Agriculture de conservation en Haute-Marne, par Antonio Pereira & son groupe de travail

De Triple Performance
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Vidéo - Ver de Terre production (4 sept. 2020) - Antonio Pereira - Durée : 31 minutes

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Aujourd'hui, on vous propose une des interventions données lors de nos Rencontres Internationales de l'Agriculture du Vivant avec un groupe de travail engagé par Antonio Pereira en Haute-Marne! Il s'agit ici d'un retour d'expériences sur la thématique suivante : comment produire plus durablement en assurant la rentabilité des systèmes ?


Annexes

Transcriptions

je vais je vais commencer par prendre la

parole antonio pereira
je suis pas brésiliens on aurait pu le
croire en tenir on peut le croire je ne
suis pas non plus le fils de luneau
pereira je suis simplement conseiller à
la chambre d'agriculture de haute marne
et je vais donc avec l'aide de quelques
agriculteurs vous faire un retour
d'expérience de ce qu'il se pratique sur

Afficher la suite

notre département nous sommes de la

haute marne reims n'est pas maintenant
c'est dans la marne un petit message
aussi pour alain après mon intervention
malheureusement beaucoup d'entre vous
seront déçus puisqu'il n'y aura pas de
livres à distribuer nous sommes
simplement au début de l'histoire
nous sommes simplement en train d'écrire
le livre moi je vais vous en présenter
la préface et les électeurs qui sont
derrière moi vous présenteront les
quelques premières lignes du premier
chapitre
tout d'abord pour préciser un peu les
choses
on vient de voir deux exposés très
intéressant on vient de voir deux
exposés très intéressant de pays encore
plus intéressant faudrait quelqu'un pour
nous mettre à l'écran la présentation si
vous en avez eu le même problème que
tout à l'heure c'est un problème
international
oui ça ne concerne pas que la
haute-marne et les chambres
d'agriculture ou les maths les mm
or le son sont les images ça va être un
peu compliqué sa partie
merci merci donc en haute marne un
département de polyculture élevage au
niveau des surfaces
vous avez sur ce premier sur ce premier
graphique la répartition des cultures
sur l'année 2016 puisque en deux les
chiffres officiellement connue même si
on est en deux et début 2019 on a les
chiffres officiels sur l'année 2016
voyez très bien que sur ce graphique la
diversité de cultures elle est quand
même très limité
il ya 48 % des cultures qui sont
occupées par des cultures d'hiver colza
blé orge d'hiver
il ya 40% de la surface qui est occupé
par des prairies prairies permanentes
prairies temporaires
encore un peu quelques quelques hectares
de jachères et il ya seulement 12 % de
la surface qui occupé par des cultures
de printemps et j'attire votre attention
sur une culture la surface ici en
protéagineux 3 173 hectares en 2016
quand l'année précédente on en comptait
sept mille c'est une culture qui a
pratiquement disparu du paysage
donc quand on parle d'agriculture de
conservation des sols quand on parle de
diversité de cultures c'est des choses
qui sont pas forcément simple à mettre
en oeuvre sur tout le territoire
on a des zones avec des contraintes bien
particulière le genre développe je
développe récents dans quelques instants
quelques généralités encore sur le
département
280 mille habitants c'est autant
d'habitants que la ville de reims c'est
certainement pour ça que vous avez mal
localisée notre département une densité
d'habitants de 29 ans habitant km² donc
l'air est pur ans le tarn au niveau du
nombre d'exploitations 1600
exploitations dont 60% sous forme
sociétaire 187 hectares en moyenne par
exploitation on est loin des surfaces
agricoles du brésil une certaine
dépendance au soutien agricole public le
plus que la haute marne en moyenne
un agriculteur haut-marnais émarge à
hauteur de pratiquement 50 mille euros
dead de soutien à l'agriculture un
département qui comme dans beaucoup
d'autres régions se voit la surface en
agriculture biologique se développer là
encore les données 2016 à des
agriculteurs tout à l'heure pour a
développé ce sujet pratiquement neuf
mille deux cents hectares en bio dont
plus de 3000 en conversion ça
représentait en 2016 3% de l'esa eu la
haute marne il ya également encore
quelques animaux qu'on élève
pratiquement quarante mille vaches et
caire trente quatre mille vaches
allaitantes et le 36 milles au vin on
encore pas eu le temps de compter tous
les vers de terre
on s'y attache technique fonctionne
voilà l'image
la majorité de nos sols sur le
département je ne vous mentirai pas de
photo de profil avec trois mètres de
terre d'où les sols profonds c'est 35 à
40 cm de terre donc les vers de terre
dans nos seules fins 8 l'aller retour
entre la roche mère et la surface du sol
vous avez également sous les images le
potentiel de production pour les
cultures majoritaire que sont le blé ou
le colza sur le premier groupe de
potentialités qui est le groupe où on a
le moins de terre grosso modo une
quinzaine de centimètres de terre
comprenez aussi que dans notre
département le lavaur agronomique ne
fonctionne pas puisque quand on a pas
non plus de 20 cm de terre on enfouit
pas suffisamment les graines pour éviter
leur germination le potentiel dans ce
groupe de sol
ses 45 quintaux de blé et c'est entre 22
et 25 ans tout comme ça
quelques données rapide économique vous
avez là un extrait des comptes
prévisionnels et pourquoi
la campagne 2018 la moyenne des revenus
pour un agriculteur au marne et ses 160
euros de l'hectare une moyenne c'est
très agréable à mettre dans un tableau à
présenter mais ça cache une très grande
disparité le dernier quart t-il le
revenu est de 55 euros par hectare il
est pour la première fois positif depuis
trois récoltes
le premier kart il dégage un revenu de
310 euros
l'impact rendement ou l'impact prix si
on pour une variation de 10 % de
rendement ou de 10 euros la tonne un
pacte le revenu à hauteur d'une
quarantaine d'euros l'hectare
une de mes fonctions à la chambre
d'agriculture de haute marne c'est
d'animer de suivre des groupes
d'agriculteurs qu'on appelle dans notre
jargon local des groupes innovant qui
s'intéressent à l'agriculture de
conservation des sols
je suis nue devant vous aujourd'hui avec
un tout petit échantillon d'agriculteurs
qui fait que faisant partie de ces de
ces deux groupes l'un des groupes d'une
quinzaine d'agriculteurs à chaque fois
qu'ils exploitent qui cultive une
surface de 3300 à 3600 hectares vous
avez là à l'écran quelques exemples
d'outils qu'on a t'elle derrière nos
chevaux ne leur fait pas défaut
mécanique c'est pas des chevaux
biologique c'est des shows mécaniques
ça c'est pas pardon ça c'est pas une
photoshopée de matériel du brésil céder
quelques machines qu'on voit sur les
départements c'est aussi l'expression le
résultat d'un travail collectif de
regroupements d'agriculteurs qui se sont
interrogés sur l'optimisation des
charges de mécanisation
vous avez là l'expression du partage de
matériel d'un investissement commun dans
une machine bien particulière pour
terminer la conclusion de cette préface
les choses on considère comme acquises à
l'intérieur de ces groupes
c'est le semis direct de couverts
couvert multi-espèces bien sûr c'est le
semis direct de colza soucier que
s'associer avec des plantes gélives
comme ça a été évoqué ce matin que les a
associés avec des légumineuses pérenne
que l'on associé avec à la fois des
plantes compagnes gélives et des légumes
une spirale ça sera aussi développée par
un mais des agriculteurs tout à l'heure
on regarde également un nouveau rôle que
pourrait jouer l'agriculture envers le
reste de la société au travers de la
fourniture d'énergie
un transfert d'énergie auchan à
l'énergie urbaine
je suis entend par là l'activité de
méthanisation chose que je développe
développer également un peu plus tard
et malheureusement alors ça va peut-être
cassé un peu l'ambiance
mais l'agriculture de conservation des
sols rencontre encore aujourd'hui de
trop nombreux freins j'en citerai
quelques-uns est le plus important à nos
yeux c'est le frein réglementaire
vous savez qu'en france je sais pas
comment ça se passe au brésil où mme ou
aux états unis ou en tunisie
la réglementation a quand même un pur
très conséquent la réglementation si on
revient au domaine purement agricole si
on revient plus précisément aux domaines
agriculture de conservation des sols la
réglementation ne serait ce que sur la
fertilisation azotée nous contraint
quelque peu je vais prendre un exemple
pour illustrer mon propos
un polyculteur éleveurs qui souhaitent
se lancer dans l'agriculture de
conservation des sols a obligation d'en
fuir ces effluents d'élevage dans les 24
heures qui suivent l'épandage
on sait très bien nous le savons tous
quand on parle d'agriculture de
conservation des sols
il est souvent fait allusion
un des premiers piliers de la lecture
conservation des sols c'est la
limitation du travail du sol
deuxième exemple toujours sur la
fertilisation azotée canton nous on nous
dit que le deuxième pilier de
l'agriculture conservation des sols
c'est de développer des biomasses
importante de développer des couverts
végétaux important on ne fait pas
pousser une plante sans azote
aujourd'hui la réglementation ne nous
autorise pas fertiliser de façon
minérales les couverts végétaux et bien
sûr vous le savez tous la réglementation
phytosanitaire
je n'aurai pas le temps de développer ce
sujet là même si ça fait la une
pratiquement quotidiennes sur les
émissions et compris à france inter
deuxième point qui nous gêne dans le
développement des risques de
conservation des sols c'est les
campagnols les campagnols y en a pas
qu'à la campagne par hape à paris ils
sont un peu plus gros mais ce sont des
petites bêtes qui peuvent nous obliger à
avoir recours à du travail du sol
enfin les limaces les limaces encore des
animaux de la biodiversité des sols qui
peuvent aussi nous limiter dans la
réussite découvert dans la réussite des
colzas maintenant je vais laisser la
parole aux premiers agriculteurs un
jeune agriculteur qui va nous présenter
les premières lignes du premier chapitre
gheit en bouche au mercy est un héros
[Applaudissements]
alors bonjour à tous donc on va essayer
de commencer tout ça ça va pas être
facile
alors je me suis installé en 2013 sur
l'exploitation familiale une
exploitation 280 hectares ce qui n'est
pas négligeable
donc quand je me suis installé
évidemment j'avais fait un prévisionnel
sur 2011 et 2012 et ma première récolte
c'était 2013 ouais voilà c'est tout je
suis pas là pour pleurer non plus avec
donc comme je vous existe une
exploitation familiale où il y avait
encore les trois générations présente
mon grand père mon père et moi même donc
au vu de ce que faisait mon père pour
moi il était impossible de continuer à
presque 600 euros de charges
opérationnelles à l'hectare et 380 euros
de charges de mécanisation
mais ce n'est pas uniquement ça qui m'a
fait changer de méthode et vous montrer
ce que je vais vous expliquer un petit
historique de ce qui se passait avant
donc il ya eu 30 ans de labour 10 ans
tcs à 20 cm et en parallèle 20 ans de
paille brûlés et les 20 autres années la
paille exporter et la rotation colza blé
orge
bon on fait avec
je jette pas la pierre à mon papa à
l'époque le sol n'était pas au centre de
la préoccupation surtout qui te
regardent sur youtube à 7h 6h en plus
mais surtout je remercie parce que pour
revenir sur le climat environnementale
familiale il m'accompagne et y mettre
dans cette démarche
et ça c'est vraiment important parce que
le premier frein à cette méthode
c'est l'agriculteur lui-même alors ce
qui m'a poussé à aller dans cette
démarche là
c'est surtout la chute des rendements
sur l'exploitation il ya certaines
parcelles une tonne de blé hectares en
moins vous avez vu la moyenne des
rendements
il reste pas grand chose et après
analyse des sols il a fallu que je fasse
un point 1 % de matériaux moins d'un
pour cent de matières organiques dans
certaines parcelles
là je me suis dit fort était de nourrir
les plantes il faut vraiment nourrir le
sol
donc c'est en 2010 j'étais déjà salage
sur l'exploitation qu'on a commencé par
des gros couvert et c'est là qu'est
venue qui met que m'est venue l'envi
devoir vivre mais seule la première des
choses qu'on a essayé c'était les colzas
associés donc avec de la luzerne avec de
la féverole j'étais en tcs léger et là
j'ai compris qu'il fallait que j'aille
plus loin que je pouvais pas mixer les
deux combinés les deux méthodes
il fallait vraiment que je m'engage dans
une méthode et que j'y aille jusqu'au
bout
aujourd'hui l'exploitation elle
représente 380 hectares tout est en
semis direct sous couvert gélif est
permanent
l'ensemble de l'exploitation les
permanents c'est lautier trèfle blanc
d'un trèfle violet sont tous me demander
par la rotation car j'en ai pas de fixe
j'adapte vraiment d'année en année due à
un gros problème qu'on a par chez nous
ce sont les bulles pas résistant à tous
il ya une méthode quand même une culture
d'automne de cultures de printemps
on nettoie quand même pas mal donc les
cultures sur l'exploitation colza maïs
tournesol blé orge d'hiver orge de
printemps soja je vous présente un
exemple de quelque chose qui fonctionne
aujourd'hui que plusieurs agriculteurs
pratiquent donc derrière les orges de
printemps
j'ai tendance à semer les colzas ce
qu'on appelle chez nous laisse mais
aucune la moissonneuse batteuse cette
première outs et 1er août
c'est le 20 juillet selva juillet colza
associés donc le détail du smi trois
kilos de colza trois lignées différentes
un kilo de choc l'association 5 kg de
lentilles 3 kg de sarrazin 2 kg de
trèfle blanc d'un hacker l'autre trèfle
violet un kilo de lautier 1 kg de linge
05 de tournesol les 60 kg de féverole
chapeau pourri traductrice
évidemment à l'automne là-dessus aucun
anti dit cote et aucun insecticide
d'automne vous allez me demander
pourquoi avoir se met aussitôt il vous
reste cinq minutes à peine
sur l'ensemble on n'est pas content ah
bon alors le smig bonheur oui est jeune
et il est vivant c'est ça alors le semi
de bonheur permet d'un bon développement
du pivot pour le rendement mais aussi
d'avoir un gros pied pour résister aux
charges rançon de septembre et puis
sinon d'autres choses mises en place
comme le pâturage des brebis et puis
plein de choses plein de choses plein de
choses mais je voulais juste faire un
petit point vite fait il ya une chose
qui est importante c'est le climat
social qu'on rencontre dans cette
méthode là entre les agriculteurs les
techniciens les chercheurs c'est
vraiment basé sur l'esl échanges le
partage et les retours d'expérience et
là c'est l'agriculture de conservation
je pense que c'est l'avenir du sol mais
aussi l'avenir des agriculteurs est ce
que l'on connaît un bel exemple
merci y ait un alors damien jeune
agriculteur également dans l'agricole
conservation des sols tu as un zéro
minute
bonjour à tous donc on va faire succinct
donc je suis installé en société avec
mon frère plus un salarié en
polyculture-élevage l'exploitation a
toujours eu de l'éloge dans que 385
hectares deux tiers des sols sont ce
qu'on vous a présenté tout à l'heure
c'est à dire des sols très très
superficiel et il ya un tout petit peu
de vale quelques aliments
ça fait cinq années quand on est on suit
direct avec une bonne partie ont couvert
permanent qui sont de la luzerne
principalement mais aussi trèfle violet
trèfle blanc n'a est un petit peu de
lautier dans certaines parcelles
extrêmement extrêmement superficielle
les cultures sur l'exploitation samba
blé orge colza classique il ya du maïs
ensilage pour les animaux ou grains
suivant les années il ya tout petit peu
de soja dans les vallées mais il ya
aussi du métal qui sert pour les animaux
ou pour nourrir le sol c'est en fonction
des besoins
alors moi j'ai hérité d'un seul un peu
plus riche que mes collègues puisque mon
père n'a jamais brûlé paillé l'a
toujours mais beaucoup de fumier donc je
suis à 8 % de matière organique malgré
le labour en démarrant en démarrant le
semis direct
ça s'explique par des sols extrêmement
superficielle donc les couverts
permanents sont implantés grâce aux
calls associés donc je vais pas revenir
on a parlé assez d'écoles d'associer le
but découvert permanent c'est
principalement
de pouvoir nourrir les animaux au cas où
il ya une mauvaise récolte de fourrage
c'est un petit peu un joker pour pour
l'élevage dans le cas où il n'y a pas
besoin de se nourrir le sol et dans le
cas extrême comme cette année une
sécheresse extrême
il y avait aucune production de biomasse
puisque il n'y a pas eu du tout d'autres
juillet août septembre et les couverts
permanents n'ont pas fait biomasse mais
ont séché et j'ai fait une récolte de
graines
j'ai récolté 2 tonnes et quelques de
trèfle 1 et 2 tonnes 8 de luzerne
voilà après autour des calls associés il
y avait un apiculteur amateur je
récoltais il a récolté 130 kg de miel
c'est pas désagréable sur les tartines
voilà la priorité d'exploitation sol
extrêmement superficielle donc minimiser
les charges donc le matériel en bon on a
beau et en semis direct c'est un
toujours un sport classic
conventionnelle on l'a bricolé un petit
peu mais pas d'investissement
et le en cas de problème c'est les gens
de la cumo qui viennent me donner un
coup de main ou j'emprunte le matériel
voilà donc plus économique possible donc
charge de opérationnelle aux environs de
200 euros et tard donc réduction de
phyto au maximum et voilà donc le
dernier levier sur l'exploitation en
train de se mettre en place c'est une
unité de méthanisation qui en
construction donc le but assez en cas de
soucis de désherbage c'est la faucheuse
qui va vb désherber on va pas s'énerver
de la chimie la chimie ans l'utilisent
mais modérément et quand on voit que
c'est pas possible on s'énerve pas c'est
la faucheuse et c'est le méthaniseur qui
va valoriser ça l'objectif aussi c'est
d'utiliser tous les fumiers de l'élevage
est à peu près 4000 tonnes de fumier 2
qui sort 4 à 5000 tonnes de fumier sur
de l'élevage et lutter de méthanisation
elle est couplée à un process des
vapeurs concentration qui va me produire
un digestat solide
enfin qui te correspond à un compost
voilà
et puis une unité d'une solution azotée
à 15 unités d'azoté 15 unités de soufre
et le but de m&a c'est de sécuriser le
revenu en situation difficile voilà
quelques chiffres économiques donc 220
euros 2 hectares de charges
proportionnelles mécanisation autour des
200 euros et 1 ne b e au dessus de la
moyenne puisque on arrive à sa centrale
510 euros en comprimant maximum les
charges
voilà merci damien vous avez
vous vous rendez bien compte que les les
militantes menthe sont très longues et
donc je passe la parole un aux derniers
agriculteurs alexandre normand
bonjour à tous donc moi alexander moi je
suis agriculteur adam soir sur 180
hectares en pratique l'agriculture de
conservation depuis dix ans et on passe
une étape là donc j'ai passé les 180 ha
en bio dans l'objectif de continuer
agriculture et observations ce qui m'a
amené c'est que j'avais plus de besoins
en termes de chi minh ville c'est la
transe et l azote et donc du coup je
pars en bio pour pour la totalité de la
surface
cependant pour moi c'était inconcevable
qu avec la valorisation de la filière en
bio donc il ya dix ans j'avais monté
avec trois collègues un magasin de vente
directe de viande et au jour
d'aujourd'hui je fais la même chose avec
des collègues céréaliers où on monte une
unité de triage qui s'appelle biotope de
triage séchage collecte conditionnement
décorticage et stockage de graines bio
donc c'est une unité qui va permettre
d'aller un peu plus loin sur la grille
culte conservation en bio c'est à dire
que pour valoriser tous les mélanges en
alimentation humaine
c'est une unité qui nous permettra de
séparer quatre produits en alimentation
humaine et qui vont nous amener à créer
des vraies valeurs ajoutées au jour
d'aujourd'hui on a beaucoup de cultures
impossible tels que le chiot le quinoa
des choses comme ça où on est obligé de
les trier de les valoriser jusqu'au bout
sans une unité comme ça on peut pas le
faire on a fait le choix de le faire en
collectif avec quatre agriculteurs
l'objectif il est d'aller du champ à
l'assiette en minimisant le plus
possible d'intermédiaire et en laissant
le plus possible de valeur ajouté
chez les agriculteurs donc l'unité elle
est faite pour nous mais également elle
est faite pour accueillir d'autres
agriculteurs qui veulent aller en bio
pour des mélanges et pour valoriser en
alimentation humaine le plus possible de
produits moi je fais court parce que
merci alexandre exceptionnel
je vais terminer par prendre la parole
du dernier agriculteurs puisque vous
avez vu que les trois mousquetaires ici
présent normalement il y avait un
quatrième mais il a eu un empêchement de
dernière minute
ce dernier agriculteur c'est thierry là
est le membre de la fda et sa griffe il
membres du gie 2e la pav également trois
objectifs à cette pas ce collectif le
premier c'est de comprimés au maximum
les charges de mécanisation parce que
vous avez pu comprendre au cours de
notre présentation nous ne sommes pas
sur des secteurs à haut potentiel
les 100 quintaux chez nous ça se fait
sur deux hectares où deux hectares et
demi donc il faut qu on comprime les
charges maximum charges opérationnelles
ont à peu près et fait le tour du sujet
il nous reste le gros dos sillage des
charges de mécanisation donc thierry
lahaye s'est regroupée avec deux autres
exploitations
ils ont vendu les trois moissonneuses
ils ont racheté 2 10 mutualiser au
maximum le matériel
c'est également la première unité de
méthanisation injection directe sur le
département
quand je vous parlais tout à l'heure de
capter l'énergie aux champs pour la
ramener en ville c'est à eux que je
faisais allusion
la méthanisation le système de
méthanisation même si peut être
aujourd'hui décrié pas autant que l'ifo
that mais de plus en plus quand même par
le reste de la société permet à
l'exploitation de réduire fortement les
ist puisque d'une rotation classique
colza blé orge d'hiver à une rotation
typé méthanisation c'est à dire en
introduisant un seigle qui est semée
très tôt fin août puis en faisant suivre
ce seigle d'un maïs grain ou d'un sous
genre ou d'un sorgho suivant le
potentiel des sols pardon
derrière on remet une deuxième cultures
d'été suivant là aussi le potentiel des
sols donc vous comprenez bien que c'est
dans les sols les plus profonds ici l
exemple un saut gens ont fait sur un
hors jeu d'hiver la boucle est bouclée
et que de milliers en herbicides en ufc
herbicides de 57%
aujourd'hui ces exploitations là se pose
aussi la question de développer une
partie de leurs surfaces en agriculture
biologique puisque pour que le du bio
soit productif il faut qu'on puisse
apporter de la zot également sur ses
cultures là sur ce système là et
aujourd'hui la zot en bio si elle n'est
pas produite par les animaux elle est
très cher à acheter sur le marché
voilà pour ne pas prendre trop de retard
et ne pas vous emmener jusqu'à la nuit
je vais concluant de mon intervention
remercier les agriculteurs et un dernier
message parce que quand on vient à paris
on n'y vient pas souvent en général
c'est la semaine du salon et on profite
toujours de notre présence à paris pour
quelque part interpellé
j'interpelle aujourd'hui et les
personnes qui ont une certaine action
dans certaines instances décisionnaires
il est plus que temps aujourd'hui de
réfléchir de redéfinir et de soutenir
une nouvelle politique une nouvelle pac
une nouvelle politique ambitieuse du
carbone je vous remercie rester là
restera
de façon exceptionnelle nous avons du
temps d'avant ce qui n'arrive jamais
normalement dans ce genre d' je pense
qu'on peut remercier le non non non non
non c'est parce que je voulais dire on
peut remercier le brésil tout entier
d'avoir fait suffisamment vite non il ya
une question qui était posée par tweet
et que je voulais vous poser
moi je me suis en avoir visité des gens
conservation des sols dans le cambrésis
et que n'avait aucun projet avec les
campagnols parce qu'il s'est arrangé
avec les chasseurs pour qu'ils arrêtent
de nous emmerder les renards derrière
cette question est ce que la solution
c'est pas parce qu'une des solutions ce
n'est pas de favoriser la pause et
rapaces et pas favorisé les renards est
ce que c'est possible par tout ce que
vous travaillez avec la fédération de
chasse sur cet aspect là et les
naturalistes
c'est possible en théorie sauf que
personne ne cultive en théorie bien
évidemment on connaît les prédateurs
naturels des campagnols on connaît aussi
l'importance de l'organisation paysagère
les bosquets et c'est chez nous entre
marne on est quand même sur des secteurs
on a des grandes plaines ouverte
les campagnols
ont des cycles tant qu'il ya des prêts
des prédateurs naturels le cycle est
maintenu à une pression faible sauf que
quand la prédation naturelle tombe elle
aussi malade
les campagnols se développe donc les
renards au mena
ces animaux l'or et aussi tombe malade
et quand ça tombe malade
on est face à une population de 3
payolle donc hors de question de
replanter des perchoirs dans les champs
même si l'agroforesterie est très
intéressante
le moyen qu'on a trouvé le plus efficace
est aujourd'hui c'est malheureusement le
travail du sol bien le digestat de
méthanisation existe-t-il des études sur
sa valeur ou leur valeur agronomique
deuxième question de la salle leur
valeur j'ai pas compris agronomique
alors il ya effectivement des analyses
agronomique sur le la valeur des
digesteurs les valeurs npk magnésie etc
sont bien connus c'est des produits qui
sont quelque peu décrié par un par
certains notamment au niveau de l'impact
sur les vers de terre de ce genre de
produit pour suivre l'exploitation que
je viens de vous présenter à la fin de
mon intervention regarde les vers de
terre dont les parcelles qui reçoivent
du digestat il ya toujours autant de
vers de terre
c'est comme dans tout acte de production
ou tout acte de consommation ce qui est
dangereux c'est l'excès si c'est
suffisamment bien raisonné pour
l'instant ça passe relativement bien
attention je n'ai pas la prétention nous
plus de remplacer le monde de la
recherche
c'est des observations notre modeste
niveau que sont les parcelles de ces
agriculteurs est une dernière question
dans la salle on a trois minutes
je prends la première main qui se lève
oui non oui
oui alors puisque tu m'a cherchée tu va
me trouver
mais il est un peu cherché oscillera une
question puisque tu me chercher et que
vous êtes dans des plaines ouverte
du coup j'avais et planter des haies
champêtres à faire gagner qui est un
plaidoyer incroyable pour
l'agroforesterie les plaines ouvertes
les campagnols la biodiversité en plus
vous venez de loin
en plus vous savez mutualiser et en plus
on a bien vu que le sommaire était déjà
bien étayé donc je vous montre le modèle
pour écrire le bouquin ya pas de
problème vous prenez vous prenez le
modèle vous prenez la maquette et vous
écrivez la suite à bientôt
[Applaudissements]
merci et si vous nouerez invité dans dix
ans aux prochaines rencontres
internationales de l'agriculture du vent
peut-être qu'on pourra vous faire gagner
notre niveau
[Applaudissements]

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