables de rouler, c'est des rouleaux spécifiques type Cambridge. Alors sur des DDI, vous pourriez avoir des rouleaux aussi pleins sur toute largeur, mais quoi qu'il arrive, pour que ces engins-là soient très efficaces, il faut qu'ils aillent vite. C'est du 12, 13, 14 km heure. Or pour moi, un rouleau, pour qu'il soit efficace, qu'il laisse le temps de bien rappuyer le sol, c'est 5 km heure. Donc en gros, le DDI doit rouler le plus vite possible, 12, 14, 15, 16 et le rouleau c'est l'inverse, le moins vite possible et idéalement étant le 5.
Hervé Georges : Alors évidemment à 5, certains trouvent que ça n'avance pas, mais ça se voit très très bien. Prenez un rouleau et testez à différentes vitesses. Arrive une vitesse où le rouleau ne fait quasiment rien, donc c'est doucement. Alors si on les compare, donc vous avez ici airs rotatives non roulées, et hearse rotative, rouler. Avec la herse rotative, le delta n'est pas énorme. Peut-être que sur une herse rotative, c'est un rouleau ou un packer déjà un peu plus efficace. Le vibro, on a testé ici deux vitesses de vibro. Vibro, petite vitesse. En augmentant la vitesse du vibro, on remue beaucoup plus fortement, on se coule à terre, donc on a plus de levée de dormance et plus d'efficacité. La meilleure modalité ici, c'est le vibro grande vitesse. Avec un roulage.
Hervé Georges : Et grosso modo, c'est ce qui commence à bien me plaire moi sur le terrain, c'est que le vibro, il y en a quand même dans beaucoup de fermes, ça ne coûte pas très cher, c'est souvent des grandes largeurs, parce que c'est aussi un des débats qu'on a actuellement, c'est d'arriver à faire des fausses mises. En grand volume. Les temps et les nombres de jours disponibles sont parfois très réduits. Donc, il faut arriver à avoir des outils le plus efficace possible. Là, chez l'agriculteur, le vibro doit faire 12 mètres. La herse rotative, elle fait 4 mètres. Donc, les débits de chantier ne sont pas du tout les mêmes. Si je continue, oui, je vous ai dit, la meilleure modalité, vibro grande vitesse avec rouleau et le DDI, même chose, le déchaumeur à disque indépendant. Si je mets un rouleau, j'améliore la levée des vulpins et raygrass.
Hervé Georges : Alors ce n'est jamais non plus des gaps importants, mais on essaie quand même d'en faire lever le plus possible et tout ce qui est levé en fausse mie ne reviendra pas quand on aura semé la culture, à condition qu'on ait bien détruit. Voilà, si tu voulais compléter... Non mais.
Marie Flament : C'Est bien, du coup les hypothèses comme tu l'as dit, c'est que ce qu'on cherche à faire c'est effectivement par le brassage, par les outils animés ou du coup le brassage de terre en passant à forte vitesse, c'est vraiment à scarifier le plus possible des graines pour pouvoir lever les dormances. Peut-être un petit rappel aussi que nous, à chaque fois, on a attendu d'être en condition humide pour faire nos faux-semis, donc pluie, ça ressuit, on y va, justement pour pouvoir permettre d'élever de dormances supplémentaires. Si vous faites un faux-semis que vous êtes en condition sèche, vous allez faire germer les adventices qui ne sont pas en dormance, mais celles qui sont encore dormantes, vous n'arriverez pas à lever les dormances. Et puis voilà, tac, tac.
Hervé Georges : C'était le côté dynamique pour réveiller l'auditoire.
Marie Flament : Là-dessus, en termes d'efficacité, là, effectivement, c'était une demande des partenaires de dire à un moment, ce serait bien, on parle de fausses milliers, ça serait bien de parler un peu d'efficacité. Alors, du coup, on a fait un petit exercice pour vous présenter des efficacités de déstockage. On a remobilisé l'outil Odessa qu'on vous a présenté ce matin. Et cet outil Odessa, il nous permet, à partir des observations de salissement qu'on a obtenues par l'agriculteur des années précédentes, d'avoir effectivement une classe de stock semencier. Là, pour l'exercice et parce que j'avais besoin d'un pourcentage, donc j'avais besoin d'une valeur chiffrée, je me suis autorisée à prendre la moyenne de ma classe et à dire ça c'est mon stock semencier. Le stock semencier à Ventelet et le stock semencier à Bouchon, il n'est pas le même.
Marie Flament : À Ventelet, on avait un stock semencier qui doit être considéré comme moyen et à Bouchon, on était en fort ou très fort. Ce que je trouve intéressant, c'est qu'on est sur deux parcelles qui n'ont pas les mêmes stocks semenciers. Vous voyez, en termes densité de levée, on n'a pas le même nombre de graminées qu'on levée. Pourtant, si je fais mon pourcentage d'efficacité, j'ai à peu près la même efficacité. Donc avec un même outil, si je fais la même modalité, je peux partir deux stocks différents. Concrètement, mon pourcentage de levée va être à peu près le même. Si du coup, pour un même stock, si là je décide de faire des modalités, vraiment d'aller optimiser mes modalités pour optimiser mes levées, bon bah là c'est effectivement relativement trivial par rapport à ce qu'on disait.
Marie Flament : J'ai mon DDI, j'arrive à avoir une efficacité de déstockage de 10%, j'ai mon DDI plus la herse rotative qui passe ensuite, j'ai une efficacité déstockage qui est quasi du double. Voilà. Et dernier point, c'est intéressant de regarder, c'est la même parcelle, Bouchon, deux années de suite, 2022-2023, le même outil que j'ai regardé, DDI roulé. Et ce qui est intéressant de voir, c'est que 2022, j'arrive à avoir une efficacité de déstockage de 10%, 2023, j'arrive à avoir une efficacité de déstockage de 4%. C'est pas parce que... Le stock, on avait toujours du stock, le problème n'était pas là. C'est bien qu'on a une variabilité interannuelle, L'hypothèse qu'on fait, c'est en lien avec la dormance primaire, donc la dormance quand les graines maturent sur la plante mère. On pense qu'en 2023, elle était plus importante.
Marie Flament : Du coup, nofaux-semis, on a plus difficilement réussi à lever les dormances avec nos faux-semis en 2023 qu'on l'a fait en 2022. Donc, entre différentes années, on ne va pas avoir effectivement la même efficacité. Ensuite, on a regardé les performances socio-économiques. On s'est dit, le déchaumeur à disque indépendant non roulé, ça va être notre modalité un peu de référence, ce que fait notre agriculteur classiquement. Ensuite, aires rotatives plus rouleaux. Là, on voulait prendre effectivement de l'orage extraordinaire. On voulait prendre du coup la modalité qu'on supposait être une bonne modalité, bien efficace pour faire lever, mais qu'on supposait effectivement assez coûteuse, que ce soit en coût de mécanisation et en temps.
Marie Flament : Et enfin, notre vibroculteur plus rouleau qui nous est apparu comme une modalité qui pouvait quand même être intéressante en termes de nombre de levées, tout en ayant un débit de chantier qui était quand même assez intéressant. Du coup, au niveau du coût de mécanisation, ça se range classiquement dans l'ordre auquel on s'attendait que ça se range.
Hervé Georges : Ce.
Marie Flament : N'Est pas incroyable, le DDI non roulé c'est le moins cher, ensuite on a le vibro plus rouleau, et ensuite on a air rotatif plus rouleau. Jusque là, rien de surprenant. Ce que je trouve intéressant, c'est quand en fait ce coup de mécanisation, on le ramène aux adventices levées. Et là c'est intéressant parce que là pour le coup, on voit que notre vibro plus rouleau, on va être effectivement sur un coup de mécanisation par adventice levée qui est égal à notre modalité de référence. Donc là ce qu'on peut dire c'est, si à un moment mon objectif c'est de maximiser mes levées d'adventices, et bien là c'est intéressant effectivement, je veux maximiser mes levées d'adventices, ça ne me coûte pas plus cher, par adventices levées, de faire un vibro plus pour l'eau par rapport à mon DDI non roulé. Voilà pour ça.
Marie Flament : Par contre, le temps de travail, on est quand même un peu supérieur. Là, on a bien effectivement un temps de travail qui est un peu supérieur. Je pense qu'on est pas mal pour... Je ne vous redis pas forcément les conclusions parce qu'on en a déjà parlé. Si peut-être vous dire que... Du coup, les agriculteurs nous disent, oui, mais bon, vous nous dites de faire des fausses mi-répétées, mais il faut avoir les bons créneaux, ce n'est pas facile.
Marie Flament : Nous, là, ce qu'on a mis en évidence, c'est plutôt que d'essayer d'avoir plusieurs fois le bon créneau, peut-être que si on a un créneau, s'appliquer, y passer un peu plus de temps au moment où j'ai le créneau, c'est ça qui va me faire maximiser et m'élever, plutôt que d'essayer d'attendre que, hypothétiquement, ça se trouve dans 15 jours, 3 semaines, je vais retrouver un créneau et je vais pouvoir passer. Donc là, peut-être, effectivement, une petite conclusion là-dessus. Hervé, est-ce que tu veux compléter ? C'est bon. Alors, du coup, je vous invite, du coup, à voir ce qu'on a fait sur la parcelle. Alors, ce qu'on a fait sur la parcelle, vous avez les outils qui sont devant. Donc au fond, on a fait la herse rotative. Ici, on a fait le chisel qui était l'équivalent de notre vibro. On n'a pas tiré notre chisel.
Marie Flament : Et ici, notre déchaumeur à disque indépendant. Et à chaque fois, vous les avez roulés, non roulés. Ça, c'est visuel. Vous ne pouvez pas vous louper. On les voit. Non roulé, il est là. Roulé, il est ici. Ça se voit à l'œil nu. Et la même chose, on voit le non roulé ici, là où il y a le tracteur. Derrière, il y a le roulé. Le roulé il est avant la herse rotative et la herse rotative elle doit être sur le non roulé. Ça c'est bon, ça se voit à l'œil nu. J'ai été faire des comptages avant-hier, pour voir nos modalités. C'est une parcelle qui est plutôt propre en graminée, c'est pas de chance pour nous. Du coup, on a quand même des repousses de blé.
Marie Flament : Donc vous allez m'accorder que les repousses de blé sur cette parcelle, ça vaut des graminées sur une parcelle qui est sale, d'accord ? Et donc on a effectivement regardé nos adventices, repousses de blé, graminées 10 cotes. Et vous pouvez du coup voir sur les différents schémas, et à chaque fois vous avez le schéma des densités, je vais glisser, des schémas des densités avec l'ensemble des modalités qui est remis ici, et vous pouvez vous avancer si on a encore deux minutes, ça se voit, on voit les comptages, on les voit à l'œil nu, si vous ne voulez pas trop avancer, on les voit ici sur les modalités roulées, on voit les tapis de repousse de blé là qui du coup sont, c'est top.
Marie Flament : Donc voilà, n'hésitez pas à vous promenez le long des modalités, à regarder ce qu'il y a sur les panneaux et à avancer sur les parcelles.
Hervé Georges : Là, chez M. Dumont, cette année, on n'a fait que Vibro et RC-Tri. La RC-Tri, derrière deux passages de DDI, ça m'a l'air quand même bien. Ne serait-ce que parce que ce que j'ai un peur, mon Vibro, c'est si je fais le dernier passage au Vibro, le gars... C'est pas ça, c'est ça. La RC-Tri, je suis sûr qu'il ne va pas me faire de bêtises. Et puis tu vas à la même vitesse.
Marie Flament : Il a été passé ici partout pour déchaumer. Ça a été d'abord, en fait, on a mis déchaumage chez un scalpeur qu'ils ont passé parce qu'il le passait sur les chardons, tu sais, le scalpeur. Du coup, quitte à le passer sur les chardons, en fait, ils ont dit, ben, on déchaume tout avec le scalpeur. Voilà. On l'a plutôt fait pour déchaumer. La parcelle est pas très sale. J'ai pas noté... Enfin, il y a eu un peu de levée, hein. Mais je peux pas te dire, tu vois, sur... Là, c'est ce qu'on a considéré comme étant notre vibro, c'est notre chisel, en fait, passée non terrée. Et tu les vois, là, les tapis de pouces, ils sont là, alors que là, ici, t'as rien, quoi, quand ça n'a pas été roulé. Tu vois ?
Marie Flament : Et tu le vois ici, c'est ça, aires rotatives roulées, c'est là où tu vas en avoir le plus. chiselroulée, c'est là où, pareil, t'es bon. Et après, t'as tes modalités non roulées qui sont effectivement pas terribles, et ton dédié roulé qui est un peu mieux, mais c'est pas... C'est beau, c'est exactement dans l'ordre où on est beaux.