APAD La place de l'ACS dans la conduite des cultures industrielles en Hauts -De-France
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Vidéo détaillant la place de l’Agriculture de Conservation des Sols dans la conduite des cultures industrielles. Témoignage de l’expérience de Alexis Ammeux de l’APAD 62, situé dans les Flandres, Nord (59) dans la région des Hauts-de-France.
🍀Quelle est la place des couverts végétaux dans la conduite des cultures industrielles en ACS ?
🌻Votre rotation a-t-elle évolué depuis votre passage en ACS ?
🌱Quelles sont les adaptations mises en place ?
🥔Quels sont les principaux changements ?
🔎Les points vigilance
🚜Les petits plus : les conseils des agriculteurs.
► Vidéo réalisée en collaboration avec Alexis Ammeux, agriculteur adhérent à l’APAD 62.
► L’APAD remercie la Région Hauts-de-France et l’Agence de l’eau Artois Picardie pour leur implication.
L’APAD, l’association d’agriculteurs pour les agriculteurs, en route vers l’agriculture de conservation des sols.
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La place de l’ACS dans la conduite des cultures industrielles en Hauts-de-France
Alexis Ammeux nous présente son retour d’expérience sur l’intégration de l’Agriculture de Conservation des Sols (ACS) dans un système agricole incluant des cultures industrielles, notamment la pomme de terre.
Le défi des couverts végétaux face aux contraintes mécaniques
Le principal défi en ACS réside dans la gestion de la complémentarité entre les couverts végétaux et les contraintes mécaniques, particulièrement pour des cultures exigeantes comme la pomme de terre. L’enjeu majeur pour l’agriculteur est de parvenir à maintenir les couverts végétaux en place le plus longtemps possible tout en garantissant le passage du matériel.
Alexis Ammeux considère les couverts comme le pilier central de l’ACS. C’est en réussissant l’implantation de couverts performants que des changements concrets ont pu être observés sur l’exploitation, permettant notamment une diminution des profondeurs de travail du sol et une évolution positive des matières organiques.
Adaptation des méthodes de travail
La transition vers l’ACS ne repose pas uniquement sur l’évolution des matières organiques, mais surtout sur une adaptation radicale des méthodes de travail :
- Destruction des couverts : L’objectif est de retarder au maximum la destruction des couverts. Même à une date avancée (début mai), il est possible de planter des pommes de terre au milieu d’un couvert atteignant 1,50 mètre de haut.
- Investissements matériels : L’exploitation a investi dans [[le strip-till]] et des semoirs de semis direct pour réduire le travail du sol.
- Réglages et passages : Le travail se concentre sur la remontée des profondeurs de travail et la limitation du nombre de passages. En supprimant les déchaumages, on laisse les plantes effectuer le travail biologique à la place du travail mécanique.
- Autonomie du sol : La réduction des interventions mécaniques permet de préserver l’autonomie et la structure du sol. Dans les meilleures conditions, il est même possible de supprimer le passage de la rotative, générant des économies de temps et de carburant substantielles.
Anticiper la gestion des couverts
Pour Alexis Ammeux, la réussite repose sur une planification rigoureuse. Il est crucial d’anticiper la technique de destruction des couverts pour éviter les blocages mécaniques lors des étapes culturales suivantes. Maîtriser cette phase permet de prolonger la durée de vie du couvert et d’en tirer un bénéfice maximal.
En conclusion, la clé du système demeure l’implantation des couverts le plus tôt possible pour qu’ils restent en place le plus longtemps possible. C’est ce levier unique qui constitue le véritable moteur de l’évolution de la fertilité et de la structure des sols.