Les fondamentaux du Maraîchage Sol Vivant, par François Mulet

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Vidéo - Ver de Terre production (19 fév. 2021) - François Mulet - Durée : 79 minutes

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Le 12 novembre 2020 : François Mulet partagait avec les visiteurs du salon professionnel CAP AGROECO, comment comprendre les fondamentaux du MSV, construire les nouveaux itinéraires et expérimenter les méthodes et ses retours sur expérience.

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Transcriptions

bonjour à tous donc bah bon bienvenus

avec cette intervention de cap abou rico
je vais vous présenter aujourd'hui
comment dirais-je un petit historique en
fait de toutes les réflexions
agronomique qu'on a eu dans le réseau
maraîchage seules vivant depuis le début
je pense que c'est assez important
aujourd'hui en fait de prendre un peu de
recul vis-à-vis de tout le travail qu'on

Afficher la suite

a fait depuis une dizaine d'années dans

le réseau maréchal yvan et donc la
présentation que je vais vous faire
aujourd'hui elle est un petit peu
particulière alors j'aurais aimé pouvoir
la mettre en forme un peu mieux j'ai
repris plein de diapos des diapos qui
que j'ai fait il ya déjà une dizaine
d'années l'objectif c'est d'essayer de
prendre un petit peu de recul sur les
dix dernières années et de passer en
revue un peu toutes les réflexions qu'on
a eu
quels sont les observations qui nous ont
amenés à réfléchir aux intrants massif
qu'ils ont appris qu'ils nous ont amenés
à réfléchir à nos concepts de rations du
sol qui nous ont amenés à réfléchir aux
bactéries fixatrices d'azoté à
l'écologie des vers de terre et de
prendre un peu de recul pour regarder
d'où on est parti à une dizaine d'années
et commencer à se poser la question bas
où est ce qu'on va aller dans les années
qui viennent
comment les techniques qu'on a développé
depuis une dizaine d'année 1 msv vont
peut-être pouvoir et volets évoluer dans
les années qui viennent
et voilà l'idée c'est de faire un petit
peu de prospective après sur le futur
donc il ya une dizaine d'années quand on
a voulu démarrer le maraîchage seul ivan
on a été confronté un certain nombre
d'observations et on a commencé à se
poser la question de comment on allait
restaurer les sols dégradés puisque
on s'est bien rendu compte qu en
maraîchage on avait quand même des très
forts problèmes de dégradation à
différents niveaux des sols donc on
avait tout d'abord des gros problèmes de
porosité
on l'a vite vu quand on a essayé
d'arrêter le travail du sol pour essayer
d'avoir des pratiques d'agriculture de
conservation au maraîchage on a vite
remarqué qu'en fait on avait des
problèmes de porosité biologique des
prime de compte actions
on avait aussi des fois des pertes de
fractions minérale on s'est rendu compte
qu'on avait des gros problèmes de
matière organique stable dans les sols
c'est très lié à la question de la
porosité et on s'est rendu compte
évidemment qu'il fallait qu'on
approfondisse notre réflexion sur ce
qu'est telle activité biologique et ça
c'est ce qui nous a amenés à passer
d'une vision agronomique
on était très base est classiquement sur
les bactéries les champignons pour aller
aussi s'intéresser à la macro phone est
évidemment notamment les vers de terre
donc ça c'est une ville diapos que j'ai
ressorti de mes premiers diaporama ya
une dizaine d'années est une des
premières réflexions qu'on a eu dans le
réseau c'est qu'à chaque fois qu'on
essayait de faire du maraîchage seul
vivant c'est à dire en gros à l'époque
on appelait pas ça le maraîchage lui ont
d'ailleurs on essayait de faire de
l'agriculture de conservation de
conservation en maraîchage en fait on
avait sept problèmes y premier matic là
c'est que sur la courbe en rouge là
c'est en gros schématiquement la
porosité mécanique alors sa cdc des
réflexions qui était inspiré d'andré
voisins dominique s'altère avait un
petit peu aussi parlé de ça c'était
quelque chose aussi qui était pas mal
développées dans les réseaux d'un
culture de conservation à céréales
l'idée c'est que quand on essaye de
faire une transition un sol vivant on
observer vis-à-vis de la porosité des
sols cette problématique c'est que le
travail du sol mécanique qu'on faisait
habituellement tous les ans générer de
la porosité
mais cette porosité n'était pas stable
et très rapidement dès qu'on arrêtait le
travail du sol en quelques années on
perd des nôtres porosité mécanique et on
était dans une course pendant la
transition pour essayer de reconstruire
la porosité biologique donc à l'époque
ont dessiné sather réflexion 7e cette
course pour retrouver la porosité
biologiques de cette manière là c'est
quelque chose aujourd'hui quand on est
un petit peu en question dans le sens où
on se rend compte que
certes c'est important de retrouver une
porosité biologique globale sur
l'ensemble du profil du sol sur
l'ensemble de toute la surface et et
dans toutes les dimensions du solde des
dimensions du cm au millimètre néanmoins
avec le recul on s'est rendu compte que
cette porosité ce qui était peut-être
encore plus important le vert après
c'était les maquereaux porosité et
l'écologie du ver de terre
néanmoins cette porosité biologique mais
micro pour résister elle est très
importante pour les enracinements donc
on avait cette réflexion et et on a
commencé aussi à poser cette réflexion
que globalement si nos sols se retrouver
dans cet état là c'était bien parce
qu'on avait une équation qui à la fin
produisez du dr c'est à dire du travail
du sol qui détruit la biologie une
faible production de biomasse globale de
la plupart des systèmes agricoles à
l'exception des systèmes herbagers par
exemple et que ça écologiquement sa
produisait du désert et qui en fait il
fallait qu'on sorte de cette équation
qui nous amenait donc à un effondrement
de la stabilité de la porosité et il
fallait au contraire
globalement concret un cycle
thermodynamique inverse
il fallait retrouver ce que faisait la
nature c'est-à-dire maximiser la
production de biomasse utiliser au mieux
les services écosystémiques produire du
végétal du végétal du végétal et arrêter
de travailler le sol parce que c'était
un facteur de dégradation c'était un
facteur de hausse d'entropie très
important et en respectant ses ces deux
choses
il fallait sans doute en respecter
d'autres se met correctement après ya de
la technique il ya de la technique
agricole
mais globalement c'était nécessaire au
moins de respecter ça pour avoir des
systèmes fertile donc pour revenir à
cette question de perte de porosité
voilà ce à quoi on a été confronté en
fait les premières années il ya une
dizaine d'années quand on a essayé en
maraîchage d'arrêter un peu trop
rapidement le travail du sol
donc on était confronté à ça dans quelle
situation mais en fait très souvent dans
les limons battant dans les lions
battant pauvre en matières organiques
dans les sols trop argileux pauvres
aussi en matière organique en activité
biologique sur un nombre de fermes un
peu trop important en france quand on a
voulu arrêter le travail du sol en
maraîchage on s'est vite retrouvée
confrontée
et ça a été en gros le un défi à partir
des années 2010 il a fallu qu'on résolve
ce problème et puis on avait d'autres
observations quand même ça c'était chez
un collègue en bretagne où lui ils
avaient arrêté le travail du sol sous
serre il avait mis dix centimètres de
branches broyées
il avait un seul puits drainant sous
serre on a on contrôler l'eau donc on a
moins de problèmes de compaction est
donc là on avait un résultat
complètement inverse c'est à dire qu'on
arrêtait le travail du sol
instantanément on mettait de la matière
organique en surface on n'essayait même
pas de remonter le taux de matière
organique et en fait ça marchait très
bien donc on a commencé à accumuler des
observations comme ça ce qui nous a
permis petit à petit en fait de faire un
peu le tri dans les problématiques
mais ce qu'on a vu il ya déjà une
dizaine d'années c'est qu'il y avait des
systèmes où les sols très rapidement on
devenait comme ça est inquiet poussé
alors que dans notre système et bah ma
foi ça marchait pas de problème de
compaction et les plantes se développer
très correctement
donc toutes ces observations nous ont
permis petit à petit de faire le tri
dans tous les concepts et de mettre en
place
comment dirais-je petit à petit toutes
les règles de conduite qui permettait
suivant la situation initiale de réussir
à faire cette transition vers le sol
devions alors pour résoudre le problème
de la compaction notre première
réflexion ça a été de dire que
évidemment cette compétition était due
en grande partie à un manque de matière
organique
donc c'était une réflexion agronomique
assez classique et donc on a tout
simplement pris la réflexion du bilan
humique des mains du puits avec les
coefficients qu'un et k2 je mets de la
matière organique frêche on entre et
l'activité biologique de monsols qui est
un peu une boîte noire qui va falloir
qu'ils ont à dire analyser un peu plus
en détails sa produits de l'humus et cet
humus petit à petit produit de la
minéralisation selon ton s'est rendu
compte après c'est que dans cette
première phase du mit fication en vérité
il ya déjà dans cette première phase
un retour de fertilité vers la plante et
notamment à travers le ver de terre
c'est à dire que le ver de terre lui
certes va dégrader les unions stables
mais il va aussi en fait
dégrader les matières organiques
fraîches et donc la minéralisation il
finit on s'en est rendu compte ne se
fait pas forcément uniquement sur le
stock d'humus stable de notre sol mais
il se fait aussi en flux en flux continu
à partir de la matière et des nuits
fraîches
ça c'est un point important mais il nous
a fallu quelques années je dirais pour
le comprendre un peu mieux en détail
donc comment on a résolu ce problème de
matières organiques surtout dans des
sols très dégradés ou des fois il
manquait et 4,5 points de matières
organiques
on s'est inspiré des travaux du gcr donc
le groupe de coordination sur les bois
raméaux fragmentés donc été un groupe de
chercheurs canadiens cad vrai à partir
des années 80 sur l'utilisation des
lignes e pour reconstruire les stocks du
must dans les sols alors vous pouvez
encore aujourd'hui trouver ses
publications sur notre site vers de
terre prod point fr je crois qu'on est
les seuls à les avoir encore en ligne ça
reste quand même un corpus de deux
publications unique sur l'utilisation
des branches royan d'agriculture et sur
les dynamiques de minéralisation de
dégradation de redéveloppement de
l'activité biologique etc etc
donc c'est quand même ce corpus
scientifique plus certain nombre
d'observations terrain et de nombreux
essais qui nous ont permis de pouvoir
comment dirais-je faire face à cette
problématique de rld et de
reconstruction du sol et surtout
d'augmentation de la matière organique
pour essayer d'aller très très vite
don
dans l'utilisation du bio et mikko
l'idée c'est d'utiliser les équations du
binôme icm et d'aller très très vite en
mettant des grosses masses de matière
organique
donc ça ça nous a permis en fait de
remonter les taux de matière organique
extrêmement rapidement on va voir un peu
après les ordres de grandeur mais c'est
quand même grâce à ces travaux là qu'on
a pu développer toutes les techniques
d'intrants massif qui nous permette en
une journée de remonter d'autant de
points de matières organiques qu'on veut
les sols donc voilà on s'est retrouvé
avec des sols comme ça très compact et
donc ça c'est des limons battant sur ma
ferme en normandie après euros 18 mois
d'arrêt de travail du sol donc ça c'est
des soldes ont été labourés pendant 25
ans on et 1.5 de matières organiques et
puis bah en fait on pourrait faire de la
poterie avec la terre les plantes
n'arrive pas du tout à se développer là
dedans on voyait aussi des problèmes
diderot morphy très fort qui arrivait
donc évidemment dans ces salles là
c'était totalement impossible de
produire correctement des légumes bien
qu'aujourd'hui on se rend compte qu'on
peut dans certaines situations avoir des
sols qui ressemble à ça mais si
l'activité l'ombrie sienne est bien
développé et qu'on maintient l'humidité
de ses soldats en fait on arrive quand
même des fois à produire des choses
rares évidemment pour les carottes ça va
être un peu compliqué néanmoins à
l'époque notre premier réflexion c'était
comment remonter le taux de matière
organique du sol pour stabiliser la
porosité du sol on s'est donc basé sur
les travaux du g cbr et on s'est rendu
compte qu'il y avait un questionnement
sur comment on allait faire pour
accélérer cette reconstruction de
l'humus du sol fallait-il mélanger ou ne
pas mélanger puisque ici un essai sur un
sol de 1.5 des mots ou en a mille 15 cm
de berlin mais on les a pas oubliés on
les a pas mélanger on voit ce que ça
donne ça fait juste du compost en
surface et le dessous reste très
fortement compactés et on y
réfléchissant aujourd'hui on se rend
compte que bah si on avait laissé le sol
dans cet état là il aurait fini par se
mélanger les vers de terre aurait fini
par revenir mais on a commencéà
comment dirais-je à enfouir les matières
organiques et observer les dynamiques et
c'est là qu'est apparu le fameux
problème des freins d'azoté à partir du
moment où on enfouit c'est les matières
organiques
on avait des phénomènes un peu étrange
où pendant un an
dix-huit mois des fois deux ans ça avait
un petit peu du mal à pousser et donc là
il a fallu des bobines et le dossier il
a fallu réouvrir un peu plus en détail
les dossiers brf
pour commencer à comprendre ce qui se
passe donc on a commencé à mélanger les
matières organiques
ça a donné ça et globalement les
résultats ont été assez aléatoire des
fois ça marchait très bien des fois ça
marchait pas on avait un petit peu du
mal à comprendre systématiquement quand
on enfouit c'est des grosses quantités
de matières organiques on avait des fins
d'azoté importante
on a appris à compenser ses fins d'azoté
ou alors un peu après en mettant des
matières très riche en azote
pour compenser et puis on a vu que dans
de nombreuses situations en fait on ne
faisant rien ça finissait par se
remettent en vie correctement et dans
quasiment toutes les observations en
fait après les enfouissements de
matières organiques au bout de 18 mois
24 mois tous se remettait à pousser
alors ça c'est un certain nombre
d'expériences que j'ai fait fait qu'ils
nous ont permis de comprendre que dans
l'enfouissement des ça nous a permis
quant à l'âge de comprendre qu'est-ce
qui dans l'enfouissement des matières
organiques permettait de stabiliser le
sol donc ça c'est un kilo de ces
expériences que j'ai fait il ya
presqu'une dizaine d'années maintenant
donc ça c'est un kilo de terre 1.5 de
matières organiques dans lequel j'ai
mélangé 100 g de brf et que j'ai laissé
composter à froid pendant six mois alors
ça c'est des expériences qu'il faudrait
aujourd'hui je pense refaire avec des
nouvelles réflexions
néanmoins je pense qu'elles sont
toujours très valable donc on a un kilo
de terre très dégradé dans lequel on a
mélangé 100 g de baies rêve qui
correspond je dirais un intrant
d'environ 420 hectares donc ça un
intrant de brf qui permettraient de
remonter de 4 points euro le taux de
matière organique
c'est bien mélanger on attend six mois
en maintenant umih de la motte que les
bactéries et les champignons se
développe ensuite on prend au bout de
six mois
notre mode de terre on la met dans l'eau
et là qu'est ce qu'on observe c'est que
notre mode de terre ne font plus dans
l'eau
elles ne font plus dans l'eau et donc on
a retrouvé en fait une forme de porosité
qu'est stable et qui est résistante à
l'eau puisque c'est bien l'eau qui a
tendance à compacter les seuls donc on a
ici avec le brf
et ça a marché alors ça c'est le même
bac vue du dessus après 120 jours passés
dans l'eau et on voit que même au bout
de 120 jours en fait la motte et stable
dans l'eau alors la photo est prise du
dessus parce que les bacs étaient sales
sur les côtés donc j'ai pas pris de
photos sur le côté mais peu importe on a
essayé plus de brf ça marche est aussi
évidemment si on mélangeait pas le brf
par contre on obtenait ce que je vous ai
montré sur la photo d'avant on voyait
que la terre fondé à travers la grille
et on se retrouvait juste avec une une
couche de brf composter en surface donc
ça ça nous a montré en fait l'importance
du mélange me de la miction entre le
minéral et l'organique pour réussir à
stabiliser les sols puisqu'au bout de
120 jours que cet essai est resté dans
l'eau en fait toute la terre a fondu à
travers la grille par contre ce que ça
nous a montré ce petit essai c'est qu'au
bout de 120 jours toute la terre était
descendu à travers la grille néanmoins
il y avait à peu près 1 ou 2 cm de terre
qui avait été stabilisée sous la couche
de roches broyées et ça ça a commencé à
nous montrer qu'en fait les champignons
saprophytes qui mangeaient la matière
organique
quand on enfonce un camp mélange un
petit bout de bonheur au sol avaient un
rayon d'action de l'ordre de grandeur du
cm pour mélanger pour stabiliser la
matière minérale c'est à dire que le
champignon saprophytes il va se
développer dans le bout de bois il va
envoyer c'est mycélium dans la matière
minérale sur à peu près 1 ou 2 cm tout
autour du morceau de bois et en gros
c'est l'ordre de grandeur de son rayon
d'action pour stabiliser le minéral
puisqu'en fait le mycélium qu'est ce
qu'il fait il va prendre de la matière
organique dans le bout de bois et il va
la transformer il va la diffuser dans le
sol sous forme d' excuses à sous forme
de mycélium sous différentes formes
et ça ça va commencer à diffuser le
carbone dans ce dans le sol à l'échelle
millimétriques ce qui est intéressant
dans ses expériences et qu'on a compris
que le rayon d'action en gros dans le
solde de ces champignons était de
l'ordre du centimètre
donc ça c'est des essais qu'on a fait on
je fais plein dé ses différends avec
différentes couches on à fait
différentes observations dans tout le
réseau msb on est rivé toujours à peu
près à la même conclusion c'est que si
on arrivait à mélanger dans le sol la
matière organique à l'échelle du
centimètre
on arrivait à très bien stabiliser les
sols ça marche aussi avec les feuilles
on a essayé tout un tas de sortes de
matières organiques on pourrait faire
plein d'autres essais il ya des matières
et nick on n'avait jamais utilisé mais
en gros ça marche à peu près tous les
coups si on met de la matière organique
fraîche dans les sols les champignons se
développe et c'est bien la microbiologie
du sol qui va réussir dhr très
rapidement à structurer les sols par
contre si on essayait de lui compost ça
marche pas donc là c'est un point
important c'est qu'on a compris pourquoi
tout à l'heure ça pouvait marcher sous
serre en mettant uniquement de la
matière organique en surface et comme on
contrôler l'eau en fait on n'a pas trop
de compaction des sols par contre en
plein champ sur les sols battant on a eu
de nombreux échecs avec l'utilisation du
compost
parce qu'en fait le compost c'est déjà
en fait de la déjection de
micro-organismes et quand on va mettre
du compost dans le sol ça va amener un
certain nombre de choses mais ça ne va
pas favoriser un très fort développement
de l'activité biologique et c'est là
qu'on a commencé à se poser pas mal de
questions sur la cohérence agronomique
de la fabrication du compost puisqu'en
fait dans le processus du compostage
on perd toute la matière organique toute
l'énergie toute la ressource nutritives
qui normalement sert à nourrir
l'activité biologique du sol
c'est là qu'on a commencé à se rendre
compte que fondamentalement maître du
compost dans les sols c'était
écologiquement un petit peu une
aberration quand bien même c'est un
outil qui est utile non beaucoup de
situations pour amener de la zone pour
puis toute façon si on en avait que
c'est pas cher autant l'utiliser
néanmoins pour stabiliser les sols pour
réussir cette transition cette
stabilisation des sols pour réussir la
transition le compost n'était quand même
pas l'outil idéal
alors après on peut faire des mélanges
avec de la matière fraîche avec du
compost
il faut apprendre un peu à doser les
choses c'est quand même un outil
utilisable mais si on lui dit si on
utilise uniquement du compost pour
résoudre des problèmes de stabilité de
et de compaction des sols ça ne marche
pas on avait six avec de l'herbe fraîche
aussi et on s'est rendu compte qu'en
fait les matières trois hôtes et sait
pas vraiment quel sont trois au tc
qu'elles sont pas assez carbone et
surtout
certaines courses ne contiennent pas
assez d'énergie on s'est rendu compte
aussi qu'avec des herbes fraîches qui ne
contient pas assez d'énergies carbonées
on obtient le même problème ça ne résout
pas le problème est qu'en fait c'est
bien une question d'énergie il faut de
l'énergie chimique il faut de la matière
unique pour nourrir des micro organismes
pour très rapidement diffusée du carbone
dans le sol stabiliser le sol crée de la
porosité ou maintenir la porosité déjà
existantes qu'on aurait créé avec des
outils trail du seul avec l'appareil ça
marche très très bien pourquoi ça marche
très bien avec la paille parce qu'en
fait la paille c'est un matériau
foisonnant qui a une très grosse surface
de contact est ce qui fait que quand on
enfin cesser beaucoup donc c'est
beaucoup plus foisonnant qu'un bep un
rêve qui lui va être un matériau avec
une plus haute densité et donc on a une
très grosse surface de contact entre le
minéral et l'organique et donc là les
champignons sont très très efficace
puisque il ya une interface très
importante entre le minéral et
l'organique et ça se stabilise très très
très bien donc on s'est rendu compte que
ça marche avec les brf donc les
matériaux ligne e avec les matériaux si
cellulosique comme la paille et que les
matériaux qui permettait de résoudre ce
problème c'était ils avaient tous une
propriété commune c'était bien d'avoir
beaucoup d'énergie chimique carbonées et
c'est ça qui permettait de nourrir les
micro organismes
ça c'est une photo macro de laisser que
j'ai monté mon très juste avant on a les
brins de paille qui sont là et qui sont
qui ont été bien mélanger avec la terre
et on vous en blanc tous les réseaux de
mycélium très très dense qui ont créé
des liens entre le minéral et
l'organique et c'est ça en fait c'est
ces champignons ces micro organismes qui
font une diffusion du carbone qui sont
en fait les dires les demis hélium de
champignons sont des structures
résistantes à l'eau naturellement le
champignon ils font pas quand on met
dans l'eau vont si les noyer dans l'eau
il développe mal mais globalement c'est
résignera l'eau et donc c'est bien
les champignons à travers le
développement de l'art mycélium qui
permet de stabiliser le sol et de le
rendre pour un laps de temps assez
important en fait deux ans trois ans
c'est les champignons penser les
champignons qui permettent de stabiliser
le sol pendant à peu près de trois ans
quand on fait un autre en massifs dans
le sun alors combien de biomasse à
représentent ces champignons
c'est un peu difficile à estimer mais je
dirais en ordre de grandeur que si vous
faites un intrant de 5 cm 2 b rêve qui
correspond une grosse centaine de tonnes
de brf on peut estimer qu'il ya
peut-être dix ou vingt tonnes de cette
matière organique rediffusé dans le sol
sous forme de mycélium de champignons
c'est quand même dès qu'on fait des
intrants massif on a des pics d'activité
biologique vraiment très important et
c'est cette diffusion du carbone dans le
sol qui stabilisent les seuls voilà donc
la d'époque on a fait des calculs très
simple j'ai besoin de remonter de 1 % en
taux de matière organique et en
utilisant le coefficient d'unification
de 50%
c'est assez variable mais c'est l'ordre
de grandeur
on obtient 30 tonnes d'humus ce stade
quand l'unification ce fait et 30 tonnes
du must have ça correspond grosso modo 1
% de matière organique dans les 30
premiers centimètres du sol et donc avec
des raisonnements très simple comme ça
en utilisant le modèle henin dupuis on a
compris qu'avec 30 tonnes d'appareils
fond comment on pouvait remonter le
seuil de 1 % de matière organique
par contre on avait un petit problème
est donc là on a commencé à se pencher
sur la dynamique de la zot parce qu'on
voyait que quand on faisait ses intrants
leur salle gsv r nous avait donné
beaucoup d'informations là-dessus on
s'est rendu compte que quand on avait
quand on faisait des intrants massifs
pendant cinq six mois on avait toujours
une fin la zone et on a donc on a
commencé à faire tous les calculs pour
essayer de voir quel était l'ordre de
grandeur de cette fin danone et voir si
c'était possible de compenser ou est-ce
qu'il fallait laisser faire et donc on a
commencé à développer les stratégies qui
allait permettre de résoudre ce problème
de fin des votes et de la gérer au mieux
pour pouvoir mettre en culture le plus
vite possible
donc si on regarde la zot qui est
disponible dans le brf réinitialise
voilà j'ai pris 100 tonnes de brf frais
avec un un taux de matière sèche de 60%
dans le béret vous avez 50 % de carbone
ce qui nous fait trente tonnes de
carbone avec un c suresnes point brf
avec des commandes hier des matières
organiques à ces diverses
on a souvent c'est sur aisne de 50 ça
nous donne 600 unités d'azoté
initialement présent dans nos 60 tonnes
de bfc 60 tonnes de brf
une fois qu'ils vont être transformés en
humus ils contiennent à peu près aussi
50% de carbone alors là j'ai utilisé
matières organiques / 1,72 parce que
c'est ce qu'on trouve dans la
bibliographie mais ça correspond presque
à 50% c'est à peu près la même chose
sauf que cet humus qui fabriquait à la
fin en fait il a pu ans et suresnes de
50 il lancé sur aisne de 10 et donc
quand on regarde la zone que ça
représente en fait ça nous fait une
virgule 7 tonnes d'azoté dont je mets du
brf au début il a 600 unités d'azoté
je le laisse unifiée dans le champ et on
se retrouve avec une virgule 7 tonnes
d'azoté en a refait le calcul plein de
fois et puis on s'est rendu compte pour
trouver toujours les mêmes résultats
c'est à dire que dans le processus
d'unification on a grosso modo
l'apparition d'un millier d'unités
d'azoté quand on enfouit une petite
centaine de tonnes de betteraves et donc
c'est ce qui se passe dans la fin des
votes mais ça ça nous a dit quoi ça nous
a dit que la fin d'azoté s'était pas
irrémédiable globalement en agronomie en
sous-estimant a toujours sous-estimé je
pense qu'on sous estime d'ailleurs
toujours le rôle de ces bactéries
fixatrices d'azoté et on a tendance à
considérer que si on a une lacune en
azote il va falloir obligatoirement
compenser ça va pas se faire tout seul
et nous nos autres observations terrain
nous montrer qu'en fait bizarrement cet
azote avait l'air d'apparaître tout seul
c'est à dire que je mettais du béret
frais je faisais des analyses de sol
j'attends des crimes easy l'unification
se fasse je refaisais une analyse de sol
et on voyait que il y avait un millier
d'unités la zone qui était apparu tout
seul donc ça ça a commencé à nous poser
question et on a ouvert la bibliographie
pour voir d'où pouvait bien venir cet
azote et là on a commencé à ouvrir donc
à 6 7 ans la thématique des bactéries
fixatrices d'azoté et plus on a avancé
dans le dossier plus on s'est rendu
compte qu'en fait en agronomie ont
sous-estimé totalement l'importance de
ces bactéries fixatrices d'azoté et
qu'en fait ces bactéries fixatrices
d'azoté était peut-être le comment
dirais-je
si pâle entrées d'azoté dans les
systèmes loin devant les légumineuses et
peut-être même devant le recyclage des
matières organiques mais donc on a aussi
fait des expériences pour essayer de
compenser cette fin d'azoté voir si ça
fonctionnait donc si il me manquait un
millier de l'unité d'azoté
on a fait un certain nombre d'essai pour
essayer de compenser avec du compost
compenser avec du gazon donc là c'est un
petit calcul qu'on avait fait il ya six
sept ans avec le gazon si j'ai du gazon
avec un c avec 1 1 c'est sûr n 2 10
une file et on s'est rendu compte que si
on mettait centaines de brf
il fallait qu'on rajoute centaines de
gazon frais à 20 % de matière sèche
on a fait les essais on a fait moitié
brf frais moitié gazon est effectivement
tout la zot assez facilement assimilable
qui était dans le gazon permettait de
nourrir les micro-organismes qui se
développe de manière très importante et
on arrivait à produire alors évidemment
la maîtrise de ces techniques là est un
peu compliqué parce que les dosages ont
fait à la grosse louche et et c'est un
peu compliqué de d'envoyer toutes les
matières qu'on à disposition laboratoire
pour être sûr et certain d'avoir la
bonne quantité d'azoté les matériaux qui
riche en azote conte à disposition n'ont
pas forcément le même indice de
stabilité biologique etc
donc on connaît pas forcément très bien
ordinaire cinétique de minéralisation et
donc au final c'est quand même très
difficile à maîtriser
si vraiment on a envie d'avoir des
productions c'est très difficile à
maîtriser donc c'est pas des systèmes en
fait qu'on a vraiment fortement
développé parce que la maîtrise est
délicate néanmoins on a fait pas mal
décès qui ont fonctionné
on a mis 100 tonnes de brf 100 tonnes de
gazon ou centaines de brf 100 tonnes de
compost parce que dans les composts ya
aussi pas mal d'azov facilement
assimilable et on a réussi un certain
nombre d'essai
qui ont très bien fonctionné une des
règles quand on fait des mélanges comme
ça avec 100 tonnes de matières carbonées
fraîche qu'on compense avec des
ressources très azotés c'est de faire
les intrants et d'attendre quand même
quelques mois est de veiller à ce que
ces intrants mélanger reste bien humide
pour que l'activité biologique puisse se
développer très rapidement
grosso modo si on veut sécuriser le coup
il faut quand même attendre trois quatre
ou cinq mois que l'activité biologique
se développe fasse son travail parce qu
en fait l'activité biologique qui va se
développer dans ces intrants massif la
caisse qu'elle faire rentrer en
concurrence avec la microbiologie des
rhizosphère donc votre petite plante que
vous allez mettre dans votre système
avec sa petite rhizosphère et ses
petites bactéries elle a un peu du mal à
faire sa place dans un sol où on a mis
énormément de matière organique et où il
ya énormément d'activités biologique qui
se développe parce qu'elle est en train
de manger la matière organique
donc globalement il faut attendre quand
même quelques mois même si on compense
la fin d'azov pour avoir une chance que
ça pousse correctement et on s'est rendu
compte aussi la ya un travail à faire
qui n'a pas été fini jeu suivant les
espèces les légumes ne réagissent pas du
tout de la même manière sur ce genre de
système les courges vont très bien
fonctionné par exemple et puis peut-être
une salade va quand même franchement
moins bien se comporter
les tomates au 6e fonctionne assez bien
dans ce genre de système mais il ya un
certain nombre de cultures qui
fonctionne mal aujourd'hui on manque de
recul là dessus parce qu'on n'a pas
généraliser les essais on n'a pas fait
suffisamment décès on sait que toutes
les plantes se comportent pas forcément
de la même manière dans ces intrants là
donc on s'est posé la question d'où
vient réellement là zot dans les
écosystèmes et qu'elle est réellement le
cycle de l'azoté dans les écosystèmes et
donc ça voilà c'est une diapo aussi que
j'ai fait il ya 5 6 ans avec des
observations simple à gauche on a une
prairie qui est très souvent tendu et on
a des légumineuses et des graminées qui
se développe
par contre là même prairie à quelques
mètres près qui est tendu qu'une fois
par an
bizarrement c'est les graminées qui ont
pris le dessus et il n'y a pas de
légumineuses et pourtant à cet endroit
là où ça n'est tombé qu'une fois par an
la prairie poussant fait beaucoup mieux
que là où elle est attendue très
régulièrement
donc ça nous pose une question j'ai un
seul sens légumineuses
et pourtant j'ai un cycle de la
fertilité très intense on observe aussi
par exemple dans les luzernière le même
mécanisme
on a un seul dégradée on veut leur
structure avec de la luzerne et bah
qu'est ce qu'on voit apparaître au bout
de deux ans trois ans 80 dans la
luzernière bah en fait des graminées
bizarrement on voit tout d'un coup les
graminées s'installe et se met à pousser
je dirais quasiment aussi vite que la
luzerne et dans les forêts on voit la
même chose notamment avec le robinier
faux acacia
j'ai eu l'occasion de d'observer pas mal
de forêt comme ça où des robinier faux
acacia avait joué le rôle de plantes
pionnières
c'était très fortement développée et
puis au bout de quelques décennies ben
en fait les robinier faux acacia avait
complètement disparu
et c'était les essences endémique de nos
forêts qui avait repris le dessus et ça
qu'est ce que ça nous dit ça nous dit
qu'en fait ces plantes légumineuses qui
sont pionnières qui ont un atout dans un
système dégradé qui est qu'elles sont
capables de fixer la zot
et bien en fait cet atout cette capacité
à fixer de la zot quand le système se
développe que leur seul le solde
redevient vivant et ben on se rend
compte que cet atout n'est plus vraiment
un atout mais qu'il ya autre chose qui
se met en place il ya autre chose qui se
met en place et il finit dans les
systèmes ou d'un cycle de la zone stable
il n'y a plus besoin de fixer de la zot
par la symbiose qui est fait qu'ils
aient développé par les légumineuses
donc comment ça se passe quand le
système est bien abouti est ce que c'est
les légumineuses qu'on fixe est beaucoup
d'azoté au début et qui ensuite est
recyclé dans le système ou est ce qu'il
y à un autre mécanisme qui fixe de la
zot
alors ça c'est les travaux de benoît
noël tu as aussi travaillé sur les brf
et donc pour faire simple ici c'est un
chant en grandes cultures où il ya eu 1
1 30 brf à peu près d'une centaine de
tonnes et en violet on a les pics
d'activité biologique les champignons en
fonction des saisons et donc on voit
tous les six mois en fonction des
saisons
puisqu'en fait dès que les sols sont
trop froid l'activité biologique ralenti
dès qu'ils sont trop sec l'activité
biologique ralentit donc ça fait ça fait
des pics et on voit qu'un ligneux sam
est à peu près 18 mois unifiée sam est à
peu près 18 mois unifiée et puis après
en fait l'activité biologique se
stabilise mais ce qu'on a
pourquoi c'est intéressant cette courbe
c'est qu'on s'est rendu compte nous dans
tous les essais que bizarrement alors
que quand vous un intrant massy
if l'activité biologique étaient très
intenses pendant 18 mois
pendant tout le processus d'unification
en fait la fin d'un vote ne durait que
cinq ou six mois la durée cinq ou six
mois ça poussait pas forcément super
bien après mais la fin d'azoté elle même
ne durer que cinq ou six mois hélas
qu'on a commencé à comprendre dans cette
phase là en fait dans la première phase
de fin des soldes qui durent cinq ou six
mois il y avait énormément de fixation
d'azoté donc les mines unités dont je
parlais juste avant et qu'ensuite
l'activité biologique qui venait dans
les douze mois suivant très probablement
en fait elle recycle le gros volume
d'azoté qui a été fixé initialement
donc ça on l'a observé de plein de
manières différentes en démesure c'est
je pense un sujet qu'il faudrait
vraiment retravailler mais c'est la
conclusion qui est ressorti de toutes
nos observations c'est que pendant la
fin de la zone qui durait cinq six mois
pendant cette phase là il y avait
beaucoup de fixation d'azoté et
qu'ensuite on avait donc augmenter notre
notre poule d azote et que cet azote est
ensuite recyclées mais que le processus
d'unification durée bien 18 mois et que
c'était ça qui était problématique c'est
qu'en fait pendant 18 mois là il y avait
quand même beaucoup d'activités
biologique dans le sol et en plus on va
le voir c'est que pendant ces 18 mois
en fait les vers de terre ne sont pas
encore revenus si on a fait un intrant
massif qu'on en fait beaucoup de matière
organique on a forcément travailler le
sol
en plus si on part sur des sols dégradés
on a peu de vers de terre au début est
donc globalement tous nous essayer nous
ont montré que quand on faisait des
intrants pour autant sur les sols on
avait une grosse faim d'azoté et
qu'ensuite l'année suivante savez un
petit peu du mal à marcher alain petit
peu du mal à fonctionner parce que on
avait encore beaucoup d activités
biologiques qui rendait compliqués le
développement de des plants in fine et
on a pris le temps de regarder dans la
biblio et on a trouvé dans la
bibliographie des chiffres qui étaient
quand même très différent de ce qu'on
nous disait de ce qu'on nous montre et
dans l'agronomie classique à trouver des
publications sur le cycle de la zot de
la forêt alors ce qu'on n'a pas trouvé
des dizaines de publications donc je
pense que là aussi ça a jugé qu'il
faudrait affiner confirmé remesurer
retravailler mais ces chiffres là
aujourd'hui pour moi ils correspondent
beaucoup plus à la réalité de ce qu'on
voit sur le terrain msv
que les autres modèles et en gros ce
dont on a l'impression aujourd'hui c'est
qu'effectivement dans un système où on
va mettre beaucoup de carbone
la litière grâce aux bactéries
fixatrices d'azoté va fixer à peu près
60%
donc en gros 50 % la moitié de la zone
qui est nécessaire aux plantes et le
reste de la zone va venir en gros par la
minéralisation du stock d'humus et donc
dans le modèle henin du puissions
reprendre maddalena dupuis dans la phase
du mit fication primaire il ya
probablement 60% de la zot qu'ils aient
pris là dans la phase d'humiliation en
fait à travers le ver de terre on va le
voir après et la minéralisation
secondaire le k2 ne fournit en fait
peut-être aussi que ça à peu près ordre
de grandeur 50% de la zone dans la forêt
ça a l'air d'être même encore un peu
moins et on a eu notre entrées d'azoté
qui sont les précipitations
et puis bon c'est quand même des
chiffres avec des grandes incertitudes
mais ce qui ressort de l'étude du cycle
de la zone de la forêt c'est que la
fixation biologique dans la litière
n'est absolument pas négligeable au
contraire c'est probablement la moitié
du site
c'est probablement la moitié du cycle
est donc comment se fixent cet azote et
ben en fait il faut une ressources
carbonées
il faut de l'énergie chimique il faut
une matière avec un c suresnes élevé et
les micro organismes pour c'est de se
développer ils ont besoin de beaucoup d
azote parce qu'en fait ils ont une une
nourriture déséquilibré ils ont trop de
carbone passé la zot il fonde et
symbiose avec du nde il fonde et
symbiose avec des bactéries qui fixe du
n 2 et pendant tout le processus de
dégradation on a un enrichissement de la
litière en azote
ça c'est les petits et c'est que j'avais
fait il ya quelques années en rouge
avait pris des bacs dans lequel j'ai mis
du brf de la paille
je les avais laissés pendant six mois à
l'humidité j'avais mesuré la zone totale
elle c'est sûr initial et je les avais
donc laissé composter à froid pendant
six mois et j'avais mesuré la zone total
à la fin on était passé d'un c'est sur
aisne sur le béret fait le à pailles
d'environ 60 initialement imbert f2
environ 30o 8 6 mois donc là le
processus d'unification n'est pas
terminé il serait terminée si on était
arrivé plus tôt autour de 10 donc là je
dirais qu'on était à peu près à la
moitié du chemin
le processus d'unification et donc en
faisant des essais assez simple avec des
analyses la beauce reste très simple on
avait au bout de six mois dans la paille
113% de la zone initiale est sûre dans
sur le brf 113% de la zone initiale est
sur la paille 135% ça veut dire qu'on
avait gagné 13% d'azoté sur le brf et
35% sur la paille donc c'est des
chiffres qui ont une certaine
incertitude
néanmoins tous les essais que j'ai fait
comme sam ont montré qu'ils avaient bel
et bien un enrichissement en azote de la
matière organique pendant le processus
de dégradation se chiffre à 35 % n'est
pas négligeable par exemple vu que là on
n'est qu'à la moitié du processus
d'unification
probablement que dans le reste du
processus d'unification en passant de 26
jusqu'à 10 est pas impossible pour
gagner encore 15% 20% je ne sais pas 30%
d azote
ça aussi c'est des essais qui mériterait
d'être fait en tout cas des essais assez
simple comme ça non confirmée à chaque
fois que oui on avait bien des chiffres
positifs et un enrichissement en azote
dans la dégradation de la litière donc
toutes ces réflexions nous est amené à
faire à développer toutes les stratégies
d'intro massif et donc là je vais vous
montrer
je dirais un peu ce qu'on a fait de
mieux avec ces techniques là on l'a
essayé de plein de manières différentes
avec des dosages très différent mais ça
nous permet quand même de faire des
choses très intéressantes et donc ça
c'est à marseille au talus c'est un
petit projet de permaculture urbaine ils
ont une page facebook je vous invite à
aller le voir
c'est un cas d'école on avait donc une
situation avec un sol très très dégradé
on a retiré tous les cailloux tout le
bazar qui avait sur le terrain on a tout
niveler onu a amené du broyat ont très
très grosses quantités
alors là ce système enfin cet essai
était assez intéressant puisqu'une des
question c'est est ce qu'on peut
remettre trop du brf
à l'époque on se posait la question est
ce qu'on en fait ce qu'on peut en mettre
trop et est ce que il y a un trop quels
seraient les critères qui nous dirait
qu'il y en a trop et ce qu'il peut y
aura des blocages qui peut se passer
quelque chose de grave donc là en fait
bon c'est un peu une erreur de calcul
mais c'est pas grave
au lieu d'en mettre 10 20 cm pour
remonter de deux trois quatre cinq
points le taux de matière et nicklas en
fait on en a mis beaucoup plus y en a eu
plus de 50 cm 2 me donc s'il pouvait y
avoir un trop là je pense qu'on était
dans le pro on en a mis énormément on en
a tellement mis qu'en fait on n'arrivait
plus à l'enfouir avec des outils
classiques dans le sol on a été objet
sortir un broyeur à marteau on a mélangé
tout ça dans le sol
donc on a fait un autre en massif qui a
dû remonter peut-être de 7 8 9 points le
taux de matière organique d'un seul
couple est en fait ça a très bien marché
ça a très bien marché l'unification
c'est fait
la première année ça n'a pas très bien
pousser parce qu'évidemment le comme je
vous disais l'activité biologique était
en train dû me fier la matière organique
et rentrer en concurrence avec les
rhizosphère des plantes et c'est là
qu'on a bien vu sur sept et c'est là une
fois de plus que toutes les plantes ne
réagissez pas pareil vis-à-vis de cette
concurrence de l'activité biologique qui
fait l'unification
la première année ça a pu sauter
certaines plantes ont certaines cultures
ont mis à fonctionner d'autres points
bien
néanmoins la main c'est dommage j'ai
beau me la dernière diapos enfin la
disparue néanmoins en fait qu'est-ce qui
s'est passé c'est qu'au bout de 18 mois
même pas 12 mois 18 mois tout s'est mis
à très très bien pousser on a vu les
vers de terre revenir en très très
grande quantité et en fait aujourd'hui à
ce stade j'ai vraiment pas l'impression
qu'on puisse en mettre trop c'est juste
qu'on peut en mettre
au bout d'un moment d'une manière assez
inutile c'est à dire que fasse poser la
question de savoir quel est le taux de
matière organique nécessaire qu'il faut
atteindre pour réussir à faire nos
productions puisque ça sert à rien
d'avoir un taux de matières ligne de 25
% si ça suffit d'avoir 7%
un point intéressant sur cet essai qu'on
avait fait au talus c'est l irrigation
une des clés de réussite pour réussir
ses seins trop massif et que ça aille
très vite que l'activité biologique
reviennent très vite j'en parlais un peu
après c'est de maintenir l'humidité du
sol pour que comment dire l'activité
biologique prolifèrent le plus
rapidement possible et reconstruisent la
fertilité du sol le plus rapidement
possible donc sur cet essai on a bien
veillé à maintenir les sols humides et
c'est pour ça qu'en 12 18 mois la
fertilité est revenu très rapidement
alors qu'on avait un sol quand même très
très très dégradé au départ alors on est
aussi à marseille
donc il fait chaud chaleur et humidité
c'est en fait de conditions pour que
l'activité biologique reviennent très
très vite donc on était partis 7 de
cette réflexion initialement comment
remonter le taux de matière organique et
puis s'est posé dans un second temps
comment maintenir l'activité biologique
on a remonté le taux de remonter le taux
du must c'est très bien mais maintenant
la question
et comment tous les ans je vais nourrir
une activité biologique quel ordre de
grandeur je vais mais je vais nourrir
l'activité biologique pour qu'elle
maintienne son activité puisque c'est
bien cette activité biologique qui va
reconstruire tous les ans en permanence
la porosité de monsols en plus des
systèmes racinaires et de la plante
vivante elle même donc on a fait de la
biblio et on a commencé à poser ce
concept de rations du sol et de rations
des hommes dans les systèmes agricoles
on a un cycle de la fertilité dans ce
cycle de la fertilité il va falloir tous
les ans soit prendre une part de ce qui
est produit sur le sol et le laisser au
sol pour nourrir le sol ou le ramenait
de l'extérieur pour nourrir le sol donc
la logique elle est très simple dans un
écosystème naturel
toute la production de biomasse qui est
produite à un moment où un d'autres
retourne au sol et sert à nourrir le sol
donc le cycle est simple la plante
produit le seul consommer recycle la
plante produit le seul gros cycle donc
on a ouvert la biblio et puis on a tout
simplement regarder les ordres de
grandeur de production de biomasse dans
les écosystèmes et donc on a trouvé
trois compartiments compartiments de
production de biomasse principaux toutes
les parties aériennes qui in fine et
retombe sur le sol sous forme de lignes
de litière ça représente à peu près
grosso modo une dizaine de tonnes de
matière sèche par hectare et par an
alors ccd chiffres de climat compteurs
d'eau climat océanique de l'europe de
l'ouest
si vous êtes par exemple en milieu
tropical bass et chiffres vous fait
faire du faux 2 du x 3 on va reparler un
petit peu après donc premier
compartiment la litière deuxième
compartiment les racines qui savait en
ordre de grandeur est à peu près
équivalent à la litière donc on a à peu
près autant de production de systèmes
racinaires dans les écosystèmes naturels
que y'a de production aériennes ayant un
compartiment un peu difficile à définir
c'est tous les réseaux de dépôt les
exsudats racinaire etc
mais en fouillant un peu la biblio bas
grosso modo on se rend compte que les
réseaux dépôt c'est aussi un troisième
compartiment qui est à peu près
équivalent aux deux autres donc on a ses
trois compartiments de production de
biomasse qui retourne au sol et quand on
les additionne bas on navigue entre 20
tonnes et 40 tonnes de matière sèche par
hectare et par an qui retourne au sol
alors au début on était plutôt partie
sur 20 tonnes et puis on s'est rendu
compte en fouillant un peu plus la
biblio qu'il fallait peut-être plutôt
aller vers 30 tonnes et on va reparler
un peu après mais en maraîchage nous le
truc c'est que l'on va beaucoup irriguer
les sols
et donc en fait on va quand même avoir
tout au long de l'année une
minéralisation de la matière gagnant des
sols qui en moyenne plus intense que ce
qu'il ya dans les écosystèmes naturels
parce qu'on va venir maintenir
l'humidité justement pour maintenir
l'activité biologique et donc qui dit
maintenir l'humidité pour augmenter
l'activité biologique des sols va
signifier aussi nourrir plus cette
activité biologique puisque elle va
pouvoir se balader meilleures conditions
pour se développer et donc s'il est donc
on a un potentiel de fertilité plus
important de ma condition qu'on y donne
un peu plus à manger et c'est pour ça
que il ya quelques années on était parti
sur ce chiffre de 20 tonnes mais en y
réfléchissant dans des sols avec un
niveau de fertilité plus élevé il va
falloir peut-être plutôt mettre trente
quarante cinquante tonnes et dans
certains systèmes on serre chauffée
notamment bas on va monter carrément
jusqu'à 100 tonnes puisqu'on va avoir
globalement ainsi que de la fertilité
qui va être deux fois trois fois plus
intense que dans un écosystème naturel
et ça ça commence à répondre à une
question c'est est-ce que avec nos
techniques agricoles on va réussir à
faire mieux que la nature ben oui en
activant certains levier les serres qui
permettent de maintenir de la chaleur et
l'irrigation qui permet de continuer à
produire de la biomasse l'été alors que
les écosystèmes naturels sont on va
arrêter de produire parce que ils ont pu
nos ébats nous en mettant l'irrigation
va pouvoir intensifier un peu plus que
la nature notre cycle de la fertilité
donc cette ration du seul qu'est ce
qu'elle fait quand on regarde comment ça
fonctionne dans un sol un seul c'est la
moitié de la porosité angot seul vivent
normalement structuré c'est 50 % d'air
avec plus ou moins d'eau suivants la
pluviométrie et c'est à peu près 50%
minérale et dans ce minéral qu'est ce
qu'il ya dans ce solide ce qui n'est pas
de la porosité ben vous avez des
organismes vivants en fait qui mange qui
digère des résidus visidot de la matière
organique plus ou moins fraîche ça ça
produit la matière organique stable mais
aussi au passage ça produit la porosité
c'est bien l'activité biologique qui est
le moteur de la porosité du sol qui est
le moteur de la fertilité du sol il a
fallu aussi commencé à se poser la
question au delà du bilan humique au
delà du coefficient d'unification
c'était
se poser la question de l'efficacité des
différents types de matières organiques
pour nourrir cette activité biologique
est ce que toutes les matières
organiques sont aussi efficaces pour
nous rien l'activité biologique
grosso modo on s'est rendu compte qu'à
partir du moment où on avait des
matières carbonées
oui c'était à peu près aussi efficace et
qu' il y avait quand même un danger à
utiliser des matières organiques pas
assez carbonées ça on l'observé des sols
qu'on avait nourri uniquement avec du
gazon et bien en fait tu finissais par
se recontacter parce que ça manquait
d'énergie chimique carbonées c'était à
peu près toujours les mêmes
raisonnements et donc la grand
raisonnement qui est la ligne de
conduite qui est ressorti de ça c'est
qu'il fallait utiliser au moins en
partie dans la ration du sol des
matières organiques y avait des c sur
aisne au dessus de 25 30
s'ils ont constitué des rations du sol
avec des matières organiques en dessous
de 25 systématiquement on a mené pas
assez d'énergie
alors sauf si on en mettait des très
grosses quantités évidemment mais que
globalement à partir du moment où on
allait mettre des matières organiques
avec un c sur un yacht soudain au dessus
de 25
ça avait tendance à toujours mieux se
passer on avait toujours plus d'énergie
ça fonctionnait bien on avait de la
fixation d'azoté et globalement on a vu
une activité biologique très intense
voir donc
néanmoins si vous utilisez des des foins
à ses frais je dirais avec des sessions
autour de 25 30 si vous en mettez
vraiment beaucoup
vous allez quand même développer votre
activité biologique par contre vous
risquez au bout d'un moment d'avoir viré
un petit peu trop d'azoté mais ça peut
quand même fonctionner si on en met
beaucoup
néanmoins si vous essayez de nourrir
votre solde direct que du gazon de
l'herbe fraîche ça va pas fonctionner et
donc on a commencé à réfléchir à la
manière dont vous pouvez utiliser chaque
type de matière organique et donc pour
faire simple dans les systèmes les
engrais verts l'herbe fraîche le gazon
aujourd'hui on va l'utiliser je dirais
pour amener des ressources en azote
très rapidement le compost la même chose
et on va utiliser tous qui ligne e pour
plutôt favorisé les humus stable et le
foin la paille pour
comment dire nourrir l'activité
biologique à moyen terme et intensifier
l'activité biologique
ça nous a permis de définir les bons
ordre de grandeur
en fait pour faire deux choses remonter
le taux de matière et unique et faire la
ration du sol tous les ans donc pour
faire assez simple aujourd'hui le débat
est en fait assez simple
grosso modo dans les faire on va trouver
deux types de ressources en matière
unique des matières ligneuses des
manières cellulosique on peut les
séparer facilement en deux parce que des
coefficients d'unification assez
différent des dynamiques de
minéralisation à ces différentes et
surtout les ont pas la même densité et
donc on va les gérer de manière assez
différente donc dans les matières
ligneuses on trouve facilement des baies
rêve des broyats des composts les
composent selon germes en déférant mais
si on utilise les mêmes chiffres
grosso modo on s'en sort et les matières
cellulosiques paille foin paillette de
lin miscanthus etc vont aussi avoir un
comportement qui leur est propre
donc pour faire une ration annuel en
fait je peux utiliser mettre sur mon sol
un ou deux centimètres de matière
ligneuse
ça correspond à peu près à 20 à 40
tonnes de matière sèche par hectare et
si j'utilise des matières cellulosiques
ça va plutôt être une épaisseur de 5 ou
10 cm alors en quoi c'est intéressant
techniquement de connaître ces chiffres
bah si vous pouvez faire votre ration
avec un ou deux centimètres de matière
ligneuse ça peut ouvrir à des
itinéraires techniques comme je mets un
ou deux centimètres de brf sur le sol et
par dessus je peux mettre une bâche et
faire de la plantation à travers cette
bâche les un ou deux centimètres de
matière ligneuse s'il voulait ne vont
pas être suffisant notamment pour être
anti germinatif empêcher la germination
des mauvaises herbes donc je vais devoir
ajouter une bâche dessus mais c'est
intéressant si par exemple on est sûr ni
technique qu'on a la volonté de
réchauffer un peu le sol grâce aux
bâches
si j'ai envie de nourrir mon sol et de
mettre une bâche pour réchauffer un peu
le solde je peux utiliser le ligneux ça
va pas être trop gênant techniquement
par contre si je suis plutôt sur un
itinéraire où j'ai envie d'utiliser le
mule jeu pour éviter le la surchauffe du
sol
typiquement une culture d'été dans la
moitié sud de la france où il va faire
très chaud je vais plutôt utilisé un
cellulosique parce que ça va me faire un
muls très épais qui va empêcher
leur échauffement excessif du sol et
gardé très bientôt si on veut non pas
faire une ration du sol mais remonter le
taux de matière organique de 1% après si
on veut faire de 3 4%
on multiplie ses tout ça représente à
peu près une épaisseur de cinq
centimètres de matière ligneuse et 5 cm
c'est intéressant pourquoi parce que
c'est une épaisseur suffisante pour
empêcher la germination des adventices
donc on peut faire des cultures sur muls
avec 5 cm de matière ligneuse qui vont
assez bien géré la germination des
adventices mais qui en plus font
énormément nourrir les sols et permettre
assez rapidement de remonter de 1 point
de taux de matières unis donc ça c'est
quelque chose qu'on a qu'on a pas mal
utilisé ces dernières années sur des
sols dans lesquelles il y avait une
activité l'ombrie sienne déjà ses
intéressantes déjà assez importante pour
remonter en quelques années le taux de
matière à nico lieu d'en fuir si on a
déjà une activité l'ombrie sienne assez
importante et bas pendant deux trois
quatre ans on fait des itinéraires sur 5
cm de matière ligneuse l'activité
nouricia ne se développe énormément on
se rend compte que en deux ans trois ans
les vers de terre sont capables
d'absorber ces 5 cm 2 de moyens et tous
les ans comme on a une science
nutritionnelle sol on arrive grosso modo
à remonter le taux de matière organique
d'un ordre de grandeur proche de 1%
par contre si on essaie de faire ça avec
la matière civile losique foisonnante
moins denses
le problème c'est que si on veut
remonter de 1 % le taux de matières
manie qu'il va falloir au moins mettre
25 voire probablement un peu plus 25 40
cm de paille et évidemment ça fait
beaucoup c'est techniquement compliqué
en clair dans le sol surtout si on veut
en mettre 4 % d'un coup enfouir un mètre
de paille d'un seul coup c'est un peu
compliqué néanmoins on a des collègues
qui l'ont fait en faisant des apports
progressif tous les ans ils ont réussi à
m'enfuir 25 30 40 cm de paille tous les
ans en une fois deux fois et on s'est
rendu compte qu'en trois quatre ans on
avait remonté le taux de matière
organique d'un petit % tous les ans donc
ces ordres de grandeur sont intéressants
je pense que quand on les maîtrise quand
on les a en tête
on peut facilement en fonction des
ressources de matières organiques savoir
grosso modo si on va simplement
maintenir la ration du sol ou réussir à
remonter le taux de matière organique de
1% avec ses ordres de grandeurs là je
pense que vous pouvez très facilement
piloter votre ration et leur
développement et le dire et faire
remonter le taux de matière organique
dans au sol évidemment il ya plein de
matières originales mais grosso modo
vous pouvez reprendre ces chiffres ça va
c'est bien fonctionné que tous les types
de matières organiques alors on a aussi
aussi fait des tees et c'est comme ça
là l'objectif était quoi c'était de voir
dans quelle situation
le ver de terre était absolument
indispensable pour réussir à manger les
mules et nourrir la plante
parce qu'on avait des expériences qui
nous ont montré que des fois même sur
des sols très dégradé on avait mis des
mid et mutsch d'herbe fraîche par
exemple des muses de compost et les
plantes arrivé à pousser très
correctement alors qu'on avait des sols
très compact et très dégradé dessous et
on s'est rendu compte qu'à partir du
moment où on mettait en musique des
matières organiques avec dc suresnes en
dessous d'eux en dessous de 25 en
dessous de 25 ans fait ses matières
organiques et et et chimiquement pas
très stable et beaucoup de plantes
pouvaient venir se nourrir directement
dans les musées donc la laisse et ckoi
grosso modo on apprit dépôts on a mis du
sable lavé dans le fond on a juste mis
les uns muls de différents types de
matières organiques en surface et dans
les pots sont faits en double et on a
mis des shoots dont et on a regardé s'il
pousse et où ils poussaient pas donc si
j'utilise des matières organiques assez
stable avec dc suresnes élevé donc ça
c'est de la pas et qui été compostés de
la paille fraîche du brf ray hé bien on
voit que les choux ne pousse absolument
pas parce qu'ils n'arrivent pas à aller
se nourrir du mus par contre si je mets
de l'herbe fraîche les choux arrive à se
nourrir
si je fais des mélanges salaire de pas
si mal fonctionné il faut apprendre à
doser mais on dirait qu'on peut s'en
sortir comme ça et si on prend des
composts ça a l'air de pas si mal marché
que ça aussi parce qu'il ya
de la matière azotée qui est déjà enfin
il ya de la matière organique déjà bien
décomposé dans laquelle la plante arrive
à se nourrir
donc ça c'est un outil intéressant parce
qu'on s'est rendu compte que dans des
sols dégradés on pouvait dans pas mal de
situations utiliser ces matières frêche
parce qu'elle était plus facilement
dégradable par les plantes pour aider un
petit peu à la nutrition des plantes
donc ça ça fait partie des outils les
matières organiques faible c'est sûr nsb
assez faible ça fait partie des outils
qui peuvent permettre de piloter vos
cultures si jamais vous avez un peu un
doute sur le niveau de fertilité de
votre solde à payer quelques stocks de
gazon de côté quelques stocks de compost
et ça peut vous servir d'outil de
secours en plus différentes irrigation
pour accompagner la transition les
premières années le temps que l'activité
biologique et notamment les vers de
terre viennent hélas après donc on a
fait toutes ces réflexions sur le le
comédien sur l'utilisation du bilan
humique n 1 du puy remonter le taux de
matière et nick et on s'est lancé dans
le gros sujet c'est l'activité
biologique du sol et notamment les vers
de terre et on a donc découvert les
travaux de marcel bouchez et là ça nous
a permis
donc ça c'est d'être d un travail qu'on
a commencé dans les années 2015 avec
marcel et ça nous a permis d'aller
beaucoup plus loin dans la réflexion de
mieux interpréter certaines observations
de terrain notamment une observation qui
était assez systématique c'est que qu'on
fasse des gros intrants des petits
intrants qu'on remonte les seuls à 3
108% comme je vous montrais tout à
l'heure l'unification et prend 18 mois
ça patine un peu on est obligé de
remettre de la zone facilement
assimilable pour que ça pousse
mais on avait un résultat assez générale
c'est que si on arrêtait le travail du
sol qu'on nourrit c'est à peu près
correctement au sol systématiquement au
bout de 18 mois deux ans deux ans et
demi tous se remettait à pousser assez
correctement et ça on avait du mal à
interpréter parce que ça correspondait
pas très bien au modèle n 1 du puits par
contre ça correspondait très très bien à
ce que nous racontent et marcel bouchez
sur les vers de terre
donc lors c'est le boucher nous explique
simplement que le ver de terre c'est 70
% de la biomasse animale et donc si ces
70 % de la biomasse animal c'est sans
doute que ça sert pas à rien et il va
falloir s'y intéresser donc marcel
bouchez a écrit deux livres
principalement sur les vers de terre
l'ombrie cianfrance dans lequel il
recense toutes les espèces de vers de
terre française et des pays et de
quelques autres pays et son dernier
livre de vulgarisation sur les vers de
terre
je vous invite à les lire par celui-là
on l'a mis en ligne on l'as cannes est
celui-là il est encore achetable en
librairie c'est vraiment très
intéressant est à peu près toutes les
données ce qu'on a fait récemment c'est
qu'on a récupéré toutes les archives de
marcel bouchez on les a scanné et donc à
côté des archives des publications du
gcr sur notre site internet vous pouvez
trouver toutes les archives de marcel
bouchez toutes ses publications plus
d'autres auteurs il y en a à peu près
400 et donc on a pris tout ça on l'as
cannes et on la lui on a aussi refait la
pagerie stargate de marcel bouchez et
donc c'est je pense aujourd'hui je vais
pas dire tout ce qu'il ya sur l'écologie
des vers de terre mais en fait depuis
mars elle n'y a pas eu vraiment grand
chose de fait de plus sur le cycle
écologique du ver de terre
malheureusement il ya encore quelques
lacunes dans notre compréhension de
l'écologie puisque marcel a travaillé
sur la zot sur le cycle du carbone mais
ya encore des manques dans le cycle par
contre sur les autres cycles phosphore
potasse et c'est en fait on n'a
quasiment aucune donnée sur le ver de
terre ce qu'on a compris en étudiant
marcel bouchez c'est que le ver de terre
voilà comment ça se passe il va faire
une tuerie kull une cabane
il va regrouper la matière organique en
surface il va y avoir un prêt compostage
on retrouve encore là aussi cette
barrière de de 20 30 ans et suresnes la
matière organique va être très désirée
par les micro-organismes jusque 1 c'est
sûr est de 20 30 et ensuite le ver de
terre va prendre cette matière organique
près composter et finir l'unification
jusqu'à 1 c'est sûr n 2 10 et c'est là
qu'on s'est rendu compte qu'en fait dans
le processus d'unification des matières
ligneuses en fait si on n'avait pas de
vers de terre
le processus était beaucoup plus long
que si on avait le ver de terre parce
que si on a le ver de terre en fête
lui il arrive à prendre en charge la
matière organique avec l'aca suresnes de
20 30 et il accélère la deuxième phase
du mit fication pour descendre l'humus
jusqu'à 10 visuellement ça faisait comme
ça si vous mettez de la paille en
surface est toute fraîche dans la dans
la tuerie qui l'avait devenir tout noir
dégoûtante et gluante et ensuite le ver
de terre va l'enfoncer dans le sol le
chiffre très important qui nous a donné
sur le site de la zot c'est celui là il
nous explique marcel bouchez que donc la
population moyenne en masse sur le
territoire français elle est d'environ
une tonne en moyenne alors nous donne
aux souliers agricole l'objectif c'est
plutôt d'être vert de tonnes
probablement puisque là on est vraiment
sur une moyenne nationale avec des
écosystèmes qui parfois sont pas très
poussant puisque vous avez des
écosystèmes montagneux vous avez tout un
tas d'écosystèmes très diverses où il
peut y avoir beaucoup de sécheresse
alors que nous les notaires à école bas
de manière générale on a quand même pris
les meilleures terres dans des contextes
plutôt intéressant néanmoins là je sais
quelque chose qu'on a compris
en étudiant le travail de marcel bouchez
c'est que dans les contextes
pédoclimatiques ses champs on peut avoir
des biomasses de vers de terre assez
faible
parce que globalement ces écosystèmes
sont peu productifs en biomasse à cause
de quoi à cause d'un manque d'eau et ça
ça va devenir une règle en maraîchage
survivants si on fait des intrants
massif
il faut que le sol reste humide pour que
l'unification soit bien pour que
l'activité biologique se redéveloppe
bien et ça va faire partie des
stratégies d'irrigation maraîchage
seules vivant c'est maintenir d'abord
l'humidité du sol avant d'irriguer la
planche donc la stratégie d'innovation
c'est d'abord irrigués pour que
l'activité biologique continue de
travailler et ensuite si la plante elle
a des besoins supérieurs à l'activité
biologique on va rajouter encore de
l'eau mais ça va être quand même une
nuance majeure entre les stratégies
d'irrigation classique et les stratégies
d'irrigation sol vivant c'est que nous
on va toujours veillé à maintenir les
sols humides pour que notre activité
biologique ne se met pas en dormance et
notamment les vers de terre
donc ce que nous dit marcel bouchez
c'est que ça tonne de vers de terre si
elle est bien active en moyenne
elle produit 600 kg d'azoté par hectare
et par an sous forme de mucus et de
déjections et ce chiffre est quand même
assez imposant c'est à dire que pour
faire humble et à 100 quintaux il faut à
peu près 150 200 unités d'azoté on voit
que dans un système naturel
le ver de terre c'est ainsi que de 600
unités qui met en route et ce cycle de 6
600 unités c'est à peu près 70 % de la
totalité du cycle donc dans un
écosystème naturel on va voir un psy
total qui vais de 700 800 800 peut-être
1000 unités azote et le ver de terre à
lui tout seul représente une très grosse
partie de ce cycle de l'azoté et c'est
ça en fait qui explique que dans tous
les essais qu'on a fait depuis les
années 2010 systématiquement au bout de
18 mois 2 ans on voyait tout se remette
à pousser alors que des fois on avait
quand même des sols qui avait une
mauvaise porosité et qui avait
franchement une allure pas terrible et
pourtant ça pousse et quand même à une
condition c'est qu'on maintienne
l'humidité donc ça ça ouvert à d'autres
stratégies de transition vers le sol
vivant sans forcément avoir besoin
de faire des intrants massif puisqu'on
va coupler ce cycle du ver de terre avec
une surnutrition du sol et ça va nous
permettre en quelques années de renom de
remonter le taux de matière organique
sans forcément avoir à tout faire la
même année et faire des intrants massif
un peu compliqué à faire techniquement
et donc grosso modo les ordres de
grandeur c'est quoi pour retrouver cette
population vers de terre si elle est
dégradée
il y avait une question à laquelle il
fallait répondre c'était qu'elle était
le taux de fécondité des vers de terre
aujourd'hui on a refait plein d c est
une population de vers de terre composé
principalement d'année sic
la dynamique elle est la même partout on
a observé c'est que si on maintient à
peu près correctement l'humidité dans le
sol on va avoir une multiplication un
ratio de 10 tous les ans donc si on part
de 10 kilos en deux ans on a facilement
retrouver une tonne de vers de terre
si on part d'un reliquat un peu moins
faible 55 kg en fait en un an 1 à peine
plus d'un an peut facilement retrouver
des ordres de grandeur de plusieurs
tonnes et ça peut aller très vite
ça peut aller très très vite c'est à
dire que dans deux ans si on a vraiment
fait ce qu'ils valent et qu'on a mis la
nourriture qu'on a bien maintenu limited
et l'humidité du sol en fait on peut
très vite retrouvé des populations vers
de terre cinq fois supérieur à ce qu'on
trouve dans nature ya aucun problème et
ça je vais vous montrer après j'ai
utilisé ça pour faire pousser des des
tomates à très forts rendements et ça
fonctionne très bien
tout en sachant que par exemple les épis
jets vont se multiplier beaucoup plus
vite que les années sic a priori bien
qu'il faudrait encore qu'on étudie tout
ça donc en moyenne
l'ordre de grandeur c'est bien le ratio
de 10 peut-être que ça peut aller même
plus vite
c'est des choses qu'il faudrait mesurer
un peu plus sérieusement faudrait faire
des études un peu plus sérieuse mais je
pense que cet ordre de grandeur est bon
on le retrouve partout dans tous les
essais qu'on fait aujourd'hui
donc comment on a utilisé ça on les
utilisait aussi en utilisant c'est
comment dire la technique des
vermicompost puisque quand on regarde ce
que c'est qu'un vermicompost étages et
qu'est ce qu'on a en la matière fraîche
donc ça c'est notre litière on a une
activité biologique qui commence à
manger cette matière fraîche et en bas
qu'est ce qu'on a
eh ben on a du jus plein d'azoté donc
dans le vermicompost vous avez votre
cycle de la fertilité
alors qu'est ce qui manque dans le
vernis compost ces cycles si la gema
minéralisation en bas belge devra avoir
une plante puisque c'est bien le rôle du
ver de terre c'est de nourrir les
plantes
donc c'est très intéressant c'est
vermicompost parce qu'en fait vous avez
le cycle de la fertilité qui bien
décomposé ici mais il vous manque la
plante et donc sur internet j'ai trouvé
des modèles de vermicompost qui servait
aussi faim qu'avait été fait de manière
un peu plus écologiquement intelligente
puisque dans le vermicompost on met les
plantes donc la suite dans ce modèle là
vous mettez les déchets derrière il ya
les verts de tous vers de terre du
milieu qui mange tout et vous mettez les
plantes dans le bac
donc on a utilisé ça pour faire quoi bah
on a utilisé sa notamment pour faire
pousser des tomates sous serre donc j'en
avais déjà parlé au cap aggreko l'an
dernier les essais ont continué cette
année ça fonctionne très très bien
puisqu'on a réussi en fait à égaler les
cistes les niveaux de production en
hydroponie où on navigue des fois
jusqu'à 70 kg de tomates au mètre carré
donc ça ça nous dit quoi ça nous dit que
en fait les outils chimiques qu'on
utilise aujourd'hui ne sont pas
obligatoirement plus performant que la
biologie des sols l'on sait faire aussi
bien voire peut-être même mieux parce
que les plantes sont en meilleure santé
en utilisant les mécanismes écologique
des sols sauf que pour faire des tomates
à 70 kg de tomates au mètre carré on le
fait en serres chauffées et donc serre
chauffée ça veut dire quoi ça veut dire
contexte pédoclimatiques beaucoup plus
favorable et donc ça veut dire qu'il va
falloir avoir ainsi que de la fertilité
beaucoup plus intense et qui va falloir
nourrir beaucoup plus et avoir beaucoup
plus d'activités biologique donc pour
faire ça on a utilisé des épis j'ai donc
essayé plein de modalités mais pour
faire simple on était sur des sols très
dégradés sous serre on a fait des
andains de matières organiques
on a mis des gouttes à gouttes on a mis
des vers de terre et pij et les autres
vers de terre vont revenir par la suite
tout seuls comme des grands mais les
épis g l'intérêt c'est que sous serre
chauffée à 20 degrés dans des substrats
très humide ils vont se multiplier très
très vite
en l'espace de 2-3 mois en fait vous
pouvez passer d'un occupe dan inoculum
de quelques dizaines de kilos à
l'hectare à plusieurs tonnes aujourd'hui
on a réussi en l'espace de 4 5 mois de
passer de quelques dizaines de kilos à
cape town hectares donc ça va très très
vite et ont quelques mois on peut
réussir à recréer un cycle de la
fertilité très très intenses dans un
substrat et on voit ensuite on voit ce
qu'ils on voit avec le temps même en un
an ça se fait déjà sur plusieurs
centimètres
les vers de terre se mette à mélanger le
sol avec le substrat
et petit à petit on recrée le sol par le
dessus néanmoins avec des systèmes très
simple on pose un substrat on a une très
forte activité biologique dedans on
arrive à produire dès le premier jour
sans avoir besoin de faire notre massif
sans avoir besoin de faire grand chose
juste en maintenant correctement les
conditions d'humidité de température et
en trouvant les bons leviers pour
multiplier très fortement l'activité
biologique
donc voilà aujourd'hui pour faire très
simple sous serre qu'est ce qu'on fait
on creuse de petite tranchée dans le
serbe dans la terre on creuse de petites
tranches et n'altère on met des petites
cloisons ont fait débat qu on met 10 cm
10 15 cm de compost on met 5 10 cm de
broyer en début d'année des gouttes à
gouttes posés sur des supports on met la
tomate
en fait ce qui se passe c'est que dans
le compost vous avez beaucoup d'azad
disponibles qui peuvent permettre de
faire pousser la tomate pendant
plusieurs mois possiblement plus de six
mois voire peut-être un an complètement
si on si vous en mettez suffisamment et
six mois c'est suffisamment c'est
suffisant pour que l'inoculum des piges
et se multiplient à plusieurs tonnes et
prennent le relais de la minéralisation
une fois que la zot facilement
assimilable dans le compost a été
absorbée par les plantes et dernier
point c'était juste pour vous remonterez
ces deux courbes dans un écosystème
naturel en fait la minéralisation elle a
surtout lieu au printemps et à l'automne
et on voit qu'en fait d'un écosystème
naturel il ya une période sèche l'été
dans lequel il a un très gros potentiel
de production de biomasse qui est très
souvent très peu utilisé d'où
l'importance en fait dans nos systèmes
maraîchers de maintenir l'humidité des
sols pour maintenir l'activité
biologique est globalement quand on
regarde ses courbes on se rend compte qu
en maraîchage on va potentiellement
pouvoir avoir un cycle de la fertilité
qui va être grosso modo le double de ce
qu'on a dans un écosystème naturel et
c'est pour ça que si la production de
biomasse d'un écosystème naturel c'est
plutôt 20 tonnes on va plutôt chercher à
voir 40 tonnes et si une population de
vers de terre dans un écosystème naturel
c'est une tonne on va plutôt chercher à
voir 2 voire 3 tonne de vers de terre
parce qu'on va essayer de créer un cycle
de la fertilité qui va être environ deux
fois plus intense que dans un système
naturel alors évidemment ça va quand
même fortement dépendantes si vous êtes
sous serre si vous êtes en extérieur si
vous êtes dans le nord de la france où
si vous êtes en bretagne mais c'est une
réflexion à voir si je veux avoir ainsi
que de la fertilité d'une certaine
intensité je vais devoir avoir une
biomasse de
hors de terre qui va être aussi
proportionnée et je vais devoir nourrir
mon écosystème d'une manière
proportionnée voilà voilà
attendez question oui merci françois
forte intervention
on va avoir une première question une
demande de précisions d'ordre de
grandeur si on laisse une parcelle sans
la toucher combien de temps faut-il pour
que la végétation produite
puis dégradé sur place remonte le taux
de matière organique à 1 %
alors ça c'est très variable suivant le
contexte pédoclimatiques si vous êtes en
bretagne équipe le 1500 mm et qui fait
d'où toute l'année et qui a pas de trop
fortes chaleurs parce que vous êtes dans
un climat très océanique
ça va aller très vite on trouve en
bretagne des prairies où ça pousse à
mettre 52 mètres de haut et on a des
taux de matière organique qui peuvent
dés fois atteint naturellement 8 ou 9%
par contre si vous êtes dans un climat
méditerranéen avec une pluviométrie de
600 700 mm mais des très très fortes
chaleurs en fait les systèmes herbacée
n'arrivent pas à reconstruire les sols
parce qu'ils sont pas assez performants
quand gérer l'eau et de toute façon il
en banque il fait trop chaud pas assez
d'eau donc en fait ça dépend énormément
de votre contexte pédoclimatiques grosso
modo 1 % d'humus ses 40 tonnes de
d'humus donc si j'ai une prairie qui va
produire 20 à 40 tonnes de matière sèche
par hectare et par an on peut estimer
que votre pays dans des très bonnes
conditions elle va monter à voir
remonter le taux de matière organique de
0 1 0 2 0 3 par an faudrait éplucher un
peu plus la bibliographie mais les
ordres de grandeurs ça va être ça mais
ça ça va être dans les contextes ça
marche vraiment très bien dans les
contextes méditerranéen ses champs vous
mettez de la prairie est bon en fait le
taux de matière organique ne remonte pas
tout simplement
et donc j'ai vu des friches autour de
montpellier autour de toulouse dans ces
régions
dans des sols un petit peu ces champs ou
bas après 25 ans de prairies le taux de
matière organique et peut-être et il
était peut-être remonter d'un demi point
mais pas plus et donc on peut avoir des
prairies qui sont là depuis 25 ans qui
sont encore à 2 % de matières organiques
et quand on observe le recycle tout le
long de l'année on voit bien qu à fond
une croissance au printemps à la sortie
de l'hiver quand il ya un peu d'humidité
et puis très vite ça se transforme en
paillasson et ça produit pas pendant
quasiment six mois ça repousse un petit
peu à l'automne mais ça pousse alors
déjà le truc c'est que ça pousse peu
mais en plus comme ces dessins qui sont
quand même très chaud parce qu'on est un
climat chaud bailly mais n'ira lis
beaucoup et donc ils produisent un petit
peu de biomasse mais il à perdre très
rapidement et donc on n'arrive pas à
voir un cycle positif parce qu'en fait
dès qu'on arrive dans un climat
méditerranéen trop ses champs il faut
passer sur des plantes ligneuses pour
que naturellement
naturellement le taux de matière
organique remonte c'est ce qu'on voit
dans les maquis corse par exemple vous
allez en corse j'ai fait l'an dernier
une formation en corse
je leur parlais de prairies ben saleh
faisait rire parce que la prairie peut
absolument pas se développer encore sauf
si vous mettez de l'eau voilà par contre
ces systèmes prairiaux si vous mettez
l'eau ça pousse très bien et donc encore
qu'est ce qui fonctionne après les
incendies pour reconstruire le sol basse
et le maquis donc c'est des plantes
ligneuses parce qu'elles sont mieux
capable d'aller chercher l'eau en
profondeur de survivre à la sécheresse
et de couvrir le sol par contre
effectivement dès qu'on est dans un
climat ses champs si vous remettez de
l'oci ses chances que vous avez un
potentiel de ça l'important est donc là
vous pouvez remonter très très très très
très vite le taux de matière organique
je dirais que l'ordre de grandeur si
vous n'êtes pas imaginons du côté de
montpellier il fait très chaud et que
vous irrigué énormément vos prairies
vous pouvez peut-être remonter de
quasiment un demi point le taux de
matière organique par an parce que vous
pouvez multiplier par 10 la production
de biomasse de votre de votre culture
herbacée une autre question qu'en est il
des broyats que l'on peut avoir par les
paysagistes mais qui contiennent souvent
une part non négligeable de végétaux
acide
alors les végétaux à 6 2 je crois pas
que ça existe en fait
faites bien des analyses en fait y'a pas
de problème si on regarde les justement
les publications du gesbert il faut
aller les voir il faut aller lire le jeu
seibert dans sa première phase de
travail dans les années 90 avait
travaillé uniquement avec des résineux
en fait et leur essai avait été tout à
fait concluante un marché très bien et
il n'avait pas de problème
d'acidification des sauf les c'est très
souvent ça le problème dont on parle
c'est les résineux par contre les slr a
fini par expliquer dans sa recette
finale du brf qu'il fallait pas mettre
trop de résineux pourquoi ils ont dit ça
parce qu'en fait ils ont cherché la
meilleure recette du brf et ils ont dit
que si vraiment on voulait que ça
fonctionne très très bien fallait pas
trop mettre de résineux mais ils ont
jamais dit que si on était des résineux
ça l'était le sol ça allait poser des
problèmes salé acidifier à long terme ça
allait faire des problèmes non c'est pas
vrai moi j'ai refait des essais en
utilisant uniquement du bois de palette
des aiguilles de pin et ça ne pose pas
de problème par contre si vous prenez 2
les corses de pain basse et un indice de
stabilité tellement élevé que ça va pas
se décomposer mais ça c'est un autre
problème
mais non en vérité quand on utilise des
branches broyées un bain vous utilisiez
des matières vraiment très très
spécifique mais globalement si vous avez
des mélanges de matières organiques de
tout ordre
si dans votre plateforme de compostage
vous avez des gens qui amènent beaucoup
de thuya et que votre mélange il à 50%
de thuyas et 50% de feuillus détendez
vous savez très bien se passer
le plus important c'est d'avoir des vers
de terre ils sont capables de
minéralisée tout ça il n'y a pas de
problème particulier
on te demandent également quelle surface
de gazon municipal il faut pour
récupérer 100 tonnes de tonte ou
beaucoup beaucoup dans le gazon c'est
objectivement pas un outil qui est
beaucoup beaucoup utilisé chez les
maraîchers parce que c'est difficile
d'en trouver d'aussi grosses quantités
mais par exemple je suis sur une commune
de 4000 habitants on a pas mal des
espaces verts
les employés municipaux nous amène le
gaz on leur fait faire un tas avec le
gazon oui on doit en récupère à peu près
une centaine de tonnes par an parce
qu'il ya beaucoup d espaces verts à
tondre or la surface je sais pas
peut-être qu'on pouvait faire les
calculs de tête mais oui doivent
entendre plusieurs hectares tous les ans
il nous amène tout ça merci sur un seul
fortement dégradée faut-il envisager
d'inoculer le sol en verre de terre ou
alors faut-il envisager le problème
c'est quand bien même on envisagerait ce
qu'on peut le faire
donc il n'ya pas de vendeurs d'année si
qu'aujourd'hui ça n'existe pas je dis
pas que c'est pas possible mais je ne
connais personne qui vend des indécis
qu'en quantité suffisante
on n'a jamais mis au point de techniques
qui consisterait à acheter des années si
quand bien même on en aurait et comment
on les remettrait dans le sol parce
qu'il faut bien voir qu'un âne et 6 et
un grand animal si vous le posez sur le
sol il a toutes les chances de mourir
dans les 24 heures il a besoin d'avoir
un semblant de galeries je pense par
exemple si vous vouliez inoculé votre
sol avec des années' qu'il faudrait à
minima lui procurer un habitat pour le
protéger dans les premières semaines
savoir un petit tas de compost quelque
chose comme ça parce que sinon ils
risquent de se dessécher de se faire
bouffer par les wazers de trucs un
indécis qu'il lui faut du temps pour
creuser sa galerie et s'enfoncer dans le
sol les pij est par contre c'est un peu
autre chose comme je les dis sous serre
on peut inoculé des substrats avec 2 les
piges et c'est très efficace on peut
acheter des piges et ça se développe
très très vite et ensuite les années 6h
développe tout seul honnêtement dans
quasiment toutes les parcelles à
l'exception d'une que j'ai vue dans ma
carrière
il ya toujours toujours des reliquats de
populations n'ont rien deux exceptions
que j'ai vu c'est insolent montagnards
très acide ou là il y avait aucune trace
d'activité l'ombrie sienne et on avait
en surface toutes les matières
organiques qui se décompose et donc là
je ne sais pas si on pourrait rire
inoculé parce que de toute façon il n'a
l'air de pas pouvoir développer là
dedans
l'autre problème c'est les soldes vous
avez des nappes d'eau dessalée vous avez
des nappes d'eau affleurantes là les
vers de terre ont beaucoup de mal à se
développer mais globalement si vous
n'avez pas de problème d'excès d'eau ou
des problèmes chimiques de fractions
minérale vraiment compliqué dans tous
les sols de france il reste des
reliquats de population vers de terre
est le meilleur moyen pour moi
aujourd'hui
de redévelopper les populations c'est un
maintenir l'humidité
si on en est d'abdos les faire baisser
pour augmenter la taille de l'habitat du
ver de terre dont une traînée l'essonne
tout simplement drainer les sols si on a
de l'excès d'eau si on a des problèmes
d'acidité aberrante peut-être qu'on peut
redresser les ph avec des intrants en
matière organique ou des chocolats je ne
sais pas j'ai jamais fait ce genre de
choses mais donc faire baisser les
nappes d'eau et globalement dans tous
les sols agricoles français il ya des
reliquats de population de vers de terre
la meilleure chose à faire c'est de les
nourrir de leur foute la paix et vous
allez retrouver en douze mois 18 mois 24
mois ça fonctionne à peu près partout
merci on va terminer avec deux questions
la première qui est quel est l'intérêt
des parois souterraine des bacs et
paroisse aériennes semblent suffisantes
les parois souterraine c'était juste
mécanique j'enfonce la paroisse dans le
sol donc et tient tout seul je suis pas
obligé de lui mettre des bâtons ou je
sais pas quoi
alors là on a utilisé des des feuilles
de plastique n'ont pu utiliser des
blanchons beau des planches en bois on
peut utiliser des grillages métalliques
qu'on va appliquer en forme de u fin il
ya beaucoup beaucoup de choses à faire
en fait sur ses hits ira technique là
sous ses airs je pense que l'utilisation
des épices et si on est capable de
maintenir un petit peu la température
l'hiver c'est vraiment un levier
d'avenir pour tous les systèmes où on
veut vraiment produire beaucoup avec un
très fort cycle de la baisse de la
fertilité et l'intérêt des bacs c'est
quand même de réhausser les cultures
alors notamment si on veut faire de la
fraise 20 venir aujourd'hui ça me semble
un peu aberrant de vouloir retourner
faire de la fraise au sol
épreuve les gens qui produisent de la
fraise aujourd'hui si la faune hauteur
c'est bien parce que c'est quand même
beaucoup plus ergonomique refaire de la
fraise en sol vivant au ras du sol c'est
quand même un peu compliqué on va plus
trouver faye a plus personne qui va
faire ça donc l'idée c'est de recréer
des bacs
la stratégie est simple c'est de se dire
je vais pas m'embêter à à restructurer
mon sol avec des intrants massif et m
compliqué trop la vie je recrée infosol
jeu repose infosol sur le sol dans
lequel il ya une forte activité
biologique est ce ce faux sol fait de
compost ou de différents matériaux
organiques va contenir une activité
biologique qui petit à petit va
s'enfoncer dans le sol et faire le
travail de reconstruction biologique
ce à quoi il faut réfléchir c'est quelle
est la composition chimique initiale de
mon substrat pour que ça puisse produire
très rapidement sans avoir à rajouter
des engrais compliqué à surveiller
puissant tout réussir les cultures oui
merci on va te termine du coup avec une
dernière question est ce que la fiente
de poule et le fumier des cas augmente
la baie est content pour augmenter la
matière organique presse que la fiente
de poules augmente l'activité biologique
bas probablement que un peu mais pas
beaucoup
si vous voulez vous rendre compte de
l'ordre de grandeur en fait de l'énergie
chimique contiennent les matières
organiques fait un truc très simple vous
les fait sécher vous leur mettez le feu
si ça brûle très intensément sais que
c'est très carbonées que ça contient
énormément d'énergie chimique et si ça
fume à illiers que s'appuient beaucoup
c'est que ça contient quand même pas
beaucoup d'énergie chimique donc l'acte
i donc est ce que la fiente de poules
remonte l'activité biologique bas
probablement non parce que si on voulait
remonter de 1 % le taux de matière
unique avec de la fiente de poule il
faudra remettre un certain tonnage et
vous aurez un excès d'azoté vous auriez
un excès d'azoté quand même à mon avis
assez dangereux donc non la fiente de
poule il faut plutôt la voir comme un
engrais action rapide qui est là en
secours comme le compost comme le gazon
comme l'est la certification pour
résoudre les problèmes si on a un
problème de fertilité du sol mais ça
peut aussi servir de fertilisants d'un
point parce que évidemment une tomate à
70 kilomètres carrés ou une salade ne
vont pas avoir le même besoin fertilité
et donc ça peut permettre de faire
bouger un petit peu l'intensité du site
de la fertilité pour favoriser certaines
cultures
donc ça c'est une stratégie qui ressort
un peu aujourd'hui dans les réseaux msb
c'est d'avoir une ration du sol à peu
près homogène sur l'ensemble de la ferme
et puis sur certaines cultures on va
venir quand même rajouter
un petit mouche de gaz ont un petit peu
de fientes de pub de poule quelques
centimètres de compost qui ont rajouté
un petit peu plus de fertilité parce
qu'on est sur une plante qui est un peu
plus de besoin on peut piloter comme sa
culture par culture en changeant la
nature du mult qu'on met pour nourrir
les plantes

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