2018 - Visite du Jardin de Manspach - Fraises sur prairie, occultation - Fabrice Meyer 6/22
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Visite du Jardin de Manspach (68) du 17 août 2018 organisée dans le cadre de L'ALTERTOUR
Vidéo : Floris Górniak (Merci !)
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Fraises sur prairie jamais travaillée
Ici, il y a des fraises installées sur une prairie qui n’a jamais été travaillée. Le principe est le même que sur d’autres zones du jardin : on plante directement sur un sol en place, sans travail mécanique préalable.
L’idée est de garder cette prairie vivante et de s’appuyer sur la couverture du sol plutôt que de chercher à le retourner.
Couvrir le sol avec des feuilles mortes
Pour les fraises, des feuilles mortes sont mises au sol. Ensuite, il est prévu d’ajouter du paillage broyé plus fin, notamment à l’automne, quand il y a de la matière disponible.
Plusieurs matériaux sont évoqués :
- les feuilles mortes ;
- le bois broyé ;
- d’autres matières organiques disponibles selon les moments.
L’observation faite sur place est que cela fonctionne plutôt pas mal, même si tous les matériaux n’ont pas exactement le même rendu ni le même comportement.
Gestion de l’herbe autour des fraisiers
Par endroits, il reste de petits carrés avec de l’herbe, simplement parce qu’au départ il n’y avait pas de fraisier à ces endroits-là.
Une comparaison est faite entre deux côtés :
- d’un côté, des feuilles mortes avaient été mises ;
- de l’autre côté, non.
Le côté couvert paraît plus propre. Cela montre bien l’intérêt de la couverture pour limiter la repousse de l’herbe.
Pourquoi couvrir le sol
Le principe expliqué est simple : si le sol est couvert, la lumière n’arrive pas jusqu’à sa surface, et l’herbe pousse beaucoup moins.
Le sol est ainsi protégé et couvert. Ce sont alors les fraisiers eux-mêmes qui viennent occuper l’espace et couvrir le terrain, notamment avec leurs stolons.
Il est rappelé qu’une grande partie des adventices annuelles germent après un flash lumineux. Autrement dit, dès qu’on ouvre le sol ou qu’on l’expose à la lumière, on favorise la germination de plantes qui vivent moins d’un an.
À l’inverse, quand le sol reste couvert, on limite fortement ce phénomène.
Occultation hivernale sur les fraises
En hiver, quand un peu d’herbe recommence à pousser, une autre technique est utilisée : l’occultation.
Après avoir mis des feuilles mortes, une bâche est posée dessus pendant l’hiver, sur les mois de :
- décembre ;
- janvier ;
- février.
Puis, au mois de mars, quand les fraisiers commencent à repartir, la bâche est retirée.
Le raisonnement est que pendant l’hiver, le fraisier reste vivant mais se tient surtout dans les racines et les feuilles basses. Cette période permet donc de couvrir temporairement sans trop pénaliser la culture, tout en affaiblissant l’herbe présente.
Matériaux utilisés pour l’occultation
Différents matériaux sont mentionnés pour cette couverture hivernale :
- des bâches plastiques ;
- parfois du carton ;
- et désormais des toiles de chanvre.
Il est expliqué qu’on trouve maintenant des toiles de chanvre, y compris pour des surfaces importantes, avec environ 2 mm d’épaisseur. Cela pourrait remplacer une partie des bâches utilisées jusque-là.
Cette solution est évoquée comme une piste intéressante pour conserver le principe d’occultation tout en utilisant un matériau différent.
Idée générale de la méthode
La méthode présentée repose sur quelques principes simples :
- ne pas travailler le sol si ce n’est pas nécessaire ;
- couvrir le sol en permanence ;
- utiliser des matières organiques comme les feuilles mortes et les broyats ;
- profiter de l’hiver pour occulter certaines zones ;
- laisser ensuite les fraisiers couvrir eux-mêmes le terrain.
L’ensemble vise à limiter les herbes indésirables, protéger le sol et installer les fraises durablement sur prairie.