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Différences entre les versions de « Introduction de méteil fourrager pour diminuer la pression adventice et sécuriser la production alimentaire - retour d'expérience (Michel Bromet - Aglae) »

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|Nom=Introduction de méteil fourrager pour diminuer la pression adventice et sécuriser la production alimentaire - retour d'expérience (Michel Bromet - Aglae)
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|Organisme=Chambre d'Agriculture Occitanie
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Version du 7 avril 2021 à 13:40

Michel Bromet Méteil.jpg
Retour d’expérience d’agriculteur, qualifié par un groupe d’expert dans le cadre du projet Aglae porté par la Chambre d’Agriculture d’Occitanie.

Logo Aglae Logo Chambre d'Agriculture Occitanie


Retour d'expérience de Michel Bromet, dans le cadre du projet Aglae. Il nous présente comment il a pu atteindre l'autonomie alimentaire de son troupeau et diminuer la pression adventice dans ses parcelles grâce au méteil fourrager.


Motivation

Nous élevons aujourd’hui 35 à 40 vaches laitières pour une production de 250 000 litres de lait par an. Nous nous sommes engagés en 2016 dans une conversion de notre système en agriculture biologique. La crise laitière a remis en question notre fonctionnement basé sur un schéma intensif de production. L’investissement récent dans un robot de traite nous a poussé à rester dans la production laitière. Cette conversion s’est accompagnée d’une reconception de notre système de production laitière avec l’ajout d’un atelier de transformation du lait en beurre et en crème destinés à la vente directe, en prévision de la diminution du rendement.


Nous avons aussi modifié l’assolement de façon à assurer l’autonomie alimentaire du troupeau en supprimant les cultures de vente, en abandonnant les cultures de ray-grass (RGI) très consommatrices en azote et en intégrant un maximum de légumineuses en pur ou en mélange (ex: luzerneméteils) afin de régénérer la potentialité des sols (structuration, maîtrise du salissement et reliquat azoté).


Ainsi, le nouvel objectif de production de 5 000 litres de lait par vache et l’atteinte d’une autonomie fourragère ont motivé le choix de développer les méteils fourragers au sein de ce nouveau système de culture. Ces méteils répondent à nos objectifs car :

  • Les rendements sont supérieurs aux graminées / trèfle en conduite bio
  • Ils permettent d’assurer l’autonomie azotée pour l’alimentation animale
  • Ils ont un effet structurant sur le sol grâce aux protéagineux
  • Ils laissent un reliquat azoté dans le sol
  • Ils sont assez étouffants pour éviter le salissement et réduire le nombre d’opérations de désherbage par rapport au système précédent.


L'exploitation

  • Localisation : Cazalrenoux (11)
  • SAU : 145 ha dont 85 ha irrigués
  • Polyculture-élevage : Prairies permanentes (46 ha), temporaires (6 ha), luzerne (47ha) , blé tendre (21ha), méteil (24ha), 35-40 vaches laitières
  • UTH : 4
  • Sol : argilo-limoneux
  • Travail du sol : non labour
  • Agriculture Biologique


Mise en pratique

Mise en place depuis 2016.

Mon système de cultures

Rotation sur 6 ans. Seules les opérations liées à la gestion des adventices et à la gestion du méteils sont présentées ici.


Michel Bromet Rotation2.jpg


Méteils fourragers enrubannés pour l’optimisation alimentaire : Ma façon de faire

Michel Bromet Semoir.jpg

Le semis

  • Matériel : semoir combiné herse rotative
  • Densité de semis :

Par rapport à une culture de graminée pure, j’augmente la densité de semis (passage de 100 kg/ha à 130 kg/ha) pour la graminée du méteil car le tallage sera moindre du fait qu’on ne rajoute pas d’azote minéral.


Composition du mélange

Les critères de choix de la composition du mélange sont de deux ordres :

  • Choix technique : mélange permettant d’obtenir une valeur alimentaire garantissant a minima 16% de MAT et 0,80 à 0,85 d’UFL.
  • Choix économique : les mélanges de méteils sont relativement coûteux en bio et leur coût est fortement lié à la proportion de protéagineux et de légumineuses présents dans le mélange. Le compromis technico-économique trouvé sur le système est de réaliser un méteil comprenant 50kg de protéagineux/légumineuses et 130kg de céréales.

Au niveau variétal, on a choisi la vesce « José » car elle est très adaptée au contexte pédoclimatique local. On a préféré le pois fourrager au pois protéagineux car celui-ci est plus précoce, plus compétitif en mélange et moins sensible à la verse. Ce dernier point est important sachant que des 3 espèces du mélange, la vesce a un développement végétatif hivernal plus fort qui peut conduire à des problèmes de verse. On travaille alors avec une densité de semis de l’ordre de 30 à 40 kg/ha maximum.



L'avis du comité d'experts

Evaluation selon la grille d'analyse ESR.

Reconception

La protection intégrée nécessite une combinaison de l’ensemble des moyens disponibles qui obligent à une reconception des systèmes pour les rendre moins dépendants des produits phytopharmaceutiques. Cela passe ainsi par une approche privilégiant la prévention et la prophylaxie pour placer les cultures dans les meilleures conditions tout en défavorisant les bio-agresseurs.


Evaluation selon la grille d'analyse ESR : Reconception


Annexes et liens


Matériel évoqué dans ce retour d'expérience

Cultures évoquées

Bioagresseurs évoqués dans ce retour d'expérience

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