Quand l’agriculture sauve la planète & Label Bas Carbone

De Triple Performance
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Vidéo - Ver de Terre production (23 mars 2020) - - Durée : 51 minutes

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Pendant deux semaines, on vous propose de (re)découvrir la journée agroécologie au Salon de l'Agriculture 2020 !


Transcriptions

merci beaucoup pour cette présentation

est du coup maintenant on va passer à
question du carbone et la rémunération
des services écosystémiques donc donc je
propose donc à baptiste de nous
rejoindre
anne huitorel également du groupe
soufflet claudine foucherot die for six
et sylvain guppy du fonds me rova qui
ont gentiment accepté de participer à

Afficher la suite

cette table ronde pour parler du label

bas carbone
[Rires]
donc on va vous parler du label ea
carbone dont le nom est un peu trompeur
vous allez voir mais qu'est une
initiative
voilà ce qui est également une
opportunité en soi de justement d'aller
créer un marché pour valoriser ce ce
carbone stocké dans les sols et
contribuer à développer une rémunération
complémentaire pour les agriculteurs
donc je vais peut-être vous proposer de
vous présenter d'abord rapidement même
pour ceux qui étaient déjà là ce matin
mais qu'il ya des personnes qui
n'étaient pas avec nous ce matin je vous
invite à prendre un micro
on prend de chacun ou presque
bon je vais commencer alors baptiste
carrouché je suis le directeur de la
ferme de la tremblay c'est une ferme
laitière fromagère et productrice
d'énergies renouvelables qui est situé à
côté de rambouillet dans les yvelines et
donc en fait sont intègre une multitude
d'activités de métiers différents sur
cette ferme où on passe par la
production de fourrage et de céréales en
agroécologie en agriculture de
conservation
depuis 2008 maintenant et on est en
phase de conversion en agriculture
biologique pour coupler l'agriculture de
conservation et l'agriculture biologique
on alimente des vaches laitières des
chèvres laitières sur notre ferme et on
transforme tout notre lait en fromage
sur la ferme et on a également une
autonomie en énergie renouvelable depuis
2012 avec la mise en place d'une
chaudière à bois qui valorise notre
ressource bois et notre forêt sur la
ferme et de la méthanisation agricole
sur l'entreprise donc on est capable de
rendre toute la ferme de la tramblais
aujourd'hui autonome aussi bien en
électricité en eau chaude en engrais de
ferme fertilisants et également autonome
le village en en énergie
claudine foucherot je suis chef de
projet agriculture chez hays fort si
c'est l'institut de l'économie pour le
climat c'est un think tank qui a été
créée par la caisse de dépôt et et
l'agencé française de développement et
en fait on accompagne décideurs privés
décideurs publics sur la mise en oeuvre
de l'accord de paris avec un focus
instruments économiques et financiers et
sur le secteur à l'école on est
structuré principalement autour d'un
club qu'on anime le club climat et
culture qui rassemble les chercheurs les
décideurs publics et les acteurs des
filières agricoles sur la question du
climat
donc l'idée c'est de faire de l' échange
d'expériences des expertises de
connaissances sur ces questions climat
et la filière agricole et c'est en fait
dans le cadre de ce club qu'est née
l'idée de créer un cadre de
certification carbon qui a donné lieu au
label bas carbone et dont on va pas a
nui thorel dont je suis la direction rse
du groupe soufflet dont on a parlé tout
à l'heure dans le cadre de la filière
pasquet et donc le groupe soufflet est à
la fois intégrée du côté de
l'agriculture en étant collector et en
étant négociants de grains et ensuite en
étant aussi industriel malteurs donc
producteurs de malte pour pour les
brasseurs est aussi meunier donc
fournisseur d'une entreprise comme
pasquet dont on a parlé tout à l'heure
et fabricants aussi de boulangerie
industrielle et que donc donc face à aux
consommateurs finals ou à la grande
distribution en tout cas
donc pour nous la question du carbone
c'est une vraie c'est une vraie question
importante parce que sinon c'est un vrai
point d'intégration de l'agriculteur
jusqu'au consommateur dans la totalité
de la filière la chaîne de valeur qui
est la chaîne de valeur que que nous
avons à l'intérieur du groupe ou pour
nos clients industriels
donc ça c'est un vrai sujet d'importance
sinon oui bonjour sylvain guppy je suis
directeur des fonds altamira va donc me
revoici là
si une filiale du groupe natixis groupe
bpce a donc on est comme des financiers
des banquiers
mireval activité qui finance tout la fin
août les investissements socialement
responsables et altedia sont les fonds
qui sont focalisés sur ce qu'on appelle
nous le capital naturel donc comment
financer la conservation forestière la
transition agricole la préservation des
océans
on a une multitude de fonds
d'investissement 1 à 6 à ce jour de près
500 millions d'euros de l'investissement
qui cherchent à des modes innovants de
financer la transition agricole
océanique forestière etc
on est uniquement pour ce jour présent à
l'international dont on finance des
projets au brésil en afrique en
indonésie et c'est pas du tout en france
on a beaucoup essayé on espère y arriver
bientôt
mais voilà et à chaque fois pour
financer de manière différente en fait
cette transition
on s'appuie sur ce qu'on appelle des
revenus alternatifs donc le carbone la
biodiversité
l'accès à l'eau et et des premium pour
les produits sont déforestation par
exemple
donc on regarde tout ce qui est carbone
comme un vecteur important de transition
du financement merci alors on va
commencer si tu veux bien une claudine
je vais te laisser présenter donc le
l'initiative du label bas carbone pour
que tout le monde déjà et le même niveau
de l'information
je vais essayer de faire assez rapide
alors peut-être juste en toile de fond
avant de commencer directement sur le
label bas carbone
l'objectif en toile de fond c'est
atteindre la neutralité carbone en 2050
c'est des objectifs à la fois fixé au
niveau international et en france où
placer les objectifs de la stratégie
nationale bas carbone qui sont qui sont
affichés avec à la fin pensant il
faudrait enfin c'est ce qu'on dit c'est
qu'il faut arriver à ça en 2050
donc c'est à dire réduire
considérablement les émissions et
augmenter considérablement les puits de
carbone pour que les puits compense les
émissions résiduelles et pour le secteur
agricole ça implique grosso modo de
diviser par deux les émissions par
rapport à 2015 d'ici 2050 et de stocker
du carbone pour que ça l'école passe de
d'émetteurs net en puis en puits de
carbone
il ya plusieurs on sait à peu près
comment quelles sont les solutions à
mettre en place pour y arriver il ya un
enjeu sur la demande alimentaire sur la
lutte contre le gaspillage et puis il ya
aussi tout un tas de pratiques à mettre
en place sur les exploitations qui
commence à être un peu connus pas
forcément tout mais qui ont un coût
enfin ça se fait ça se fait pas tout
seul il ya des coups qui ont été
calculés par deux étude de l'inra qui
font qu'ils font référence est sûre lady
pratique d'atténuation et l'étude 4 pour
mille sur le volet sait quelles seraient
les pratiques qui vise particulièrement
à séquestrer du carbone dans les sols et
il ya aussi des coûts qui sont un peu
plus durs à prendre en compte qui sont
pas toujours intégré dans les cours
d'abattement qui sont calculées pour les
pratiques ces écoutes formation coûts
d'accompagnement la prise de risques si
quand on change de pratiques
on peut avoir des baisses de rendement
au moins les premières années qui est
pas forcément toujours en facile à
prendre en compte c'était pas qui est
pas toujours géré
et donc d'en face à ça le label bas
carbone peut être une des solutions
parmi d'autres pour créer une incitation
en fait à changer les pratiques en
donnant une valeur à ces réductions
d'émissions et la séquestration carbone
du sonic l'idée c'est de donner un prix
au carbone et de rémunérer en fait les
réductions d'émissions et le carbone
stocké dans les sols
donc concrètement l'idée c'est de
calculer des réductions d'émissions par
rapport à un scénario de référence donc
ce qu'on calcule fin l'objectif c'est de
calculer la différence entre le sénat en
référence qui est en pointillé et les
émissions qu'on va réellement émettre
une fois qu'on a mis en place des
pratiques bas carbone et donc tout
l'enjeu c'est d'arriver à calculer l'air
entre les deux courbes
concrètement comment fonctionne je
compte me lever jusqu'à me tordre le cou
concrètement le label bakaba donc
maintenant c'est un outil qui est porté
par le ministère de l'écologie de la
transition écologique et solidaire
donc il ya un cahier des charges qui est
dans l'art était dans l'arrêté le décret
qui est sorti il ya un peu plus d'un an
qui fixe les grandes règles sur comment
déterminer le cédant différences comment
calculer les réductions d'émissions et
comment gérer l'incertitude scientifique
qui associé à ces réductions à ses
calculs de réduction d'émissions comment
va se passer la vérification qui peut
développer des méthodes qui peut monter
un projet et ses fins à fixe le cap
rattaché à ce référentiel il ya des
méthodes de calcul des réductions
d'émissions qui vont venir se greffer
donc les méthodes de calcul ça aide
spécifique à une pratique ou un ensemble
des pratiques à une filière un
territoire et c'est vraiment les parties
prenantes les acteurs des fils à l'école
qui de manière concertée en fait vont
développer ces méthodes qui devront
respecter le
le cahier des charges et qui devront
être approuvés par l'état et à ses
méthodes vont se greffer donc les
projets donc c'est le projet c'est
vraiment et mise en place de pratiques
sur le terrain par les agriculteurs
avec enfin en appliquant pour le calcul
des émissions mission les méthodes qui
vont ont été approuvés et donc un
auditeur doit venir vérifier les projets
à la fin j'ai avancé des projets qui ont
une durée de cinq ans une fois qu'on a
vérifié les réductions d'émissions elles
sont converties en fait en crédits
carbone qui peuvent être achetés par des
particuliers des collectivités ou des
entreprises
or sept pouces a peut être dans lequel
la compensation carbone comme on en
entend souvent parler mais ça peut être
aussi
enfin ce cadre de certification carbon
peut être aussi utilisé pour financer
des projets qui ont un réel impact sans
que ce soit forcément dans le cadre de
la compensation carbone mais je pense
qu'on y reviendra tout à l'heure donc en
gros le label bas carbone à quoi il sert
il sert à apporter des garanties qui a
bien eu réduction qui a bien un réel
impact environnemental sur le projet et
a apporté les garanties aux financeurs
que son financement est de l'impact et
efficace tu vas pas finir qui va pas
servir à financer un projet qui
existaient déjà et qui se serait déjà
mis en place tout seul donc ça a apporté
des garanties que le financement
efficace et que ça a vraiment permis
d'avoir un réel impact environnemental
derrière sur le terrain alors dans tous
les labels enfin de tous les cas de
certification carbon il ya un certain
nombre de critères à respecter c'est un
peu les critères de référence donc le
premier c'est l'additionnalité des
projets il faut démontrer en fait que le
projet ne se serait pas mis en place
sans ce revenu carbone que donc ce
revenu carbone c'est de ce revenu
additionnel va permettre d'être
l'incitation qui va permettre de mettre
en place la pratique sur le terrain il
faut suivre
bien sûr fin faut calculer et suivre les
émissions tout au long projet il faut
faire vérifier les projets par un tiers
alors c'est pas un échantillonnage
l'idée c'est que c'est de réduire au
maximum les coûts de transaction et que
ça coûte pas plus cher que des pratiques
elles mêmes mais il faut quand même
avoir une garantie apportée par un
auditeur extérieur il faut tracer les
réductions d'émissions
donc ça c'est bien un registre qui est
tenu par le par le ministère et on peut
pas garantir la permanence d'adduction
démission quand sa fin dans le cadre
d'une séquestration du carbone enfin le
carbone stocké dans les feuilles dans
les sables pourra toujours être largués
mais en tout cas il faut expliquer
comment ce risque et gérer le risque de
relargage du carbone fois qu'il est
stockée alors c'est un label carbone
mais l'idée c'est de ne pas avoir un
focus que carbone c'est de prendre aussi
en compte du coût ce qu'on appelle les
qu'au bénéfice du point de vue à
carbonne qui sont bio dis-je qualité de
l'eau qualité de l'air qualité
nutritionnelle et c'est l'idée c'est de
les évaluer de manière le plus possible
quantitative mais si on peut pas
qualitatif est en tout cas s'assurer que
les projets qui sont mis en place à
minima n'ont pas d'impact négatif sur
d'autres enjeux que lui carbone est elle
si possible évaluer l'impact sur les
communes sur les côtes bénéfices parce
que ça joue en fait beaucoup sur le prix
du carbone plus un projet va avoir des
coûts bénéfices et pas va pas être que
sentry carbone plus le prix de la tonne
de co2 va pouvoir les remplacer juste
deux mots sur la philosophie en fait qui
a qui nous a un peu animé quand on a
développé l'outil
c'était à la fois avoir un outil
rigoureux l'objectif c'est quand même
d'apporter des garanties qui a un réel
impact environnemental sur terrain mais
rester pragmatique
enfin l'idée c'est de réduire au maximum
les coûts de transaction pour ne pas
bloquer en fait le développement projets
sur le terrain l'international sur les
projets agricoles ce qu'on a vu c'est
qu'il y avait des méthodes mais parfois
pas de projet parce que trop compliqué
ça demandait trop de données a récolté
ce trop compliqué à mettre en place sur
sur le terrain nous plier c'était
vraiment de vad essayer d'apporter quand
même toutes les garanties sans créer une
usine une usine à gaz et donc ça ça
passe notamment par la possibilité d'un
plusieurs options dans le calcul des
réductions d'émissions et dans le
process de vérification avec des options
plus simple pour pas que ça se bloquant
mais assorti d'un rabais donc une
moindre valorisation des réductions
d'émissions pour garantir la robustesse
l'outil est
or donc comme je disais le label il a à
peu près un an
depuis il ya eu trois méthodes
forestière qui ont été validés les
projets pour les premiers projets côté
forêt sont sont sortis côté agria une
première méthode qui a été validée
carbone agri sur l'élevage bovin qui
couvrent atelier lait viande est aussi à
culture donc la méthode a été validée
fin d'année dernière
il ya une association qui s'est monté
france car anna gray association qui a
vocation en fait à agréger les projets
sur le terrain et faire l'intermédiaire
entre les agriculteurs et les financeurs
et les vérificateurs et l'état donc
c'est vraiment le seul intermédiaire
entre tous vous les gens qui gravitent
autour du label ils ont lancé un premier
appel à projets et donc il ya 391
éleveurs qu'il a seul ans qui se lancent
dans la démarche est un deuxième appel à
projets est prévue cette année
donc ça c'est sûr élevage bovin depuis
il ya des groupes de travail qui se sont
montés sur d'autres sur d'autres
filières
donc s'il ya un groupe de travail pour
une développé une méthode grandes
cultures piloté par arvalis tagro
solution prévue pour cet été une
méthodologie sur la gestion améliorée
des qui est quasiment finalisé et il y
aura une v2 qui inclura agroforesterie
et un groupe de travail sur
méthanisation est méthode est prévu pour
cette année
et il ya aussi des réflexions qui
démarre sur arboriculture et viticulture
et donc l'idée en tout cas deux de ses
méthodes c'est vraiment que ce soit
développée par les acteurs des filières
agricoles c'est pas du tout l'état qui
impose des pratiques où c'est vraiment
aux acteurs de se mobiliser et dire
voilà nous nos solutions pour atteindre
l'objectif de neutralité carbone et qui
développe qui se mobilisent pour
développer à ces méthodes est l'objectif
pour les filières agricoles c'est que
toutes ces méthodes là convergent en une
seule phase assurer en tout cas de la
cohérence entre elles
et si possible converger vers une seule
méthode qui couvre toutes les filières
pour qu'un agriculteur qui est plus qu à
plusieurs productions sur son
exploitation et qu'un outil à utiliser
et pas et pas plusieurs
voilà merci du coup je fais demandé aux
autres invités un peu de partager vos
réactions sur voilà la manière dont vous
pensez pouvoir vous inscrire dans une
démarche de ce type à ce que trouvé ça
intéressant qu'est ce que ça peut
apporter par rapport à la vôtre
fonctionnement propre dans chacune de
vos structures et vos rôles très
différents
peut-être baptiste donc nous suivre sur
la ferme de la tramblais c'est vrai que
c'est des pratiques de stockage
séquestration du carbone qu'on a en tête
depuis déjà 2006 en fait qu'on a mis en
place deux mètres de d'année en année
avec en permanence de l'innovation c'est
vrai que sur un premier temps on a été
relativement seul donc il a fallu
innover créer pour pour avoir des
méthodes qui stocke du carbone et qui
vont vers l'autosuffisance aujourd'hui
mais on n'arrive pas forcément elle
valorisée et donc c'est vrai qu'un la
baule bas carbone sur notre finalité qui
est la vente de fromages
c'est quelque chose en communication et
en vente qui serait intéressante pour
nous je parlais tout à l'heure de nos
différentes pratiques agricoles et
notamment la base qui est la forêt et
qui nous inspire aujourd'hui on à 280
hectares de forêt
quand on regarde la forêt fonctionné on
laboure part on traite pas on met pas
d'engrais chimiques et ça pousse et ça
séquestrer du carbone
c'est ce qu'on essaye de reproduire sur
nos cultures aujourd'hui et c'est ce
qu'on arrive à mettre en place avec des
résultats positifs et négatifs
il ya aussi du haut des du haut et du
bas mais il ya de la prise de risques
surtout aujourd'hui on a mis en place
notamment plusieurs sources d'énergie
renouvelable sur la ferme parce qu'on
sait qu'on est gros consommateur
d'énergie
on a une fromagerie qui valorise notre
lait sur la ferme et qui habitent des
besoins en chaleur notamment et en
puissance électrique très très
importante et donc on est on a pris en
compte ces notions là et on a voulu
produire nos sources d'énergie et toutes
ces contraintes c'est une vraie fierté
pour nous sur l'entreprise une vraie
cohérence d'ensemble mais on n'arrive
pas forcément à le valoriser et donc
dans cette intégration c'est des choses
qui peuvent être vraiment intéressant
pour la suite pour sensibiliser
l'ensemble des acteurs de la filière le
consommateur à acheter des produits plus
responsable et qui sont bas
consommateurs de carbone juste
j'apporte une petite précision ce qu'on
parle beaucoup de stockage de carbone
mais c'est vrai qu'avec les amples de la
ferme de la tramblais on voit bien qu'il
ya deux leviers ya le stockage du
carbone et la réduction des émissions de
gaz à effet de serre et c'est bien les
deux qui sont qui sont potentiellement
valorisables dans le cadre du label bas
carbone occident il ya un double
bénéfice à ces nouvelles pratiques qui
permettent d'agir sur les deux aspects
l'objectif c'est bien inverser la courbe
et donc c'est de produire plus fadden
consommer moins de carbone que ce qu'on
aimait merci peut-être anne comment un
négoce justement qu'est intermédiaire
dans une filière perçoit ce label bas
carbone et comment vous pensez pouvoir
justement intégrer ça dans votre
stratégie globale l'intérêt du label bas
carbone ce qui crée un référentiel qui
est un référentiel qui est accepté par
tout le monde par les aviculteurs par
les le reste de la de la chaîne de
valeur qui a été travaillé par des
experts mais aussi avec un souci
d'applications relativement simple à la
fois pour l'agriculteur est mon souhait
est qu'il soit aussi simple et
compréhensible pour le consommateur
final
parce que à la fin du compte on en a
parlé tout à l'heure il faut qu'on
trouve une façon de valoriser à la fois
l'agriculteur le travail de
l'agriculteur et je suis aussi très
sensible à cette notion de bien commun
qu'elles carbone ou qu'elle sonne et il
mais il faut aussi que le consommateur
le comprennent et soit capable de
dévaluer dans son produit là
l'importance du geste qu'il fait en
achetant celui là plutôt qu'un autre
parce que il a une émission de gaz à
effet de serre inférieure ou sans que ce
soit une usine à gaz
c'est le cas de le dire à comprendre
pour lui et ça c'est pas une évidence
totale parce que c'est ce sujet il a un
peu tendance à être un sujet qu'on garde
entre experts et en fait c'est pas du
tout un sujet d'experts c'est un sujet
de sol c'est un sujet de fertilité et
c'est un sujet qu'on doit porter à
travers la filière est pas non pas
seulement réservé aux agronomes ou aux
conseillers
ont conseillé agronomique que qu'on peut
avoir chez nous alors chez nous par
exemple c'est un sujet qui est pas été
portés nécessairement uniquement en tant
que s'est créé et séquestration carbone
ou réduction de gaz à effet de serre
c'est plutôt sous l'angle de
l'agriculture du développement de
l'agriculture de conservation qu'il a
été porté et qu'il est porté de manière
extrêmement pragmatique et et technique
avec des techniciens qui sont formés sur
le sujet qui sont souvent qui
accompagnent les qui accompagne le
projet de paix a dévié par exemple et
c'est vrai c'est vrai que c'est une
fertilisation croisée entre ce qui se
fait sur ce projet par exemple et sur
d'autres et ce qui se passe dans la
réalité sur le terrain pour pour des
techniciens pour des commerciaux qui
intègre les notions d'agroécologie ou
d'agriculture de conservation dans la
façon dont ils travaillent au quotidien
et ça c'est extrêmement important le
sujet du carbone c'est il se rajoute et
tant mieux
ces excellents qui se rajoutent s'il
peut créer un revenu pour l'agriculteur
et être valorisée à l'intérieur de la
chaîne par tous les toutes les personnes
la première transformation
la deuxième transformation et clients
industriels parfait c'est ça qu'on
voudrait comprendre et ce qui est donc
important c'est qu'on a un outil
d'évaluation sur lequel personne n'a
rien à redire donc le groupe de travail
sur les grandes cultures sont en attend
avec et on veut participer aussi au
travail qui est fait aujourd'hui dans le
cadre du label bas carbone tout à fait
donc c'est à la fois un outil de ce que
j'entends de valorisation et aussi de
deux pour convaincre pour emmener le
changement aussi dans votre entreprise
quelque part est de rendre visible
crédible la démarche auprès des
techniciens que vous devez aussi
convaincre forme et emmené dans dans
tous ces nouvelles pratiques agricoles
et quelque part
une demande qui vient de l'aval des
agriculteurs mais aussi de l'amont des
industriels qui ont tous aujourd'hui
quelque part dans leur stratégie globale
ou celle qu'on appelle leur stratégie
rse un sujet sur la neutralité carbone
c'est pas toujours un mot que j'aime
bien employé mais en tout cas son
l'impact ou l'empreinte carbone de leurs
de leurs activités alors ma qu'à cela ne
tienne le label bas carbone c'est un
super bon outil donc allons-y
mais il faut il faut qu'on soit capable
d'avoir une vraie mesure une vraie
évaluation qu'ils soient qu'ils soient
acceptés par tout le monde
merci peut-être si loin comment vous
percevez du coup l'arrivée de ce label
bas carbone en france vous qui êtes
plutôt présent à l'international et
voilà qu'elles sont un peu les
perspectives peut-être justement en
termes de financement du carbone en
france avec un outil de ce type alors
j'avais beaucoup la présentation et le
label dakar bonnes chauffes qu'en termes
de transparence et de traçabilité c'est
un outil qui est vraiment bien conçu et
donc c'est ça peut servir effectivement
non seulement à éduquer les gens et puis
assurée tout au long de ma chaîne en
fait une vraie traçabilité transparence
et de savoir d'où viennent les
réductions donc ça c'est ça donne
confiance donc c'est très bien
après la mise en oeuvre c'est ce qui a
fait la différence
est ce qu'on peut vraiment de mettre en
oeuvre et puis devenir un peu annexes
quels relais financier là dedans sione
il va pas forcément mais pourquoi pas la
mise en oeuvre elle est fondamentale
parce que c'est ça peut être un très bel
outil qui qui reste un outil que j'ai
mise en oeuvre
et je pense qu'il ya il ya deux ou trois
principaux principaux écueils il ya une
dimension de masse critique
nous on finance beaucoup de projets
agricoles sur une base carbone mais des
projets qui sont gigantesques
regarde ce qu'on peut faire notamment en
france lorsque j'ai vu mon avis ce matin
un exemple on a restauré au brésil
dix mille hectares de pâtures dégradé on
a restauré vraiment le sol en mettant
des restaurations de sol des mécanisme
de rotation du bétail tous les deux
trois jours
ça génère énormément de carbone à la
fois su au niveau de la pâture restaurer
dans le stockage de carbone mais
également par la déforestation évitée
que brésil est un gros gros sujet on a
des volumes de carbone qui sont qui se
comptent en millions de tonnes donc on
cancer millions de tonnes même avec des
prix qui sont pas gigantesques on arrive
comme à financer des choses là quand on
parle de qu'on parle de d'exploitation
de 2 2 202 500 hectares ce qui est déjà
un acteur en français ce concept pas mal
est-ce qu'on a la masse critique pour
pour générer ce type de travail de suivi
de monitoring de vérification
d'éducation pas de la formation est un
point important donc la taille critique
pour nous c'est vraiment un sujet qu'il
faut regarder donc est ce que ces
approches fille lié à ce que ses proches
d'agrégation régional enfin cessé il ya
beaucoup de choses à faire
le sar et voudrait peut-être les
réponses déjà donc si on me l'avait tant
mieux la deuxième question c'est une
question de prix aussi
on a vu une volatilité du prix du
carbone qui est assez phénoménal
dans les années 2005 quand le système
européen a commencé
on est monté à 25 30 30 30 euros aux
monnaies redescendu à deux on est
remonté à 10 ans est descendu à 3 on est
maintenant autour de 20 on a une
multitude de prix qui sont qui sont
difficiles à gérer donc très honnêtement
les ce type de projet là ça coûte quand
même assez cher
on a tendance à penser quand on regarde
un petit peu la littérature qu'un projet
carbone forestier ou agricole c'est ça
coûte un dollar ou un euro ou deux euros
la tonne de co2 non enfin c'est au
brésil ça ne coûte plutôt 5 euros la
tonne de co2 et donc j'imagine qu'en
france il ya des études qui ont été
faites
c'est beaucoup plus que ça donc est ce
que yann adéquation sks contre le coût
nécessaire pour rendre intéressant la
démarche à la fois financièrement pour
pour couvrir les coûts de mise en oeuvre
de vérifications de commercialisation
sont cohérents avec la bête ans de la
filière ou des utilisateurs finaux à
payer je sais pas a priori oui parce
qu'on sent aujourd'hui que la plupart
des industriels sont prêts à payer
pas mal les consommateurs aussi beaucoup
j'ai lu il n'y a pas très longtemps je
crois que que danone a publié dans son
compte de résultats c'est fait c'est
quand même un gros changement de 35
euros les 35 euros effectivement est en
fête
faber a dû annoncer la dans les derniers
jours emmanuel faber a dû annoncer dans
les derniers jours qu'en fait ils
allaient maintenant l'action de danone
serait en fait
coté en euro mais aussi en empreinte
carbone
donc c'est quand même hein c'est quand
même un élément fondateur dans une façon
de penser différemment
l'économie de demain et donc ça je pense
qu'il faut le signaler je suis 100%
d'accord avec tous les tous les éléments
que vous avez levé
et je crois qu'effectivement je suis pas
sûr qu'on va se caler sur un marché du
carbone dans comme un marché classique
standardisés qui soit un marché mondial
avec un prix mondial du carbone parce
que ça ce serait la fin de certains des
projets dont on est en train de parler
qui ont beaucoup plus d'importance en
tant que tels que la valeur du carbone
donc faut pas qu'on se détache de
l'essentiel
l'essentiel c'est pas que on arrive à
traiter un marché du carbone s'est passé
à l'intérêt l'intérêt c'est de mener des
projets de a jusqu'à z sur un temps long
et un temps qui on a dit un cd projet de
minimum 5 ans et en agroforesterie ce
sera encore plus long en ce qui concerne
les grandes cultures c'est pareil on
passe pas d'une d'une agriculture
conventionnelle à une agriculture de
conservation ou à une agriculture bio
100 100 ans
c'est juste pas possible quand on est
sur des contrats de trois ans minimum
vous l'avez lu c'est une réalité nous on
la vit tous les jours
donc si on met un prix du carbone là
dessus pour moi l'intérêt c'est que ce
soit un prix du carbone qui est négocié
de gré à gré entre deux intervenants
d'un côté il ya là où 3 l'agriculteur
l'industriel qui trouvent un intérêt et
j'en reparle dans deux secondes et
l'intermédiaire qui met tout cela en
place
parce que c'est un vrai job de mettre
tout ça en place de la même façon que
gérer gérer des cahiers des charges
comme on a pu le faire ensemble
c'est un vrai boulot enfin je pense que
nina est là et elle est tout à fait
capable d'en témoigner et de
l'intervention précédente le montrait
très bien sûr le sur le fait que ce soit
à un accord un agrément de gré à gré
entre des parties ça me paraît être
essentiel parce qu'en fait tout dépend
le prix du carbone il va dépendre de la
stratégie de l'industriel qui est en
face soit ils cherchent une compensation
carbone qu'il va peut-être chercher
plutôt dans une filière qui fait du sens
et qui ait une cohérence avec son
approvisionnement donc par exemple
un doublé pour quelqu'un qui fait du
pain plutôt que d'aller planter des
forêts à l'autre bout de la terre tu
désolé pour vos projets mais c'est donc
ça c'est donc ce le carbone de la
reforestation au brésil ou de la gestion
d'un projet comme celui que vous venez
de nous décrire ça vaut peut-être pas la
même chose que celui qui permet à
l'agriculteur qui me fournit mon blé de
passer d'une dinde une agriculture
conventionnelle à une agriculture plus
vertueuses et plus respectueuse non
seulement du carbone mais de tous les
éléments que vous avez noté précédemment
la biodiversité l'eau la santé du sol et
surtout la pérennité de son existence à
lui parce que quelque part pour le
négoce que nous sommes c'est super
important qu'on ait des agriculteurs en
face c'est extrêmement important qu'on
ait des consommateurs en face mais c'est
super important côté des agriculteurs de
qualité et donc qu'ils restent là dans
le temps donc la question du prix je
pense que ça va être un point
extrêmement intéressant à condé sur des
modèles économiques y sont pas les
modèles économiques du dix neuvième mais
bon moi j'en suis ravi c'est le futur
je vous remercie d'avoir abordé ce sujet
directement parce que c'est souvent
celui qu'on vient pour la fin le sujet
du prix du carbone
donc là c'est très bien et on est entré
directement dans le vif et c'est vrai
qu'on voit se dessiner finalement que le
prix du carbone ça est plutôt la valeur
que les preuves dans les projets on
souhaitera lui lui est associée et plus
on parle nous dans le cas de
l'association dans le cas des différents
projets fier c'est vraiment comme ça que
ça se dessine avec des groupes qui soit
faisait en effet de la compensation
carbone à l'étranger et qui souhaitent
re territory la territoriale ise leur
compensation dans leur filière et donc
ça ça permet vraiment d'avoir un impact
local et de démarches de progrès
justement via ce sujet du carbone aucun
vrai un vrai incentive
il ya des groupes qui vont plutôt
découvrir ce sujet de carbone mais
utiliser ce label motown comme un outil
de communication pour valoriser la
démarche est donc essayer de récupérer
une valorisation qu'ils auraient déjà
initiés de toute façon dans leurs
projets et puis il ya certainement quand
même toujours une autre typologie
d'acteurs qui seront dès août et des
acteurs
gros compensateur de carbone car gros
émetteurs de carbone et qui sont quand
même intéressé pour aller compenser
leurs émissions localement dans des
puits de carbone qui apparaissent comme
des voix des vraies opportunités via
l'agriculture d'ondés avec des acteurs
fortement émission fortement émetteurs
aujourd'hui de carbone jetterai pas de
nom mais voilà donc il c'est vrai qu'on
voit finalement que ce label bas carbone
permet aujourd'hui dessinée il est
suffisamment souple pour ouvrir
différentes moyen de valorisation et
c'est à chaque acteur finalement de se
l'approprier
un petit peu à sa manière comme il
l'entend je sais pas baptiste en tant
que producteur voilà gagne agriculteurs
comme en voit quels sont les enjeux pour
toi pour que cet outil fonctionne à ton
niveau
c'est ce que je pense que j'allais dire
sans oublier justement l'agriculteur le
producteur qui met déjà beaucoup
d'action en place concrètement et en
fait qui n'a pas attendu au final qui
est cette compensation carbone pour
mettre en place ces actions je parle
beaucoup de la ferme de la tramblais
mais il ya l'ensemble quand une majorité
d'agriculteurs en france qui déjà ont
pris conscience de ces de ces enjeux là
nous on essaye de mesure et déjà des
actions sans forcément pouvoir les
valoriser en haut on replante énormément
de et ou d'arbres sur nos prairies sur
nos parcelles agricoles aujourd'hui on
arrive à mesure et on est par exemple à
150 m 2 et par hectare de terre c'est
des choses qu'on est capable de mesurer
on arrive à aussi faire passer certains
messages à nos clients on les invite à
la ferme à nos clients finaux ou à des
distributeurs aussi on les invite à la
ferme pour découvrir l'intégration de
toutes nos activités et on termine
systématiquement la visite par la
plantation d'un arbre
c'est simple mais c'est un à grains
engagement fort pour pour marquer le
coup et que notre distributeur puisse
parler de ses engagements qu'on a déjà
pris sur la ferme est aujourd'hui sur le
produit final on n'arrive pas forcément
à le valoriser et c'est quelque chose
qu'on aimerait justement pouvoir mettre
en place et c'est à dire que notre
fromage soit acheter parce qu'ils les
fermiers parce qu'il est locale parce
qu'il est bon bien sûr mais parce qu'il
est aussi bas carbone et qu'il n'aimait
pas de carbone et c'est ça un peu notre
et en tant qu'agriculteur est-ce que
vous avez déjà une idée de ce que serait
le coup enfin le prix le juste prix de
la tonne de carbone supérieur à ce que
ça nous coûte à mettre en place
[Rires]
du coup peut-être claudine comment
comment tu perçois toi
voilà l'évolution de la perception
carbone au sein des acteurs que tu peut
côtoyer et le potentiel par rapport à
ces marchés voilà comment comment tu
peux percevoir soit toi toi ça à ton
niveau
ouais ben alors le côté justement fin
financement pris pour moi c'est vraiment
le gros chantier la actuel autour du
label parce que je considère que les
outils côté projets en les allées
méthodes sont pas encore toutes validées
mais c'est sur les rails et évaluer de
manière crédible l'impact
là on est à peu près bon et du coup
maintenant lever enfin le vraiment le
chantier s'est il faut financer ses
projets comment on fait et effectivement
il ya la question de la masse critique
est pour moi le rôle des intermédiaires
est vraiment indispensable pour faire un
match et en fait même les volumes
d'offres et les volumes de demande 1
un exploitation par exploitation ça peut
pas fonctionner fin des des grosses
entreprises qui ont beaucoup enfin
souhaite financer des gros projets il ya
besoin de quelqu'un qui agrège et c'est
pour ça que typiquement sur les volets
sur le volet élevage bovin une structure
comme france carbone agri association
qui joue ce rôle d'agrégateur de
l'ensemble des projets sur le territoire
national et qui va pouvoir négocier
aussi les prix vis-à-vis des entreprises
c'est c'est super utile et la question
du prix est vraiment important pour
l'instant c'est vraiment du marché gré à
gré ya pas un prix fixé sur dans le
cadre du label bas carbone c'est pas
l'état qui fixe un prix c'est aux
porteurs de projets
et aux entreprises de négocier le prix
plein censure carbone agression donc sur
les premiers projets le prix plancher
est basée à 30 euros la tonne donc ça
veut dire qu'une entreprise ne pourra
pas avoir de crédit aussi l accepte pas
de payer au minimum 30 euros la tonne
avec l'idée que ce prix à puisse croître
dans le temps parce que ça coûte de plus
en plus cher de réduire davantage les
réductions d'émissions et là-dessus il
n'y a pas forcément fin il ya donc je
négocier les prix avec le privé et
peut-être aussi réfléchir à des
cofinancements privés publics
il ya la réforme de la pac à l'heure
actuelle dans le cadre de l'éco skim du
premier pilier je sais pas ce que ça va
donner mais si on a un paiement pour
service sans viande mental car un pse
carbone ça serait peut-être pas idiot
d'utiliser le label bas carbone et de
coupler des financements privés et
publics pour financer ses projets bas
carbone fin tout cas faudrait pas que
les acteurs sur le terrain quand il met
en place des pratiques bas carbone avec
de l'impact la mesure de l'impact sur le
terrain doivent choisir entre avoir des
aides de la pac ou en financement privé
quoi donc
donc il ya ce volet privé public et sur
le volet wet négocier le prix du carbone
avec les entreprises et le et
et le fait d'avoir des agrégateurs
qu'ils puissent aussi jouer ce rôle et
intervenir négociations c'est important
et effectivement ça a été dit la
compensation c'était la porte d'entrée à
l'époque kyoto à l'époque où on avait
imaginé deux labels bas carbone
ça commence enfin le label bas carbone
il a été imaginé il ya plus de cinq ans
quasiment il s'est passé pas mal de
choses depuis et surtout sur les projets
agricoles quand c'est les filières qui
semble penser révèle les entreprises à
laval qui s'impliquent l'idée de
compenser ses émissions ça pète ça se
sent ça doit s'inscrire dans une
démarche filière avoir un objectif de
réduction d'émissions sur l'ensemble de
la chaîne de valeur et la compensation
je pense qu'à pas forcément beaucoup de
place là-dessus quoi mais ce type de
cadre de certification carbon qui
garantit en fait l'additionnalité et
l'impact du projet peut servir à
d'autres fins peut servir pour des aides
pac peut servir pour des investissements
l'aval vers l'amont passer par là pour
servir à d'autres choses que la
compensation carbone en tout cas merci
beaucoup je vendais 23e pour non mais
oui j'ai déjà les y avait trois enjeux
tout à l'heure mais je crois qu'on s'est
arrêtée à 2
non la question en fait c'est beaucoup
de personnel fins personnelles en tant
que financier c'est le rôle des
financiers là dedans est ce qu'on a
vraiment est ce que c est ce que les
vignettes avec l'heureux des financiers
est ce que les financiers - rôle à jouer
ou est-ce que fectivement c'est
uniquement du gré à gré au sauna filière
et ça peut être tout à fait possible on
a un projet par exemple de cacao au
pérou où on mesure les tonnes de co2
évitées on génère des crédits carbone
mais les acheteurs de cacao nous disent
nous ce qu'on veut s'acheter le quart
que le cacao sans déforestation et donc
vous mettez le carbone dedans et je paye
d'une prime sur le cacao est quelque
part il ya si on devait convertir sa ans
pris par tonne de co2 ce serait beaucoup
plus que les 30 euros mais on est dans
une économie où on se passe complètement
de de frais de filières et de marché
c'est uniquement la filière qui on se
passe de près de carbone et c'est
uniquement la filière qui donne de la
valeur quelque part et sort je vais un
peu je pense que ce que vous dites après
effectivement leur des financiers là
dedans il peut être soit de financer des
flux soient les finance et de
l'investissement les flux ces bains
entre le moment où on fait les travaux
sur le sur la terre et le moment où on a
des crédits carbone à générer ils se
passent du temps il se passer au moins
une année pour vérifier que ça
fonctionne il ya le temps des
vérifications et c'est donc il ya
généralement je sais pas qu'est le 6 mai
facile c'est plus et au moins deux ans
et donc il faut financer ça quelque part
dans que ça c'est pas ta rôle pour les
financiers ou pour les filières il ya
aussi le rôle de l'investissement est ce
qu'on voit ce qu'on finance
investissement ou pas et là où moi je
suis pas très très clair il est
peut-être la réponse aussi c'est est-ce
que c'est des investissements qui sont
lourds en termes de que de capex parce
que
on parle de beaucoup d'argent à investir
ou finalement c'est plutôt du temps aux
hommes comme ce matin était présenté
pour la maraîchage ou l'impression que
y'a pas besoin d'investir dans des
machines pas besoin d'investir dans
beaucoup de d'équipement mais c'est plus
de financer les âmes et les banques sont
pas très bonnes pour financer les hommes
c'est pas notre dos peut-être le rôle du
financement public sur cette partie là
well et enfin parce que l'on ce qu'on se
disait c'est effectivement les
financements cuixà pourrait permettre de
couvrir ce qu'on appelle enfin coup
transactions dans ce sens large qui
couvre aussi la formation
l'accompagnement les diagnostics etc
mais sur le volet enfin intermédiaires
et à quel moment arrive doit arriver le
financement enfin ça c'est vraiment une
question importante parce
qu'effectivement les projets là telle
que ces faits dans le label bas carbone
sont vérifiées alors il peut en fait ils
peuvent être vérifiés n'importe quand
mais c'est un coup donc l'intérêt ses
gammes de le vérifier au bout de cinq
ans à la fin une fois par contre souvent
il a besoin de financement bas pour
démarrer le projet est donc faux quand
même quelqu'un qui prenne le risque de
financer le projet dès le début sans
être sûr qu'il va y est bien y avoir des
réductions d'émissions espérée à la fin
quoi alors je sais pas qui peut jouer ce
rôle là mais il ya un il ya un besoin
d'adp su soit les entreprises prennent
le risque et c'est ce qui arrive sur les
premiers projets elles financent elles
financent en fait au démarrage les
projets et elle espère avoir à la fin
pouvoir communiquer sur les réductions
d'émissions espérer mais mais on le
saura pas avant avant 5 ans et l'autre
un autre point aussi qui me semble
important mais c'est c'est à discuter
enfin l'impression qu'on aide c'est que
quand on part à l'époque on parlait de
compensation c'était assez simple enfin
qu'on pensait arriver à la neutralité
carbone en faisant des soustractions on
va à peu près ce que ça veut dire
par contre une entreprise de laval qui
finance qui contribuent et qui finance
des projets à bas carbone sur son amant
sur son amant commun elles communiquent
là dessus comment elle valorise pour
l'instant il n'y a pas de valorisation
sur le produit n'y a pas personne ne
fait pas rire personne se met les mêmes
objectifs en termes de réduction
d'émissions il y en a qui ont des
objectifs de notre élite et d'autre de -
30 - 35 sur scop 1,2 sur scop en 2-3 fin
sur toute la chaîne de valeur fin et
pensant il n'y a pas de règles claires
sur qu'est ce que veut dire être aligné
avec l'accord de paris pour une
agro-industrie est temps que je pense
qu'on n'aura pas complètement clarifier
quelles sont les bonnes aux objectifs
climatiques
que doit se mettre une filière agricole
et comment elle peut communiquer
sereinement là dessus on débloquera
peut-être pas complètement la situation
enfin c'est un des gros chantiers aussi
à venir merci est-ce qui éventuellement
on peut prendre une ou deux questions
dans la salle
si vous le souhaitez sur le sujet du
carbone en fait vous avez parlé tout à
l'heure des tailles critiques je me pose
toujours la question par rapport à la
taille critique
qu est ce qu une taille critique est-ce
que c'est quelqu'un qui commet ce qui
est peut-être tout petit mais qui
ensuite fait un effet de boule de neige
qui va donc atteindre au bout d'un
moment une taille critique
ou est-ce que c'est celui qui a vraiment
déjà une taille assez conséquente qui
peut aller soit dans un engagement total
soit aussi comment dirais-je qui a des
facilités déjà de par sa taille pour
trouver des financements et c'est parce
qu'on se dit lui l'écran ça va plus se
voir ça va aller plus vite
alors je ne sais pas si moi cette
question des tailles critiques à la
voiture lupine parce que je vois
beaucoup je suis beaucoup dans le monde
viticole sur place je vois beaucoup de
gens qui ont des initiatives qui vont
totalement dans le sens de tout ce que
j'entends ici depuis depuis ce matin ils
n'ont pas la taille critique parce que
pour le moment il ya personne qui croit
vraiment en eux ils sont un peu tout
seul il commence à s'organiser il ya des
choses très vertueuse qui sont en train
de se créer
mais ils ont besoin de soutien donc
justement parce qu'ils sont petits et
tout cette somme de petits si on les met
ensemble et si on est capable de
financer soit au niveau des interpro
soit un niveau régional parce qu'après
tout c'est aussi des questions
d'aménagement du territoire qui rentre
en compte
je veux dire on est assez vite à une
taille critique
simplement il faut se lancer avant et
pas attendre que la taille critique soit
là parce que sinon effectivement ça
bouge pas parce qu elle pas il ya plus
ce grand plus l'inertie est grande aussi
donc
voilà moi si je peux me permettre sur
cette question parce qu'on se l'est
posée très vite dans l'association est
et justement on s'est très vite que ça
allait se jouer au niveau des groupes
d'agriculteurs
donc c'est pas une question de taille et
d'agriculteurs individuel laisse plutôt
de les regrouper pour en faire une masse
critique collective donc nous on y
réfléchit par exemple sur les
arboriculteurs
mais les arboriculteurs parce que c'est
souvent ont plutôt des petites
structures
mais si on réunit des petites structures
et qu'on fait un groupe
voilà ça ça donne une masse critique
donc ça ça peut gérer soit l'échelle
d'un j2ee ça peut gérer l'échelle d'une
coopérative d'un négoce ou justement
d'un collectif au sein d'un mouvement
qui existe déjà
ou alors allez créer des structures
comme ils l'ont fait sur la partie
élevage qui va justement agrégé des
porteurs de projet pour en faire un
collectif
je pense que là on a un peu le champ des
possibles qui est très ouvert et j'ai
envie de dire ça voilà c'est une vraie
opportunité pour les agriculteurs aussi
d'accompagner leur démarche collective
ils sont déjà en train de se regrouper
aujourd'hui est de profiter du label bas
carbone pour en faire une opportunité
plus pour les accompagner je suis
entièrement d'accord avec vous un cc
taille critique c'est c'est comment
faire en sorte qu'on arrive enfin que
tout le monde puisse pénétrer dans le
système en profiter mais que que quand
même ça puisse fonctionner peut-être une
question pour claudine il ya eu dans le
monde de carbone il ya une dizaine
d'années pour justement faire faire face
à cet écueil avait été développé ce
qu'on appelle les projets programmatique
c'est comment faire en sorte par exemple
pour exemple type il ya un projet que
j'ai fait en afrique du sud
changer les ampoules pas si les ampoules
incandescentes l ampoule basse
consommation
si je dois faire un contrat avec chaque
chaque ménage c'est fini par contre si
on a un programme dès qu'on dit bah
voilà à chaque fois qu'ils aménagent
rentrant programme il alan poul gratuite
ou même on lui paye une partie de son
électricité
mais tout ça sera me mesurer au niveau
d'un programme de 2010 mille cent mille
ménages
là on a un outil qui permet d'atteindre
la taille critique tout en permettant de
faire rentrer les outils donc je sais
pas si c'est possible
pas vraiment les projets écoles
hector peuvent se greffer au projet
petit à petit après les autres je pense
qu'on ferait une deuxième question
emmanuel c'est par rapport au touquet en
fait réflexion de claudine sur fos euros
sur les financements publics à travers à
la politique agricole commune
donc ce que vous avez enfin avec le
ministère conjoint l'écologie le
ministère de la culture parce que vous
avez déjà engagé des discussions pour la
prochaine pac sachant que les blancs
dont devront être définies au niveau
national et que on attend beaucoup au
niveau d'une action qui vise donc des
bénéfices en vue mentaux qui permet de
traiter du changement climatique donc
voilà après c'est sûr je reconnais que
les outils ce sont des outils financiers
qu'il faut les adapter mais est ce qui
est déjà oui des prises en compte au
sein des ministères
alors on a un petit peu avec les
mystères et plus avec la commission en
fait au niveau européen parce qu'il ya
des ya des outils un peu similaires qui
se sont montés en espagne italie
pays-bas faim dans plusieurs pays
européens et donc du coup l'idée c'est
de voir au niveau européen
s'ils sont cohérents entre eux et s'ils
pourraient être utilisés dans le cadre
des échos ce qui me croient donc c'est
plutôt en fait des discussions pensant
qu'on a eu au niveau européen mais qu'on
espère avoir l'appel est lancé
je vous remercie tous les quatre d'avoir
éclairé ce sujet
aujourd'hui
[Applaudissements]

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