Différences entre versions de « Application des principes de la biodynamie et du biocontrôle dans une approche globale de protection du verger - retour d'expérience (Patrice Saussac) »

De Triple Performance
m
m
Balise : Éditeur de source 2017
Ligne 17 : Ligne 17 :
 
| A une production 3 = Pomme de terre; 1  
 
| A une production 3 = Pomme de terre; 1  
 
| A une production 4 = Courge; 0,5
 
| A une production 4 = Courge; 0,5
| A un cahier des charges = Biodynamie  
+
| Cahier des charges = Agriculture Biologique@ Biodynamie
| A une caractéristique 1 = Système irrigué  
+
| A une caractéristique 2 = Système irrigué  
 
| A une SAU = 7 ha
 
| A une SAU = 7 ha
 
| A un UTH =  
 
| A un UTH =  

Version du 6 mai 2021 à 17:27

Icone categorie Retours d'expérience.png Retour d'expérience - Patrice Saussac - Icone categorie objectif.png Biocontrôle
Au Soleil d'Ardèche



Présentation de l'exploitation

La ferme Au Soleil d'Ardèche, en bref

Au Soleil d'Ardèche est une ferme familiale du sud Ardèche spécialisée en arboriculture et cultures légumières de plein champ, en agriculture biologique depuis plus de 20 ans.


Les objectifs de la ferme


Contexte pédoclimatique


Irrigation

Parcours

Les pratiques mises en place

Les motivations

Pas du tout la baisse des IFT. C’est pas le fait d’avoir moins d’IFT qui motive la mise en place de produits de biocontrôle. Mais plus le fait d’avoir moins d’impact sur l’environnement et sur la santé humaine (l'applicateur ou le consommateur). Avant ça : ils étaient en Comité pour la valorisation de la production intégrée (COVAPI), pareil que filière qualité Carrefour (ils ont repris le cahier des charges). Il y a toujours eu utilisation raisonnée des produits et des tests de biocontrôle et une recherche de produire de façon intégrée. On a régulièrement intégré des systèmes dits de biocontrôle dans l’approche de lutte intégrée de la ferme. Les pratiques sont testées avec son voisin arbo, mais ils partagent les résultats, échangent avec d’autres notamment en Drôme, il y a les recherches des instituts techniques et les fournisseurs qui font des fiches produits avec des résultats de recherche.

Produits de biocontrôle

Patrice utilise des produits de biocontrôle depuis près de 20 ans, il a fait partie des premiers à utiliser la confusion sexuelle sur carpocapse, toutes les mineuses des fruits sur pommes, tordeuse orientale sur pêches, sur son territoire : il a fait les premiers tests.

Produits utilisés :

  • soufre : sur pêche essentiellement et sur pomme
  • confusion sexuelle
  • carpovirusine et Bt : sur pêches et pommes
  • nématodes : sur carpocapse nématodes (capyrev) intégrés il y a 4 ou 5 ans : c’est une technique qui permet de diminuer encore le stock de ravageurs / maladies quand il y en a.
  • substances de base


Pour la confusion, on la pose juste après les fleurs.

On travaille avec un modèle repro pour faire des simulations donc dès qu’on commence à avoir le début du stade larvaires, on attaque les traitements carpovirusine ou Bt (on alterne un peu). D’ici 15 jours on va être en début de ponte, donc on attaque les traitements là jusqu’à à peu près mi juillet : là c’est la fin des stades larvaires. Après ça reprend début août, pendant à peu près 15 jours où là dessus on repart en traitement là dessus. Passage tous les 10 jours à peu près, 6 traitements carpovirusine et 2 traitements Bt

A l’automne, on applique les nématodes.

Pourquoi on fait ça ? Si on ne cumule pas les systèmes de lutte, on a des piqûres de carpocapse sur les fruits. Plus on  cumule des systèmes de lutte, plus on est efficace et moins il y aura d’entrées dans le système de lutte. Plus on combine, plus on a d’effets positifs des produits de biocontrôle. En utilisant juste de la carpovirusine, selon les conditions climatiques (s’il souffle, s’il pleut, si trop de soleil, …), des fois on n’arrive pas à passer au bon moment, et si on a un petit trou dans la raquette, il y a la confusion qui peut jouer un rôle facilitateur derrière.

Substances de base :

  • prêle
  • ortie
  • en association avec du cuivre pour renforcer l’action du cuivre pour lutter contre les champignons (plutôt tavelure)
  • diminuer la dose/fraction de cuivre métal (déjà diminuée pace qu’en biodynamie limite à 400 g de Cu métal par application, lui est à 300g).
  • Gros inconvénient : préparation des décoctions et tisanes au bon moment, selon le calendrier, il faut préparer au bon moment, pas trop à l’avance, à prévoir dans le timing…

Depuis 2 ans : il a investi dans une station connectée, pour gérer la tavelure et le carpocapse. Ils ont eu une grosse pression de tavelure il y a 3 ans de ça, les produits de biocontrôle n’ont pas permis de gérer ça. Depuis, avec la station, ils arrivent à mieux gérer les pressions de maladies.


Un autre produit utilisé (pas en biocontrôle mais il comprend pas pourquoi), c’est la bouillie sulfocalcique (soufre mélangé à de la chaux).

Là dessus on arrive mieux à piloter grâce au modèle les pressions parasitaires. C’est plutôt positif pour ça. Ils suivent le modèle, mais cela ne remplacent pas les observations du terrain : si d’autres données sont problématiques, ils vont réagir en fonction de ce qu’ils observent également. C’est positif pour ça. Comparé à des produits de contact en conventionnel, on voit pas trop de différences sur les avantages. Cette sonde mesure l’humectation du feuillage, la température, cela donne des informations sur la pression des ravageurs.   Meteus, ringo

Sonde positionnée dans un secteur plutôt humide en mauvaises conditions pour être sûrs que si elle prévient on est dans les bonnes conditions. 3 000€ + 250€/an pour la partie “logiciel”. → facilite la gestion, investissement utile, plus simple avec. Cela permet d’économiser des traitements, c’est sûr, un produit de contact est donné à 8 jours d’action et là, la sonde a permis de passer à 5 jours. Sans ça, on aurait continué à en passer tous les 8 jours, entre temps on aurait eu de la tavelure à nouveau mais grâce à ce système là on a limité la tavelure tout de suite.

→ gain de temps, gain de prise de tête, appui technique important

soufre associé à l’achillée millefeuille pour diminuer sa dose.

Choix des produits

Le choix des produits : on aurait pu utiliser des produits un peu plus efficaces que la carpovirusine, par exemple le Success,mais l’inconvénient c’est qu’il détruit une partie des guêpes prédatrices du puceron. Le choix des produits est donc dirigé par le souhait d’avoir un moindre impact sur les auxiliaires afin de préserver la biodiversité et bénéficier de ses services.

Quand il y a quelque chose qui permet d’améliorer le système, la technique est intégrée, celles qui marchent moins bien sont retirées. Pour le moment tout ce qui a été mis en place a été utile au système donc a été conservé.

Préparations biodynamiques

Sonde connectée


Couverts végétaux

  • cette année : passage sur le rang pour enlever la strate herbacée sous le rang des pommiers (cela faisait 15 ans qu’il n’y avait pas touché), il commençait à y avoir une strate herbacée persistante et puis un modèle un peu forestier (ronces, arbustes…).
  • Laisser toujours une bande enherbée si on détruit des espaces pour qu’il y ait une strate herbacée pour offrir un abri aux auxiliaires.
  • Enherbement spontané sur les vergers en place
  • Sur les nouveaux vergers : petit engrais vert semé + broyage des bois de taille
    • vesce, avoine, pois
    • limiter les consommations d'énergie fossile : juste coucher l’herbe au rouleau mais pas la broyer pour créer un mulch d’herbe sèche et limiter le passage du broyeur très énergivore. Le rouleau demande juste un effort de traction.
    • Choix des espèces : collègue en VL, troc pêches et pommes avec son méteil.
    • Assez de vesce pour apporter de l’N au système
    • Intérêt de mettre des engrais verts : destruction pour éléments fertilisant et base azotée et de la structure au sol. Cette année ils vont essayer de le coucher pour voir si effet positif ou pas. Couchage après fleurs : sur une partie des tests il y a du trèfle, du sainfoin, des graminées… Là dessus ils attendent que la majorité des espèces fleurissent avant de coucher : permettre d’alimenter les pollinisateurs (bourdons, abeilles sauvages, syrphes, …).

Quels investissements ?

Il n’a pas trop de référence par rapport au coût des produits conventionnels. C’est plus cher que les produits conventionnels. C’est plus long à poser, pour la confusion que si on faisait des traitements basiques. Pour la partie virus on traite le soir pour limiter la photosensibilité.

Les avantages

Environnement, santé de l’applicateur, pas de résidus derrière.

Les points de vigilance

Conseils

Ça demande un peu plus de suivi. Et donc après c’est est-ce que il y a le tps pour faire le suivi supplémentaire nécessaire lors de l’utilisation des produits de biocontrôle. On peut très facilement substituer des produits de synthèse avec du soufre. Cette substitution de produits n’est vraiment pas compliquée à mettre en place.  


Pour aller plus loin...

Annexes et liens

  • Article rédigé suite à un entretien réalisé avec Patrice Saussac le 05/05/2021.



Leviers évoqués dans ce système

Matériel évoqué dans ce retour d'expérience

Cultures évoquées


Bioagresseurs évoqués dans ce retour d'expérience

Auxiliaires concernés par ce retour d'expérience

Accidents climatiques évoqués