Alternatives pour déplafonner la fourniture azotée du sol

De Triple Performance
Révision datée du 29 juin 2022 à 10:04 par 127.0.0.1 (discussion) (The LinkTitles extension automatically added links to existing pages (https://github.com/bovender/LinkTitles).)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à :navigation, rechercher


Etant en zone vulnérable, Damien Vinot cherche des alternatives pour déplafonner les teneurs en azote de son sol.


Mes motivations

Etant en zone vulnérable, et donc limité pour les apports en azote minéral, je cherchais des alternatives pour déplafonner ce facteur limitant. C’est comme cela que j’ai commencé à m’intéresser aux biostimulants.


L'exploitation

  • Localisation : Pays Haut-Lorrain (54)
  • SAU : 200 ha
  • Grandes cultures : Colza, blé, triticale, orge de printemps et orge d’hiver.
  • UTH : 1
  • Sol : Superficiels Haut-Lorrain
  • En zone vulnérable


Étapes de mise en place

J’ai découvert sur Internet les solutions de la société Gaïago. J’ai d’abord utilisé un produit comme enrobage de semences, puis des activateurs de sol (NUTRIGEO®) et des stimulants foliaires. Au début j’étais méfiant vis-à-vis de l’efficacité et du mode d’action.


Résultats

Finalement c’est le rendement et la qualité qui ont parlé. Aujourd’hui j’ai généralisé l’utilisation de ces solutions.

J’ai réduit de 24 % mes charges opérationnelles, principalement en produits phytosanitaires mais également en carburant. En tout, je consomme 50 L de fuel par hectare et par an. En parallèle, j’ai accru mes rendements en blé en moyenne d’un peu plus de 10 q/ha à 80 q/ha avec un point de protéine supplémentaire et un poids spécifique supérieur à 80 kg/hl.


Investissements

Entre 40 et 150 €/ha selon les types de sols et les cultures, le retour sur investissement est assez rapide avec l’économie de travail du sol et des intrants.


Avantages et limites

J'ai réduit mes programmes phytosanitaires qui reposent aujourd’hui essentiellement sur un désherbage de prélevée et un fongicide sur céréales repoussé au maximum au stade début d’épiaison.

Même la herse étrille achetée il y a deux ans est régulièrement laissée au hangar. Je souhaite malgré tout pouvoir conserver les produits phytosanitaires que je considère comme une trousse de secours nécessaire.


Mes conseils

Aujourd’hui j’ai changé l’objet des mes attentions. Quand il y a un problème sur les cultures en surface, je pense d’abord à ce qui ne va pas dans le sol. Il ne suffit pas de regarder les teneurs en minéraux pour piloter la fertilisation. Il faut comprendre qu’il peut y avoir des blocages et pourquoi c’est bloqué.

Avec des amendements ciblés au cas par cas comme pour moi le soufre élément, ou la magnésie, je sais que je peux agir en complément des biostimulants sur la physique, la chimie, la biologie et l’hydrologie du sol. Le sol gagne alors en porosité avec plus de capacité à retenir l’eau et à la restituer aux plantes. Les éléments minéraux qui étaient soumis à des phénomènes de blocage sont débloqués, on favorise les solidarités du sol par les mycorhizes... Cela n’a rien de magique. C’est juste donner un coup de pouce pour que l’extraordinaire potentiel de la nature puisse s’exprimer.


Mes perspectives

En améliorant la porosité du sol, les adventices comme les vulpins résistants ou les chardons, perdent leur avantage compétitif sur les cultures. Les perspectives sont intéressantes dans ce domaine qui reste le parent-pauvre du biocontrôle.


Sources


Annexes


Matériels évoqués dans ce retour d'expérience

Cultures évoquées


Partager sur :