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	<title>Triple Performance - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-04-15T18:49:14Z</updated>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184598</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
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		<updated>2026-02-13T13:55:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : /* Présentation de l&amp;#039;exploitation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges, mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées lorsqu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur a choisi les critères suivants longueur de [[haie|haies]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéines. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles, soit environ une quarantaine d’hectares sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vaches laitières notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place, la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et réglementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Réglementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultats de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé : il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire, compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés, il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et à qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur a investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve collinaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a coûté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentables d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très coûteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
Aux coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnement de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez importants permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valoriser au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréales est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie d&#039;un groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbone sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation, il y a deux ans, s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valoriser sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions chaleureusement Christophe Bertron d&#039;avoir pris le temps de nous avoir ouvert les portes de son exploitation et de nous livrer ses expériences sur l&#039;irrigation du soja et sa vision de l&#039;agriculture.  &lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|210x210px]]&lt;br /&gt;
{{Partenariat|URL Partenaire=https://www.verdeterreprod.fr/|Nom partenaire=Ver de terre Production|Phrase=Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers}}&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|206x206px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA_iut.png|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184594</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184594"/>
		<updated>2026-02-13T13:35:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions chaleureusement Christophe Bertron d&#039;avoir pris le temps de nous avoir ouvert les portes de son exploitation et de nous livrer ses expériences sur l&#039;irrigation du soja et sa vision de l&#039;agriculture.  &lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|210x210px]]&lt;br /&gt;
{{Partenariat|URL Partenaire=https://www.verdeterreprod.fr/|Nom partenaire=Ver de terre Production|Phrase=Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers}}&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|206x206px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA_iut.png|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184584</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184584"/>
		<updated>2026-02-12T09:29:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (oeufs)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En [[Pays de la Loire]], la culture du [[soja]] irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le [[soja]] reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontré Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ses premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de la Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassins tampons permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyaux,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très coûteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’[[Système irrigué|irrigation]] ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectares irrigués par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : [[Maïs semence]], [[Betteraves]], [[Soja]] : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ces cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigué en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assurer une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeur ajouté afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le [[soja]] contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant, il faudra veiller dans les terres argilo-calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse mûrir correctement et qu&#039;elle soit récoltée dans de bonnes conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera définie selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un [[déchaumeur à dents]] équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécuriser leurs récoltes à forte valeur ajoutée. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampons et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|sans_cadre|centré]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|sans_cadre|193x193px|centré]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184453</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
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		<updated>2026-02-06T14:10:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (oeufs)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En [[Pays de la Loire]], la culture du [[soja]] irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le [[soja]] reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’[[Système irrigué|irrigation]] ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : [[Maïs semence]], [[Betteraves]], [[Soja]] : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le [[soja]] contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un [[déchaumeur à dents]] équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|sans_cadre|centré]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|sans_cadre|193x193px|centré]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184452</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184452"/>
		<updated>2026-02-06T14:09:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (oeufs)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|210x210px]]&lt;br /&gt;
{{Partenariat|URL Partenaire=https://www.verdeterreprod.fr/|Nom partenaire=Ver de terre Production|Phrase=Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers}}&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184451</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184451"/>
		<updated>2026-02-06T14:08:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions chaleureusement Christophe Bertron d&#039;avoir pris le temps de ne ouvrir les portes de son exploitation et de nous livrer ses expériences sur l&#039;irrigation du soja et sa vision de l&#039;agriculture.  &lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|210x210px]]&lt;br /&gt;
{{Partenariat|URL Partenaire=https://www.verdeterreprod.fr/|Nom partenaire=Ver de terre Production|Phrase=Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers}}&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|206x206px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA_iut.png|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184450</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184450"/>
		<updated>2026-02-06T14:06:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|210x210px]]&lt;br /&gt;
{{Partenariat|URL Partenaire=https://www.verdeterreprod.fr/|Nom partenaire=Ver de terre Production|Phrase=Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers}}&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|206x206px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA_iut.png|sans_cadre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184449</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184449"/>
		<updated>2026-02-06T14:04:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions chaleureusement Christophe Bertron d&#039;avoir pris le temps de ne ouvrir les portes de son exploitation et de nous livrer ses expériences sur l&#039;irrigation du soja et sa vision de l&#039;agriculture.  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|262x262px]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|sans_cadre|305x305px|centré]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|sans_cadre|183x183px|centré]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184448</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184448"/>
		<updated>2026-02-06T14:02:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]][[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|sans_cadre|centré]][[Fichier:UA.png|sans_cadre|193x193px|centré]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184447</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184447"/>
		<updated>2026-02-06T14:00:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (oeufs)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|sans_cadre|centré]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|sans_cadre|193x193px|centré]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184446</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184446"/>
		<updated>2026-02-06T13:57:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (oeufs)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184445</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
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		<updated>2026-02-06T13:57:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (oeuf)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184444</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184444"/>
		<updated>2026-02-06T13:55:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (chair)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184443</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
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		<updated>2026-02-06T13:55:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (chair)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|245x245px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184442</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184442"/>
		<updated>2026-02-06T13:44:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (chair)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== &#039;&#039;&#039;Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.&#039;&#039;&#039; ======&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184441</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184441"/>
		<updated>2026-02-06T13:43:37Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (chair)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
======  Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article. ======&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====== Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance. ======&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184440</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184440"/>
		<updated>2026-02-06T13:42:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : remerciements&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (chair)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous tenions à remercier chaleureusement Pierre Chaillou pour son témoignage et sa disponibilité. Son expérience du terrain et le temps qu&#039;il nous a accordé ont été précieux pour la réalisation de cet article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous lui sommes reconnaissants pour son partage et sa confiance.   &lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184439</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184439"/>
		<updated>2026-02-06T13:37:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Aviculture (chair)@ Soja@ Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184438</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184438"/>
		<updated>2026-02-06T13:34:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous remercions chaleureusement Christophe Bertron d&#039;avoir pris le temps de ne ouvrir les portes de son exploitation et de nous livrer ses expériences sur l&#039;irrigation du soja et sa vision de l&#039;agriculture.  &lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|262x262px]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre|305x305px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|183x183px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184437</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184437"/>
		<updated>2026-02-06T13:34:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Aviculture (chair)@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184436</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
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		<updated>2026-02-06T13:33:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=Maine-et-Loire (département)&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés permanents + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Grandes cultures&lt;br /&gt;
|Cultures=Maïs grain@ Blé tendre@ Blé dur@ Echalote@ Colza@ Tournesol@ Betterave semence@ Maïs semence@ Soja semence@ Aviculture (chair)@ Semences potagères&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184435</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184435"/>
		<updated>2026-02-06T13:29:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|257x257px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184434</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
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		<updated>2026-02-06T13:27:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés permanents + saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184433</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184433"/>
		<updated>2026-02-06T13:22:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184432</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184432"/>
		<updated>2026-02-06T13:20:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|262x262px]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre|305x305px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|183x183px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184431</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184431"/>
		<updated>2026-02-06T13:20:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184430</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184430"/>
		<updated>2026-02-06T13:20:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|262x262px]]&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre|305x305px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|183x183px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184429</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184429"/>
		<updated>2026-02-06T13:18:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés +3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184428</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184428"/>
		<updated>2026-02-06T13:14:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : Ajout du témoignage&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés dont un proche de la retraite, ce qui place la transmission au coeur des enjeux stratégiques. 3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers (maïs semence, échalotes).&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1. Le Système d’Irrigation de la ferme de Cré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.1. Ressource en eau et infrastructures ===&lt;br /&gt;
L’irrigation constitue un élément historique et central du fonctionnement de l’exploitation, mise en place dès 1982. Le système repose sur cinq puits artésiens, qui assurent un approvisionnement régulier en eau, complétés par deux bassin tampon permettant de stocker et de réguler les volumes pompés. L’exploitation dispose aujourd’hui de 200 hectares irrigables, soit une proportion importante de sa surface agricole utile. L’eau est distribuée via un réseau de canalisations enterrées et tuyau,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
conçu pour alimenter efficacement l’ensemble des parcelles. L’irrigation est réalisée exclusivement à l’aide d’enrouleurs équipés de canons d’une portée de 35 mètres, permettant des passes de 70 mètres. Les associés ont fait le choix de ne pas utiliser de pivots ou de rampes, estimant que ces équipements seraient trop contraignants au regard de la configuration de leurs parcelles et de leur organisation du travail, mais aussi très couteux à l’investissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.2. Gestion opérationnelle de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation représente une charge de travail particulièrement importante, notamment en période estivale. Durant le mois le plus intense, l’exploitation mobilise l’équivalent d’un temps plein uniquement pour le déplacement, le suivi et la surveillance des enrouleurs, avec une centaine d’hectare irrigué par an dont 20 hectares de soja. Une priorisation stricte des cultures irrigables est appliquée :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Culture spécialisée : Maïs semence, Betteraves, Soja : cultures prioritaires en raison de la forte valeur ajoutée et des exigences contractuelles de ses cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Maïs grain : irrigués en fonction des disponibilités en eau et du temps de travail, après satisfaction des besoins du maïs semence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.3. Stratégie d’économie et d’optimisation de l’eau ===&lt;br /&gt;
Conscients des enjeux liés à la ressource, les associés ont engagé une démarche visant à réduire leur consommation d’eau. Ils ont ainsi pour objectifs de diminuer les volumes annuels de 200 000 m³ à 160 000 m³, sans dégrader les performances agronomiques. Cette réduction repose sur une stratégie agronomique consistant à laisser les cultures subir un stress hydrique modéré en début de cycle, afin de stimuler le développement racinaire, pour que les racines descendent en profondeur et que la culture ne souffre pas dès les premières chaleurs. Cette approche permet aux plantes de devenir plus résilientes et d’exploiter plus efficacement l’humidité du sol, réduisant ainsi les besoins en irrigation au cours du cycle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1.4. Coûts, investissements et rentabilité ===&lt;br /&gt;
L’irrigation représente un poste de dépenses conséquent pour l’exploitation. Les coûts d’entretien annuels du système (pompes, réparations, mécanique) sont estimés entre 20 000 et 30 000 €. L’achat d’un enrouleur neuf s’élève à 50 0000 - 60 000 € pour un enrouleur de 600 mètres neuf, tandis qu’une pompe immergée coûte entre 6 000 et 8 000 €. Le réseau de canalisations enterrées constitue l’investissement le plus lourd, avec un coût d’environ 15 000 € par kilomètre. Malgré ces charges, l’irrigation est perçue comme une assurance économique indispensable, permettant de sécuriser les productions rémunératrices et ainsi assuré une stabilité de l’exploitation, notamment sur les cultures à forte valeurs ajoutées afin de garantir une pérennité de l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 2. La place du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.1. Positionnement stratégique ===&lt;br /&gt;
La coopérative qui travaille avec l’exploitation sur la culture de soja, a profondément revu sa stratégie autour du soja en abandonnant la production destinée à la consommation humaine ou animale, devenue non compétitive face aux prix du marché international. Le volume français est trop faible pour concurrencer le marché étranger, qui a des coûts de production beaucoup plus bas. L’exploitation s’oriente désormais vers le soja semence, une production introduite pour la première année et jugée particulièrement pertinente. Ce choix repose à la fois sur une meilleure valorisation économique et sur les atouts agronomiques de la culture. En tant que légumineuse, le soja contribue à la structuration du sol, stimule l’activité biologique et permet la restitution d’azote, améliorant ainsi la fertilité du sol pour les cultures suivantes. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la logique de diversification et d’optimisation de la rotation menée par l’exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.2. Performances économiques ===&lt;br /&gt;
Le soja semence présente un potentiel économique élevé, supérieur à celui des autres cultures de printemps traditionnellement implantées sur l’exploitation. Avec un prix d’environ 500€/t et un rendement visé de 30 q/ha, le produit brut attendu se situe entre 1 400 et 1 700 €/ha, avec environ 300€ de charges d’implantations par hectare, à cela s’ajoute le coût de l’irrigation, qui doit être raisonné à l’échelle du système. Leur système leur coûte entre 20 000 et 30 000€ par an d’entretien auxquels, il faudra ajouter l’électricité et les investissements. Pour eux l’irrigation a un coût élevé mais est nécessaire pour assurer la rentabilité de leur production. Ce niveau de valorisation dépasse celui du maïs grain ou du tournesol, renforçant l’intérêt stratégique de cette culture. Le soja semence représente ainsi une opportunité de sécuriser un revenu attractif tout en diversifiant les productions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.3. Irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
La gestion de l’irrigation constitue un levier essentiel pour la réussite du soja semence. Les besoins hydriques totaux sont estimés entre 100 et 150 mm sur l’ensemble du cycle. La culture se montre toutefois très sensible aux excès d’eau avant la floraison, qui peuvent favoriser un développement végétatif excessif au détriment de la production de grains. Pour répondre à ces contraintes, l’EARL applique une stratégie d’irrigation ciblée: deux tours d’eau avant la floraison de 30 mm, afin de sécuriser la montée en végétation, puis un tour après floraison de 30 mm pour soutenir le remplissage des gousses. Cependant il faudra veiller dans les terres argilo calcaires à arrêter l’irrigation de bonne heure pour que la culture puisse murirent correctement et qu&#039;elle soit récolté dans de bonne conditions (fin août - début septembre). Cette approche permet de couvrir les besoins critiques tout en évitant les risques de sur-irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 2.4. Itinéraire technique ===&lt;br /&gt;
L’itinéraire technique du soja a été ajusté pour optimiser la réussite de la culture, notamment lors de la levée, considérée comme l’étape la plus délicate. Le semis est réalisé dans un lit de semence fin, suivi d’un roulage systématique pour assurer un bon contact sol-graine et favoriser une levée homogène. L’EARL a opté pour un semis en ligne avec un écartement de 30 cm, permettant une couverture rapide du sol et une meilleure maîtrise des adventices. Sur le plan nutritionnel, l’inoculation au Vitalianz est indispensable pour garantir une nodulation efficace et une bonne fixation symbiotique de l’azote. Un apport de bore est également réalisé à la montaison pour optimiser la floraison et le remplissage des gousses, la quantité de bore à apporter sera défini selon les valeurs de l’analyse de sol de la parcelle, afin d’apporter la dose optimale. La culture présente par ailleurs une faible pression maladies et ravageurs, limitant les interventions phytosanitaires. Les résultats montrent une forte variabilité selon les conditions climatiques : l’année précédente, marquée par des pluies à la récolte, n’avait permis d’atteindre que 21 q/ha, et 27 q/ha de moyenne en 2025 sur 26 ha, tandis que les objectifs actuels se situent entre 29 et 32 q/ha, reflétant le potentiel réel de la culture en conditions maîtrisées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 3. Innovations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.1. Travail du sol ===&lt;br /&gt;
La ferme de Cré a engagé une évolution notable de ses pratiques de travail du sol, avec une volonté affirmée de réduire l’impact mécanique sur les parcelles. Le labour, historiquement pratiqué, a été largement diminué au profit d’interventions plus superficielles et moins perturbatrices. Les associés privilégient désormais l’utilisation d’un déchaumeur à dents équipé de dents fissuratrices, outil permettant de fissurer le sol en profondeur sans provoquer d’inversion des horizons. Cette technique, qualifiée de “pseudo-labour”, offre plusieurs avantages : elle améliore l’aération du sol, limite la création de semelles de labour, préserve la vie biologique et maintient une structure favorable à l’enracinement. Cette approche s’inscrit dans une logique de durabilité et de préservation du potentiel agronomique des sols, tout en réalisant une économie de charges de mécanisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 3.2. Couverts végétaux ===&lt;br /&gt;
Les couverts végétaux occupent une place centrale dans la stratégie agronomique de l’EARL. Ils sont implantés systématiquement après les cultures de blé, ce qui permet de maintenir un sol couvert durant une grande partie de l’année. Cette couverture végétale joue un rôle essentiel dans la protection contre l’érosion, l’amélioration de la structure du sol et la stimulation de l’activité biologique. L’implantation des couverts est systématiquement accompagnée d’un apport de fiente de poule, utilisé pour enrichir le sol en matière organique, mais surtout pour son effet de fertilisant starter. Cet amendement organique contribue à augmenter le taux d’humus, à améliorer la capacité de rétention en eau et à optimiser la disponibilité des nutriments pour les cultures suivantes. L’ensemble de ces pratiques vise à renforcer la fertilité des sols et à améliorer leur résilience face aux aléas climatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 4. Enjeux Sociétaux et Réglementaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.1. Une réglementation en pleine évolution ===&lt;br /&gt;
Les associés de la ferme de Cré voient le cadre réglementaire qui encadre l’irrigation évoluer au fil des années. Les règles évoluent fréquemment, parfois sans cohérence apparente, ce qui rend difficile la planification des cultures et la sécurisation des investissements liés à l’eau. Pour anticiper ces évolutions et renforcer la légitimité de leurs pratiques, ils participent à un projet de modélisation hydrique en lien avec l’INRAE. L’objectif est de disposer d’outils techniques permettant d’objectiver les besoins en eau, de démontrer la pertinence des volumes prélevés et de consolider les demandes d’autorisation auprès des autorités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 4.2. Un soutien affirmé au stockage de l’eau ===&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation se positionne en faveur des projets de stockage de l’eau, notamment avec les réserves de substitution. Pour eux, capter et stocker l’eau excédentaire en hiver constitue une solution logique et efficace, cohérente avec les cycles hydrologiques. Cette stratégie permettrait de réduire les prélèvements estivaux dans les nappes phréatiques, plus sensibles en période de tension hydrique sur certains secteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
En conclusion, le système d’irrigation de la ferme de Cré s’inscrit dans une stratégie globale de l’exploitation, tant sur le plan technique qu&#039;économique, mise en place il y a de nombreuses années afin de sécurisée leurs récoltes à fortes valeurs ajoutées. Grâce à ses cinq puits artésiens, deux bassins tampon et un système performant d’enrouleurs l’exploitation a su sécuriser ses productions essentielles. Malgré un coût d’entretien élevé et des investissements lourds, l’irrigation demeure indispensable pour maintenir une stabilité financière de l’exploitation dans un contexte climatique de plus en plus incertain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La stratégie mise en place par les associés repose sur une gestion optimale de l’eau. Une réflexion complète des rotations et de leur travail du sol. En acceptant un stress hydrique modéré en début de cycle, les cultures développent un enracinement plus profond, améliorant leur résilience et limitant les besoins en irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’introduction du soja semence occupe désormais une place stratégique dans le système de culture. Sa forte valorisation économique, combinée à ses bénéfices agronomiques notamment la restitution d’azote et la structuration du sol en fait une culture porteuse pour l’exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, la Ferme de Cré illustre un modèle d’agriculture combinant performances économiques, optimisation de la ressource en eau et innovation agronomique, tout en s’adaptant aux contraintes environnementales croissantes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184427</id>
		<title>Soja</title>
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		<updated>2026-02-06T13:10:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]][[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]][[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184426</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184426"/>
		<updated>2026-02-06T13:10:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]][[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184425</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184425"/>
		<updated>2026-02-06T13:09:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]][[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]][[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184424</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184424"/>
		<updated>2026-02-06T13:08:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184423</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184423"/>
		<updated>2026-02-06T13:05:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184422</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184422"/>
		<updated>2026-02-06T13:04:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]][[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184421</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184421"/>
		<updated>2026-02-06T13:03:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184420</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184420"/>
		<updated>2026-02-06T13:02:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184419</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184419"/>
		<updated>2026-02-06T13:01:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|273x273px]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Image p.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA iut.png|gauche|sans_cadre]]&lt;br /&gt;
Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|193x193px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184418</id>
		<title>Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja_irrigu%C3%A9_:_les_cl%C3%A9s_de_r%C3%A9ussite_en_Pays_de_la_Loire&amp;diff=184418"/>
		<updated>2026-02-06T13:00:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : Page créée avec « {{Exemple de mise en œuvre |Nom de l&amp;#039;agriculteur=Pierre Chaillou |Nom de l&amp;#039;exploitation=Ferme de Cré |Département=49 |Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429 |SAU=450 |UTH=5 associés dont un proche de la retraite, ce qui place la transmission au coeur des enjeux stratégiques. 3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers (maïs semence, échalotes). |Texture du sol=Argilo calcaire |pH=Sol neutre |Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Pierre Chaillou&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=Ferme de Cré&lt;br /&gt;
|Département=49&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.33944, -0.4429&lt;br /&gt;
|SAU=450&lt;br /&gt;
|UTH=5 associés dont un proche de la retraite, ce qui place la transmission au coeur des enjeux stratégiques. 3 salariés permanents + recours régulier à des saisonniers (maïs semence, échalotes).&lt;br /&gt;
|Texture du sol=Argilo calcaire&lt;br /&gt;
|pH=Sol neutre&lt;br /&gt;
|Type de production=Maïs grain/semence, blé tendre/dur, betterave semence, colza, tournesol, échalotes, soja semence&lt;br /&gt;
|Cultures=Grande culture, Culture spécialisé, 2 bâtiments de poules pondeuses en plein air, semences potagères sous serres (4 000m2)&lt;br /&gt;
|Cahier des charges=Sur toutes les cultures de l’exploitation&lt;br /&gt;
|Titre court=Soja irrigué : les clés de réussite en Pays de la Loire&lt;br /&gt;
|Objectif=Gestion de l’eau&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Irrigation, soja, rotation, Innovation&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
En Pays de la Loire, la culture du soja irrigué suscite un intérêt croissant, porté à la fois par la recherche d’autonomie protéique et par l’évolution des systèmes agricoles vers davantage de résilience. Pourtant, malgré son potentiel agronomique et économique, le soja reste une culture encore peu répandue dans la région, souvent perçue comme exigeante ou incertaine. C’est précisément pour dépasser ces idées que nous avons été rencontrer Pierre Chaillou, qui nous a proposé son témoignage sur cette culture innovante, avec des enseignements pratiques, ainsi que ces premiers ressentis. Il vise à éclairer les conditions de réussite du soja irrigué en Pays de Loire, à partager des repères fiables et à ouvrir la voie à de nouvelles perspectives pour les exploitations qui souhaitent diversifier leurs assolements.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Logo_Ver_de_Terre_Production.png&amp;diff=184417</id>
		<title>Fichier:Logo Ver de Terre Production.png</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Fichier:Logo_Ver_de_Terre_Production.png&amp;diff=184417"/>
		<updated>2026-02-06T12:56:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : Page blanchie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja/Itin%C3%A9raire_conventionnel_du_Soja.json&amp;diff=184416</id>
		<title>Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja/Itin%C3%A9raire_conventionnel_du_Soja.json&amp;diff=184416"/>
		<updated>2026-02-06T12:55:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{&lt;br /&gt;
	&amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Itinéraire conventionnel du Soja&amp;quot;,&lt;br /&gt;
	&amp;quot;options&amp;quot;: {&lt;br /&gt;
		&amp;quot;view&amp;quot;: &amp;quot;horizontal&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;show_transcript&amp;quot;: true,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_top_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Maladies&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_bottom_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Ravageurs&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_steps&amp;quot;: &amp;quot;&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;region&amp;quot;: &amp;quot;France&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;address&amp;quot;: &amp;quot;Nantes&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;latitude&amp;quot;: &amp;quot;47.239367&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;longitude&amp;quot;: &amp;quot;-1.555335&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;show_climate_diagram&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;climate_data&amp;quot;: {&lt;br /&gt;
			&amp;quot;temperatures&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				6,&lt;br /&gt;
				7,&lt;br /&gt;
				10,&lt;br /&gt;
				13,&lt;br /&gt;
				17,&lt;br /&gt;
				20,&lt;br /&gt;
				23,&lt;br /&gt;
				23,&lt;br /&gt;
				20,&lt;br /&gt;
				15,&lt;br /&gt;
				10,&lt;br /&gt;
				7&lt;br /&gt;
			],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;precipitations&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				70,&lt;br /&gt;
				60,&lt;br /&gt;
				60,&lt;br /&gt;
				50,&lt;br /&gt;
				60,&lt;br /&gt;
				50,&lt;br /&gt;
				40,&lt;br /&gt;
				50,&lt;br /&gt;
				70,&lt;br /&gt;
				90,&lt;br /&gt;
				80,&lt;br /&gt;
				80&lt;br /&gt;
			]&lt;br /&gt;
		}&lt;br /&gt;
	},&lt;br /&gt;
	&amp;quot;steps&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2025-07-16T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;5f1b53a8-43a0-44f5-91a4-70e0a677d290&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Implantation du couvert&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#9fa89f&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2025-10-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;En sol\nargileux ou en non-labour,\nprévoir une fissuration du\nsol (en été ou automne)\npour faciliter la\ncroissance racinaire du\nsoja.&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 3&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2025-10-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;e167e47c-9cc5-4233-8135-8dafa601335c&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Couvert végétal&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#9fa89f&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-02-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Composition : Base de graminées (avoine, seigle, triticale, moha, sorgho, etc..) + phacélie\nA éviter : Tournesols, crucifères (colza, moutarde,…) et légumineuses (pois, lentille, luzerne , gesse et certains vesces et trèfles)&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 4&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-02-02T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;f6375656-f952-448d-9c87-20e14ff1f0de&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Destruction du couvert&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#9fa89f&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-04-15T23:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Avant la\ngrenaison pour éviter le\nsalissement, destruction\nà l’aide du gel ou par\nrouleau hacheur ou\nbroyeur.&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 2&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-02-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;ebfc2b34-d465-4f69-a356-4fad1cc55c8d&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Préparation sol&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#a0522d&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-04-14T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Travail profond facultatif\nmais le lit de semences doit\nêtre aéré, nivelé puis tassé.\nCependant en sols battants,\néviter de créer un lit de\nsemences trop fin afin de\nlimiter la formation d’une\ncroûte de battance&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: true,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 2&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-04-15T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;ce87bab2-9a0e-489d-ba47-ffee59375dac&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Semis&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#a0522d&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-05-31T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Sur sol réchauffé (\u003E10°C)\nSemer à 2 à 4 cm de\nprofondeur à une vitesse\nmaximum de 6 km/h\nAu semoir monograine de\npréférence à écartement\nvarié en fonction de\nvariétés, 18 à 30 cm pour les\n000 (résultat aussi\nsatisfaisant avec semoir à\ncéréales écartement 15\ncm), 18 à 50 cm pour les 00\net 25 à 60 cm pour les 0, I et\nII\nInoculation indispensable\nlors d’une première culture\nde soja sur la parcelle ou si\nretour \u003E5 ans\nInoculant sous forme de\ntourbe sur graine, liquides\navec adjuvants ou\nsemences pré-inoculées\n&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;9b91660d-d518-4b7f-a240-135b7f21f81b&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;15&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Mouche du semis &amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_bottom&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Stade : Du semis à la levée\nPour limiter les risques semer dans un sol réchauffé (\u003E10°C) et limiter les résidus de cultures. En cas de risque avéré &amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;023296ab-54e9-481f-b245-91d4cf7b69d8&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;107&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Punaise verte&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_bottom&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Stade : Avant première gousse mûre à récolte\nPrésente initialement dans la moitié Sud, observé maintenant dans plusieurs régions. Surveillance une fois par semaine.&amp;quot;&lt;br /&gt;
				}&lt;br /&gt;
			],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 2&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2025-10-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;68e7d508-c385-48fa-add5-b95eb62946fc&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Fertilisation Phosphore et Potasse&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#e8e364&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-02-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Apport de 30 à 60 U de P2O5\net K2O&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: true,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 4&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-06-15T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;6988d847-76a8-49ac-bf8e-d295b04e1833&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Irrigation&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#0db3bf&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-08-01T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Stade : Apparition des premières fleurs jusqu’aux premières gousses mûres\nEntre 2 et 8 apports\nFréquence conseillée entre 7 et 12 jours\nDose par apport 30 à 40 mm&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;secondary_crop&amp;quot;: true,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultColor&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultStartDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;useDefaultEndDate&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;duration&amp;quot;: 2&lt;br /&gt;
		},&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-04-15T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;4aebbd41-862e-4548-a84c-1b9e8397fef3&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Désherbage&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#9ff08f&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2026-06-15T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Chimique : 2 stratégies :\nPrélevée + Post levée (stade 3 à 5 feuilles)\nPost levée (stade 3 feuilles) + Post levée+8/10 jours (stade 5 feuilles)\n(voir pdf – Terre Inovia – Guide de culture SOJA – pages 18 et 19)\nMécanique : \nHerse étrille et/ou houe rotative : Stade post levée et de 1ere feuilles à hauteur\n10 à 25cm  \nBinage : \u003E1ere feuilles &amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
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					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;40&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Rhizoctonia&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Stade : Levée à 3e nœud\nEviter les précédents maïs et betterave&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
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					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Mildiou&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Stade : Premier nœud à maturité \nFréquent mais sans incidence sur le rendement&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
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					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;91&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Sclérotinia&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Stade : Début floraison à maturité\nMeilleur levier est l’irrigation d&#039;adapter son irrigation, un passage de fongicide sur les parcelles à risque est préconisé.\nCependant lorsque les symptômes apparaissent aucune solution curative n’existe.&amp;quot;&lt;br /&gt;
				}&lt;br /&gt;
			],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
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		{&lt;br /&gt;
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			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Maturité est atteinte quand toutes les graines sont libres et « sonnent » et l’humidité se situe entre 14 et 16%.\nRéglez au mieux la hauteur de la coupe et modérez la vitesse (4-5 km/h)&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
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		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
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		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_soja_irrigu%C3%A9_une_culture_qui_a_sa_place_dans_les_syst%C3%A8mes_de_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest./Gestion_culturale_du_soja_par_la_SCEA_BERTRON.json&amp;diff=184414</id>
		<title>Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_soja_irrigu%C3%A9_une_culture_qui_a_sa_place_dans_les_syst%C3%A8mes_de_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest./Gestion_culturale_du_soja_par_la_SCEA_BERTRON.json&amp;diff=184414"/>
		<updated>2026-02-06T12:53:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
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	&amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON&amp;quot;,&lt;br /&gt;
	&amp;quot;options&amp;quot;: {&lt;br /&gt;
		&amp;quot;view&amp;quot;: &amp;quot;horizontal&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;show_transcript&amp;quot;: true,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_top_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Contrôle adventices&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_bottom_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Autres interventions&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_steps&amp;quot;: &amp;quot;Étapes de la rotation dans la parcelle&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;region&amp;quot;: &amp;quot;France&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;address&amp;quot;: &amp;quot;Nantes&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;latitude&amp;quot;: &amp;quot;47.239367&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;longitude&amp;quot;: &amp;quot;-1.555335&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;show_climate_diagram&amp;quot;: false,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;climate_data&amp;quot;: {&lt;br /&gt;
			&amp;quot;temperatures&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				6,&lt;br /&gt;
				7,&lt;br /&gt;
				8,&lt;br /&gt;
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			],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;precipitations&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				68,&lt;br /&gt;
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			]&lt;br /&gt;
		}&lt;br /&gt;
	},&lt;br /&gt;
	&amp;quot;steps&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
		{&lt;br /&gt;
			&amp;quot;startDate&amp;quot;: &amp;quot;2025-04-25T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
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			&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Soja&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;color&amp;quot;: &amp;quot;#29a027&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;endDate&amp;quot;: &amp;quot;2025-10-13T00:00:00.000Z&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;&amp;quot;,&lt;br /&gt;
			&amp;quot;interventions&amp;quot;: [&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;174b83e0-5c23-4c8f-8905-5c1e7ee34a1f&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;-21&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Fumier&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Dose : 15 à 20 T/ha&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;ef6cf012-5500-4a4e-8483-0011ce0a6bfa&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;-6&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Chaulage&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Chaux vive\nDose : 300 Kg / ha&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;f367d1ee-2027-4b9a-ab2a-94a7717051b8&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;-2&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Disque&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Déchaumeur à disque indépendant&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;7d86e27d-af3b-4553-bb2f-f0d8b5521e13&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;0&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Vibroculteur&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;fd058a1b-4249-4a95-9c69-5fdcc9a416fa&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;0&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Semi&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_bottom&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Variété : 000 ou 00\nOutillage : Combiné de semis herse-semoir \nDensité : 80 graine/m², 160 Kg/ha\nProfondeur : 2 à 3 cm\nInoculation : application par l&#039;agriculteur sur la semence &amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
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					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;1&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Roulage&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
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					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;3&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Désherbage 1&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Type : Anti germinatif \nProduit : Métobromuron&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;f44a6484-0682-42a0-bcff-5489c09d8f52&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;23&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Désherbage 2&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Type : Foliaire &amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;f6a5f42d-a9c1-41d7-9601-59e04af32ee7&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;82&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Irrigation &amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_bottom&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Matériel : Enrouleur \nDose : 30 à 40mm\nStade : Avant floraison&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;c88d7069-b1dc-499d-a96c-93c6cc2f5d33&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;91&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Irrigation&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Matériel : Enrouleur \nDose : 30 à 40 mm\nStade : Floraison - remplissage des grains&amp;quot;&lt;br /&gt;
				},&lt;br /&gt;
				{&lt;br /&gt;
					&amp;quot;id&amp;quot;: &amp;quot;914e7a6b-0447-4f39-91f5-34190ed6b94b&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;day&amp;quot;: &amp;quot;168&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;name&amp;quot;: &amp;quot;Récolte&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;type&amp;quot;: &amp;quot;intervention_top&amp;quot;,&lt;br /&gt;
					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Moissonner classiquement&amp;quot;&lt;br /&gt;
				}&lt;br /&gt;
			],&lt;br /&gt;
			&amp;quot;attributes&amp;quot;: [],&lt;br /&gt;
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	],&lt;br /&gt;
	&amp;quot;defaultTitle&amp;quot;: false&lt;br /&gt;
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		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
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	<entry>
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		<title>Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json</title>
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		<updated>2026-02-06T12:53:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
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	&amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON&amp;quot;,&lt;br /&gt;
	&amp;quot;options&amp;quot;: {&lt;br /&gt;
		&amp;quot;view&amp;quot;: &amp;quot;horizontal&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;show_transcript&amp;quot;: true,&lt;br /&gt;
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		&amp;quot;title_bottom_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Autres interventions&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;title_steps&amp;quot;: &amp;quot;Étapes de la rotation dans la parcelle&amp;quot;,&lt;br /&gt;
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		&amp;quot;address&amp;quot;: &amp;quot;Nantes&amp;quot;,&lt;br /&gt;
		&amp;quot;latitude&amp;quot;: &amp;quot;47.239367&amp;quot;,&lt;br /&gt;
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					&amp;quot;description&amp;quot;: &amp;quot;Matériel : Enrouleur \nDose : 30 à 40 mm\nStade : Floraison - remplissage des grains&amp;quot;&lt;br /&gt;
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}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184412</id>
		<title>Système en polyculture élevage du Grand-Ouest avec soja irrigué</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Syst%C3%A8me_en_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest_avec_soja_irrigu%C3%A9&amp;diff=184412"/>
		<updated>2026-02-06T12:52:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Exemple de mise en œuvre&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;agriculteur=Christophe Bertron&lt;br /&gt;
|Photo de l&#039;agriculteur=Logopodbeans2.jpg&lt;br /&gt;
|Nom de l&#039;exploitation=SCEA Bertron&lt;br /&gt;
|Département=Mayenne (département)&lt;br /&gt;
|Adresse=La Roche-Neuville&lt;br /&gt;
|Coordonnées GPS=47.85935, -0.73624&lt;br /&gt;
|SAU=140&lt;br /&gt;
|UTH=3&lt;br /&gt;
|Description de sol=Hétérogène sur l&#039;exploitation&lt;br /&gt;
|Type de production=Polyculture-élevage&lt;br /&gt;
|Cultures=Blé@ Maïs@ Orge@ Colza@ Prairie@ Soja&lt;br /&gt;
|Titre court=Le soja irrigué une clé pour l’autonomisation des systèmes polyculture-élevages&lt;br /&gt;
|Objectif=Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
|Organisme=Ver de Terre Production&lt;br /&gt;
|Mois de l&#039;année=Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, Septembre, Octobre&lt;br /&gt;
|Mots-clés=Soja, Irrigation, Protéine, Élevage bovin lait, FAF, ITK, Autonomie en protéines&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Présentation de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
L&#039;exploitation située en [[Mayenne (département)|Mayenne]] est une exploitation conventionnelle de [[Polyculture-élevage|polyculture élevage]] avec un atelier [[grandes cultures]], 70 vaches laitières en traite robotisée, un atelier porcs charcutiers avec une FAF (400 places en PS et 920 places en engraissement) et un atelier taurillons à l&#039;engraissement (100 places). Les Bertrons ne sont pas engagés dans un cahier des charges mais ont quand même des engagements environnementaux par le biais de leur laiterie. En effet, la laiterie Bel valorise les exploitations engagées selon le fait qu&#039;elles respectent certains critères  environnementaux en bonifiant le prix du lait. L’agriculteur à choisi les critères de : longueur de [[haie]], non-utilisation du [[soja]], [[Couverts végétaux|couverture]] des sols et l’autoproduction de protéine. Ces critères lui apportent une bonification de 27€/1000L de lait vendus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Assolement de l&#039;exploitation ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance| type=Assolement | title=Assolement SCEA  | width=500px | height=400px  | json = SCEA XXX/Assolement SCEA.json }}&lt;br /&gt;
== Intégration du [[soja]] ==&lt;br /&gt;
Chez Monsieur Bertron, le soja est intégré sur une partie des parcelles soit environ une quarantaine d’hectare sur lesquels il peut être mis en place. Ces parcelles ont un sol [[Sableux à limono-sableux|sableux]] assez séchant. Ce choix de l’agriculteur a été fait dans le but de garder les meilleures terres de l’exploitation pour les cultures indispensables à la production de [[fourrage]] pour l’atelier vache laitière notamment (le [[maïs ensilage]] et les dérobés de RGI). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur ces terres où le soja est mis en place la [[Rotations en grandes cultures|rotation]] est constituée exclusivement de cultures de vente avec une succession de [[blé]], [[orge]], [[colza]] et [[soja]]. &lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Rotation de la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ITK pratiqué sur le soja ==&lt;br /&gt;
L’itinéraire cultural sur le [[soja]] chez Christophe Bertron se veut le plus simple possible pour réduire les coûts d’implantation et le temps de travail. Vous le trouverez dans le graphique ci-dessous avec les détails en passant la souris dessus.&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON &lt;br /&gt;
| json=Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Gestion culturale du soja par la SCEA BERTRON.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Infrastructure d’irrigation et règlementation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Installation ===&lt;br /&gt;
Le GAEC Bertron [[Irriguer les cultures|irrigue]] principalement le [[Maïs ensilage|maïs]] et le [[soja]]. Pour ce faire, il dispose d’une réserve collinaire d&#039;une capacité de 30 000 m³, alimentée par la récupération des eaux de drainage, pour une surface irrigable de 30 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Règlementation ===&lt;br /&gt;
Le remplissage de la réserve est autorisé exclusivement du 1er octobre au 31 mars (période de hautes eaux). Au-delà de cette période, un système de vannes redirige les eaux de drainage vers le cours d’eau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système d’irrigation a été installé il y a environ deux ans. Il se compose d’une pompe électrique à débit variable reliée à un réseau enterré. L&#039;eau est ensuite épandue par un [[enrouleur]] avec canon, équipé d’un dispositif de coupure de section. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d’irrigation du soja : ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stratégie d’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
Au GAEC BERTRON, l’irrigation du soja est gérée en deux apports. Ces interventions, de 30 à 40 mm chacune, sont ciblées au moment de la floraison et du remplissage des grains (juillet/août). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pilotage de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Pour piloter l’[[Irrigation en grandes cultures|irrigation]], l&#039;exploitation n’utilise ni [[OAD]] (Outil d’Aide à la Décision) ni sondes tensiométriques, mais se base uniquement sur l&#039;observation visuelle (observation des signes de stress hydrique sur la plante ). Selon Christophe, l&#039;objectif est de « viser la floraison et la formation du grain ». L&#039;irrigation est ici considérée comme une assurance-récolte pour sécuriser le stock de nourriture destiné aux animaux pour le maïs, plutôt que comme un levier pour battre des records de rendement. &amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Résultat de l’irrigation du soja ===&lt;br /&gt;
À cette période de l’année, les sols sont majoritairement en déficit hydrique. Étant donné que les réserves d’eau ne permettent que deux tours d&#039;eau pour le soja (le maïs étant prioritaire pour l’irrigation), une irrigation plus conséquente n&#039;est pas possible.  Le bilan hydrique reste donc souvent déficitaire, mais les apports ciblés permettent de réduire les pertes de rendement liées au stress hydrique durant la phase critique de formation des grains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et utilisation du soja   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Expérience d’utilisation du soja sur la ferme ===&lt;br /&gt;
Christophe Bertron a pour volonté d’autoconsommer sur l’exploitation l’intégralité du [[soja]] produit. Cependant, après une expérience de stockage et de broyage du soja à destination des vaches laitières, il a été décidé de le vendre pour garantir une meilleure valorisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de stockage ===&lt;br /&gt;
En effet, le stockage du soja broyé à froid s’est avéré être compliqué à stocker en silo car il a tendance à former des amas et à se conserver assez mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Difficultés de valorisation de la graine de soja ===&lt;br /&gt;
En plus, il est compliqué à valoriser sur les vaches laitières du fait de son taux de matière grasse très élevé il impose un déshuilage des graines de soja par différentes méthodes : toastage, extrudage… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il s’avère compliqué dans son secteur de trouver des prestataires pour lui faire compte tenu des petites quantités.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de toutes ces difficultés il a pris la décision d’arrêter de l’autoconsommer jusqu’à trouver une solution efficace de stockage et un prestataire capable de gérer de petite quantité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, pour la production de concentré fermier avec le soja produit une problématique de coût se pose puisque produire son propre concentré coûte 618€/Tonne contre 480€/Tonne pour un concentré acheté d’après l’éleveur. La différence est donc trop importante pour que cela soit rentable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Vente du soja à l’extérieur ===&lt;br /&gt;
Suite à ces problèmes encore non résolus, pour cette année le soja produit a été vendu à d’autres agriculteurs en tant que semence fermière. Cette solution s’est avérée être une bonne alternative à l’autoconsommation car la vente a été assez simple à des agriculteurs intéressés qui se déplaçaient sur la ferme et a qui la semence était vendu au prix intéressant de …€/Tonne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intégration dans la stratégie de l’entreprise ==&lt;br /&gt;
Comme évoqué précédemment, le GAEC BERTRON a décidé d’intégrer le soja à sa rotation. Ce choix répond d&#039;abord à une volonté de valoriser le soja directement dans les rations, afin de réduire la dépendance aux cours mondiaux. Dans un second temps, ce projet vise à diversifier l&#039;assolement et à profiter de la simplicité de l&#039;itinéraire technique (ITK) de cette culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, l’introduction d’une nouvelle culture au sein de la rotation améliore la résilience économique de l’atelier céréalier. En effet, en cas de chute des cours d&#039;une production, la diversité des cultures permet de compenser les pertes et de lisser les fluctuations de prix sur l&#039;ensemble de l&#039;exploitation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts et investissements   ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts d’installation de l’irrigation ===&lt;br /&gt;
L’agriculteur à investi récemment dans l’irrigation (en 2022), sur son exploitation. Le coût de terrassement de la réserve colinéaire de 30 000m3 s’est élevé à 75 000€. Tandis que le matériel a couté 60 000€ pour le réseau de canalisation, la pompe immergée et l’enrouleur.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réserve est amortie sur 15 ans soit 5 000€ par an d’amortissement et le matériel amorti sur 8 ans soit 9 000€ par an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts d’investissement dans la mise en place de l’irrigation sont donc assez élevés mais rentable d’après l’agriculteur grâce aux gains permis par celle-ci (de rendements et de qualité) et à la sécurisation des productions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculteur s’est renseigné pour optimiser sa réserve et la rendre plus imperméable en rajoutant une bâche mais cette option est très couteuse et donc inenvisageable pour l’exploitation (devis à environ 135 000€ pour la réserve de 30 000m3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Coûts de fonctionnement ===&lt;br /&gt;
A ces coûts d’investissement, sont à rajouter les coûts de fonctionnements de l’irrigation. Ici, chez Christophe Bertron de l’électricité permettant le fonctionnement de la pompe soit 1600€/an (abonnement compris) pour 30 000m3 pompés. Et des coûts d’entretien du matériel notamment l’hivernage de l’enrouleur pour environ 150 €/an. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gains de production ===&lt;br /&gt;
Ces coûts d’investissement assez important permettent quand même des gains de production sur les cultures ou du moins de maintenir des rendements corrects les années les plus sèches. Les gains de rendements sont estimés par monsieur Bertron à 10 quintaux pour du soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix des exploitants et environnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Valorisation des surfaces ===&lt;br /&gt;
Le choix de l’exploitation de mettre en place de l’irrigation a été fait pour 2 raisons très claires : optimiser la production à l’hectare et sécuriser les productions (notamment le maïs fourrage). Sur ce point, Christophe Bertron a une position assez claire pour lui une fois que la graine est en terre il faut réussir la culture et cela passe pour les cultures de printemps par l’irrigation pour les années sèches. En effet, selon l’agriculteur compte tenu des coûts, des intrants apportés sur les surfaces… il est important de les valorisés au mieux en sortant le rendement permis par ces intrants grâce à l’irrigation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autoconsommation sur la ferme ===&lt;br /&gt;
De plus, dans sa stratégie, l’agriculteur attache une forte importance à l’autoconsommation de ce qui est produit sur l’exploitation sur ces différents ateliers animaux. Pour cela, la production de céréale est valorisée au maximum sur la ferme grâce notamment à la FAF pour l’atelier porc. De même pour les fourrages qui sont consommés intégralement sur l’exploitation. C’est dans cette démarche que Christophe Bertron est à la recherche d’une solution pour autoconsommer son soja. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bilan carbone ===&lt;br /&gt;
Enfin, l’agriculteur fait partie de groupe de réflexion sur le carbone (il a déjà fait 5 diagnostics CAP’2ER) et oriente aussi ses choix dans ce sens. Et grâce à ces choix expliqués précédemment et de son efficacité sur les surfaces et sur les animaux ses résultats carbones sont très bons et meilleurs que ceux de son groupe en conventionnel et en bio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
Chez les Bertrons, la mise en place de l’irrigation il y a deux ans s’inscrit dans la continuité de la stratégie de l’exploitation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a été mise en place pour sécuriser les récoltes surtout de fourrage mais aussi de soja. L’irrigation permet aussi à l’exploitation d’être plus performante sur les surfaces en donnant aux cultures l’opportunité de se développer à la hauteur du potentiel du sol et des intrants apportés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la culture de soja s’inscrit très bien dans l’optique d’autoconsommer un maximum de ce qui est produit sur la ferme puisqu’il pourrait être valorisé sur les différents ateliers animaux. Reste plus qu’à réussir une solution de transformation valable afin de pouvoir réellement le valorisé sur les vaches ou les cochons.&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_soja_irrigu%C3%A9_une_culture_qui_a_sa_place_dans_les_syst%C3%A8mes_de_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest./Rotation_de_la_SCEA_BERTRON.json&amp;diff=184411</id>
		<title>Le soja irrigué une culture qui a sa place dans les systèmes de polyculture élevage du Grand-Ouest./Rotation de la SCEA BERTRON.json</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Le_soja_irrigu%C3%A9_une_culture_qui_a_sa_place_dans_les_syst%C3%A8mes_de_polyculture_%C3%A9levage_du_Grand-Ouest./Rotation_de_la_SCEA_BERTRON.json&amp;diff=184411"/>
		<updated>2026-02-06T12:51:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : Page créée avec « {   &amp;quot;title&amp;quot;: &amp;quot;Rotation de la SCEA BERTRON&amp;quot;,   &amp;quot;options&amp;quot;: {     &amp;quot;view&amp;quot;: &amp;quot;vertical&amp;quot;,     &amp;quot;show_transcript&amp;quot;: true,     &amp;quot;title_top_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Contrôle adventices&amp;quot;,     &amp;quot;title_bottom_interventions&amp;quot;: &amp;quot;Autres interventions&amp;quot;,     &amp;quot;title_steps&amp;quot;: &amp;quot;Étapes de la rotation dans la parcelle&amp;quot;,     &amp;quot;region&amp;quot;: &amp;quot;France&amp;quot;,     &amp;quot;address&amp;quot;: &amp;quot;Nantes&amp;quot;,     &amp;quot;latitude&amp;quot;: &amp;quot;47.239367&amp;quot;,     &amp;quot;longitude&amp;quot;: &amp;quot;-1.555335&amp;quot;,     &amp;quot;show_climate_diagram&amp;quot;: false,     &amp;quot;climate_data&amp;quot;: {       &amp;quot;temperat... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{&lt;br /&gt;
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		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
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		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184410</id>
		<title>Soja</title>
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		<updated>2026-02-06T12:48:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|497x497px|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184409</id>
		<title>Soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Soja&amp;diff=184409"/>
		<updated>2026-02-06T12:47:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Culture&lt;br /&gt;
| Nom = Soja&lt;br /&gt;
| Image = image_soja.jpg&lt;br /&gt;
| Icone = Soja.png&lt;br /&gt;
| Glyph = Soja&lt;br /&gt;
| ImageCaption = &lt;br /&gt;
| Sous-categorie = Grandes cultures légumineuses}}&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]], nommé soya au Canada (Glycine max (L.) Merr.), est une espèce de plante annuelle de la famille des [[légumineuses]] ([[Fabaceae]]), originaire d&#039;Asie orientale. Elle offre de nombreux avantages agronomiques et alimentaires, qu’elle soit destinée à la multiplication ou à la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] cultivé Glycine max a accumulé une diversité génétique prodigieuse depuis sa domestication. Il en existe de nombreuses variétés, se différenciant notamment par le port, la couleur des graines, la période de floraison. Les fruits sont des gousses velues, contenant en général 2 à 4 graines, comestibles après trempage et cuisson. Il n&#039;est pas considéré comme un légume sec, mais comme un oléagineux par l&#039;Organisation pour l&#039;alimentation et l&#039;agriculture (FAO).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue une ressource économique importante depuis au moins 5 000 ans. Cultivé pour ses graines naturellement riches en protéine et en huile, en Asie orientale, il est utilisé dans l’alimentation humaine depuis des millénaires mais était resté quasiment inconnu ailleurs. À partir de la fin du XXe siècle, son introduction dans l’alimentation animale va provoquer un essor phénoménal de sa culture. Entre 1968 et 2017, la production mondiale de graines de [[:Catégorie:Soja|soja]] a crû de 751 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisations alimentaires traditionnelles de soja non fermenté incluent le tofu et le lait de soja et les formes fermentées comprennent entre autres la sauce de soja, le nattō et le tempeh. L&#039;huile de soja est utilisée dans de nombreuses applications industrielles (comme le biogazole). Elle est devenue la deuxième huile végétale consommée dans le monde derrière l’huile de palme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois-quarts de la production mondiale de graines de soja servent à faire des tourteaux de soja, utilisés dans l’alimentation animale. La Chine est le principal utilisateur de tourteaux de soja (avec 74 millions de tonnes), suivie loin derrière par les États-Unis et l’Union européenne (resp. 31 Mt et 30 Mt). Pour répondre à l’augmentation de la demande, les producteurs de soja sud-américains ont converti 24 millions d’hectares de la forêt amazonienne et de savanes et [[prairies]] du Cerrado, du Chaco et du Pantanal en terres agricoles, entre 2000 et 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux producteurs de soja sont les États-Unis, le Brésil, l&#039;Argentine, la Chine et l&#039;Inde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis dominent le marché mais sont peu à peu rattrapés par le Brésil. Entre 1968 à 2017, la production mondiale de graines de soja était multipliée par 8,51 alors que dans le même temps la production sudaméricaine de soja était multipliée par 228, grâce à de meilleurs rendements et à une multiplication par 71 des surfaces cultivées en soja. Durant cette même période, la production mondiale de viande de volaille a crû de 888 % et celle de porc de 248 %. Le revers de ce prodigieux essor économique est la destruction de millions d’hectares d’écosystèmes naturels et la pollution des sols et des nappes phréatiques par les [[herbicides]] à base de glyphosate.{{Mark as extracted from Wikipedia | page = Soja}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[:Catégorie:Soja|soja]] constitue l’une des premières sources d’apport en protéines dans l’alimentation animale. Il est très largement utilisé sous forme de tourteaux pour les productions porcine, avicole et bovine. Aujourd’hui, son utilisation massive est discutée en raison de son fort impact écologique, lié à son importation depuis les pays d’Amérique du Sud. Cependant, le tourteau de soja reste l’un des coproduits les plus adaptés au rééquilibrage des rations. Pouvons-nous, dès lors, développer sa production en France ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Atouts et intérêts généraux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts économiques ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|Prix de vente&lt;br /&gt;
|Le prix de vente est plutôt  fluctuant autour de 400 à 600 €/t (650 à 800 €/t en bio)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[Intrants]]&lt;br /&gt;
|La culture de [[:Catégorie:Soja|soja]] nécessite  peu d’[[Intrants|intrant]] généralement : un désherbage et des apports en engrais  généralement assez réduit (apport de 30 à 60 u[[Phosphore|P2O5]] et [[Potassium|K2O]]).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Charges opérationnelles&lt;br /&gt;
|Entre 400 à 550 €/ha en  conduite pluviale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 950 à 1100 €/ha en  conduite irriguée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts de  production sont donc relativement faibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Rendement moyen par régions&lt;br /&gt;
|30 à 35 q/ha dans l’Ouest  (Poitou-Charente)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 37 q/ha dans les régions  Sud&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
25 à 45 q/ha dans les régions  Est&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Marges brute + aide couplée&lt;br /&gt;
|Entre 700 € et 1 200 €/ha&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 660 à 730 €/ha pour la [[Le soja BIO : une facilité technique associée à un bon prix de vente|bio]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts agronomiques ===&lt;br /&gt;
Le fait que le soja soit une fabacée lui donne la capacité de fixer l’azote de l’air et de le rendre utilisable par les plantes. Son implantation peu donc permettre une réduction des apports d’azote sur la culture suivante&amp;lt;ref&amp;gt;Universalis, Encyclopédie. « SOJA | Techniques ». &#039;&#039;Encyclopædia Universalis&#039;&#039; , https://www.universalis.fr/encyclopedie/soja/.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intérêts techniques ===&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Facilité de récolte :&#039;&#039;&#039; la récolte est relativement facile et ne nécessite pas de matériel spécifique, il faut juste que le terrain soit bien nivelé, mais aussi que le soja ne soit pas renversé par les aléas climatiques &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Compatibilité matérielle :&#039;&#039;&#039; Il n’y a pas d’investissement particulier pour cultiver le soja, du matériel de céréalier suffit (semoir céréale ou semoir monograine à écartement 45cm).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Étapes de la croissance du soja et son importance ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Développement du soja.png|sans_cadre|586x586px|droite|Stade de croissance de soja - RAYFULL - https://fr.cropprotection.net/Content/uploads/2022651872/20220926094238b877b950bc7d443a8e18a09c7a9322be.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade végétatif (VE-V12) ===&lt;br /&gt;
C’est un stade essentiel pour un bon démarrage de la culture, il est essentiel d’assurer une nutrition adéquate et de bien gérer les mauvaises herbes pour limiter les concurrences au maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de reproduction (R1-R4) ===&lt;br /&gt;
Cette étape marque la transition de la croissance végétative à la croissance reproductive, où la plante commence à produire des fleurs et finalement des gousses. La floraison est un événement crucial, car une pollinisation réussie est nécessaire à la formation des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une humidité adéquate et une température optimale (&amp;gt;10°C) jouent un rôle essentiel pour assurer le succès de la pollinisation et du développement des gousses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement (R4-R5) ===&lt;br /&gt;
Une fois la pollinisation effectuée, la plante de soja commence le processus de développement des gousses. Les gousses se remplissent progressivement de graines et la plante redirige son énergie vers la formation et la maturation des graines. Au cours de cette étape, une irrigation, une lutte antiparasitaire et une gestion des éléments nutritifs appropriées sont importantes pour favoriser un développement efficace des osivoces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stade de développement de la graine (R6-R8) ===&lt;br /&gt;
La plante de soja donne la priorité à la maturation des graines au cours de cette étape, où les graines accumulent de l&#039;huile, des protéines et d&#039;autres nutriments essentiels. Il est donc essentiel de ne pas avoir de carence ou de ravageurs pendant cette étape.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Itinéraire conventionnel&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot;&amp;gt;&#039;&#039;Soja | Terres Inovia&#039;&#039; . https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja.&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
{{Graphique Triple Performance &lt;br /&gt;
| title=Itinéraire conventionnel du Soja &lt;br /&gt;
| json=Soja/Itinéraire conventionnel du Soja.json &lt;br /&gt;
| type=Rotation }}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Désherbage mécanique&amp;lt;ref&amp;gt;ITAB. 2012. Désherber mécaniquement les grandes cultures. [24/11/2025]. https://www.arvalis.fr/sites/default/files/imported_files/___dm9161013621239585584.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Herse étrille ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Entre le stage germination et 2-3 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Fortement déconseillé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |8 - 12 km/h&lt;br /&gt;
|2 km/h&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|4-5 km/h&lt;br /&gt;
|6-7 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Agressivité des dents&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Faible à moyenne&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle à moyenne&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|Moyenne&lt;br /&gt;
|Faible&lt;br /&gt;
|Assez faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Forte&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Houe rotative ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Stade germination&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Stade germination, cotylédon, 1-2 feuilles&lt;br /&gt;
| rowspan=&amp;quot;3&amp;quot; |Inadapté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15 à 20 km/h&lt;br /&gt;
|&amp;lt;10 km/h&lt;br /&gt;
|10 km/h max&lt;br /&gt;
|12-15 km/h&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |15-20 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Moyenne à forte&lt;br /&gt;
|Moyenne à faible&lt;br /&gt;
|Très faible&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|Nulle&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bineuse ===&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!Stade du soja&lt;br /&gt;
!Post-semis/ Pré-levée&lt;br /&gt;
!Post-semis germé&lt;br /&gt;
!Crosse&lt;br /&gt;
!Cotylédon&lt;br /&gt;
!1ère feuille unifoliée&lt;br /&gt;
!1ère feuille trifoliée&lt;br /&gt;
!Hauteur 10 à 20 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 20 à 50 cm&lt;br /&gt;
!Hauteur 50 à 70cm&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Stade des adventices&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; rowspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Déconseillé&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;5&amp;quot; |Stade filament à 3-4 feuilles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Vitesse d’avancement&lt;br /&gt;
|3 km/h&lt;br /&gt;
|5 km/h&lt;br /&gt;
|6 km/h&lt;br /&gt;
|7-8 km/h&lt;br /&gt;
|8-10 km/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Perte pour la culture&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;4&amp;quot; |Forte&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle si protège-plants&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; |Nulle&lt;br /&gt;
|Effet buttage apprécié&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Choix de la parcelle et place dans la rotation ==&lt;br /&gt;
La priorité reste la disponibilité en eau surtout de la floraison à la maturation des graines. Dans la moitié Nord-Est de la France la culture peut être adaptée à la conduite pluviale (sous réserve d’une pluviométrie estivale suffisante). Cependant dans le reste de la France le recours à l’irrigation est presque indispensable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde attention à faire est d’implanter du soja sur des parcelles propres avec le moins de risque d’enherbement en flore printanière. Un retour maximum tous les 2 ans du soja&amp;lt;ref&amp;gt;&#039;&#039;Le soja dans la rotation culturelle | Terres Inovia&#039;&#039; .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
https://www.terresinovia.fr/fr/informations-techniques/soja/le-soja-dans-la-rotation-culturale.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier les sols qui se réchauffent rapidement et évitez les sols trop calcaires (&amp;gt;10% de calcaire actif) pouvant nuire au fonctionnement des nodosités et conduire à une faible productivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mise en place ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Préparation du sol ===&lt;br /&gt;
Préparez un lit de semences fin (hors sols battants) et niveler pour éviter les pertes de gousses basses lors de la récolte. Privilégiez la combinaison d’outils à dents moyennement profondes (vibroculteur, herse,...) tout en limitant le nombre de passages.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Dates de semis ===&lt;br /&gt;
Du 10 avril au 31 mai celons la région, la température est la précocité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Profondeur de semis ===&lt;br /&gt;
Il est recommandé de semer à 2 cm en semis précoce et 3 à 4 cm en semis plus tardif et une vitesse de 6 km/h maximum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Densité de semis ===&lt;br /&gt;
La densité de semis sera évaluée au regard du groupe de précocité de la variété, des pertes attendues, et des risques de stress hydrique. Mais elle est généralement comprise entre 50 à 65 graines/m2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Matériel de semis ===&lt;br /&gt;
Semez sur un sol réchauffé (&amp;gt;10°c) avec un semoir à monograine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Qualité des semences ===&lt;br /&gt;
Utiliser des semences indemnes en maladies, de préférence certifiées, si la semence est fermière elle doit au minimum être trié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des maladies ==&lt;br /&gt;
Le soja est une culture peu sujet au maladies à l’exception de la [[Sclérotinia sur soja|sclérotinia]]. Cependant nous pouvons retrouver :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Rhizoctone sur soja|Rhizoctonia]] ===&lt;br /&gt;
Provoque des dessèchements par foyer. Pour limiter le risque, évitez les précédents maïs et betterave si la maladie est présente sur les parcelles et surtout limiter les risques d’asphyxie des racines avec un travail de drainage du sol&amp;lt;ref name=&amp;quot;:0&amp;quot; /&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mildiou sur soja|Mildiou]] ===&lt;br /&gt;
Fréquent mais sans incident mesurable sur le rendement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[:Catégorie:Diaporthe|Diaporthe]] ===&lt;br /&gt;
Attaque en stade de végétation mais avec l’utilisation de semences certifiées les attaques sont rares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Gestion des ravageurs ==&lt;br /&gt;
En conduite pluviale la gestion des ravageurs peut être à ce jour un frein dans certains bassins comme le Sud-Ouest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Mouche des semis sur soja|Mouche du semis]] ===&lt;br /&gt;
Les atttaques sont plus fréquentes et potentiellement plus graves que celles occasionnées par les limaces. La stade de risque est lors de la germination et cotylédons sinon passé ces stades aucun risque. Pour limiter le risque limiter la présence de résidus organiques en surfaces et semer dans un sol réchauffé (&amp;gt;10°C). Aucun produit de traitement est autorisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Vanesse du chardon sur soja|Vanesse]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de vanesse dévorent les tissus foliaires et entraîne une dégradation poussée du feuillage, cependant les attaques sont le souvent sans gravité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Pyrale (du haricot) sur soja|Pyrale des haricots]] ===&lt;br /&gt;
Les larves de pyrale des haricots consomment les graines encore vertes dans les gousses. La perte de rendement est estimée à 1,5 q/ha. Aucune stratégies de lutte est efficace, sur les parcelles où des attaques de pyrales ont été observées, il est conseillé de déchaumer derrière le soja pour tuer les cocons de pyrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Héliotis sur soja|Héliotis]] ===&lt;br /&gt;
Cette chenille polyphage pond dans la gousse en formation à la place des graines. De fortes attaques en 2024 sinon aucune présence par le passé, risque difficiles à prévoir mais des pièges à phéromones sont mis en place et à retrouver dans les BSV régionale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[Punaise verte sur soja|Punaise verte]] ===&lt;br /&gt;
Certaines années avec de fortes attaques de punaise les pertes de rendement peuvent atteindre 5 q/ha. Pour la surveillance 1 fois par semaines de mi-juillet à mi-aout (à partir dès premières graines vertes dans les gousses), observer 6 à 8 placettes  de quelques m2 dans la parcelles et si présence de punaise sur ¼ voir plus des placettes une intervention se justifie. Une seule substance active est autorisée, la lambda-cyhalothrine (ex : Sentinel Pro, Karaibe Pro, Lambdastar à 0,075 l/ha)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Association du soja ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi associer le soja ? ===&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Réduire les adventices&#039;&#039;&#039; grâce à un couvert plus dense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Améliorer la fertilité de la culture associé&#039;&#039;&#039; : le soja fixe l’azote, ce qui profite à son partenaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Limiter les ravageurs&#039;&#039;&#039; par la diversité végétale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-   &#039;&#039;&#039;Optimiser l’espace&#039;&#039;&#039; : certaines plantes occupent mieux le sol ou la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les meilleures associations avec le soja ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 1. Céréales (maïs, sorgho) ====&lt;br /&gt;
C’est une association très courante en Afrique, Amérique du Sud et Asie. Le maïs sert de &#039;&#039;&#039;tuteur naturel&#039;&#039;&#039; pour certaines variétés de soja grimpant. Le soja enrichit le sol en azote, ce qui profite à la céréale. Très peu répandu en France mais des essais ont lieu à suivre dans les prochaines années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 2. Couverts végétaux (graminées + légumineuses) ====&lt;br /&gt;
Des essais réaliser en 2016 et 2023 avec le projet W-SoLent de Terre Inovia et les Chambre d’Agriculutre des Pays de la Loire, Bretagne et Nouvelle-Aquitaine on permit de montrer la faisabilité pour les systèmes bio pour la gestion des adventives en associant le soja avec avoine, seigle, vesce, trèfle, cameline, sarrasin,... Avec peu de résultat final sur la meilleure association. Mais des effets sur la concurrence aux adventices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 3. [[Mise en place d&#039;une association tournesol-soja|Tournesol]] ====&lt;br /&gt;
C’est une association possible mais demande une bonne gestion de l’espacement. Le tournesol crée un microclimat favorable et limite certaines mauvaises herbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;⚠️ Associations à éviter&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les autres légumineuses sensibles aux mêmes maladies&#039;&#039;&#039; (haricot, pois) si le risque sanitaire est élevé et les &#039;&#039;&#039;cultures très couvrantes&#039;&#039;&#039; qui étoufferaient le soja (certaines cucurbitacées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Débouchés et Valorisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation animale ===&lt;br /&gt;
En France, près de 80 % des surfaces de soja sont destinées à l’alimentation animale. Excellente source de protéines pour les ruminants, les porcs et les volailles, le soja constitue un aliment essentiel dans les systèmes d’élevage. Il est majoritairement utilisé sous forme de tourteau, en raison de sa meilleure conservation, de coûts logistiques maîtrisés, mais aussi d’une digestibilité élevée et d’une teneur en protéines adaptée aux besoins des animaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet le soja non déshuilé peut-être défaunant pour le rumen de certains animaux, mais aussi moins intéressant d’un point de vue protéique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Alimentation humaine ===&lt;br /&gt;
Un marché en croissance en France et en Europe notamment avec les soyfoods (boissons à base de soja ou plats cuisinés, yaourts, glaces,…). Également de plus en plus utilisé pour remplacer les protéines animales. Cela représente 20% des surfaces conventionnelles françaises et deux tiers des surfaces biologiques. Pour le moment cela reste un marché minoritaire par rapport à la consommation animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Semences ===&lt;br /&gt;
Pour la production de soja semence, les graines doivent être &#039;&#039;&#039;parfaitement sèches&#039;&#039;&#039; avant stockage. Taux d’humidité recommandé : &#039;&#039;&#039;≤ 12 %&#039;&#039;&#039; pour un stockage de plusieurs mois. Les graines peuvent être sécher soit à l’air libre dans un endroit ventilé, ou au séchoir à basse température. Le soja doit-être stocké dans un endroit frais et sec idéalement entre 5 et 15°c, mais aussi sombre et avec une bonne ventilation (risque de charançons, bruches ou encore acariens en cas d’humidité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vigilance particulière doit-être faites à l’apparition d’insectes dans les graines qui sont très sensible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Export &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Les règles pour l’export sont les normes mondiales&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Graines propres&#039;&#039;&#039; : absence d’impuretés, de poussières, de graines cassées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Teneur en protéines et huile&#039;&#039;&#039; conforme aux standards du marché (souvent vérifiée par analyse) soit &amp;gt;35/38% MS de protéines et &amp;gt;18 à 22 % MS pour l’huile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Absence d’OGM&#039;&#039;&#039; si l’export vise des pays exigeant du non‑OGM (UE, certains marchés premium).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Evaluation variétale==&lt;br /&gt;
[[Terres Inovia]] a réalisé une synthèse variétale sur le soja en 2021 au niveau national, retrouvez cette synthèse [https://www.myvar.fr/uploads/media/document/0001/01/7a9cc7ab31f9f39c651865cf5b62abde70cc81e5.pdf ici].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{#set: Import GECO le = 01/02/2021}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Grandes cultures légumineuses]]&lt;br /&gt;
[[de:Sojabohne]]&lt;br /&gt;
[[en:Soybean]]&lt;br /&gt;
[[es:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[fi:Soijapapu]]&lt;br /&gt;
[[hu:Szójabab]]&lt;br /&gt;
[[it:Glycine max]]&lt;br /&gt;
[[nl:Sojaboon]]&lt;br /&gt;
[[pl:Soja warzywna]]&lt;br /&gt;
[[pt:Soja]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Scl%C3%A9rotinia_sur_soja&amp;diff=184408</id>
		<title>Sclérotinia sur soja</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wiki.tripleperformance.fr/index.php?title=Scl%C3%A9rotinia_sur_soja&amp;diff=184408"/>
		<updated>2026-02-06T12:47:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Baptiste Ouvrard (2641696649) : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Bioagresseur&lt;br /&gt;
|Latin=Sclerotinia sclerotiorum&lt;br /&gt;
|Sous-categorie=Sclérotinia&lt;br /&gt;
|type=Maladie cryptogamique&lt;br /&gt;
|Culture=Soja&lt;br /&gt;
|Image=SO_Sclérotinia_2-min.jpg&lt;br /&gt;
|Nom=Sclérotinia sur soja&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Le Sclérotinia ([[Sclérotinia|Sclerotinia sclerotiorum]]) est un champignon polyphage capable de s’attaquer à de nombreuses cultures ([[tournesol]], [[colza]], [[soja]], etc.). Son développement est favorisé par des conditions humides et une biomasse importante. La lutte repose essentiellement sur la prévention, les interventions en cours de végétation étant souvent peu efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Signes d&#039;identification de la maladie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;identification visuelle doit être précise pour ne pas confondre le Sclérotinia avec d&#039;autres pathogènes comme le [[Phomopsis du soja|Phomopsis]] ou la [[Macrophomina]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Feuillage :&#039;&#039;&#039; Les feuilles flétrissent brutalement, jaunissent puis brunissent tout en restant attachées à la tige. Ce dessèchement se produit souvent par foyers dans la parcelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Image|Image=SO_Sclérotinia_1-min.jpg|Alignement=Left|Lien=|Largeur=300px}}{{Image|Image=SO_Sclérotinia_3-min.jpg|Alignement=Left|Lien=|Largeur=300px|Classe=mw-100 h-100 wp-image-1758}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Tiges :&#039;&#039;&#039; Une pourriture blanche et cotonneuse (le mycélium) se développe au niveau des nœuds, souvent entre le 2ème et le 4ème nœud. Sous ce duvet, l&#039;épiderme de la tige blanchit et prend un aspect de parchemin. La tige devient alors très cassante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sclérotes :&#039;&#039;&#039; En fin de cycle, des amas noirs de forme irrégulière (ressemblant à des crottes de souris) apparaissent à la surface ou à l&#039;intérieur de la moelle des tiges et des gousses. Ce sont les formes de conservation du champignon.{{Période de risque|Mai|Oct}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Situations aggravantes et facteurs de risque ==&lt;br /&gt;
Le risque d&#039;infection dépend de l&#039;historique de la parcelle et des choix de conduite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Précédent cultural :&#039;&#039;&#039; Le risque est maximal si la rotation inclut des cultures sensibles (tournesol, colza, pois, féverole, lentille) dans les 3 à 5 dernières années. Les sclérotes peuvent survivre jusqu’à 10 ans dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Type de parcelle :&#039;&#039;&#039; Les zones de vallées, les parcelles peu aérées, ainsi que les sols profonds à forte réserve utile maintiennent une hygrométrie élevée, favorable au champignon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Irrigation :&#039;&#039;&#039; Des apports trop précoces (avant floraison) ou des passages trop fréquents (moins de 10 jours d&#039;intervalle) pendant la période de floraison créent un microclimat humide permanent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éviter d&#039;irriguer avant le stade R1 (début floraison).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privilégier des tours d&#039;eau plus copieux mais plus espacés pour laisser le couvert sécher en surface.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Conduite culturale :&#039;&#039;&#039; La verse, souvent liée à un excès de fertilisation azotée résiduelle ou à une variété mal adaptée, plaque les plantes au sol et favorise la contamination directe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Augmentation du risque en France ==&lt;br /&gt;
Avec l&#039;accroissement des surfaces de soja en France, le risque Sclérotinia s&#039;intensifie pour plusieurs raisons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le retour fréquent des cultures hôtes sature le stock de sclérotes dans le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La multiplication des épisodes orageux estivaux, combinée à une biomasse de plus en plus importante grâce aux progrès génétiques, crée des conditions idéales de développement sous la végétation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Méthode d&#039;observation et seuils de pression ==&lt;br /&gt;
L&#039;observation se fait visuellement en parcourant la parcelle à partir de la fin de floraison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Seuils de pression :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faible : 1 pied sur 40 présente des symptômes (&amp;lt; 2,5 %).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moyen : 1 à 2 pieds sur 20 présentent des symptômes (5 à 10 %).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort : Plus de 3 pieds sur 20 sont touchés (&amp;gt; 15 %).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Nuisibilité :&#039;&#039;&#039; Les pertes de rendement deviennent significatives dès 20 % de pieds atteints. Au-delà, on estime une perte de 2 à 4 q/ha par tranche de 10 % de plantes supplémentaires touchées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégies de lutte préventive ==&lt;br /&gt;
Comme les solutions fongicides en végétation sont très limitées et souvent peu rentables sur le soja, la stratégie doit être 100 % préventive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Choix variétal :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tolérance génétique : Privilégier des variétés notées comme peu sensibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Tenue de tige : Choisir des variétés résistantes à la verse pour éviter le contact direct des gousses avec le sol humide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Architecture : Préférer des variétés à port « érigé » qui permettent une meilleure circulation de l’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Gestion de la densité et de l’écartement :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Éviter les surdensités (ne pas dépasser 50-60 grains/m² selon les types de sol). Un couvert trop dense emprisonne l&#039;humidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Passer d&#039;un semis céréales (17 cm) à un semis de précision (30 à 50 cm) favorise l&#039;aération de la base des tiges et accélère le ressuyage après une pluie ou une irrigation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &#039;&#039;&#039;Solutions de biocontrôle&#039;&#039;&#039; ===&lt;br /&gt;
L&#039;utilisation de [[Coniothyrium minitans]] (Contans WG) est une solution de [[biocontrôle]] efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est un champignon mycoparasite qui détruit les sclérotes présents dans le sol avant qu&#039;ils ne germent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Modalités d&#039;application :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- S&#039;applique avec un pulvérisateur classique (mélange de granulés dispersibles dans l&#039;eau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-  Pulvérisation sur sol nu ou sur les débris végétaux de la culture précédente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- L’incorporation est indispensable ; Le champignon est sensible aux UV. Il faut réaliser une incorporation superficielle (5-10 cm) à l&#039;aide d&#039;un outil de travail du sol dans les heures suivant l&#039;application.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Calendrier stratégique :&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- En pré-semis : Idéalement 2 à 3 mois avant le semis du soja pour laisser le temps au champignon de nettoyer le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- En post-récolte : Sur les résidus d&#039;une culture infestée (tournesol, colza, soja) pour limiter l&#039;augmentation du stock d&#039;inoculum pour les années suivantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Conservation :&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S&#039;agissant d&#039;un organisme vivant, le produit doit être stocké au frais (souvent à moins de 4°C) pour garantir la viabilité des spores.&lt;br /&gt;
[[Fichier:Logopodbeans2.jpg|vignette|210x210px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Partenariat|URL Partenaire=https://www.verdeterreprod.fr/|Nom partenaire=Ver de terre Production|Phrase=Cet article a été écrit par Baptiste OUVRARD, Thomas PRODHOMME, Romain GOUAULT, Basile GEGU en partenariat avec Ver de terre Production et l&#039;IUT d&#039;Angers}}&lt;br /&gt;
{{Pages liées}}&lt;br /&gt;
[[Fichier:UA.png|gauche|sans_cadre|206x206px]]&lt;br /&gt;
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		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
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		<author><name>Baptiste Ouvrard (2641696649)</name></author>
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