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	<title>Triple Performance - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Couverts_d%27%C3%A9t%C3%A9_:_quelles_esp%C3%A8ces_l%C3%A8vent_encore_en_sol_sec_et_br%C3%BBlant_%3F&amp;diff=198291</id>
		<title>Couverts d&#039;été : quelles espèces lèvent encore en sol sec et brûlant ?</title>
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		<updated>2026-10-14T14:02:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : Page créée avec « {{Pratique |Organisme=Structure:Centre National d&amp;#039;Agroécologie |Programme=Transition Ferme |Image=2022-ohe-la-terre-couverts-vegetaux-impact-secheresse-aout-1080x675.jpg }} = 1/ Le moment critique : entre la germination et la levée =  Une graine posée dans un sol sec ne craint pas grand-chose : elle attend la pluie. Dans le Tarn en 2025, des couverts semés à l&amp;#039;épandeur n&amp;#039;ont reçu aucune pluie de l&amp;#039;été ; fin août, seules 2 parcelles sur 5 étaient couver... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Structure:Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Programme=Transition Ferme&lt;br /&gt;
|Image=2022-ohe-la-terre-couverts-vegetaux-impact-secheresse-aout-1080x675.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
= 1/ Le moment critique : entre la germination et la levée =&lt;br /&gt;
Une graine posée dans un sol sec ne craint pas grand-chose : elle attend la pluie. Dans le Tarn en 2025, des couverts semés à l&#039;épandeur n&#039;ont reçu aucune pluie de l&#039;été ; fin août, seules 2 parcelles sur 5 étaient couvertes, mais les graines restées au sol ont germé avec les pluies de septembre et le couvert était bien développé mi-octobre (Chambre d&#039;agriculture du Tarn). Le vrai danger, c&#039;est &#039;&#039;&#039;la petite pluie qui déclenche la germination sans assez d&#039;eau derrière&#039;&#039;&#039; : la radicule sort, le lit de semence se ressèche et la plantule meurt avant d&#039;avoir atteint le frais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Feng X., Alletto L., Labreuche J., Lamichhane J.R. (2024), Agronomy for Sustainable Development 44-47, figure 4 (d&#039;après Nelson et al., 2022)..png|centré|vignette|671x671px|&#039;&#039;Source : Feng X., Alletto L., Labreuche J., Lamichhane J.R. (2024), Agronomy for Sustainable Development 44:47, figure 4 (d&#039;après Nelson et al., 2022).&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques repères pour décider :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Moins de 10 mm annoncés après plus de 2 semaines sèches et chaudes : ne semez pas juste avant cette pluie&#039;&#039;&#039; (Feng et al., 2024). Le service AléaPluie de l&#039;ACTA donne la probabilité d&#039;atteindre un cumul de pluie sur les 15 jours à venir. (https://aleapluie.modelia.org/)&lt;br /&gt;
* Un sol nu évapore &#039;&#039;&#039;environ 11 mm par semaine&#039;&#039;&#039; en juillet-août. En argilo-calcaire, il faut donc &#039;&#039;&#039;plus de 19 mm cumulés sur 7 jours&#039;&#039;&#039; pour faire germer, lever et maintenir un couvert (Chambre régionale d&#039;agriculture Centre-Val de Loire, 2024).&lt;br /&gt;
* Sur plus de 80 parcelles des Pays de la Loire, la levée d&#039;un couvert semé dans les 3 jours après la récolte est favorisée par une &#039;&#039;&#039;température moyenne de 25 °C au plus et au moins 5 mm de pluie&#039;&#039;&#039; après le semis (réseau Climatveg, 2025).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chaleur s&#039;ajoute au manque d&#039;eau, et c&#039;est en surface que tout se joue. Au salon Tech&amp;amp;Bio 2021, une image thermique prise par drone mesurait &#039;&#039;&#039;47 °C sur sol nu contre 29 °C sous un couvert&#039;&#039;&#039;. En Vendée, par 41 °C sous abri, un sol travaillé montait à 51 °C contre 35 °C pour un sol couvert en ACS (C. Boivineau, APAD). Sur blé, l&#039;implantation chute de 315 à 90 plantes/m² quand le maximum à 5 cm de profondeur passe de 20 à 42 °C (Acevedo et al., repris par la FAO).&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Techniques Culturales Simplifiées n°114 (septembre-octobre 2021), p. 2 - image thermique par drone prise au salon Tech&amp;amp;Bio 2021..png|centré|vignette|804x804px|&#039;&#039;Source : Techniques Culturales Simplifiées n°114 (septembre-octobre 2021), p. 2 : image thermique par drone prise au salon Tech&amp;amp;Bio 2021.&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Plantule de moha desséchée.png|centré|vignette|733x733px|&#039;&#039;Plantule de moha desséchée le 31/08/2019 à Saint-André-les-Vergers (10) : 100 mm de déficit et des pointes à 40 °C ont fait disparaître 3 des 4 espèces du mélange, seul le radis a tenu. Source : Agro-Transfert Ressources et Territoires, synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020.&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= 2/ Deux seuils à connaître pour chaque espèce =&lt;br /&gt;
L&#039;INRAE et le GEVES ont mesuré la germination de 36 espèces de couverts entre 4,5 et 43 °C, et sous différents niveaux de sécheresse (Tribouillois et al., 2016). Deux valeurs ressortent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la &#039;&#039;&#039;température maximale de germination&#039;&#039;&#039; : de &#039;&#039;&#039;27,7 °C pour la phacélie&#039;&#039;&#039; à &#039;&#039;&#039;43,4 °C pour le trèfle incarnat&#039;&#039;&#039; ;&lt;br /&gt;
* le &#039;&#039;&#039;potentiel hydrique de base&#039;&#039;&#039; (Ψb), c&#039;est-à-dire le sol le plus sec dans lequel la graine germe encore : de &#039;&#039;&#039;-0,1 MPa pour la féverole&#039;&#039;&#039;, qui veut un sol presque saturé, à &#039;&#039;&#039;-2,6 MPa pour le seigle&#039;&#039;&#039;. En moyenne, -1,6 MPa pour les graminées, -1,4 pour les crucifères et -0,6 pour les légumineuses. Plus la graine est grosse, plus il lui faut d&#039;eau pour s&#039;imbiber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Tribouillois H. et al. (2016), PLoS ONE 11(8) - e0161185, tableau 1 et figure 6 (INRAE-GEVES, conditions contrôlées)..png|centré|vignette|694x694px|&#039;&#039;Source : Tribouillois H. et al. (2016), PLoS ONE 11(8) : e0161185, tableau 1 et figure 6 (INRAE/GEVES, conditions contrôlées).&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu&#039;il faut en retenir :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Chaleur et sec ne vont pas forcément ensemble.&#039;&#039;&#039; Moha, sorgho et niger germent jusqu&#039;à 40-43 °C mais demandent un sol assez humide (Ψb de -0,8 à -0,9 MPa), et leur température de base de 8 à 11 °C en fait des espèces de juillet.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Radis, navette et seigle&#039;&#039;&#039; cumulent un optimum élevé (33 à 37 °C) et la meilleure tolérance au sec (-2,2 à -2,6 MPa) : c&#039;est le groupe que conseillent les auteurs pour les étés secs et chauds du Sud.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;La phacélie et la vesce commune ne germent plus au-delà de 30 °C.&#039;&#039;&#039; La vesce commune passe de 87 % de germination à 27 °C à moins de 10 % à 32 °C. Réservez-les aux semis de fin août, ou en association.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Féverole et pois&#039;&#039;&#039; sont des grosses graines très exigeantes en eau (Ψb de -0,1 à -0,5 MPa) ; le recueil AVERTIsol de la Chambre de Côte-d&#039;Or précise qu&#039;elles ne germent pas au-dessus de 32 °C.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les essais Arvalis-GEVES sur 34 espèces (Leclercq et al., 2021) donnent la même lecture par famille :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Famille (nombre d&#039;espèces)&lt;br /&gt;
!25 °C&lt;br /&gt;
!30 °C&lt;br /&gt;
!36 °C&lt;br /&gt;
!40 °C&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Crucifères (8)&lt;br /&gt;
|94 %&lt;br /&gt;
|93 %&lt;br /&gt;
|83 %&lt;br /&gt;
|34 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Graminées (8)&lt;br /&gt;
|82 %&lt;br /&gt;
|81 %&lt;br /&gt;
|41 %&lt;br /&gt;
|21 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Légumineuses (14)&lt;br /&gt;
|75 %&lt;br /&gt;
|25 %&lt;br /&gt;
|60 %&lt;br /&gt;
|26 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Sarrasin&lt;br /&gt;
|78 %&lt;br /&gt;
|81 %&lt;br /&gt;
|85 %&lt;br /&gt;
|0 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Phacélie&lt;br /&gt;
|51 %&lt;br /&gt;
|10 %&lt;br /&gt;
|2 %&lt;br /&gt;
|0 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Astéracées : niger, tournesol (2)&lt;br /&gt;
|88 %&lt;br /&gt;
|85 %&lt;br /&gt;
|47 %&lt;br /&gt;
|61 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Taux moyen de germination par famille, valeurs publiées. Source : Leclercq et al. (2021), Innovations Agronomiques 84, tableau 1a (bancs du GEVES, 2012-2013).&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au champ, la hiérarchie se confirme. Sur la plateforme de Pusignan (69), après 14 jours à plus de 30 °C, un semis à la volée la veille de la moisson a donné &#039;&#039;&#039;83 % de levée pour le sarrasin et le sorgho&#039;&#039;&#039;, 51 % pour le moha, mais moins de 20 % pour les trèfles, la phacélie et le radis. Les mêmes espèces semées à la volée mi-juin n&#039;ont pas dépassé 19 %.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Isère, compte rendu de visite du 24-10-2019, plateforme St Ex Innov (Pusignan, 69). .png|centré|vignette|724x724px|&#039;&#039;Source : Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Isère, compte rendu de visite du 24/10/2019, plateforme St Ex Innov (Pusignan, 69).&#039;&#039; ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le radis, pourtant très tolérant au sec en laboratoire, lève mal ici : semé en surface sur des graviers, il a manqué de contact avec la terre. Le laboratoire classe les espèces, le lit de semence fait le reste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= 3/ Au champ : garder l&#039;humidité, couvrir la graine, savoir attendre =&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;a) Semer au plus près de la batteuse.&#039;&#039;&#039; Sur 20 essais Arvalis (1991-2023), le semis à la volée juste avant la moisson (2 jours avant en moyenne), le semis direct et le semis sur déchaumage juste après donnent la même levée. Le semis à la volée anticipé (32 jours avant en moyenne) plafonne à environ un quart de la levée du semis direct.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Labreuche J. et al. (2025), « Semis de couverts autour de la moisson - à la volée, tôt mais pas trop », Perspectives Agricoles n°533, figure 1..png|centré|vignette|803x803px|&#039;&#039;Source : Labreuche J. et al. (2025), « Semis de couverts autour de la moisson : à la volée, tôt mais pas trop », Perspectives Agricoles n°533, figure 1.&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;b) Laisser les pailles et des chaumes bas.&#039;&#039;&#039; Les échecs de levée viennent du dessèchement de la radicule, et Arvalis ne les observe pas quand les pailles broyées recouvrent les graines. Agro-Transfert l&#039;a mesuré : l&#039;export des pailles a réduit de 27 % la levée du radis à Saint-André-les-Vergers, et des chaumes de 15-20 cm ont mieux levé que des chaumes de 50 cm pour toutes les espèces sauf la vesce commune.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Levée de radis semé à la volée avant moisson - pailles restituées à gauche, pailles exportées à droite. Source - Agro-Transfert Ressources et Territoires, synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020..png|centré|vignette|756x756px|&#039;&#039;Levée de radis semé à la volée avant moisson : pailles restituées à gauche, pailles exportées à droite. Source : Agro-Transfert Ressources et Territoires, synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020.&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;c) En sec, des dents et du rappui.&#039;&#039;&#039; Sur 17 essais Vivescia en stress hydrique (2016-2022), le semoir direct à dents a donné les meilleurs résultats, devant les disques et le sol travaillé ; en conditions non limitantes, les trois se valent. Les disques enfoncent la paille dans le sillon et la graine ne touche plus la terre (Feng et al., 2024). À Hombleux (80) en 2017, le semis direct a levé à 67 % contre 48 % sans reprise, et a conservé nettement plus d&#039;humidité dans le lit de semence (Agro-Transfert). Si vous déchaumez, enchaînez récolte, déchaumage, semis et rappui dans la foulée, car la couche travaillée sèche très vite (Arvalis, 2025). Après un semis à la volée, un roulage améliore nettement la levée en conditions sèches (ITB, 2025).&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Vivescia, Dossier de l&#039;agronomie Couverts 2023, p. 7 (17 essais, 2016-2022)..png|centré|vignette|780x780px|&#039;&#039;Source : Vivescia, Dossier de l&#039;agronomie Couverts 2023, p. 7 (17 essais, 2016-2022).&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;d) Placer la graine selon sa taille.&#039;&#039;&#039; Petites graines (phacélie, trèfles, moha, crucifères : PMG de 2 à 8 g) en surface ou à 1 cm au plus, bien rappuyées. Grosses graines (féverole, pois : PMG de 170 à 440 g) plus profond, là où il reste de l&#039;humidité, puisque ce sont elles qui ont besoin du plus d&#039;eau pour germer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;e) Savoir attendre.&#039;&#039;&#039; Quand le sol n&#039;est pas frais à la récolte et que le temps reste sec et chaud, Arvalis et Terres Inovia observent qu&#039;un semis décalé au retour des pluies s&#039;en sort mieux qu&#039;un semis précoce qui grille (Perspectives Agricoles n°534). C&#039;est la stratégie classique du Sud : la synthèse Midi-Pyrénées 2010-2013 retient une fenêtre du 20 août au 20 septembre. Au-delà du 15-20 août, le potentiel de biomasse baisse et les légumineuses ne se développent plus assez avant l&#039;hiver ; une destruction en mars compense en partie ce retard.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Source - Chambre d&#039;agriculture de Côte-d&#039;Or, Recueil AVERTIsol 2025, p. 54..png|centré|vignette|840x840px|&#039;&#039;Source : Chambre d&#039;agriculture de Côte-d&#039;Or, Recueil AVERTIsol 2025, p. 54.&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Côté réglementation&#039;&#039;&#039;, les dates d&#039;implantation et la durée minimale de couverture sont fixées par le programme d&#039;actions régional nitrates : vérifiez auprès de votre DDT les adaptations prévues en cas de sécheresse avant de décaler un semis. Attention aussi aux arrière-effets de certaines sulfonylurées appliquées sur le précédent, qui aggravent les échecs en sec (Vivescia).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= 4/ Les 3 points à retenir =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Le danger n&#039;est pas la graine au sec, c&#039;est la petite pluie&#039;&#039;&#039; : moins de 10 mm après 2 semaines sèches fait germer puis tue la radicule. Visez une pluie de 15 à 20 mm.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Choisissez sur deux seuils&#039;&#039;&#039; : en juillet chaud, sarrasin, sorgho, moha, niger et tournesol ; en sol sec, radis, navette, seigle et avoine ; phacélie, vesces, pois et féverole une fois le sol refroidi et réhumecté. Mélangez des espèces de groupes différents pour répartir le risque.&lt;br /&gt;
* &#039;&#039;&#039;Protégez le lit de semence&#039;&#039;&#039; : semez dans les 2 jours autour de la moisson, laissez les pailles et des chaumes bas, privilégiez les dents et le rappui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tribouillois H., Dürr C., Demilly D., Wagner M.-H., Justes E. (2016). Determination of germination response to temperature and water potential for a wide range of cover crop species and related functional groups. PLoS ONE 11(8) : e0161185. [https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0161185 journals.plos.org]&lt;br /&gt;
* Feng X., Alletto L., Labreuche J., Lamichhane J.R. (2024). Strategies to improve field establishment of cover crops. A review. Agronomy for Sustainable Development 44:47.&lt;br /&gt;
* Leclercq et al. (2021). Évaluation des variétés nouvelles pour un usage en interculture. Innovations Agronomiques 84 : 203-216 (Arvalis, GEVES).&lt;br /&gt;
* Labreuche J. et al. (2025). Semis de couverts autour de la moisson : à la volée, tôt mais pas trop. Perspectives Agricoles n°533.&lt;br /&gt;
* Labreuche J., Jamet D. (2025). Semis de couverts après une paille : sortir des sentiers battus. Perspectives Agricoles n°534 (Arvalis, Terres Inovia).&lt;br /&gt;
* Agro-Transfert Ressources et Territoires : synthèse d&#039;essai « Implantation des couverts d&#039;interculture », Hombleux 2017 ; dossier technique « Synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020 ».&lt;br /&gt;
* Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Isère (2019). Semis à la volée de couverts dans des céréales avant moisson, compte rendu de la visite du 24/10/2019.&lt;br /&gt;
* Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Yonne (2022). Résultats d&#039;essais couverts 2018-2022.&lt;br /&gt;
* Chambre d&#039;agriculture du Tarn (2025). Essai d&#039;implantation de couverts végétaux d&#039;été à l&#039;épandeur d&#039;engrais.&lt;br /&gt;
* Chambre régionale d&#039;agriculture Centre-Val de Loire (2024). Couverts et changement climatique : quels besoins en eau après moisson ?&lt;br /&gt;
* Chambres d&#039;agriculture des Pays de la Loire (2025). Climatveg : caractéristiques de différentes pratiques de couverture des sols en grandes cultures.&lt;br /&gt;
* Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Ariège (2024). Fiche chiffres clés : couverts semés à la volée.&lt;br /&gt;
* Chambre d&#039;agriculture de Côte-d&#039;Or (2025). Recueil AVERTIsol.&lt;br /&gt;
* Chambre régionale d&#039;agriculture Midi-Pyrénées, Arvalis, Cetiom (2014). Synthèse des essais CIPAN 2010-2013. [https://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/6-4-crao_annexe2_essais_cipan_synthese_occitanie.pdf occitanie.developpement-durable.gouv.fr]&lt;br /&gt;
* Vivescia (2023). Dossier de l&#039;agronomie : couverts.&lt;br /&gt;
* ITB (2025). Les couverts d&#039;interculture : leur réussite se joue dès le semis. [https://www.itbfr.org/tous-les-articles/article/news/les-couverts-dinterculture-leur-reussite-se-joue-des-le-semis itbfr.org]&lt;br /&gt;
* APAD, Instant technique « Les couverts d&#039;été (partie 2) » ; Techniques Culturales Simplifiées n°114 (2021).&lt;br /&gt;
* FAO, Bread wheat : Wheat growth and physiology (Acevedo et al.). [https://www.fao.org/4/y4011e/y4011e06.htm fao.org]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<updated>2026-10-14T13:58:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<title>Fichier:Source - Chambre d&#039;agriculture de Côte-d&#039;Or, Recueil AVERTIsol 2025, p. 54..png</title>
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		<updated>2026-10-14T13:57:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Chambre d&#039;agriculture de Côte-d&#039;Or, Recueil AVERTIsol 2025, p. 54.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Vivescia,_Dossier_de_l%27agronomie_Couverts_2023,_p._7_(17_essais,_2016-2022)..png&amp;diff=198285</id>
		<title>Fichier:Source - Vivescia, Dossier de l&#039;agronomie Couverts 2023, p. 7 (17 essais, 2016-2022)..png</title>
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		<updated>2026-10-14T13:55:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Vivescia, Dossier de l&#039;agronomie Couverts 2023, p. 7 (17 essais, 2016-2022).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Lev%C3%A9e_de_radis_sem%C3%A9_%C3%A0_la_vol%C3%A9e_avant_moisson_-_pailles_restitu%C3%A9es_%C3%A0_gauche,_pailles_export%C3%A9es_%C3%A0_droite._Source_-_Agro-Transfert_Ressources_et_Territoires,_synth%C3%A8se_des_essais_de_semis_%C3%A0_la_vol%C3%A9e_2018-2020..png&amp;diff=198284</id>
		<title>Fichier:Levée de radis semé à la volée avant moisson - pailles restituées à gauche, pailles exportées à droite. Source - Agro-Transfert Ressources et Territoires, synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020..png</title>
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		<updated>2026-10-14T13:54:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Levée de radis semé à la volée avant moisson : pailles restituées à gauche, pailles exportées à droite. Source : Agro-Transfert Ressources et Territoires, synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<title>Fichier:Source - Labreuche J. et al. (2025), « Semis de couverts autour de la moisson - à la volée, tôt mais pas trop », Perspectives Agricoles n°533, figure 1..png</title>
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		<updated>2026-10-14T13:53:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Labreuche J. et al. (2025), « Semis de couverts autour de la moisson : à la volée, tôt mais pas trop », Perspectives Agricoles n°533, figure 1.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Chambre_d%27agriculture_de_l%27Is%C3%A8re,_compte_rendu_de_visite_du_24-10-2019,_plateforme_St_Ex_Innov_(Pusignan,_69)._.png&amp;diff=198282</id>
		<title>Fichier:Source - Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Isère, compte rendu de visite du 24-10-2019, plateforme St Ex Innov (Pusignan, 69). .png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Chambre_d%27agriculture_de_l%27Is%C3%A8re,_compte_rendu_de_visite_du_24-10-2019,_plateforme_St_Ex_Innov_(Pusignan,_69)._.png&amp;diff=198282"/>
		<updated>2026-10-14T13:52:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Chambre d&#039;agriculture de l&#039;Isère, compte rendu de visite du 24/10/2019, plateforme St Ex Innov (Pusignan, 69).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Tribouillois_H._et_al._(2016),_PLoS_ONE_11(8)_-_e0161185,_tableau_1_et_figure_6_(INRAE-GEVES,_conditions_contr%C3%B4l%C3%A9es)..png&amp;diff=198281</id>
		<title>Fichier:Source - Tribouillois H. et al. (2016), PLoS ONE 11(8) - e0161185, tableau 1 et figure 6 (INRAE-GEVES, conditions contrôlées)..png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Tribouillois_H._et_al._(2016),_PLoS_ONE_11(8)_-_e0161185,_tableau_1_et_figure_6_(INRAE-GEVES,_conditions_contr%C3%B4l%C3%A9es)..png&amp;diff=198281"/>
		<updated>2026-10-14T13:50:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Tribouillois H. et al. (2016), PLoS ONE 11(8) : e0161185, tableau 1 et figure 6 (INRAE/GEVES, conditions contrôlées).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Plantule_de_moha_dess%C3%A9ch%C3%A9e.png&amp;diff=198280</id>
		<title>Fichier:Plantule de moha desséchée.png</title>
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		<updated>2026-10-14T13:49:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Plantule de moha desséchée le 31/08/2019 à Saint-André-les-Vergers (10) : 100 mm de déficit et des pointes à 40 °C ont fait disparaître 3 des 4 espèces du mélange, seul le radis a tenu. Source : Agro-Transfert Ressources et Territoires, synthèse des essais de semis à la volée 2018-2020.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Techniques_Culturales_Simplifi%C3%A9es_n%C2%B0114_(septembre-octobre_2021),_p._2_-_image_thermique_par_drone_prise_au_salon_Tech%26Bio_2021..png&amp;diff=198279</id>
		<title>Fichier:Source - Techniques Culturales Simplifiées n°114 (septembre-octobre 2021), p. 2 - image thermique par drone prise au salon Tech&amp;Bio 2021..png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Techniques_Culturales_Simplifi%C3%A9es_n%C2%B0114_(septembre-octobre_2021),_p._2_-_image_thermique_par_drone_prise_au_salon_Tech%26Bio_2021..png&amp;diff=198279"/>
		<updated>2026-10-14T13:46:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Techniques Culturales Simplifiées n°114 (septembre-octobre 2021), p. 2 : image thermique par drone prise au salon Tech&amp;amp;Bio 2021.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Feng_X.,_Alletto_L.,_Labreuche_J.,_Lamichhane_J.R._(2024),_Agronomy_for_Sustainable_Development_44-47,_figure_4_(d%27apr%C3%A8s_Nelson_et_al.,_2022)..png&amp;diff=198278</id>
		<title>Fichier:Source - Feng X., Alletto L., Labreuche J., Lamichhane J.R. (2024), Agronomy for Sustainable Development 44-47, figure 4 (d&#039;après Nelson et al., 2022)..png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Source_-_Feng_X.,_Alletto_L.,_Labreuche_J.,_Lamichhane_J.R._(2024),_Agronomy_for_Sustainable_Development_44-47,_figure_4_(d%27apr%C3%A8s_Nelson_et_al.,_2022)..png&amp;diff=198278"/>
		<updated>2026-10-14T13:46:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Source : Feng X., Alletto L., Labreuche J., Lamichhane J.R. (2024), Agronomy for Sustainable Development 44:47, figure 4 (d&#039;après Nelson et al., 2022).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Stocker_du_carbone_en_agriculture&amp;diff=198273</id>
		<title>Stocker du carbone en agriculture</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Stocker_du_carbone_en_agriculture&amp;diff=198273"/>
		<updated>2026-10-14T13:29:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Programme=Transition Ferme&lt;br /&gt;
|Image=StockerC_Vers.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Cycle du carbone et GES&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Carbone, Cycle du carbone, Matière organique, Humification&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Dans cette page, nous allons répondre aux 2 questions que tout le monde se pose, à savoir : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Est-ce que je peux stocker du carbone ?&lt;br /&gt;
* Quelles sont les méthodes pour parvenir à en stocker dans mon sol ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les 5 leviers pour stocker du carbone dans le sol ==&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs permettent d’augmenter le taux de MO d’un sol, certains &#039;&#039;&#039;liés au climat et à la composition [[minérale]] du sol&#039;&#039;&#039;, et d’autres liés au &#039;&#039;&#039;système de culture :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Présence de racines&lt;br /&gt;
* Un [[Matière organique|ratio C/N]] bas des résidus (privilégier des résidus azotés)&lt;br /&gt;
* Présence de [[vers de terre]]&lt;br /&gt;
* Des conditions humides et froides&lt;br /&gt;
* Un taux suffisamment élevé d&#039;[[argile]] et de [[calcium]] dans le sol&lt;br /&gt;
* Des apports de MO extérieurs (effluents d&#039;[[élevage]], [[compost]], [[Bois raméal fragmenté|BRF]], ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et dans un second temps, la &#039;&#039;&#039;baisse, voire l’arrêt, du travail du sol&#039;&#039;&#039; permettra de &#039;&#039;&#039;réduire la minéralisation&#039;&#039;&#039; et donc de &#039;&#039;&#039;minimiser les pertes de carbone&#039;&#039;&#039;. Mais l’importance de ce facteur est moindre comparée à ceux cités ci-dessus. Si la &#039;&#039;&#039;principale source d’humus des sols provient des racines&#039;&#039;&#039;, on comprend que nos plantes annuelles (couverts et [[:Catégorie:Cultures|cultures]]) sont assez peu efficaces, comparées à des espèces de [[prairies]]. Petit exemple ci-dessous avec cette comparaison entre une plante annuelle et une plante vivace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_BiomasseRacine.jpg|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==  Impact du type de l&#039;occupation du sol : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sols métropolitains stockent 3 580 MtC sur 0-30 cm (hors sols artificialisés). L&#039;occupation du sol est le facteur n°1, devant le type de sol et le climat : les stocks les plus bas sont dans les plaines céréalières et les sols sableux du Sud-Ouest, les plus hauts en montagne et sous prairie.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Carte france carbone.png|centré|vignette|638x638px|&#039;&#039;Stocks de carbone organique (t/ha) sur 0-30 cm. Source : GIS Sol, IGCS-RMQS, Inra 2017, d&#039;après Mulder et al. (2016), repris dans INRAE (2020), « Stocker du carbone dans les sols français », fig. 3.5-1.&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
Et la tendance ? En grandes cultures pures, elle est plutôt à la baisse. Les &#039;&#039;&#039;60 traitements de 20 essais français de longue durée&#039;&#039;&#039; suivis de 1970 à 2015 perdent en moyenne &#039;&#039;&#039;-0,20 tC/ha/an&#039;&#039;&#039; (Clivot et al., 2019, cité par INRAE). Les rotations avec prairie temporaire stockent en moyenne &#039;&#039;&#039;+259 kgC/ha/an&#039;&#039;&#039; en simulation, celles sans prairie déstockent &#039;&#039;&#039;-91 kgC/ha/an&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne partie de cette baisse est l&#039;arrière-effet de prairies retournées il y a des décennies. Le carbone monte par l&#039;escalier et descend par l&#039;ascenseur : passer de culture à prairie stocke &#039;&#039;&#039;+0,92 tC/ha/an&#039;&#039;&#039; sur 20 ans, retourner une prairie en déstocke &#039;&#039;&#039;-2,08 tC/ha/an&#039;&#039;&#039; sur la même période (méta-analyse Poeplau et al., 2011, climat tempéré). &#039;&#039;&#039;Le premier levier, c&#039;est donc de ne pas perdre ce qui est déjà là.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quel impact du climat ? ==&lt;br /&gt;
Sur la carte ci dessous, plus la couleur est noire et plus il y a de matière organique dans le sol, à l’inverse, plus on tend vers le blanc et moins il y en a :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Climat.jpg|Légende=[https://bsssjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ejss.12193 A map of the topsoil organic carbon content of Europe generated by a generalized additive model]|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit tout de suite que les zones de montagne et nordiques ressortent en noir, donc chargées en matière organique. Ce n’est pas grâce aux pratiques agricoles, mais au climat. Ces zones se caractérisent par de &#039;&#039;&#039;longues périodes de froid, limitant la minéralisation&#039;&#039;&#039;, et donc favorisant l’accumulation de matière organique.&lt;br /&gt;
== Quel impact de la composition minérale du sol ? ==&lt;br /&gt;
Tous les sols ne se valent pas d’un point de vue minéral pour stocker du carbone. Pour stabiliser du carbone organique, il faut &#039;&#039;&#039;l’insérer dans le complexe argilo-humique&#039;&#039;&#039;. Il faut donc de l’argile et du calcium.&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;sol [[sableux]] aura un faible potentiel de stockage&#039;&#039;&#039;. La littérature scientifique nous montre que le potentiel de stockage de carbone augmente en sol [[argileux]], indépendamment des pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Argile.jpg|Légende=Source : Guillaume Thomas, 2022.|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un complexe argilo-humique, il faut aussi du &#039;&#039;&#039;calcium pour lier l’humus et l’argile&#039;&#039;&#039;. La littérature scientifique nous montre que sans calcium soluble dans le sol, le stockage de carbone reste très compliqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Calcium.jpg|Légende=Adapté de Gaiffe and Schmitt (1980).|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment stocker du carbone ? ==&lt;br /&gt;
Ce que nous apprend la littérature technique et scientifique, c&#039;est que l&#039;humus dans le sol, c&#039;est principalement du &#039;&#039;&#039;carbone microbien provenant de la consommation des racines de plantes&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De cette manière, &#039;&#039;&#039;plus on a de racines, plus les micro-organismes pourront les consommer&#039;&#039;&#039; et plus on aura de carbone humifié. En effet, la matière végétale aérienne des plantes ne se transforme qu&#039;assez peu en humus, c&#039;est surtout la partie racinaire qui a cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Que mange un micro-organisme du sol ? ==&lt;br /&gt;
Pour que les micro-organismes puissent efficacement se développer, il leur faut une ration complète. Ils ont besoin de &#039;&#039;&#039;carbone&#039;&#039;&#039;, mais aussi d’&#039;&#039;&#039;[[azote]]&#039;&#039;&#039;, de &#039;&#039;&#039;[[phosphore]]&#039;&#039;&#039; et de &#039;&#039;&#039;[[soufre]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les micro-organismes du sol sont constitués de matière ayant à peu près les mêmes ratios carbone/azote/phosphore/soufre, c&#039;est-à-dire un &#039;&#039;&#039;C/N/P/S de 100/8/2/1,5&#039;&#039;&#039;. Pour se &#039;&#039;&#039;développer efficacement&#039;&#039;&#039;, les micro-organismes ont besoin d’une &#039;&#039;&#039;nourriture se rapprochant le plus possible de ces ratios&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
Par exemple, des micro-organismes se nourrissant principalement de paille vont se retrouver mécaniquement en carence d&#039;azote, de phosphore et de soufre.&lt;br /&gt;
De cette manière, si on a trop de carbone, les micro-organismes vont dégrader le carbone sous forme de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; pour se retrouver avec un ratio minéral de leur nourriture correspondant à peu près au ratio qui leur est constitutif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, si on prend une paille très carbonée et qu&#039;on lui ajoute de l&#039;azote, du phosphore et du soufre, on va augmenter sa facilité de consommation par les micro-organismes et donc augmenter son taux d&#039;humification. C’est ce qu’ont fait les australiens ci dessous sur 4 sites (Hamilton, Harden, Buntine et Leeton), en ajoutant ou pas des fertilisants à la paille&amp;lt;ref&amp;gt;Clive A. Kirkby, Alan E. Richardson, Len J. Wade, Graeme D. Batten, Chris Blanchard,John A. Kirkegaard. Soil Biology and Biochemistry. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0038071713000229&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Kirkby.jpg|Légende=Kikrby (2013).|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Est-ce que l’ACS stocke du carbone ? ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La baisse de travail du sol limite la minéralisation et la perte de [[matière organique]]&#039;&#039;&#039;. Ce que l&#039;on voit en essai, c&#039;est que &#039;&#039;&#039;le [[semis direct]] seul stocke assez peu de carbone&#039;&#039;&#039; mais principalement &#039;&#039;&#039;[[Synthèse d&#039;essais sur le stockage du carbone en ACS|le concentre en surface]]&#039;&#039;&#039;, comme on peut le voir sur ces différents exemples en France et en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_ReorganisationC.jpg|Légende=|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, les &#039;&#039;&#039;systèmes [[Semis Direct|semis direct]] avec des cultures annuelles produisent trop peu de racines&#039;&#039;&#039; pour un stockage efficace de carbone. En revanche, &#039;&#039;&#039;les systèmes prairiaux stockent beaucoup de carbone&#039;&#039;&#039; grâce à la forte présence de racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez ici un exemple où le passage d&#039;une [[prairie]] permanente à un système semis direct voit une forte baisse de la densité racinaire et donc à terme va donner une baisse du taux de matière [[organique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_TransitionPrairieSD.jpg|Légende=[https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0167880910000034 No-tillage conversion of harvested perennial grassland to annual cropland reduces root biomass, decreases active carbon stocks, and impacts soil biota]|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faut-il apporter des produits avec des C/N bas ou haut ? ==&lt;br /&gt;
De la même manière, des &#039;&#039;&#039;[[couverts végétaux]] verts&#039;&#039;&#039; et des&#039;&#039;&#039; résidus de culture avec un bas C/N &#039;&#039;&#039;auront un &#039;&#039;&#039;taux d&#039;humification&#039;&#039;&#039; en proportion qui sera &#039;&#039;&#039;élevé&#039;&#039;&#039;, mais un &#039;&#039;&#039;total de carbone stocké qui lui sera faible&#039;&#039;&#039;. En effet, &#039;&#039;&#039;ces matières organiques contiennent peu de carbone&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un autre côté, la &#039;&#039;&#039;paille&#039;&#039;&#039; qui contient beaucoup de carbone sera &#039;&#039;&#039;trop carencée en minéraux pour avoir un bon taux d&#039;humification&#039;&#039;&#039;. De cette manière, il convient donc de &#039;&#039;&#039;mélanger paille et couverts végétaux pour avoir un taux d&#039;humification optimal&#039;&#039;&#039; et compenser les deux types d&#039;apports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_CNResidus.jpg|Légende=C/N des résidus. (INRAE).|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment voir des variations anormales ? ==&lt;br /&gt;
Pour voir une variation du taux de matières organiques du sol, la première chose est de &#039;&#039;&#039;bien réaliser le prélèvement&#039;&#039;&#039; d’échantillon pour l’analyse de sol. &#039;&#039;&#039;En dessous de 15 prélèvements dans une zone homogène&#039;&#039;&#039; pour obtenir une seule analyse, &#039;&#039;&#039;l’incertitude augmente trop fortement&#039;&#039;&#039; et fausse totalement les résultats. En voici un exemple ci-dessous. Les variations sont trop fortes pour être uniquement dues aux pratiques agricoles. Il y a donc un défaut de prélèvement, provenant soit d’un échantillonnage trop faible ou mal réparti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_ErreurEchantillonnage.jpg|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, si sur une année on observe une augmentation de 1% de MO sur une parcelle, sans apport extérieur, c’est très certainement lié à une erreur lors du prélèvement. Par exemple, pour monter de 1% de MO un sol en un an sur un hectare, il faudrait amener aux alentours de 150 tonnes de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment stocker du carbone ? ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Un système [[ACS]] sans [[élevage]] ou apports de MO exogène stocke très peu de carbone&#039;&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;le concentre en surface&#039;&#039;&#039;. Avec le temps, les niveaux finiront par augmenter, mais lentement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas oublier, qu&#039;il est &#039;&#039;&#039;très important de bien réaliser son prélèvement de sol&#039;&#039;&#039; pour obtenir une mesure fiable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, comment stocker de la matière organique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la présence de &#039;&#039;&#039;racines&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Avoir un&#039;&#039;&#039; C/N équilibré des résidus&#039;&#039;&#039;, pour fournir du carbone et de l’azote.&lt;br /&gt;
* Assurer la &#039;&#039;&#039;présence de [[vers de terre]]&#039;&#039;&#039; pour favoriser le mélange entre le sol et la matière organique.&lt;br /&gt;
* Avoir un &#039;&#039;&#039;climat humide et froid pendant la période hivernale &#039;&#039;&#039;pour limiter la minéralisation et donc la perte de matière organique. On ne peut rien y faire car c’est dépendant du climat.&lt;br /&gt;
* S&#039;assurer d&#039;avoir &#039;&#039;&#039;suffisamment de calcium et d’argile pour aider à l&#039;humification&#039;&#039;&#039; d&#039;un point de vue minéral. Le taux d’argile, on ne peut rien y faire car c’est dépendant du type de sol. Pour &#039;&#039;&#039;le calcium on peut le corriger par des apports.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, pour &#039;&#039;&#039;accélérer le système&#039;&#039;&#039;, il faudra aussi faire des &#039;&#039;&#039;apports de matière organique extérieure&#039;&#039;&#039;, comme des effluents d&#039;[[élevage]], du [[compost]] ou du [[Bois raméal fragmenté|BRF (bois raméal fragmenté)]], et &#039;&#039;&#039;en intégrant des plantes [[vivaces]] dans la rotation&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé grâce à [[Utilisateur:Martin Rollet|Martin Rollet]], ingénieur agronome au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Storing Carbon in No-Till Farming]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Carte_france_carbone.png&amp;diff=198272</id>
		<title>Fichier:Carte france carbone.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Carte_france_carbone.png&amp;diff=198272"/>
		<updated>2026-10-14T13:21:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;carte france carbone&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Stocker_du_carbone_en_agriculture&amp;diff=198271</id>
		<title>Stocker du carbone en agriculture</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Stocker_du_carbone_en_agriculture&amp;diff=198271"/>
		<updated>2026-10-14T12:53:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Organisme=Centre National d&#039;Agroécologie&lt;br /&gt;
|Programme=Transition Ferme&lt;br /&gt;
|Image=StockerC_Vers.jpg&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Objectif=Cycle du carbone et GES&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Carbone, Cycle du carbone, Matière organique, Humification&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Dans cette page, nous allons répondre aux 2 questions que tout le monde se pose, à savoir : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Est-ce que je peux stocker du carbone ?&lt;br /&gt;
* Quelles sont les méthodes pour parvenir à en stocker dans mon sol ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les 5 leviers pour stocker du carbone dans le sol ==&lt;br /&gt;
Plusieurs facteurs permettent d’augmenter le taux de MO d’un sol, certains &#039;&#039;&#039;liés au climat et à la composition [[minérale]] du sol&#039;&#039;&#039;, et d’autres liés au &#039;&#039;&#039;système de culture :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Présence de racines&lt;br /&gt;
* Un [[Matière organique|ratio C/N]] bas des résidus (privilégier des résidus azotés)&lt;br /&gt;
* Présence de [[vers de terre]]&lt;br /&gt;
* Des conditions humides et froides&lt;br /&gt;
* Un taux suffisamment élevé d&#039;[[argile]] et de [[calcium]] dans le sol&lt;br /&gt;
* Des apports de MO extérieurs (effluents d&#039;[[élevage]], [[compost]], [[Bois raméal fragmenté|BRF]], ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et dans un second temps, la &#039;&#039;&#039;baisse, voire l’arrêt, du travail du sol&#039;&#039;&#039; permettra de &#039;&#039;&#039;réduire la minéralisation&#039;&#039;&#039; et donc de &#039;&#039;&#039;minimiser les pertes de carbone&#039;&#039;&#039;. Mais l’importance de ce facteur est moindre comparée à ceux cités ci-dessus. Si la &#039;&#039;&#039;principale source d’humus des sols provient des racines&#039;&#039;&#039;, on comprend que nos plantes annuelles (couverts et [[:Catégorie:Cultures|cultures]]) sont assez peu efficaces, comparées à des espèces de [[prairies]]. Petit exemple ci-dessous avec cette comparaison entre une plante annuelle et une plante vivace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_BiomasseRacine.jpg|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a aussi été constaté dans les essais suivis, que la &#039;&#039;&#039;diversité cultivée en simultané permettait de fortement monter le taux de carbone séquestré&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_Diversite.jpg|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le cycle de l’humus ==&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_CycleHumus.jpg|Légende=Cycle de l&#039;humus.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
K1 : coefficient d’humification.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
K2 : coefficient de minéralisation secondaire.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
1-K1 : coefficient de minéralisation primaire.|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment stocker du carbone ? ==&lt;br /&gt;
Ce que nous apprend la littérature technique et scientifique, c&#039;est que l&#039;humus dans le sol, c&#039;est principalement du &#039;&#039;&#039;carbone microbien provenant de la consommation des racines de plantes&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De cette manière, &#039;&#039;&#039;plus on a de racines, plus les micro-organismes pourront les consommer&#039;&#039;&#039; et plus on aura de carbone humifié. En effet, la matière végétale aérienne des plantes ne se transforme qu&#039;assez peu en humus, c&#039;est surtout la partie racinaire qui a cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Que mange un micro-organisme du sol ? ==&lt;br /&gt;
Pour que les micro-organismes puissent efficacement se développer, il leur faut une ration complète. Ils ont besoin de &#039;&#039;&#039;carbone&#039;&#039;&#039;, mais aussi d’&#039;&#039;&#039;[[azote]]&#039;&#039;&#039;, de &#039;&#039;&#039;[[phosphore]]&#039;&#039;&#039; et de &#039;&#039;&#039;[[soufre]]&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les micro-organismes du sol sont constitués de matière ayant à peu près les mêmes ratios carbone/azote/phosphore/soufre, c&#039;est-à-dire un &#039;&#039;&#039;C/N/P/S de 100/8/2/1,5&#039;&#039;&#039;. Pour se &#039;&#039;&#039;développer efficacement&#039;&#039;&#039;, les micro-organismes ont besoin d’une &#039;&#039;&#039;nourriture se rapprochant le plus possible de ces ratios&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
Par exemple, des micro-organismes se nourrissant principalement de paille vont se retrouver mécaniquement en carence d&#039;azote, de phosphore et de soufre.&lt;br /&gt;
De cette manière, si on a trop de carbone, les micro-organismes vont dégrader le carbone sous forme de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; pour se retrouver avec un ratio minéral de leur nourriture correspondant à peu près au ratio qui leur est constitutif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, si on prend une paille très carbonée et qu&#039;on lui ajoute de l&#039;azote, du phosphore et du soufre, on va augmenter sa facilité de consommation par les micro-organismes et donc augmenter son taux d&#039;humification. C’est ce qu’ont fait les australiens ci dessous sur 4 sites (Hamilton, Harden, Buntine et Leeton), en ajoutant ou pas des fertilisants à la paille&amp;lt;ref&amp;gt;Clive A. Kirkby, Alan E. Richardson, Len J. Wade, Graeme D. Batten, Chris Blanchard,John A. Kirkegaard. Soil Biology and Biochemistry. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0038071713000229&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Kirkby.jpg|Légende=Kikrby (2013).|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Est-ce que l’ACS stocke du carbone ? ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La baisse de travail du sol limite la minéralisation et la perte de [[matière organique]]&#039;&#039;&#039;. Ce que l&#039;on voit en essai, c&#039;est que &#039;&#039;&#039;le [[semis direct]] seul stocke assez peu de carbone&#039;&#039;&#039; mais principalement &#039;&#039;&#039;[[Synthèse d&#039;essais sur le stockage du carbone en ACS|le concentre en surface]]&#039;&#039;&#039;, comme on peut le voir sur ces différents exemples en France et en Suisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_ReorganisationC.jpg|Légende=|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, les &#039;&#039;&#039;systèmes [[Semis Direct|semis direct]] avec des cultures annuelles produisent trop peu de racines&#039;&#039;&#039; pour un stockage efficace de carbone. En revanche, &#039;&#039;&#039;les systèmes prairiaux stockent beaucoup de carbone&#039;&#039;&#039; grâce à la forte présence de racines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez ici un exemple où le passage d&#039;une [[prairie]] permanente à un système semis direct voit une forte baisse de la densité racinaire et donc à terme va donner une baisse du taux de matière [[organique]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_TransitionPrairieSD.jpg|Légende=[https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0167880910000034 No-tillage conversion of harvested perennial grassland to annual cropland reduces root biomass, decreases active carbon stocks, and impacts soil biota]|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faut-il apporter des produits avec des C/N bas ou haut ? ==&lt;br /&gt;
De la même manière, des &#039;&#039;&#039;[[couverts végétaux]] verts&#039;&#039;&#039; et des&#039;&#039;&#039; résidus de culture avec un bas C/N &#039;&#039;&#039;auront un &#039;&#039;&#039;taux d&#039;humification&#039;&#039;&#039; en proportion qui sera &#039;&#039;&#039;élevé&#039;&#039;&#039;, mais un &#039;&#039;&#039;total de carbone stocké qui lui sera faible&#039;&#039;&#039;. En effet, &#039;&#039;&#039;ces matières organiques contiennent peu de carbone&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;un autre côté, la &#039;&#039;&#039;paille&#039;&#039;&#039; qui contient beaucoup de carbone sera &#039;&#039;&#039;trop carencée en minéraux pour avoir un bon taux d&#039;humification&#039;&#039;&#039;. De cette manière, il convient donc de &#039;&#039;&#039;mélanger paille et couverts végétaux pour avoir un taux d&#039;humification optimal&#039;&#039;&#039; et compenser les deux types d&#039;apports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_CNResidus.jpg|Légende=C/N des résidus. (INRAE).|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quel impact de la composition minérale du sol ? ==&lt;br /&gt;
Tous les sols ne se valent pas d’un point de vue minéral pour stocker du carbone. Pour stabiliser du carbone organique, il faut &#039;&#039;&#039;l’insérer dans le complexe argilo-humique&#039;&#039;&#039;. Il faut donc de l’argile et du calcium.&lt;br /&gt;
Un &#039;&#039;&#039;sol [[sableux]] aura un faible potentiel de stockage&#039;&#039;&#039;. La littérature scientifique nous montre que le potentiel de stockage de carbone augmente en sol [[argileux]], indépendamment des pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Argile.jpg|Légende=Source : Guillaume Thomas, 2022.|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour créer un complexe argilo-humique, il faut aussi du &#039;&#039;&#039;calcium pour lier l’humus et l’argile&#039;&#039;&#039;. La littérature scientifique nous montre que sans calcium soluble dans le sol, le stockage de carbone reste très compliqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Calcium.jpg|Légende=Adapté de Gaiffe and Schmitt (1980).|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quel impact du climat ? ==&lt;br /&gt;
Sur la carte ci dessous, plus la couleur est noire et plus il y a de matière organique dans le sol, à l’inverse, plus on tend vers le blanc et moins il y en a :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockerC_Climat.jpg|Légende=[https://bsssjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ejss.12193 A map of the topsoil organic carbon content of Europe generated by a generalized additive model]|Alignement=Center}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit tout de suite que les zones de montagne et nordiques ressortent en noir, donc chargées en matière organique. Ce n’est pas grâce aux pratiques agricoles, mais au climat. Ces zones se caractérisent par de &#039;&#039;&#039;longues périodes de froid, limitant la minéralisation&#039;&#039;&#039;, et donc favorisant l’accumulation de matière organique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment voir des variations anormales ? ==&lt;br /&gt;
Pour voir une variation du taux de matières organiques du sol, la première chose est de &#039;&#039;&#039;bien réaliser le prélèvement&#039;&#039;&#039; d’échantillon pour l’analyse de sol. &#039;&#039;&#039;En dessous de 15 prélèvements dans une zone homogène&#039;&#039;&#039; pour obtenir une seule analyse, &#039;&#039;&#039;l’incertitude augmente trop fortement&#039;&#039;&#039; et fausse totalement les résultats. En voici un exemple ci-dessous. Les variations sont trop fortes pour être uniquement dues aux pratiques agricoles. Il y a donc un défaut de prélèvement, provenant soit d’un échantillonnage trop faible ou mal réparti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=StockageCACS_ErreurEchantillonnage.jpg|Frame=True}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, si sur une année on observe une augmentation de 1% de MO sur une parcelle, sans apport extérieur, c’est très certainement lié à une erreur lors du prélèvement. Par exemple, pour monter de 1% de MO un sol en un an sur un hectare, il faudrait amener aux alentours de 150 tonnes de paille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment stocker du carbone ? ==&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Un système [[ACS]] sans [[élevage]] ou apports de MO exogène stocke très peu de carbone&#039;&#039;&#039;, mais &#039;&#039;&#039;le concentre en surface&#039;&#039;&#039;. Avec le temps, les niveaux finiront par augmenter, mais lentement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas oublier, qu&#039;il est &#039;&#039;&#039;très important de bien réaliser son prélèvement de sol&#039;&#039;&#039; pour obtenir une mesure fiable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, comment stocker de la matière organique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Favoriser la présence de &#039;&#039;&#039;racines&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
* Avoir un&#039;&#039;&#039; C/N équilibré des résidus&#039;&#039;&#039;, pour fournir du carbone et de l’azote.&lt;br /&gt;
* Assurer la &#039;&#039;&#039;présence de [[vers de terre]]&#039;&#039;&#039; pour favoriser le mélange entre le sol et la matière organique.&lt;br /&gt;
* Avoir un &#039;&#039;&#039;climat humide et froid pendant la période hivernale &#039;&#039;&#039;pour limiter la minéralisation et donc la perte de matière organique. On ne peut rien y faire car c’est dépendant du climat.&lt;br /&gt;
* S&#039;assurer d&#039;avoir &#039;&#039;&#039;suffisamment de calcium et d’argile pour aider à l&#039;humification&#039;&#039;&#039; d&#039;un point de vue minéral. Le taux d’argile, on ne peut rien y faire car c’est dépendant du type de sol. Pour &#039;&#039;&#039;le calcium on peut le corriger par des apports.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, pour &#039;&#039;&#039;accélérer le système&#039;&#039;&#039;, il faudra aussi faire des &#039;&#039;&#039;apports de matière organique extérieure&#039;&#039;&#039;, comme des effluents d&#039;[[élevage]], du [[compost]] ou du [[Bois raméal fragmenté|BRF (bois raméal fragmenté)]], et &#039;&#039;&#039;en intégrant des plantes [[vivaces]] dans la rotation&#039;&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé grâce à l&#039;aimable contribution de [[Utilisateur:Martin Rollet|Martin Rollet]], ingénieur agronome au [[Structure:Centre National d&#039;Agroécologie|Centre National d&#039;Agroécologie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:Storing Carbon in No-Till Farming]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Volatilisation_des_engrais_organiques&amp;diff=198184</id>
		<title>Volatilisation des engrais organiques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Volatilisation_des_engrais_organiques&amp;diff=198184"/>
		<updated>2026-09-23T14:39:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=55391.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Epandage de lisier&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Azote organique, Fertilisation organique et effet azote, Réaliser des apports d&#039;effluents organiques, épandage&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les produits riches en azote ammoniacal, comme les lisiers ou les digestats, peuvent perdre une part importante de leur azote dans l&#039;air dans les heures qui suivent l&#039;épandage. Voici les mécanismes en jeu, les facteurs qui aggravent les pertes et les leviers pour les réduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un mécanisme chimique à la surface du sol ===&lt;br /&gt;
L&#039;azote des engrais et des effluents d&#039;élevage se trouve en partie sous forme ammoniacale (NH₄⁺). À la surface du sol, une partie de cet ammonium se transforme en ammoniac (NH₃), un gaz qui passe dans l&#039;atmosphère. Les lisiers apportent de grandes quantités d&#039;azote ammoniacal et sont donc particulièrement exposés. Plus la teneur du produit en NH₄⁺ est élevée, plus les pertes potentielles sont importantes. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Composition_comparée_de_quelques_produits_résiduaires_organiques_issus_d’élevage_(en_kg_par_tonne_de_produit_brut).png|centré|vignette|638x638px|&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;composition comparée de quelques produits résiduaires organiques issus d’élevage (en kg par tonne de produit brut)&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une cinétique rapide : tout se joue dans les premières heures ===&lt;br /&gt;
Le risque de volatilisation est maximal juste après l&#039;épandage. Un essai conduit à Bignan (Morbihan) en 2011 dans le cadre du projet CASDAR VOLAT NH3 l&#039;illustre bien. La concentration d&#039;ammoniac dans l&#039;air a été mesurée à 30 cm et à 1 m au-dessus du sol dans trois situations : un témoin sans apport, un lisier de porc laissé en surface et un lisier de porc enfoui immédiatement après l&#039;épandage. Le lisier laissé en surface montre un pic de volatilisation très marqué dans les heures qui suivent l&#039;apport&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Volatilisation_ammoniacale_au_cours_du_temps_sur_un_témoin_sans_apport_et_deux_modalités_d&#039;apport_de_lisier._Projet_CASDAR_VOLAT_NH3,_essai_de_Bignan_(56),_2011.png|centré|vignette|686x686px|Volatilisation ammoniacale au cours du temps sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011]]&lt;br /&gt;
Les quantités perdues sont loin d&#039;être négligeables. Sur les 71 kg d&#039;azote ammoniacal apportés, le lisier non enfoui en a perdu 46 kg, soit près des deux tiers. Avec un enfouissement immédiat, les pertes sont tombées à 7 kg, soit environ 10 % de l&#039;azote ammoniacal apporté&lt;br /&gt;
[[Fichier:Quantité_d&#039;azote_ammoniacal_perdue_par_volatilisation_sur_un_témoin_sans_apport_et_deux_modalités_d&#039;apport_de_lisier._Projet_CASDAR_VOLAT_NH3,_essai_de_Bignan_(56),_2011.png|centré|vignette|384x384px|Quantité d&#039;azote ammoniacal perdue par volatilisation sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les facteurs qui influencent les pertes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions météorologiques ====&lt;br /&gt;
La volatilisation augmente avec la température, surtout au-delà de 10 °C. Le vent et un sol sec l&#039;accélèrent aussi fortement. Plus le produit est exposé à l&#039;air, plus il perd d&#039;ammoniac. À l&#039;inverse, une humidité relative de l&#039;air élevée limite les pertes. Il est donc préférable d&#039;épandre par temps couvert et humide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Influence_des_conditions_climatiques_sur_la_volatilisation_de_lisiers_de_bovins_Source_-_IF._Paab,_Université_de_Bonn.png|centré|vignette|436x436px|Influence des conditions climatiques sur la volatilisation de lisiers de bovins Source : IF. Paab, Université de Bonn]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le pH du sol et du produit ====&lt;br /&gt;
Un pH neutre à basique (supérieur à 6,5–7) favorise la transformation de l&#039;ammonium en ammoniac. On considère généralement que le pH qui détermine la volatilisation se situe entre celui du produit organique et celui du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH du produit joue donc un rôle important. Il modifie le rapport entre NH₃ et NH₄⁺ dans le lisier : plus ce rapport est élevé, plus l&#039;azote ammoniacal peut se volatiliser rapidement. C&#039;est pourquoi certaines entreprises proposent des produits qui acidifient le lisier pour limiter les pertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Modification_du_rapport_NH3-NH4_+_du_lisier_en_fonction_de_son_pHeau_(RMT_«_élevages_et_environnement_»_Brochure_-_«Valorisation_des_effluents_d’élevages»).png|centré|vignette|441x441px|Modification du rapport NH3/NH4 + du lisier en fonction de son pHeau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La teneur en matière sèche du produit ====&lt;br /&gt;
La teneur en matière sèche des produits liquides est déterminante, car elle conditionne leur infiltration dans le sol. Un lisier liquide, pauvre en matière sèche, s&#039;infiltre vite et perd peu d&#039;ammoniac. Il faut donc être beaucoup plus vigilant avec les lisiers et digestats riches en matière sèche, qui restent plus longtemps en surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les leviers pour limiter la volatilisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Incorporer vite ====&lt;br /&gt;
Comme les pertes se concentrent dans les premières heures, le délai entre l&#039;épandage et l&#039;incorporation est décisif. Plus on attend, plus la part d&#039;azote perdue augmente&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taux_cumulé_de_volatilisation_ammoniacale_au_cours_du_temps_en_fonction_de_la_teneur_en_Matière_Sèche_du_lisier_épandu.png|centré|vignette|365x365px|Taux cumulé de volatilisation ammoniacale au cours du temps en fonction de la teneur en Matière Sèche du lisier épandu Source: Outil MANNER (MANure Nitrogen Evaluation Routine), 1999]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Incorporer bien : le choix de l&#039;outil et la profondeur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les outils n&#039;enfouissent pas aussi bien. Il faut chercher une incorporation homogène sur au moins 5 à 8 cm de profondeur.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Effet_de_différents_outils_de_travail_du_sol_sur_la_volatilisation_ammoniacale_après_un_apport_de_lisier_avec_buses_palettes,_en_%25_de_la_volatilisation_sur_sol_non_travaillé.png|centré|vignette|580x580px|Effet de différents outils de travail du sol sur la volatilisation ammoniacale après un apport de lisier avec buses palettes, en % de la volatilisation sur sol non travaillé ]]&lt;br /&gt;
Dans une revue bibliographique internationale, Sommer et Hutchings (2001)  arrivent aux mêmes conclusions. Les déchaumeurs à dents ou à doigts, conçus pour travailler seulement les pailles, sont bien moins efficaces que les outils animés ou à disques. Travailler au-delà de 5 cm de profondeur améliore nettement l&#039;efficacité de l&#039;enfouissement. Les auteurs montrent aussi qu&#039;un épandage sur un sol déjà travaillé favorise l&#039;infiltration du lisier et réduit les pertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Adapter la méthode d&#039;épandage ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choix de la technique d’épandage joue un rôle essentiel dans la limitation des pertes d’azote par volatilisation ammoniacale. Plus le lisier est déposé rapidement et précisément à proximité du sol, moins il est exposé à l’air et aux conditions météorologiques susceptibles de favoriser les pertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les essais publiés dans la revue de l’AFPF montrent  que, lors de conditions météorologiques  défavorables, le choix du matériel d’épandage peut contribuer à réduire significativement les pertes. Sur prairie, les émissions d’ammoniac peuvent être fortement limitées lorsque le lisier est appliqué de manière à réduire au maximum son contact avec l’air. La taille des gouttelettes ainsi que la distance entre le dispositif d’épandage et la surface du sol csont deux facteurs déterminants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes à pendillards ou à patins, ainsi que les enfouisseurs à disques ou à dents, figurent parmi les techniques les plus efficaces. Le lisier est déposé directement au sol, voire légèrement incorporé, ce qui permet de réduire fortement son exposition à l’air. Le pendillard permet ainsi de limiter les pertes par volatilisation d’au moins 50 % par rapport à une buse qui projette le lisier dans l’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’inverse, les buses à palette orientées vers le haut sont peu coûteuses, mais présentent un intérêt limité en matière de réduction des pertes. Le lisier est projeté en hauteur avant de retomber sur le sol, ce qui augmente considérablement le temps de contact avec l’air. La formation de fines gouttelettes accroît également la surface de contact avec l’atmosphère et favorise ainsi la volatilisation de l’ammoniac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La buse à palette orientée vers le bas constitue une solution simple et peu coûteuse. En projetant le lisier directement vers le sol, elle réduit déjà les pertes par rapport à une buse orientée vers le haut, notamment lorsque les conditions météorologiques sont favorables. En revanche, lorsque les conditions sont défavorables, les pertes par volatilisation peuvent rester importantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La buse oscillante constitue un compromis intéressant. Elle produit des gouttelettes plus importantes, réduisant ainsi la surface de contact entre le lisier et l’air. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rampes d’épandage équipées de pendillards ou de patins permettent quant à elles de déposer le lisier directement sur le sol, sous forme de lignes espacées d’environ 25 cm. Cette technique limite fortement les pertes par volatilisation, y compris lorsque les conditions météorologiques sont moins favorables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, l’enfouisseur à disques permet de réduire les pertes par volatilisation à un niveau très faible, voire minimal, en incorporant directement le lisier dans le sol. Son utilisation présente toutefois des limites sur prairie, notamment en raison des sillons créés par les disques, qui peuvent favoriser le développement de mauvaises herbes et dégrader temporairement la couverture végétale.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Essais réalisés dans le cadre du projet REAC&#039;AIR lauréat de l&#039;appel à projet AgriQAir 2024, financé par l&#039;ADEME.png|centré|vignette|615x615px|Essais réalisés dans le cadre du projet REAC&#039;AIR lauréat de l&#039;appel à projet AgriQAir 2024, financé par l&#039;ADEME]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
RMT Élevages et Environnement. &#039;&#039;Valorisation des effluents d&#039;élevage&#039;&#039; (brochure). [Année et éditeur à préciser.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Projet CASDAR VOLAT NH3. Essai de Bignan (56), 2011. Cité dans [1].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sommer S.G., Hutchings N.J. (2001). Ammonia emission from field applied manure and its reduction — invited paper. &#039;&#039;European Journal of Agronomy&#039;&#039;, 15(1), 1–15.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IF. Paab, Université de Bonn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“La fertilité des sols dans les systèmes fourragers”, Affiche scientifique présentée aux Journées de l’A.F.P.F., les 8 et 9 avril 2015&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Volatilisation_des_engrais_organiques&amp;diff=198183</id>
		<title>Volatilisation des engrais organiques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Volatilisation_des_engrais_organiques&amp;diff=198183"/>
		<updated>2026-09-23T14:35:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : Volatilisation  : Le choix de l’outil est essentiel : les outils à disques ou animés incorporent mieux le lisier que les déchaumeurs à dents ou à doigts. Une incorporation homogène d’au moins 5 à 8 cm réduit nettement la volatilisation ammoniacale. Épandre sur un sol déjà travaillé favorise l’infiltration du lisier et limite davantage les pertes.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=55391.jpg&lt;br /&gt;
|ImageCaption=Epandage de lisier&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Les produits riches en azote ammoniacal, comme les lisiers ou les digestats, peuvent perdre une part importante de leur azote dans l&#039;air dans les heures qui suivent l&#039;épandage. Voici les mécanismes en jeu, les facteurs qui aggravent les pertes et les leviers pour les réduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un mécanisme chimique à la surface du sol ===&lt;br /&gt;
L&#039;azote des engrais et des effluents d&#039;élevage se trouve en partie sous forme ammoniacale (NH₄⁺). À la surface du sol, une partie de cet ammonium se transforme en ammoniac (NH₃), un gaz qui passe dans l&#039;atmosphère. Les lisiers apportent de grandes quantités d&#039;azote ammoniacal et sont donc particulièrement exposés. Plus la teneur du produit en NH₄⁺ est élevée, plus les pertes potentielles sont importantes. &lt;br /&gt;
[[Fichier:Composition_comparée_de_quelques_produits_résiduaires_organiques_issus_d’élevage_(en_kg_par_tonne_de_produit_brut).png|centré|vignette|638x638px|&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;composition comparée de quelques produits résiduaires organiques issus d’élevage (en kg par tonne de produit brut)&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une cinétique rapide : tout se joue dans les premières heures ===&lt;br /&gt;
Le risque de volatilisation est maximal juste après l&#039;épandage. Un essai conduit à Bignan (Morbihan) en 2011 dans le cadre du projet CASDAR VOLAT NH3 l&#039;illustre bien. La concentration d&#039;ammoniac dans l&#039;air a été mesurée à 30 cm et à 1 m au-dessus du sol dans trois situations : un témoin sans apport, un lisier de porc laissé en surface et un lisier de porc enfoui immédiatement après l&#039;épandage. Le lisier laissé en surface montre un pic de volatilisation très marqué dans les heures qui suivent l&#039;apport&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Volatilisation_ammoniacale_au_cours_du_temps_sur_un_témoin_sans_apport_et_deux_modalités_d&#039;apport_de_lisier._Projet_CASDAR_VOLAT_NH3,_essai_de_Bignan_(56),_2011.png|centré|vignette|686x686px|Volatilisation ammoniacale au cours du temps sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011]]&lt;br /&gt;
Les quantités perdues sont loin d&#039;être négligeables. Sur les 71 kg d&#039;azote ammoniacal apportés, le lisier non enfoui en a perdu 46 kg, soit près des deux tiers. Avec un enfouissement immédiat, les pertes sont tombées à 7 kg, soit environ 10 % de l&#039;azote ammoniacal apporté&lt;br /&gt;
[[Fichier:Quantité_d&#039;azote_ammoniacal_perdue_par_volatilisation_sur_un_témoin_sans_apport_et_deux_modalités_d&#039;apport_de_lisier._Projet_CASDAR_VOLAT_NH3,_essai_de_Bignan_(56),_2011.png|centré|vignette|384x384px|Quantité d&#039;azote ammoniacal perdue par volatilisation sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les facteurs qui influencent les pertes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les conditions météorologiques ====&lt;br /&gt;
La volatilisation augmente avec la température, surtout au-delà de 10 °C. Le vent et un sol sec l&#039;accélèrent aussi fortement. Plus le produit est exposé à l&#039;air, plus il perd d&#039;ammoniac. À l&#039;inverse, une humidité relative de l&#039;air élevée limite les pertes. Il est donc préférable d&#039;épandre par temps couvert et humide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Influence_des_conditions_climatiques_sur_la_volatilisation_de_lisiers_de_bovins_Source_-_IF._Paab,_Université_de_Bonn.png|centré|vignette|436x436px|Influence des conditions climatiques sur la volatilisation de lisiers de bovins Source : IF. Paab, Université de Bonn]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le pH du sol et du produit ====&lt;br /&gt;
Un pH neutre à basique (supérieur à 6,5–7) favorise la transformation de l&#039;ammonium en ammoniac. On considère généralement que le pH qui détermine la volatilisation se situe entre celui du produit organique et celui du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pH du produit joue donc un rôle important. Il modifie le rapport entre NH₃ et NH₄⁺ dans le lisier : plus ce rapport est élevé, plus l&#039;azote ammoniacal peut se volatiliser rapidement. C&#039;est pourquoi certaines entreprises proposent des produits qui acidifient le lisier pour limiter les pertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Modification_du_rapport_NH3-NH4_+_du_lisier_en_fonction_de_son_pHeau_(RMT_«_élevages_et_environnement_»_Brochure_-_«Valorisation_des_effluents_d’élevages»).png|centré|vignette|441x441px|Modification du rapport NH3/NH4 + du lisier en fonction de son pHeau]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La teneur en matière sèche du produit ====&lt;br /&gt;
La teneur en matière sèche des produits liquides est déterminante, car elle conditionne leur infiltration dans le sol. Un lisier liquide, pauvre en matière sèche, s&#039;infiltre vite et perd peu d&#039;ammoniac. Il faut donc être beaucoup plus vigilant avec les lisiers et digestats riches en matière sèche, qui restent plus longtemps en surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les leviers pour limiter la volatilisation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Incorporer vite ====&lt;br /&gt;
Comme les pertes se concentrent dans les premières heures, le délai entre l&#039;épandage et l&#039;incorporation est décisif. Plus on attend, plus la part d&#039;azote perdue augmente&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taux_cumulé_de_volatilisation_ammoniacale_au_cours_du_temps_en_fonction_de_la_teneur_en_Matière_Sèche_du_lisier_épandu.png|centré|vignette|365x365px|Taux cumulé de volatilisation ammoniacale au cours du temps en fonction de la teneur en Matière Sèche du lisier épandu Source: Outil MANNER (MANure Nitrogen Evaluation Routine), 1999]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Incorporer bien : le choix de l&#039;outil et la profondeur ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les outils n&#039;enfouissent pas aussi bien. Il faut chercher une incorporation homogène sur au moins 5 à 8 cm de profondeur.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Effet_de_différents_outils_de_travail_du_sol_sur_la_volatilisation_ammoniacale_après_un_apport_de_lisier_avec_buses_palettes,_en_%25_de_la_volatilisation_sur_sol_non_travaillé.png|centré|vignette|580x580px|Effet de différents outils de travail du sol sur la volatilisation ammoniacale après un apport de lisier avec buses palettes, en % de la volatilisation sur sol non travaillé ]]&lt;br /&gt;
Dans une revue bibliographique internationale, Sommer et Hutchings (2001)  arrivent aux mêmes conclusions. Les déchaumeurs à dents ou à doigts, conçus pour travailler seulement les pailles, sont bien moins efficaces que les outils animés ou à disques. Travailler au-delà de 5 cm de profondeur améliore nettement l&#039;efficacité de l&#039;enfouissement. Les auteurs montrent aussi qu&#039;un épandage sur un sol déjà travaillé favorise l&#039;infiltration du lisier et réduit les pertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Adapter la méthode d&#039;épandage ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choix de la technique d’épandage joue un rôle essentiel dans la limitation des pertes d’azote par volatilisation ammoniacale. Plus le lisier est déposé rapidement et précisément à proximité du sol, moins il est exposé à l’air et aux conditions météorologiques susceptibles de favoriser les pertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les essais publiés dans la revue de l’AFPF montrent  que, lors de conditions météorologiques  défavorables, le choix du matériel d’épandage peut contribuer à réduire significativement les pertes. Sur prairie, les émissions d’ammoniac peuvent être fortement limitées lorsque le lisier est appliqué de manière à réduire au maximum son contact avec l’air. La taille des gouttelettes ainsi que la distance entre le dispositif d’épandage et la surface du sol csont deux facteurs déterminants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les systèmes à pendillards ou à patins, ainsi que les enfouisseurs à disques ou à dents, figurent parmi les techniques les plus efficaces. Le lisier est déposé directement au sol, voire légèrement incorporé, ce qui permet de réduire fortement son exposition à l’air. Le pendillard permet ainsi de limiter les pertes par volatilisation d’au moins 50 % par rapport à une buse qui projette le lisier dans l’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’inverse, les buses à palette orientées vers le haut sont peu coûteuses, mais présentent un intérêt limité en matière de réduction des pertes. Le lisier est projeté en hauteur avant de retomber sur le sol, ce qui augmente considérablement le temps de contact avec l’air. La formation de fines gouttelettes accroît également la surface de contact avec l’atmosphère et favorise ainsi la volatilisation de l’ammoniac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La buse à palette orientée vers le bas constitue une solution simple et peu coûteuse. En projetant le lisier directement vers le sol, elle réduit déjà les pertes par rapport à une buse orientée vers le haut, notamment lorsque les conditions météorologiques sont favorables. En revanche, lorsque les conditions sont défavorables, les pertes par volatilisation peuvent rester importantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La buse oscillante constitue un compromis intéressant. Elle produit des gouttelettes plus importantes, réduisant ainsi la surface de contact entre le lisier et l’air. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rampes d’épandage équipées de pendillards ou de patins permettent quant à elles de déposer le lisier directement sur le sol, sous forme de lignes espacées d’environ 25 cm. Cette technique limite fortement les pertes par volatilisation, y compris lorsque les conditions météorologiques sont moins favorables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, l’enfouisseur à disques permet de réduire les pertes par volatilisation à un niveau très faible, voire minimal, en incorporant directement le lisier dans le sol. Son utilisation présente toutefois des limites sur prairie, notamment en raison des sillons créés par les disques, qui peuvent favoriser le développement de mauvaises herbes et dégrader temporairement la couverture végétale.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Essais réalisés dans le cadre du projet REAC&#039;AIR lauréat de l&#039;appel à projet AgriQAir 2024, financé par l&#039;ADEME.png|centré|vignette|615x615px|Essais réalisés dans le cadre du projet REAC&#039;AIR lauréat de l&#039;appel à projet AgriQAir 2024, financé par l&#039;ADEME]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
RMT Élevages et Environnement. &#039;&#039;Valorisation des effluents d&#039;élevage&#039;&#039; (brochure). [Année et éditeur à préciser.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Projet CASDAR VOLAT NH3. Essai de Bignan (56), 2011. Cité dans [1].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sommer S.G., Hutchings N.J. (2001). Ammonia emission from field applied manure and its reduction — invited paper. &#039;&#039;European Journal of Agronomy&#039;&#039;, 15(1), 1–15.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IF. Paab, Université de Bonn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
“La fertilité des sols dans les systèmes fourragers”, Affiche scientifique présentée aux Journées de l’A.F.P.F., les 8 et 9 avril 2015&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Essais_r%C3%A9alis%C3%A9s_dans_le_cadre_du_projet_REAC%27AIR_laur%C3%A9at_de_l%27appel_%C3%A0_projet_AgriQAir_2024,_financ%C3%A9_par_l%27ADEME.png&amp;diff=198182</id>
		<title>Fichier:Essais réalisés dans le cadre du projet REAC&#039;AIR lauréat de l&#039;appel à projet AgriQAir 2024, financé par l&#039;ADEME.png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:18:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Essais réalisés dans le cadre du projet REAC&#039;AIR lauréat de l&#039;appel à projet AgriQAir 2024, financé par l&#039;ADEME&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Effet_de_diff%C3%A9rents_outils_de_travail_du_sol_sur_la_volatilisation_ammoniacale_apr%C3%A8s_un_apport_de_lisier_avec_buses_palettes,_en_%25_de_la_volatilisation_sur_sol_non_travaill%C3%A9.png&amp;diff=198181</id>
		<title>Fichier:Effet de différents outils de travail du sol sur la volatilisation ammoniacale après un apport de lisier avec buses palettes, en % de la volatilisation sur sol non travaillé.png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:13:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Effet de différents outils de travail du sol sur la volatilisation ammoniacale après un apport de lisier avec buses palettes, en % de la volatilisation sur sol non travaillé&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Taux_cumul%C3%A9_de_volatilisation_ammoniacale_au_cours_du_temps_en_fonction_de_la_teneur_en_Mati%C3%A8re_S%C3%A8che_du_lisier_%C3%A9pandu.png&amp;diff=198180</id>
		<title>Fichier:Taux cumulé de volatilisation ammoniacale au cours du temps en fonction de la teneur en Matière Sèche du lisier épandu.png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:11:45Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Taux cumulé de volatilisation ammoniacale au&lt;br /&gt;
cours du temps en fonction de la teneur en Matière Sèche&lt;br /&gt;
du lisier épandu&lt;br /&gt;
Source: Outil MANNER (MANure Nitrogen Evaluation Routine), 1999&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Modification_du_rapport_NH3-NH4_%2B_du_lisier_en_fonction_de_son_pHeau_(RMT_%C2%AB_%C3%A9levages_et_environnement_%C2%BB_Brochure_-_%C2%ABValorisation_des_effluents_d%E2%80%99%C3%A9levages%C2%BB).png&amp;diff=198179</id>
		<title>Fichier:Modification du rapport NH3-NH4 + du lisier en fonction de son pHeau (RMT « élevages et environnement » Brochure - «Valorisation des effluents d’élevages»).png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:10:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Modification du rapport NH3/NH4 + du lisier en fonction de son pHeau&lt;br /&gt;
(RMT « élevages et environnement » Brochure : «Valorisation des effluents d’élevages»)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Influence_des_conditions_climatiques_sur_la_volatilisation_de_lisiers_de_bovins_Source_-_IF._Paab,_Universit%C3%A9_de_Bonn.png&amp;diff=198178</id>
		<title>Fichier:Influence des conditions climatiques sur la volatilisation de lisiers de bovins Source - IF. Paab, Université de Bonn.png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:08:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Influence des conditions climatiques sur la volatilisation de lisiers de bovins Source : IF. Paab, Université de Bonn&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Quantit%C3%A9_d%27azote_ammoniacal_perdue_par_volatilisation_sur_un_t%C3%A9moin_sans_apport_et_deux_modalit%C3%A9s_d%27apport_de_lisier._Projet_CASDAR_VOLAT_NH3,_essai_de_Bignan_(56),_2011.png&amp;diff=198177</id>
		<title>Fichier:Quantité d&#039;azote ammoniacal perdue par volatilisation sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011.png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:06:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Quantité d&#039;azote ammoniacal perdue par volatilisation sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Volatilisation_ammoniacale_au_cours_du_temps_sur_un_t%C3%A9moin_sans_apport_et_deux_modalit%C3%A9s_d%27apport_de_lisier._Projet_CASDAR_VOLAT_NH3,_essai_de_Bignan_(56),_2011.png&amp;diff=198176</id>
		<title>Fichier:Volatilisation ammoniacale au cours du temps sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011.png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:03:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Volatilisation ammoniacale au cours du temps sur un témoin sans apport et deux modalités d&#039;apport de lisier. Projet CASDAR VOLAT NH3, essai de Bignan (56), 2011&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Composition_compar%C3%A9e_de_quelques_produits_r%C3%A9siduaires_organiques_issus_d%E2%80%99%C3%A9levage_(en_kg_par_tonne_de_produit_brut).png&amp;diff=198175</id>
		<title>Fichier:Composition comparée de quelques produits résiduaires organiques issus d’élevage (en kg par tonne de produit brut).png</title>
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		<updated>2026-09-23T14:01:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;composition comparée de quelques produits résiduaires organiques issus d’élevage (en kg par tonne de produit brut)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:55391.jpg&amp;diff=198174</id>
		<title>Fichier:55391.jpg</title>
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		<updated>2026-09-23T13:55:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Tonne à lisier&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fourniture_d%27azote_par_les_couverts_v%C3%A9g%C3%A9taux&amp;diff=198035</id>
		<title>Fourniture d&#039;azote par les couverts végétaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fourniture_d%27azote_par_les_couverts_v%C3%A9g%C3%A9taux&amp;diff=198035"/>
		<updated>2026-09-16T13:42:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : /* Stocker l&amp;#039;azote grâce aux couverts : ce qu&amp;#039;il faut savoir */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique}}&lt;br /&gt;
== Stocker l&#039;azote grâce aux couverts : ce qu&#039;il faut savoir ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Destruction_d&#039;un_couvert_végétal.jpg|vignette|Destruction d&#039;un couvert végétal]]&lt;br /&gt;
Un constat simple d&#039;abord : plus un couvert produit de biomasse, plus il stocke d&#039;azote. Reste ensuite à savoir d&#039;où vient cet azote. Il peut être prélevé dans le sol, c&#039;est le principe de la CIPAN (culture intermédiaire piège à nitrates), ou capté dans l&#039;air, c&#039;est la spécificité des légumineuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;effet CIPAN : toutes les espèces piègent l&#039;azote du sol ===&lt;br /&gt;
Les CIPAN les plus efficaces restent les crucifères (moutarde, radis, navette…), grâce à leur croissance rapide et à leur enracinement puissant. Les légumineuses ont pourtant elles aussi une réelle capacité à prélever l&#039;azote du sol, comme le montre le graphique ci-dessous.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fixation_d&#039;azote_par_les_CIPAN.png|centré|vignette|928x928px|Fixation d&#039;azote par les CIPAN]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;effet CIPAN est en fait commun, dans une certaine mesure, à toutes les espèces. Avant que les nodosités se forment, une légumineuse n&#039;a pas d&#039;autre choix que de puiser dans l&#039;azote minéral du sol pour démarrer. À titre d&#039;exemple, une féverole a besoin d&#039;environ 200 degrés-jours (base 0 °C) avant de produire ses premières nodosités. Pendant cette phase d&#039;installation, elle se comporte donc comme n&#039;importe quelle CIPAN.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Toutes les légumineuses ne fixent pas l&#039;azote de la même façon ===&lt;br /&gt;
Une légumineuse est capable de fixer l&#039;azote de l&#039;air, mais cette capacité varie beaucoup d&#039;une espèce à l&#039;autre. Elle dépend aussi fortement de l&#039;azote disponible dans le sol : plus il y a d&#039;azote minéral, moins la plante a « intérêt » à fixer celui de l&#039;air, et plus la fixation diminue.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Inhibition_de_la_fixation_azotée,_.png|centré|vignette|849x849px|Inhibition de la fixation azotée par le reliquat azoté, essais en cultures pleines, thèse de Maé Guinet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inhibition est proportionnelle à la quantité d&#039;azote minéral disponible. Il n&#039;existe pas de seuil commun à toutes les espèces, mais la tendance se vérifie de façon générale. Conséquence pratique : semer une légumineuse derrière un précédent qui laisse beaucoup de reliquats, c&#039;est accepter qu&#039;elle fixe peu et qu&#039;elle joue surtout un rôle de CIPAN.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut malgré tout dégager une hiérarchie. D&#039;après les travaux des instituts techniques des oléoprotéagineux (Terres Inovia, 2018), les meilleures fixatrices sont les légumineuses fourragères (trèfles, luzerne, vesces…). Viennent ensuite la féverole et le lupin, puis le soja inoculé, les pois, le pois chiche, la lentille et les haricots.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taux_de_fixation_azoté_des_légumineuses.png|centré|vignette|535x535px|Taux de fixation azoté des légumineuses]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention toutefois, ces résultats peuvent varier localement : le taux de fixation dépend aussi du pédoclimat (type de sol, pH, humidité, température).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fixer beaucoup ET produire beaucoup ===&lt;br /&gt;
Un bon taux de fixation ne suffit pas : ce qui compte pour l&#039;agriculteur, c&#039;est la quantité totale d&#039;azote stockée, c&#039;est-à-dire la combinaison d&#039;une fixation élevée et d&#039;une biomasse importante. Une espèce qui fixe très bien mais produit peu apportera finalement moins qu&#039;une espèce un peu moins performante mais très productive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conditions de culture, lorsque l&#039;on croise ces deux critères, ce sont la féverole et le soja qui ressortent en tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Azote_contenu_dans_les_parties_aériennes_de_différentes_espèces_de_légumineuses_en_fonction_de_la_biomasse_produite._Essais_en_culture_sur_deux_années_dans_le_cadre_de_la_thèse_de_Maé_Guinet.png|centré|vignette|711x711px|Azote contenu dans les parties aériennes de différentes espèces de légumineuses en fonction de la biomasse produite. Essais en culture sur deux années dans le cadre de la thèse de Maé Guinet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que peut-on attendre des légumineuses en pur en interculture ? ===&lt;br /&gt;
Pour se faire une idée de ce qu&#039;une interculture de légumineuses peut réellement apporter, et de ce qu&#039;elle coûte, on peut s&#039;appuyer sur les essais menés en Suisse par Agroscope. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils donnent, sur plusieurs pédoclimats, la biomasse produite par différentes légumineuses au bout de trois mois ainsi que leur teneur en azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Conditions_pédoclimatiques_des_essais_couverts_végétaux_d&#039;Agroscope.png|centré|vignette|575x575px|Conditions pédoclimatiques des essais couverts végétaux d&#039;Agroscope]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ordre de grandeur, une légumineuse bien implantée produit souvent de 2 à 5 t de matière sèche/ha en trois mois, avec une teneur en azote de 3 à 4 %. Cela représente un stock de l&#039;ordre de 60 à 150 kg N/ha dans les parties aériennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Biomasse_aérienne_produite_par_les_légumineuses_d&#039;interculture_dans_les_essais_Agroscope1.png|centré|vignette|800x800px|Biomasse aérienne produite par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pourcentage_d&#039;azote_dérivé_de_l&#039;air_dans_les_légumineuses_d&#039;interculture_dans_les_essais_Agroscope.png|centré|vignette|803x803px|Pourcentage d&#039;azote dérivé de l&#039;air par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est un potentiel intéressant, mais très dépendant de la date de semis et de la pluviométrie à l&#039;implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La dynamique de restitution de l&#039;azote ===&lt;br /&gt;
Stocker l&#039;azote est une chose, le restituer à la culture suivante en est une autre. Il est très difficile d&#039;estimer précisément la part d&#039;azote d&#039;un couvert qui sera réellement disponible, car la minéralisation dépend de trois grands facteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier est le &#039;&#039;&#039;C/N du couvert&#039;&#039;&#039;. Plus il est bas (légumineuses jeunes, autour de 10 à 15), plus la décomposition est rapide et l&#039;azote vite libéré. À l&#039;inverse, un couvert âgé ou riche en tiges (C/N supérieur à 25-30) peut temporairement « bloquer » de l&#039;azote du sol, les micro-organismes en ayant besoin pour dégrader les résidus : c&#039;est la faim d&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième est la &#039;&#039;&#039;température&#039;&#039;&#039;. Plus il fait chaud, plus les micro-organismes sont actifs et dégradent rapidement les résidus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième est l&#039;&#039;&#039;&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039;. Sans eau, pas de vie microbienne, donc très peu de minéralisation. En cas de sécheresse prolongée, la libération de l&#039;azote contenu dans les couverts peut être quasiment stoppée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré ces incertitudes, quelques grandes tendances se dégagent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sur l&#039;année suivant la destruction ====&lt;br /&gt;
Au-delà de la température et de l&#039;humidité, la part d&#039;azote minéralisé dépend surtout du C/N du couvert et du temps écoulé depuis sa destruction. Plus le C/N est bas et plus la période de décomposition est longue, plus la quantité d&#039;azote libérée est importante. En pratique, une destruction trop tardive d&#039;un couvert de légumineuses peut décaler une partie de la fourniture d&#039;azote au-delà de la période où la culture en a le plus besoin.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pourcentage_d&#039;azote_minéralisé_suivant_la_date_de_destruction_et_le_C-N.png|centré|vignette|668x668px|Pourcentage d&#039;azote minéralisé suivant la date de destruction et le C/N]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour se donner un ordre d&#039;idée, voici des résultats issus de la thèse de Mae Guinet, où les résidus proviennent du précédent cultural, et où le bilan du surcroit d&#039;azote minéralisé a été fait sur le blé suivant.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Quantité totale d’azote dans les résidus aériens des précédents culturaux. Relation entre le rapport C-N des résidus aériens et la proportion d’azote des résidus qui a été minéralisée.png|centré|vignette|699x699px|Quantité totale d’azote dans les résidus aériens des précédents culturaux. Relation entre le rapport C/N des résidus aériens et la proportion d’azote des résidus qui a été minéralisée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sur plusieurs années ====&lt;br /&gt;
L&#039;effet des couverts ne s&#039;arrête pas à la première année. Une partie de l&#039;azote rejoint la matière organique du sol et sera restituée progressivement. Dans un essai Arvalis, un couvert de pois fourrager associé à de la lentille noire a ainsi permis de restituer 120 unités d&#039;azote sur cinq ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fourniture_d’azote_à_la_culture_suivante_cumulée_par_un_couvert_de_non-légumineuse_(moutarde_blanche)_et_par_un_couvert_de_légumineuse.png|centré|vignette|684x684px|Fourniture d’azote à la culture suivante cumulée par un couvert de non-légumineuse (moutarde blanche) et par un couvert de légumineuse (pois fourrager puis lentille noirâtre). ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est là tout l&#039;intérêt de raisonner les couverts dans la durée : leur bénéfice se construit année après année, en enrichissant progressivement la fourniture d&#039;azote du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources : ==&lt;br /&gt;
https://agronomie.asso.fr/fileadmin/user_upload/revue_aes/aes_vol9_n1_juin2019/aes_vol9_n1_pdf/aes_vol9_n1_04_guinet-et-al_01.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://hal.science/hal-02158172v1/document&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://hal.science/hal-02158172v1/document&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/pdf/changins-legumineuses.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.arvalis.fr/infos-techniques/quel-est-leffet-fertilisant-des-cultures-intermediaires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/sites/default/files/document_library/20126/437704/726505/d%C3%A9ploiement_des_lag_comme_levier_de_la_transition_agro%C3%A9cologique_des_syst%C3%A8mes_de_culture_v.biarn%C3%A8s_%281%29.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fourniture_d%27azote_par_les_couverts_v%C3%A9g%C3%A9taux&amp;diff=198034</id>
		<title>Fourniture d&#039;azote par les couverts végétaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fourniture_d%27azote_par_les_couverts_v%C3%A9g%C3%A9taux&amp;diff=198034"/>
		<updated>2026-09-16T13:37:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : Page créée avec « {{Pratique}} == Stocker l&amp;#039;azote grâce aux couverts : ce qu&amp;#039;il faut savoir ==  Destruction d&amp;#039;un couvert végétal  Un constat simple d&amp;#039;abord : plus un couvert produit de biomasse, plus il stocke d&amp;#039;azote. Reste ensuite à savoir d&amp;#039;où vient cet azote. Il peut être prélevé dans le sol, c&amp;#039;est le principe de la CIPAN (culture intermédiaire piège à nitrates), ou capté dans l&amp;#039;air, c&amp;#039;est la spécificité... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique}}&lt;br /&gt;
== Stocker l&#039;azote grâce aux couverts : ce qu&#039;il faut savoir ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Destruction_d&#039;un_couvert_végétal.jpg|vignette|Destruction d&#039;un couvert végétal]]&lt;br /&gt;
Un constat simple d&#039;abord : plus un couvert produit de biomasse, plus il stocke d&#039;azote. Reste ensuite à savoir d&#039;où vient cet azote. Il peut être prélevé dans le sol, c&#039;est le principe de la CIPAN (culture intermédiaire piège à nitrates), ou capté dans l&#039;air, c&#039;est la spécificité des légumineuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;effet CIPAN : toutes les espèces piègent l&#039;azote du sol ===&lt;br /&gt;
Les CIPAN les plus efficaces restent les crucifères (moutarde, radis, navette…), grâce à leur croissance rapide et à leur enracinement puissant. Les légumineuses ont pourtant elles aussi une réelle capacité à prélever l&#039;azote du sol, comme le montre le graphique ci-dessous.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fixation_d&#039;azote_par_les_CIPAN.png|centré|vignette|928x928px|Fixation d&#039;azote par les CIPAN]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;[Graphique : azote prélevé dans le sol selon les espèces de couvert]&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;effet CIPAN est en fait commun, dans une certaine mesure, à toutes les espèces. Avant que les nodosités se forment, une légumineuse n&#039;a pas d&#039;autre choix que de puiser dans l&#039;azote minéral du sol pour démarrer. À titre d&#039;exemple, une féverole a besoin d&#039;environ 200 degrés-jours (base 0 °C) avant de produire ses premières nodosités. Pendant cette phase d&#039;installation, elle se comporte donc comme n&#039;importe quelle CIPAN.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Toutes les légumineuses ne fixent pas l&#039;azote de la même façon ===&lt;br /&gt;
Une légumineuse est capable de fixer l&#039;azote de l&#039;air, mais cette capacité varie beaucoup d&#039;une espèce à l&#039;autre. Elle dépend aussi fortement de l&#039;azote disponible dans le sol : plus il y a d&#039;azote minéral, moins la plante a « intérêt » à fixer celui de l&#039;air, et plus la fixation diminue.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Inhibition_de_la_fixation_azotée,_.png|centré|vignette|849x849px|Inhibition de la fixation azotée par le reliquat azoté, essais en cultures pleines, thèse de Maé Guinet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inhibition est proportionnelle à la quantité d&#039;azote minéral disponible. Il n&#039;existe pas de seuil commun à toutes les espèces, mais la tendance se vérifie de façon générale. Conséquence pratique : semer une légumineuse derrière un précédent qui laisse beaucoup de reliquats, c&#039;est accepter qu&#039;elle fixe peu et qu&#039;elle joue surtout un rôle de CIPAN.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut malgré tout dégager une hiérarchie. D&#039;après les travaux des instituts techniques des oléoprotéagineux (Terres Inovia, 2018), les meilleures fixatrices sont les légumineuses fourragères (trèfles, luzerne, vesces…). Viennent ensuite la féverole et le lupin, puis le soja inoculé, les pois, le pois chiche, la lentille et les haricots.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taux_de_fixation_azoté_des_légumineuses.png|centré|vignette|535x535px|Taux de fixation azoté des légumineuses]]&lt;br /&gt;
Source : [https://www.terresinovia.fr/sites/default/files/document_library/20126/437704/726505/d%C3%A9ploiement_des_lag_comme_levier_de_la_transition_agro%C3%A9cologique_des_syst%C3%A8mes_de_culture_v.biarn%C3%A8s_%281%29.pdf Terres Inovia – Déploiement des légumineuses comme levier de la transition agroécologique]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention toutefois, ces résultats peuvent varier localement : le taux de fixation dépend aussi du pédoclimat (type de sol, pH, humidité, température).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fixer beaucoup ET produire beaucoup ===&lt;br /&gt;
Un bon taux de fixation ne suffit pas : ce qui compte pour l&#039;agriculteur, c&#039;est la quantité totale d&#039;azote stockée, c&#039;est-à-dire la combinaison d&#039;une fixation élevée et d&#039;une biomasse importante. Une espèce qui fixe très bien mais produit peu apportera finalement moins qu&#039;une espèce un peu moins performante mais très productive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conditions de culture, lorsque l&#039;on croise ces deux critères, ce sont la féverole et le soja qui ressortent en tête.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Azote_contenu_dans_les_parties_aériennes_de_différentes_espèces_de_légumineuses_en_fonction_de_la_biomasse_produite._Essais_en_culture_sur_deux_années_dans_le_cadre_de_la_thèse_de_Maé_Guinet.png|centré|vignette|711x711px|Azote contenu dans les parties aériennes de différentes espèces de légumineuses en fonction de la biomasse produite. Essais en culture sur deux années dans le cadre de la thèse de Maé Guinet]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Que peut-on attendre des légumineuses en pur en interculture ? ===&lt;br /&gt;
Pour se faire une idée de ce qu&#039;une interculture de légumineuses peut réellement apporter, et de ce qu&#039;elle coûte, on peut s&#039;appuyer sur les essais menés en Suisse par Agroscope. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils donnent, sur plusieurs pédoclimats, la biomasse produite par différentes légumineuses au bout de trois mois ainsi que leur teneur en azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Conditions_pédoclimatiques_des_essais_couverts_végétaux_d&#039;Agroscope.png|centré|vignette|575x575px|Conditions pédoclimatiques des essais couverts végétaux d&#039;Agroscope]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ordre de grandeur, une légumineuse bien implantée produit souvent de 2 à 5 t de matière sèche/ha en trois mois, avec une teneur en azote de 3 à 4 %. Cela représente un stock de l&#039;ordre de 60 à 150 kg N/ha dans les parties aériennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Biomasse_aérienne_produite_par_les_légumineuses_d&#039;interculture_dans_les_essais_Agroscope1.png|centré|vignette|800x800px|Biomasse aérienne produite par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pourcentage_d&#039;azote_dérivé_de_l&#039;air_dans_les_légumineuses_d&#039;interculture_dans_les_essais_Agroscope.png|centré|vignette|803x803px|Pourcentage d&#039;azote dérivé de l&#039;air par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est un potentiel intéressant, mais très dépendant de la date de semis et de la pluviométrie à l&#039;implantation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La dynamique de restitution de l&#039;azote ===&lt;br /&gt;
Stocker l&#039;azote est une chose, le restituer à la culture suivante en est une autre. Il est très difficile d&#039;estimer précisément la part d&#039;azote d&#039;un couvert qui sera réellement disponible, car la minéralisation dépend de trois grands facteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier est le &#039;&#039;&#039;C/N du couvert&#039;&#039;&#039;. Plus il est bas (légumineuses jeunes, autour de 10 à 15), plus la décomposition est rapide et l&#039;azote vite libéré. À l&#039;inverse, un couvert âgé ou riche en tiges (C/N supérieur à 25-30) peut temporairement « bloquer » de l&#039;azote du sol, les micro-organismes en ayant besoin pour dégrader les résidus : c&#039;est la faim d&#039;azote.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième est la &#039;&#039;&#039;température&#039;&#039;&#039;. Plus il fait chaud, plus les micro-organismes sont actifs et dégradent rapidement les résidus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième est l&#039;&#039;&#039;&#039;humidité du sol&#039;&#039;&#039;. Sans eau, pas de vie microbienne, donc très peu de minéralisation. En cas de sécheresse prolongée, la libération de l&#039;azote contenu dans les couverts peut être quasiment stoppée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré ces incertitudes, quelques grandes tendances se dégagent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sur l&#039;année suivant la destruction ====&lt;br /&gt;
Au-delà de la température et de l&#039;humidité, la part d&#039;azote minéralisé dépend surtout du C/N du couvert et du temps écoulé depuis sa destruction. Plus le C/N est bas et plus la période de décomposition est longue, plus la quantité d&#039;azote libérée est importante. En pratique, une destruction trop tardive d&#039;un couvert de légumineuses peut décaler une partie de la fourniture d&#039;azote au-delà de la période où la culture en a le plus besoin.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pourcentage_d&#039;azote_minéralisé_suivant_la_date_de_destruction_et_le_C-N.png|centré|vignette|668x668px|Pourcentage d&#039;azote minéralisé suivant la date de destruction et le C/N]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour se donner un ordre d&#039;idée, voici des résultats issus de la thèse de Mae Guinet, où les résidus proviennent du précédent cultural, et où le bilan du surcroit d&#039;azote minéralisé a été fait sur le blé suivant.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Quantité totale d’azote dans les résidus aériens des précédents culturaux. Relation entre le rapport C-N des résidus aériens et la proportion d’azote des résidus qui a été minéralisée.png|centré|vignette|699x699px|Quantité totale d’azote dans les résidus aériens des précédents culturaux. Relation entre le rapport C/N des résidus aériens et la proportion d’azote des résidus qui a été minéralisée]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Sur plusieurs années ====&lt;br /&gt;
L&#039;effet des couverts ne s&#039;arrête pas à la première année. Une partie de l&#039;azote rejoint la matière organique du sol et sera restituée progressivement. Dans un essai Arvalis, un couvert de pois fourrager associé à de la lentille noire a ainsi permis de restituer 120 unités d&#039;azote sur cinq ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fourniture_d’azote_à_la_culture_suivante_cumulée_par_un_couvert_de_non-légumineuse_(moutarde_blanche)_et_par_un_couvert_de_légumineuse.png|centré|vignette|684x684px|Fourniture d’azote à la culture suivante cumulée par un couvert de non-légumineuse (moutarde blanche) et par un couvert de légumineuse (pois fourrager puis lentille noirâtre). ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est là tout l&#039;intérêt de raisonner les couverts dans la durée : leur bénéfice se construit année après année, en enrichissant progressivement la fourniture d&#039;azote du sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources : ==&lt;br /&gt;
https://agronomie.asso.fr/fileadmin/user_upload/revue_aes/aes_vol9_n1_juin2019/aes_vol9_n1_pdf/aes_vol9_n1_04_guinet-et-al_01.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://hal.science/hal-02158172v1/document&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://hal.science/hal-02158172v1/document&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/pdf/changins-legumineuses.pdf&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Quantit%C3%A9_totale_d%E2%80%99azote_dans_les_r%C3%A9sidus_a%C3%A9riens_des_pr%C3%A9c%C3%A9dents_culturaux._Relation_entre_le_rapport_C-N_des_r%C3%A9sidus_a%C3%A9riens_et_la_proportion_d%E2%80%99azote_des_r%C3%A9sidus_qui_a_%C3%A9t%C3%A9_min%C3%A9ralis%C3%A9e.png&amp;diff=198033</id>
		<title>Fichier:Quantité totale d’azote dans les résidus aériens des précédents culturaux. Relation entre le rapport C-N des résidus aériens et la proportion d’azote des résidus qui a été minéralisée.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Quantit%C3%A9_totale_d%E2%80%99azote_dans_les_r%C3%A9sidus_a%C3%A9riens_des_pr%C3%A9c%C3%A9dents_culturaux._Relation_entre_le_rapport_C-N_des_r%C3%A9sidus_a%C3%A9riens_et_la_proportion_d%E2%80%99azote_des_r%C3%A9sidus_qui_a_%C3%A9t%C3%A9_min%C3%A9ralis%C3%A9e.png&amp;diff=198033"/>
		<updated>2026-09-16T13:37:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Quantité totale d’azote dans les résidus aériens des précédents culturaux. Relation entre le rapport C/N des résidus aériens et la proportion d’azote des résidus qui a été minéralisée&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pourcentage_d%27azote_min%C3%A9ralis%C3%A9_suivant_la_date_de_destruction_et_le_C-N.png&amp;diff=198032</id>
		<title>Fichier:Pourcentage d&#039;azote minéralisé suivant la date de destruction et le C-N.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pourcentage_d%27azote_min%C3%A9ralis%C3%A9_suivant_la_date_de_destruction_et_le_C-N.png&amp;diff=198032"/>
		<updated>2026-09-16T13:32:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pourcentage d&#039;azote minéralisé suivant la date de destruction et le C/N&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Fourniture_d%E2%80%99azote_%C3%A0_la_culture_suivante_cumul%C3%A9e_par_un_couvert_de_non-l%C3%A9gumineuse_(moutarde_blanche)_et_par_un_couvert_de_l%C3%A9gumineuse.png&amp;diff=198031</id>
		<title>Fichier:Fourniture d’azote à la culture suivante cumulée par un couvert de non-légumineuse (moutarde blanche) et par un couvert de légumineuse.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Fourniture_d%E2%80%99azote_%C3%A0_la_culture_suivante_cumul%C3%A9e_par_un_couvert_de_non-l%C3%A9gumineuse_(moutarde_blanche)_et_par_un_couvert_de_l%C3%A9gumineuse.png&amp;diff=198031"/>
		<updated>2026-09-16T13:29:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Fourniture d’azote à la culture suivante cumulée par un couvert de non-légumineuse (moutarde blanche) et par un couvert de légumineuse (pois fourrager puis lentille noirâtre). Essai moyenne durée ARVALIS de Boigneville (91-limon argileux) 2007-2011. Les chiffres indiquent les quantités d’azote contenu dans les parties aériennes des couverts chaque année.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pourcentage_d%27azote_d%C3%A9riv%C3%A9_de_l%27air_dans_les_l%C3%A9gumineuses_d%27interculture_dans_les_essais_Agroscope.png&amp;diff=198030</id>
		<title>Fichier:Pourcentage d&#039;azote dérivé de l&#039;air dans les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Pourcentage_d%27azote_d%C3%A9riv%C3%A9_de_l%27air_dans_les_l%C3%A9gumineuses_d%27interculture_dans_les_essais_Agroscope.png&amp;diff=198030"/>
		<updated>2026-09-16T13:25:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Pourcentage d&#039;azote dérivé de l&#039;air dans les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Biomasse_a%C3%A9rienne_produite_par_les_l%C3%A9gumineuses_d%27interculture_dans_les_essais_Agroscope1.png&amp;diff=198029</id>
		<title>Fichier:Biomasse aérienne produite par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope1.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Biomasse_a%C3%A9rienne_produite_par_les_l%C3%A9gumineuses_d%27interculture_dans_les_essais_Agroscope1.png&amp;diff=198029"/>
		<updated>2026-09-16T13:24:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Biomasse aérienne produite par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Biomasse_a%C3%A9rienne_produite_par_les_l%C3%A9gumineuses_d%27interculture_dans_les_essais_Agroscope.png&amp;diff=198028</id>
		<title>Fichier:Biomasse aérienne produite par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Biomasse_a%C3%A9rienne_produite_par_les_l%C3%A9gumineuses_d%27interculture_dans_les_essais_Agroscope.png&amp;diff=198028"/>
		<updated>2026-09-16T13:22:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Biomasse aérienne produite par les légumineuses d&#039;interculture dans les essais Agroscope&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Conditions_p%C3%A9doclimatiques_des_essais_couverts_v%C3%A9g%C3%A9taux_d%27Agroscope.png&amp;diff=198027</id>
		<title>Fichier:Conditions pédoclimatiques des essais couverts végétaux d&#039;Agroscope.png</title>
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		<updated>2026-09-16T13:21:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Conditions pédoclimatiques des essais couverts végétaux d&#039;Agroscope&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
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		<title>Fichier:Azote contenu dans les parties aériennes de différentes espèces de légumineuses en fonction de la biomasse produite. Essais en culture sur deux années dans le cadre de la thèse de Maé Guinet.png</title>
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		<updated>2026-09-16T13:19:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Azote contenu dans les parties aériennes de différentes espèces de légumineuses en fonction de la biomasse produite. Essais en culture sur deux années dans le cadre de la thèse de Maé Guinet&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Azote_contenu_la_biomasse_de_diff%C3%A9rentes_esp%C3%A8ces_de_l%C3%A9gumineuses_en_fonction_de_la_biomasse_produite._Essais_en_culture_sur_deux_ann%C3%A9es_dans_le_cadre_de_la_th%C3%A8se_de_Ma%C3%A9_Guinet.png&amp;diff=198025</id>
		<title>Fichier:Azote contenu la biomasse de différentes espèces de légumineuses en fonction de la biomasse produite. Essais en culture sur deux années dans le cadre de la thèse de Maé Guinet.png</title>
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		<updated>2026-09-16T13:17:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Azote contenu la biomasse de différentes espèces de légumineuses en fonction de la biomasse produite. Essais en culture sur deux années dans le cadre de la thèse de Maé Guinet&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Taux_de_fixation_azot%C3%A9_des_l%C3%A9gumineuses.png&amp;diff=198024</id>
		<title>Fichier:Taux de fixation azoté des légumineuses.png</title>
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		<updated>2026-09-16T13:15:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Taux de fixation azoté des légumineuses&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Inhibition_de_la_fixation_azot%C3%A9e,_.png&amp;diff=198023</id>
		<title>Fichier:Inhibition de la fixation azotée, .png</title>
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		<updated>2026-09-16T13:13:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Inhibition de la fixation azotée par le reliquat azoté, essais en cultures pleines, thèse de Maé Guinet&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Fixation_d%27azote_par_les_CIPAN.png&amp;diff=198022</id>
		<title>Fichier:Fixation d&#039;azote par les CIPAN.png</title>
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		<updated>2026-09-16T13:11:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Fixation d&#039;azote par les CIPAN&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Destruction_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal.jpg&amp;diff=198021</id>
		<title>Fichier:Destruction d&#039;un couvert végétal.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Destruction_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal.jpg&amp;diff=198021"/>
		<updated>2026-09-16T13:07:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Destruction d&#039;un couvert végétal&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Estimer_la_biomasse_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal_visuellement&amp;diff=197670</id>
		<title>Estimer la biomasse d&#039;un couvert végétal visuellement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Estimer_la_biomasse_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal_visuellement&amp;diff=197670"/>
		<updated>2026-09-03T09:28:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Couvert au stade levée.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
On vous présente ici deux façons de chiffrer la biomasse d&#039;un couvert avant destruction : le calcul suisse, hauteur × couverture, et la calibration de l’œil sur des photos de référence d&#039;Arvalis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La méthode suisse : hauteur × couverture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les suisses d&#039;Agroscope ont mis au point une méthode permettant de prédire la biomasse d&#039;un couvert sans avoir à faire de pesées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe est simple : la biomasse produite par un couvert végétal occupe un volume donné. Ce volume peut être estimé visuellement en combinant deux paramètres : la hauteur du couvert et la proportion du sol qu’il recouvre. L’indice de volume obtenu est ensuite proportionnel à la quantité de matière sèche produite.&lt;br /&gt;
La méthode se déroule en trois étapes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;1. Mesurer la hauteur moyenne du couvert&#039;&#039;&#039; (en centimètres), directement sur le terrain, sans étirer les plantes. =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;2. Estimer le taux de couverture du sol&#039;&#039;&#039; (en %), =====&lt;br /&gt;
Soit via une photographie avec l&#039;application smartphone gratuite CANOPEO, soit visuellement avec le document ci dessous&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couverture sol.png|centré|vignette|928x928px|Echelle de couverture du sol (issue de Büchi et al., 2016)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;3. Calculer la biomasse produite (en kg/ha)&#039;&#039;&#039; =====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Équation calcul.png|centré|vignette|795x795px|Equation de calcul définie par Büchi et al.]]&lt;br /&gt;
Pour les espèces pures «jeunes» (avant floraison), il est recommandé de prendre la pente et la constante spécifiques à l’espèce indiquées dans le tableau ci dessous. • A un stade plus avancé, l’utilisation du modèle global est plus robuste face aux différences de conditions de croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mélanges, prendre les valeurs du modèle global.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de calcul 2.png|centré|vignette|1104x1104px|Densité et constante permettant d’estimer la biomasse à partir de la couverture du sol et de la hauteur pour vingt espèces de couverts végétaux. Teneur en nutriments et rapport C/N mesurés pour les vingt espèces à 48 et 85 jours après semis (jas).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;4. Calculer le prélèvement en nutriments (en kg/ha)&#039;&#039;&#039; =====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Équation mélange.png|centré|vignette|758x758px]]&lt;br /&gt;
Pour les mélanges: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Estimer visuellement la part de biomasse produite par chacune des espèces composant le mélange. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Calculer le prélèvement de chaque espèce à partir de la part de biomasse produite par chacune et des valeurs spécifiques données dans le tableau ci-dessus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Additionner le prélèvement de chaque espèce pour calculer le prélèvement du mélange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Est-ce fiable ? ===&lt;br /&gt;
La réponse est oui. Le modèle est fiable, avec une fiabilité supérieure à 90% pour la plupart des espèces. Bien sur , il faut répéter la mesure à plusieurs endroits de la parcelle pour avoir une bonne estimation de la biomasse du couvert végétal d&#039;interculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Validation modèle.png|centré|vignette|839x839px|Biomasse mesurée et biomasse prédite par les modèles spécifiques et par le modèle global pour six espèces cultivées l’année après l’essai ayant servi au calibrage des modèles. A: moutarde sarepta; B: radis chinois; C: pois fourrager; D: avoine rude; E: niger; F: phacélie.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La méthode Arvalis : se baser sur une banque de photographies : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Moutarde blanche ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moutarde blande.png|centré|vignette|979x979px|Biomasse sèche de la moutarde blanche à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Radis fourrager ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;Attention au pivot : une part de la masse du radis se trouve au collet et en surface du sol, invisible sur une vue de dessus.&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radis fourrager.png|centré|vignette|1078x1078px|Biomasse sèche du radis fourrager à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Phacélie ===&lt;br /&gt;
Le port dense et le feuillage découpé ferment le sol tôt. La différence entre 1 et 3 t se joue presque entièrement sur la hauteur.&amp;lt;div&amp;gt;[[Fichier:Phacélie 2.png|centré|vignette|1075x1075px|Biomasse sèche de la phacélie à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Graminées et céréales ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;RGI, seigle et avoine. Le port dressé rend le repère visuel plus fiable que chez les crucifères : la hauteur reste informative jusqu’à 4 t.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;[[Fichier:Graminées.png|centré|vignette|1071x1071px|Biomasse sèche des graminées à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Légumineuses ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;Vesce commune et du Bengale, pois fourrager, féverole, lentille. Les vesces s’étalent : à 4 t, le couvert reste bas et la seule hauteur trompe.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;[[Fichier:Légumineuses 2.png|centré|vignette|1047x1047px|Biomasse sèche des légumineuses à différents stades (Photos Arvalis)]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mélanges d&#039;espèces ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;[[Fichier:Mélange.png|centré|vignette|1074x1074px|Biomasse sèche des mélanges d&#039;espèces (Photos Arvalis)]]&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;https://www.progres-sol.ch/fileadmin/progres-sol/documents/FicheBiomasseCouvertsVegetaux.pdf&lt;br /&gt;
https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2016/03/methode-non-destructive-destimation-de-la-biomasse-de-couverts-vegetaux/&lt;br /&gt;
https://www.arvalis.fr/infos-techniques/estimer-les-quantites-dazote-absorbe-en-trois-etapes&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Estimer_la_biomasse_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal_visuellement&amp;diff=197669</id>
		<title>Estimer la biomasse d&#039;un couvert végétal visuellement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Estimer_la_biomasse_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal_visuellement&amp;diff=197669"/>
		<updated>2026-09-03T09:26:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Couvert au stade levée.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
On vous présente ici deux façons de chiffrer un couvert avant destruction : le calcul suisse, hauteur × couverture, et la calibration de l’œil sur des photos de référence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La méthode suisse : hauteur × couverture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les suisses d&#039;Agroscope ont mis au point une méthode permettant de prédire la biomasse d&#039;un couvert sans avoir à faire de pesées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe est simple : la biomasse produite par un couvert végétal occupe un volume donné. Ce volume peut être estimé visuellement en combinant deux paramètres : la hauteur du couvert et la proportion du sol qu’il recouvre. L’indice de volume obtenu est ensuite proportionnel à la quantité de matière sèche produite.&lt;br /&gt;
La méthode se déroule en trois étapes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;1. Mesurer la hauteur moyenne du couvert&#039;&#039;&#039; (en centimètres), directement sur le terrain, sans étirer les plantes. =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;2. Estimer le taux de couverture du sol&#039;&#039;&#039; (en %), =====&lt;br /&gt;
Soit via une photographie avec l&#039;application smartphone gratuite CANOPEO, soit visuellement avec le document ci dessous&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couverture sol.png|centré|vignette|928x928px|Echelle de couverture du sol (issue de Büchi et al., 2016)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;3. Calculer la biomasse produite (en kg/ha)&#039;&#039;&#039; =====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Équation calcul.png|centré|vignette|795x795px|Equation de calcul définie par Büchi et al.]]&lt;br /&gt;
Pour les espèces pures «jeunes» (avant floraison), il est recommandé de prendre la pente et la constante spécifiques à l’espèce indiquées dans le tableau ci dessous. • A un stade plus avancé, l’utilisation du modèle global est plus robuste face aux différences de conditions de croissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les mélanges, prendre les valeurs du modèle global.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tableau de calcul 2.png|centré|vignette|1104x1104px|Densité et constante permettant d’estimer la biomasse à partir de la couverture du sol et de la hauteur pour vingt espèces de couverts végétaux. Teneur en nutriments et rapport C/N mesurés pour les vingt espèces à 48 et 85 jours après semis (jas).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== &#039;&#039;&#039;4. Calculer le prélèvement en nutriments (en kg/ha)&#039;&#039;&#039; =====&lt;br /&gt;
[[Fichier:Équation mélange.png|centré|vignette|758x758px]]&lt;br /&gt;
Pour les mélanges: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Estimer visuellement la part de biomasse produite par chacune des espèces composant le mélange. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Calculer le prélèvement de chaque espèce à partir de la part de biomasse produite par chacune et des valeurs spécifiques données dans le tableau ci-dessus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Additionner le prélèvement de chaque espèce pour calculer le prélèvement du mélange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Est-ce fiable ? ===&lt;br /&gt;
La réponse est oui. Le modèle est fiable, avec une fiabilité supérieure à 90% pour la plupart des espèces. Bien sur , il faut répéter la mesure à plusieurs endroits de la parcelle pour avoir une bonne estimation de la biomasse du couvert végétal d&#039;interculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Validation modèle.png|centré|vignette|839x839px|Biomasse mesurée et biomasse prédite par les modèles spécifiques et par le modèle global pour six espèces cultivées l’année après l’essai ayant servi au calibrage des modèles. A: moutarde sarepta; B: radis chinois; C: pois fourrager; D: avoine rude; E: niger; F: phacélie.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La méthode Arvalis : se baser sur une banque de photographies : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Moutarde blanche ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moutarde blande.png|centré|vignette|979x979px|Biomasse sèche de la moutarde blanche à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Radis fourrager ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;Attention au pivot : une part de la masse du radis se trouve au collet et en surface du sol, invisible sur une vue de dessus.&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radis fourrager.png|centré|vignette|1078x1078px|Biomasse sèche du radis fourrager à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Phacélie ===&lt;br /&gt;
Le port dense et le feuillage découpé ferment le sol tôt. La différence entre 1 et 3 t se joue presque entièrement sur la hauteur.&amp;lt;div&amp;gt;[[Fichier:Phacélie 2.png|centré|vignette|1075x1075px|Biomasse sèche de la phacélie à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Graminées et céréales ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;RGI, seigle et avoine. Le port dressé rend le repère visuel plus fiable que chez les crucifères : la hauteur reste informative jusqu’à 4 t.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;[[Fichier:Graminées.png|centré|vignette|1071x1071px|Biomasse sèche des graminées à différents stades (Photos Arvalis)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Légumineuses ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;Vesce commune et du Bengale, pois fourrager, féverole, lentille. Les vesces s’étalent : à 4 t, le couvert reste bas et la seule hauteur trompe.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;[[Fichier:Légumineuses 2.png|centré|vignette|1047x1047px|Biomasse sèche des légumineuses à différents stades (Photos Arvalis)]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mélanges d&#039;espèces ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;[[Fichier:Mélange.png|centré|vignette|1074x1074px|Biomasse sèche des mélanges d&#039;espèces (Photos Arvalis)]]&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;https://www.progres-sol.ch/fileadmin/progres-sol/documents/FicheBiomasseCouvertsVegetaux.pdf&lt;br /&gt;
https://www.agrarforschungschweiz.ch/fr/2016/03/methode-non-destructive-destimation-de-la-biomasse-de-couverts-vegetaux/&lt;br /&gt;
https://www.arvalis.fr/infos-techniques/estimer-les-quantites-dazote-absorbe-en-trois-etapes&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Validation_mod%C3%A8le.png&amp;diff=197668</id>
		<title>Fichier:Validation modèle.png</title>
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		<updated>2026-09-03T09:24:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Biomasse mesurée et biomasse prédite par les modèles spécifiques et par le modèle global pour six espèces cultivées l’année après&lt;br /&gt;
l’essai ayant servi au calibrage des modèles. A: moutarde sarepta; B: radis chinois; C: pois fourrager; D: avoine rude; E: niger; F: phacélie.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:%C3%89quation_calcul.png&amp;diff=197667</id>
		<title>Fichier:Équation calcul.png</title>
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		<updated>2026-09-03T09:22:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Equation de calcul définie par Büchi et al.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:%C3%89quation_m%C3%A9lange.png&amp;diff=197666</id>
		<title>Fichier:Équation mélange.png</title>
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		<updated>2026-09-03T09:21:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;équation mélange&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Tableau_de_calcul_2.png&amp;diff=197665</id>
		<title>Fichier:Tableau de calcul 2.png</title>
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		<updated>2026-09-03T09:16:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Densité et constante permettant d’estimer la biomasse à partir de la couverture du sol et de la hauteur pour vingt espèces de couverts végétaux. Teneur en nutriments et rapport C/N mesurés pour les vingt espèces à 48 et 85 jours après semis (jas).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Tableau_de_calcul.png&amp;diff=197664</id>
		<title>Fichier:Tableau de calcul.png</title>
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		<updated>2026-09-03T09:15:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Densité et constante permettant d’estimer la biomasse à partir de la couverture du sol et de la hauteur pour vingt espèces de couverts végétaux. Teneur en nutriments et rapport C/N mesurés pour les vingt espèces à 48 et 85 jours après semis (jas).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:%C3%89quation.png&amp;diff=197663</id>
		<title>Fichier:Équation.png</title>
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		<updated>2026-09-03T09:11:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Equation de calcul définie par Büchi et al.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Couverture_sol.png&amp;diff=197662</id>
		<title>Fichier:Couverture sol.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Couverture_sol.png&amp;diff=197662"/>
		<updated>2026-09-03T09:05:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Echelle de couverture du sol (issue de Büchi et al., 2016)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Estimer_la_biomasse_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal_visuellement&amp;diff=197661</id>
		<title>Estimer la biomasse d&#039;un couvert végétal visuellement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Estimer_la_biomasse_d%27un_couvert_v%C3%A9g%C3%A9tal_visuellement&amp;diff=197661"/>
		<updated>2026-09-03T09:01:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Martin Rollet (2693936773) : Page créée avec « {{Pratique |Image=Couvert au stade levée.jpg }} On vous présente ici deux façons de chiffrer un couvert avant destruction : le calcul suisse, hauteur × couverture, et la calibration de l’œil sur des photos de référence.    == La méthode suisse : hauteur × couverture ==      Les suisses d&amp;#039;Agroscope ont mis au point une méthode permettant de prédire la biomasse d&amp;#039;un couvert sans avoir à faire de pesées    Le principe est simple : la biomasse produite... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Pratique&lt;br /&gt;
|Image=Couvert au stade levée.jpg&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
On vous présente ici deux façons de chiffrer un couvert avant destruction : le calcul suisse, hauteur × couverture, et la calibration de l’œil sur des photos de référence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La méthode suisse : hauteur × couverture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les suisses d&#039;Agroscope ont mis au point une méthode permettant de prédire la biomasse d&#039;un couvert sans avoir à faire de pesées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe est simple : la biomasse produite par un couvert végétal occupe un volume donné. Ce volume peut être estimé visuellement en combinant deux paramètres : la hauteur du couvert et la proportion du sol qu’il recouvre. L’indice de volume obtenu est ensuite proportionnel à la quantité de matière sèche produite.&lt;br /&gt;
La méthode se déroule en trois étapes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# &#039;&#039;&#039;Mesurer la hauteur moyenne du couvert&#039;&#039;&#039; (en centimètres), directement sur le terrain, sans étirer les plantes.&lt;br /&gt;
# &#039;&#039;&#039;Estimer le taux de couverture du sol&#039;&#039;&#039; (en pourcentage), soit à l’aide de l’application Canopéo, soit en s’appuyant sur les valeurs de référence présentées ci-dessous.&lt;br /&gt;
# &#039;&#039;&#039;Appliquer le coefficient de densité ainsi que les constantes de calcul&#039;&#039;&#039; afin d’estimer la production de matière sèche du couvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Moutarde blanche ====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Moutarde blande.png|centré|vignette|979x979px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Radis fourrager ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;Attention au pivot : une part de la masse du radis se trouve au collet et en surface du sol, invisible sur une vue de dessus.&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Radis fourrager.png|centré|vignette|1078x1078px|Biomasse sèche du radis fourrager à différents stades]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Phacélie ===&lt;br /&gt;
Le port dense et le feuillage découpé ferment le sol tôt. La différence entre 1 et 3 t se joue presque entièrement sur la hauteur.&amp;lt;div&amp;gt;[[Fichier:Phacélie 2.png|centré|vignette|1075x1075px|Biomasse sèche de la phacélie à différents stades]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Graminées et céréales ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;RGI, seigle et avoine. Le port dressé rend le repère visuel plus fiable que chez les crucifères : la hauteur reste informative jusqu’à 4 t.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;[[Fichier:Graminées.png|centré|vignette|1071x1071px|Biomasse sèche des graminées à différents stades]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Légumineuses ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;Vesce commune et du Bengale, pois fourrager, féverole, lentille. Les vesces s’étalent : à 4 t, le couvert reste bas et la seule hauteur trompe.&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;[[Fichier:Légumineuses 2.png|centré|vignette|1047x1047px|Biomasse sèche des légumineuses à différents stades]]&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mélanges d&#039;espèces ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;div&amp;gt;[[Fichier:Mélange.png|centré|vignette|1074x1074px|Biomasse sèche des mélanges d&#039;espèces]]&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Martin Rollet (2693936773)</name></author>
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