2018 - Visite du Jardin de Manspach - Agroforesterie - 8/22 - Fabrice Meyer

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Dans cette séquence tournée au Jardin de Manspach, Fabrice Meyer explique comment faire cohabiter arbres et cultures en agroforesterie de proximité. Il évoque l’implantation de quelques fruitiers dans des zones bien ouvertes, en choisissant des arbres peu concurrents au niveau racinaire. La principale difficulté reste en effet la compétition des racines avec les cultures. Pour la limiter, il présente plusieurs techniques : le passage d’une dent profonde pour sectionner les racines latérales, pratique utilisée régulièrement en agroforesterie, ou encore le travail du sol afin d’encourager les racines à descendre plus profondément. Il souligne aussi l’importance de maintenir un sol toujours occupé par des cultures ou des racines vivantes. Enfin, il décrit la technique de la trogne : tailler régulièrement les branches provoque le renouvellement des racines, qui prélèvent alors moins près des cultures. Une méthode utile surtout pour les arbres destinés au bois plutôt qu’aux fruits.

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Résumé
Dans cette séquence tournée au Jardin de Manspach, Fabrice Meyer explique comment faire cohabiter arbres et cultures en agroforesterie de proximité. Il évoque l’implantation de quelques fruitiers dans des zones bien ouvertes, en choisissant des arbres peu concurrents au niveau racinaire. La principale difficulté reste en effet la compétition des racines avec les cultures. Pour la limiter, il présente plusieurs techniques : le passage d’une dent profonde pour sectionner les racines latérales, pratique utilisée régulièrement en agroforesterie, ou encore le travail du sol afin d’encourager les racines à descendre plus profondément. Il souligne aussi l’importance de maintenir un sol toujours occupé par des cultures ou des racines vivantes. Enfin, il décrit la technique de la trogne : tailler régulièrement les branches provoque le renouvellement des racines, qui prélèvent alors moins près des cultures. Une méthode utile surtout pour les arbres destinés au bois plutôt qu’aux fruits.

Visite du Jardin de Manspach (68) du 17 août 2018 organisée dans le cadre de L'ALTERTOUR


Vidéo : Floris Górniak (Merci !)


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Faire pousser différentes choses à proximité des arbres

On parle ici de faire pousser différentes choses à proximité des arbres, mais aussi en fait sous leur couvert. Fabrice Meyer explique que cela dépend des situations, et qu’il existe différents moyens de gérer la concurrence entre les arbres et les cultures.

Dans cette zone, quelques fruitiers ont été implantés. L’idée est de profiter de la grosse ouverture lumineuse : s’il n’y a pas trop d’ombre, cela peut fonctionner. Les arbres présents sont décrits comme peu problématiques du point de vue des racines, car ils n’ont pas un enracinement trop gênant pour les cultures voisines. Cela permet à la végétation de pousser même assez près.

Mais dès que les racines deviennent plus présentes, cela devient plus compliqué. Fabrice Meyer évoque alors plusieurs techniques pour limiter leur impact.

Limiter la concurrence des racines

Une technique assez classique consiste à passer avec un outil de type sous-soleuse ou dent profonde. Le principe est de passer dans le sol pour couper les racines. Cela agit un peu comme une taille souterraine.

Le reste de l’arbre reste alors en place, mais cette intervention limite les prélèvements de l’arbre sous les cultures. En agroforesterie, ce type de travail peut se faire régulièrement sur certaines parcelles, justement pour éviter que les racines ne concurrencent trop les cultures.

Il est précisé qu’au pire, selon les arbres et selon leur âge, cela peut éventuellement provoquer des rejets.

Maintenir des racines dans le sol

Une autre approche consiste à toujours maintenir le sol occupé par des racines. Il faut toujours avoir des cultures sur le sol. L’idéal est que cela soit pensé dès la plantation de l’arbre, même si ce n’est pas le cas ici, puisque les arbres sont déjà présents depuis longtemps.

Si l’on met en place cette logique dès le départ, le sol étant déjà occupé par des racines, l’arbre va aller coloniser les horizons plus profonds. En revanche, dès qu’il n’y a plus de racines dans la couche supérieure, il remonte. Il faut donc réussir à maintenir en permanence des racines dans le sol pour obliger l’arbre à s’installer plus en profondeur.

C’est présenté comme une solution pour gérer la cohabitation entre arbre et culture.

Jouer sur la vigueur des arbres

Fabrice Meyer explique aussi qu’on peut agir par le choix des arbres, notamment en jouant sur leur vigueur. Si l’on prend des arbres qui deviennent grands ou, au contraire, des arbres qui restent plutôt petits, cela change l’importance du système racinaire et donc la compétition avec les cultures.

L’idée générale est qu’avec des arbres moins vigoureux ou mieux adaptés, on perd moins de surface ou moins de ressources au profit des racines.

La trogne comme outil de gestion

Une autre solution évoquée est la trogne. C’est une pratique que Fabrice Meyer dit faire un peu autour des mares.

La trogne consiste à tailler régulièrement les branches de l’arbre, en gardant essentiellement le tronc. On coupe les branches à intervalle régulier. Cela produit du bois ou de la matière végétale que l’on peut ramener sur le sol, notamment comme apport de biomasse.

Mais cette taille a aussi un effet sur les racines : les racines sont reliées aux branches. Quand une branche disparaît, la racine correspondante meurt également. Ensuite, l’arbre renouvelle de nouvelles racines. Au lieu d’aller toujours plus loin, il refait sans cesse de jeunes racines. De cette manière, il prélève moins loin dans le sol.

Cette technique est donc présentée comme un moyen de limiter les prélèvements de l’arbre et de mieux maîtriser son interaction avec les cultures voisines.

Limites de la méthode

Il est précisé que cette pratique de trogne ne peut pas vraiment se faire sur des fruitiers. En revanche, elle peut être utilisée sur d’autres arbres, notamment lorsqu’on cherche à produire du bois ou de la biomasse.

Intervention de fin

À la fin de l’extrait, une personne remercie Fabrice Meyer et mentionne Nathalie, présentée comme journaliste.